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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #reflexions...enfin on essaye tag

Sarkozy : aux mêmes maux, les mêmes remèdes…

26 Septembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 


sarkozy_toulonAvant toute chose, si vous souhaitez lire des propos louangeurs du Président de la France l’UMP, je vous invite à aller lire les propos hallucinés de celui qui donne du temps ce cerveau disponible à Coca et qui officie désormais au Figaro… le Etienne Mougeotte.

 

Donc, hier soir Nicolas Sarkozy s’est fendu, après 10 jours de silence, d’une communication sur la crise financière. Pour ma part, j’ai retenu trois choses… oui c’est peu mais en même temps, il n’a jamais été très prolixe en matière d’économie et surtout très souvent à contretemps.

 

Tout d’abord, c’est gentil de rassurer le petit épargnant en lui promettant que ses sous (désolé pour le langage je m’adapte au niveau du président) seront garantis… donc j’en conclu que malgré toutes les déclarations de m’dame Lagarde, il y a bien un risque sur le système bancaire français… Deuxième confirmation, ce gouvernement nous ment depuis le début de la crise des subprimes à intervalles réguliers sur la réalité de cette crise et ses conséquences sur l’économie française… dont acte… je suis heureux d’apprendre qu’au mieux ce gouvernement est constitué d’incapables au pire que ce sont des menteurs patentés…

 

Ensuite, et même si il n’est pas le seul à le faire, on est désormais prié de faire un subtil distinguo sur le capitalisme… c’est un peu comme le sketch des inconnus avec les bons et les mauvais chasseur (je le répète, je me mets au niveau)… ben pour le capitalisme c’est pareil… et en l’occurrence le mauvais c’est le capitalisme financier… on relève cette belle trouvaille sémantique, on rajoute un adjectif et le tour est joué.

Ce petit artifice permet donc de s’affranchir d’une réflexion de fond sur la pérennité du système et plus particulièrement sur un lien très prégnant : celui entretenu par la hausse continue de l’endettement privé et cette fameuse croissance… et qui a permis d’entretenir ce mythe des arbres qui montent au ciel, le capitalisme « financier » bien encouragé par une dérégulation sans précédent, une opacité bien réelle celle-là avec la bénédiction voir l’encouragement de nos gouvernants… les responsables ce sont eux aussi… On note au passage que ce capitalisme financier permet de dédouaner les politiques de toute responsabilité dans ce merdier… c’est bien commode.

 

Enfin, d’après quelques commentateurs ébaubis comme Colombani, Sarkozy aurait fait un discours de rupture… Oui il a parlé de régulation… et mon cul, c’est du poulet. Je ne conteste pas qu’il ait bien utilisé ce mot mais en creusant la chose, hormis déclarer qu’il veut en finir avec les parachutes dorés… y a rien d’autre si on va continuer à déréguler en France, tiens tant qu’à faire il aurait pu annoncer la généralisation des crédits hypothécaires…

Pour le reste rien, pas de convocation en qualité de Président de l’Union Européenne d’un round de discussion avec ses homologues européens pour parler d’une même voix avec les américains et les chinois, ou mieux la mise en place d’une taxe Tobin sur les flux financiers (ouais le truc de gauchiste malade).

Ah, si, j’allais oublier, il faut que les responsables payent et donc de nous promettre du sang et des larmes au rayon du chômage et du pouvoir d’achat... pour nous. Belle manière de s’exonérer de toute responsabilité pour les années à venir …

 

Du bel ouvrage… il faut le reconnaître malgré tout.

 

 

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La sortie de crise est pour demain…

18 Septembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

anes_liberauxC’est du moins le crédo de nos gouvernants, et pour mieux sans convaincre rien ne vaut la bonne vieille méthode coué. Bien sur, on reste malgré tout sur le mode du TINA (there is no alternative), comprenez par là, que les premiers à devoir passer à la caisse sont déjà les plus fragiles économiquement… dans le langage de nos anes libéraux, on appelle ça les assistés, les nantis ou encore les privilégiés…

 

Leur degré d’aveuglement est que les dirigeants européens en viennent même à ressortir ce bon vieux Nairu, seuil où le chômage ne peut plus baisser, pour expliquer l’inflation de ces dernières années. Sauf qu’à y regarder de plus près, on peut douter de la pertinence de ce concept car il faudrait que les salariés puissent exercer une pression en matière d’augmentation salariale. En ces temps de délocalisation, de course à la productivité, à la compétitivité, cette réalité n’est qu’une vaste fumisterie à moins de faire partie de la caste des ultra-riches (cf Courrier International n°932).

 

Pour confirmer ce qui ne reste qu’une impression, il suffit de regarder la courbe sur la part des salaires dans le PIB depuis les années 80 dans les pays occidentaux (source FMI, OCDE) où celle-ci a perdu plus de 10 points…

 

D’autre part, on peut légitimement penser qu’une part non négligeable des emplois créés sont des emplois précaires et… à temps partiel sinon pourquoi parler du « phénomène » des working poors. (4 millions de travailleurs en France - soit 15 % des actifs - disposent de revenus individuels d’activité (on ne tient pas compte là des revenus du ménage) inférieurs à 60 % du revenu médian source Observatoire des inégalités). 

 

Alors bien sur, on objectera que le revenu disponible des ménages a augmenté… oui c’est un fait cependant on peut faire deux observations sur cette réalité. On raisonne en terme de moyenne ce qui gomme les disparités colossales qui se sont aggravées en matière d’échelle de salaires. D’autre part, consciencieusement, nos bonnes âmes d’un marché toujours plus fluide oublient de préciser un élément, mesquin je vous l’accorde, celui de la dette. Non pas cette mauvaise dette publique créé par des Etats en mal de relance keynésienne, non celle de la bonne dette privée, celle qui a permis, entre autres choses, d’alimenter la bulle immobilière qui n’en finit pas de se rompre aujourd’hui. Si on prend l’exemple américain, curieusement, on voit une nette accélération (page 14 du document) de celle-ci depuis l’avènement de Reagan et des idées néolibérales. Ce constat peut être fait à l’identique pour la Grande-Bretagne et pour l’ensemble des pays riches avec des résultats moins éloquents… ce qui au passage permet de s’interroger sur ces fameux différentiels de croissance.

 

Alors aujourd’hui, nos bons docteurs préconisent les mêmes remèdes dont on mesure la validité aujourd’hui…. Austérité, fléxibilité pour les uns… toujours les même cela va de soi et on va apurer par une nationalisation des pertes avec un léger problème… les ménages ne peuvent plus s’endetter… Toujours en Grande Bretagne, cet été on a appris que la dette des ménages était de 180% de leur revenu disponible.

 

Même un ancien sous secrétaire au Trésor de Reagan s’interroge sur ce modèle… c’est dire… « C’est sur ce recours perpétuel au crédit et au recyclage des capitaux étrangers qu’a prospéré un secteur financier hypertrophié, autorisé à tous les excès par la grâce de la dérégulation ». Ce dernier va jusqu’à remettre en cause l’excès de dérégulations dans l’économie de manière générale.

 

Depuis lundi, c’est la panique sur les marchés que rien ne semble calmer. Une seule bonne nouvelle, la baisse du pétrole en attendant la prochaine flambée à  la hausse de ce dernier.

 

Heureusement, chez nous on a un Sarkozy qui prend son temps… le même qui voulait encourager le crédit hypothécaire dont les conséquences dans certains pays ne sont encore que partiellement  connus avec l’effondrement du prix de l’immobilier.

 

C’est ce candidat, qui je vous le rappelle,  tel un prédicateur de la pire espèce, voyait dans l’endettement des ménages une forme de hausse du pouvoir d’achat… bel espèce d’âne libéral…

 

Et la social démocratie… elle a absorbé voire anticipé cette vulgate néolibérale sans jamais prendre le temps de réfléchir aux questions de globalisation, d’interdépendances, de technologies, environnement, éducation… trop pressée d’être reconnue comme gestionnaire responsable dans les plus hautes instances. Le prix à payer est lourd d’un point de vue électoral mais plus encore pour celles et ceux qu’elle était censée défendre et protéger afin de leur permettre de s’émanciper. Heureusement certains n’ont pas baissé les bras.

Edit : merci à fer railleur qui a retrouvé le programme du candidat Sarkozy "" Les ménages français sont aujourd’hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages et que l'Étal intervienne pour garantir l'accès au crédit des personnes malades.
Je propose que ceux qui ont des rémunérations modestes puissent garantir leur emprunt par la valeur de leur logement."

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Un blog politique collaboratif pour 2012 ?

13 Septembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Mon cher lecteur, dans la mesure du possible, je tente de te préserver des querelles de blogueurs égotiques qui n’a d’intérêt que pour ses seuls protagonistes, en expatriant mes billets nombrilistes en d’autre lieu… aujourd’hui, je vais faire exception à la règle…

 

En effet, depuis quelques semaines, quelques blogueurs de renom s’interrogent sur le devenir de la blogosphère politique. De facto, je m’intéresse à cette problématique avec un avis bien tranché. D’une part, je pense que certains historiques n’ont pas compris un tournant important, le blog devient un outil militant à part entière. D’autre part, nous ne sommes qu’au début de ce phénomène en ce qui concerne la France.

 

L’objet de ce billet n’est pas de justifier cette intuition, cette réalité, je me permets juste de souligner que ce mode d’expression s’adapte à l’atomisation de nos modes de vie alors que le militantisme classique semble  « à bout de souffle » du fait d’un cadre trop rigide : un lieu, un temps, un collectif.

 

Donc Nicolas Voisin lance l’idée d’un blog collaboratif de divers horizons dans la perspective des présidentielles 2012. En soi c’est une bonne idée sauf qu’ayant moi-même mis en œuvre un tel espace pour le congrès socialiste, je crains que cela ne fasse long feu.

 

L’autre écueil, et autant être clair entre nous, je t’avoue que collaborer avec des gugus qui s’imaginent sortis de la cuisse de Jupiter en assénant ce qu est un bon blog et un mauvais blog (des noms pas de soucis, les narvic, vin’z, embruns…), ça ne m’emballe pas outre mesure. A leur différence, je ne prétends à rien si ce n’est être un militant et c’est tout. La seule légitimité que je revendique c’est ma régularité depuis deux ans. Et si je peux conchier les idées d’un blogueur, je me garde bien de dire si ce dernier est de qualité ou pas… mais déjà il a le mérite de revendiquer et d’écrire ce qu’il pense.

 

Au fond en reprenant ton idée Nicolas, je me demande si il n’y aurait pas lieu de s’intéresser à un site reprenant les articles de nos blogueurs avec un peu plus par rapport à la seule reprise des flux rss, la mise en place d’une comité éditorial mettant en avant quelques papiers par rapport à l’actualité politique du jour ou de la semaine.

 

Si de nombreux sites tentent de mettre en place une approche similaire, force est de reconnaître que leur audience reste confidentielle. Quelle différence avec ce que je propose, « nos blogs politiques » ont une audience cumulée de fait intéressante et donc la possibilité de lancer un tel outil avec une « communication » plus efficiente.

 

Voilà, Nicolas, en quelques lignes et rapidement ma contribution et mes commentaires à cette belle idée d’un espace politique commun.

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Le Parti Socialiste doit-il répondre au MoDem ?

8 Septembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 



Ce week-end se tenait l’université d’été du parti de François Bayrou (où il y a avait des militants blogueurs soit dit en passant…), ce dernier a lancé un
appel au rassemblement dans la perspective des élections de 2012.

 

Ce discours, pour moi, marque une rupture, il l’engage dans une opposition sans concession au gouvernement Sarkozy et par ailleurs il lance un appel au Parti Socialiste. A partir de là qu’elle doit être la position de ce dernier. Vendredi, Vincent Peillon a posé clairement les bases d’une discussion, bien loin des postures traditionnelles et avec certaines arrière-pensées quelques peu démagogiques… A quelques semaines d’un congrès qui semble une nouvelle fois se diriger vers un « plus à gauche que moi tu meurs » au moins au stade du verbe.

 

Alors, si certains socialistes étaient tentés par un lapidaire « le MoDem c’est la droite et c’est tout», je note que parfois les mêmes ont passé des accords municipaux avec ces gens infréquentables aux dernières municipales. Bien sûr on me rétorquera que ça n’a rien à voir pourtant il me semble qu’on peut retrouver ces « modemistes » dans les instances dirigeantes de ce parti.

 

Pour ma part, je pense que ces discussions sont aujourd’hui une nécessité, d’un point de vue arithmétique (c’est aussi cela la politique…) et au niveau d’une alternative crédible à la France sarkozienne.

 

Tout d’abord, osons regarder en face la réalité électorale, ce n’est pas un scoop mais la sainte alliance de la gauche est morte dans les urnes et compromet toute perspective de victoire électorale au niveau national. Or si on veut, un jour espérer mettre en œuvre un projet de société, il nous faut envisager d’autres hypothèse que l’union de la seule gauche. Je me permets également de souligner et de rappeler que dans cette seule perspective si par le passé, nous avons pu enregistrer quelques victoires, nous n’avons jamais été en mesure de gouverner dans la continuité.

 

A mon sens, cette continuité de gouvernance est la condition première pour qu’enfin nous puissions bâtir une société plus, plus humaine, plus durable. La deuxième est d’asseoir un projet qui dépasse notre assise électorale traditionnelle et cela doit se faire au-delà lignes partisanes héritées du siècle dernier.

 

Nous avons fait un pas dans ce sens avec notre déclaration de principes, François Bayrou et le Modem semblent avoir fait un pas supplémentaire dans notre direction… et si enfin, sans calculs désastreux préalables, nous engagions un vrai dialogue, une vraie convergence pour offrir aux citoyens une offre crédible et sérieuse, bâtie sur la durée.

 

Bien loin des incantations et des discussions d’arrière-boutique, ce débat doit se faire au grand jour, dans le respect des idées de chacun avec les citoyens, avec les militants.

 

Et si convergence il y a sur les idées alors il sera temps de se poser la question du leader… et pourquoi pas dans le cadre d’une primaire ouverte ?

 

L’urgence sociale, l’urgence démocratique imposent à nos leaders de sortir de leurs figures de styles traditionnelles et pour le PS de poser clairement les enjeux de la décennie à venir et de trancher en son sein cette question.

 

Il ne s’agit pas de renier ses idées, ses idéaux mais de les compléter, de les enrichir et surtout de les mettre en œuvre non en payant le prix du reniement mais en prenant en compte l’autre.

 

Vous l’aurez compris, en ce qui me concerne le choix est fait… et depuis longtemps.

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Barack Obama… what else ?

10 Août 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

C’est par un superbe dimanche après-midi d’été dans le nord, que je me suis posé cette question… avec toute l’Europe ou presque conquise par l’Obamanisme, la France politique sur un très large spectre prête à signer un chèque en blanc au candidat démocrate… et moi et même si tout le monde s’en fout.

 

Je l’avoue, cet œcuménisme me dérange de plus en plus. Il va de soi que si j’avais à choisir entre lui et McCain, ce non-choix ne se poserait même pas. Cependant, n’étant pas américain, la question n’a pas lieu d’être alors je m’interroge sur cet emballement qui semble transcender les habituels clivages partisans.

 

Au-delà de sa couleur de peau qui effectivement peut ouvrir une nouvelle ère particulièrement symbolique non seulement pour les Etats-Unis mais peut-être davantage encore pour la première puissance, de nombreuses interrogations politiques me laissent de plus en plus perplexe sur ses réelles volontés de changement.

 

Le premier Obama, au moment des primaires démocrates, pouvait m’apparaître sympathique, certes son programme n’avait rien de fondamentalement exaltant cependant sous certains aspects, on pouvait lui reconnaître une certaine rupture avec les 8 ans de bushisme.

 

Hélas, depuis juin, le recentrage voire la droitisation de son discours transforme mon léger optimisme en une méfiance vis-à-vis du candidat démocrate et je suis loin, très loin de la ferveur dont il bénéficie encore dans notre pays et auprès de nos élites dirigeantes.

 

Et ce d’autant plus que j’ai encore la fâcheuse tendance à me considérer comme un citoyen de gauche… partisan donc et par conséquent has been en cette pleine période de relativisme.

 

Il ne s’agit pas pour moi de demander à Obama un programme dûment approuvé par les militants socialistes… non… mais à en juger les évolutions pointées par le New York Times, celles-ci sont suffisamment importantes pour s’interroger, au-delà de la nécessité de campagne, sur qui est réellement Barak Obama.

 

De l’annonce de donner des fonds publics aux organisations religieuses, de l’acceptation d’une loi de surveillance électronique, du port d’arme ou encore sur la peine de mort… ces brusques changements et leur nature brouillent fondamentalement son image.

 

Alors… oui cela renforce peut-être son coté au dessus des clivages… pour ma part, je trouve cette posture assez similaire à ce qu’on nous rabâche depuis plusieurs années, à savoir qu’il n’y aurait pas d’autres solutions.

 


Ye Guozhu
Détenu et torturé pour avoir contesté les évictions forcées.

 

 

 

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Sécurité Sociale, clarifier le système !

5 Août 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

L’enjeu de notre système de santé dépasse son seul cadre, il constitue à n’en pas douter le futur de nos sociétés, individualiste ou solidaire. Il revient par conséquent aux socialistes de réfléchir et de proposer des options claires pour l’avenir de la sécurité sociale, celles-ci devant affirmer à mon sens, un choix de société.

 

Cependant, avant même d’aller plus loin, sommes-nous au préalable d’accord sur le diagnostic initial. Le premier d’entre eux, est celui du fameux déficit… qui lorsqu’on creuse, s’apparente au mieux à un mythe au pire à accréditer le bon vieux slogan reaganien « TINA » (There is no alternative).

 

Sans être un expert, je mets en parallèle ce « trou » et les largesses consenties par les pouvoirs en place depuis plusieurs décennies en matière d’exonérations de charges sociales,  dont l’utilité économique semble pour le moins aléatoire et ce même pour la Cour des Comptes.

 

A cette question du coût de notre système de santé, soit dit en passant moins coûteux que le « modèle » américain, se pose également la place de l’individu dans de celui-ci. D’une part, l’essentiel des recettes repose sur lui et de plus en plus à travers les franchises, le ticket modérateur et d’autre part, même à gauche, on a une tendance à considérer le malade non plus comme un patient mais au mieux comme un usager au pire un client. En somme, la santé devient un bien, un service comme un autre.

 

Enfin et pour en terminer provisoirement sur l’aspect financier, si le citoyen a été mis régulièrement à contribution, on ne peut pas dire que les praticiens ont été particulièrement lésés. Selon Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie, en 14 ans, le revenu des médecins spécialistes a progressé trois fois plus que celui des salariés et celui des généralistes 2,5 fois plus.

 

C’est bien là, le second enjeu pour le ¨Parti Socialiste, outre l’affirmation d’un choix de société, c’est de redire que la santé, au même titre que l’éducation d’ailleurs, n’est pas un bien comme les autres et son « bénéficiaire » n’est définitivement pas un simple consommateur.

 

Alors quelles propositions ?

 

Il faut en finir définitivement avec ce système libéral financé très largement par la collectivité, à lui seul le domaine de la santé est le parfait exemple du principe de la mutualisation des pertes et de la privatisation des recettes.

 

En schématisant, les options sont relativement simples, soit on libéralise totalement le secteur et l’Etat ne sert plus d’agent régulateur en matière de tarifs pour les professionnels, soit on « fonctionnarise » la santé avec la mise en place de paiement au forfait au lieu du paiement à l’acte.

 

Pour ma part, je suis de gauche, socialiste (stalinien pour certains bobos parisiens) aussi, ma préférence va pour la deuxième solution et ce pour au moins trois raisons. Tout d’abord, elle permet une égalité d’accès au soin pour chacun, ensuite elle recentre le médecin sur le fait qu’il soigne un patient et non un client, enfin ; elle doit permettre un meilleur maillage du territoire.

 

Rien n’empêche par ailleurs de faire cohabiter les deux systèmes mais pour ceux qui opteraient pour une philosophie plus libérale, à eux d’en supporter les conséquences.

 

Dans ce cadre, ne serait-il pas souhaitable de généraliser les maisons médicales, je le répète, je ne suis pas spécialiste, mais cela me semble être un autre levier pour rationaliser un peu plus notre système de santé et permettre de faire face à l’augmentation du coût de la santé lié à l’augmentation de l’espérance de vie.

 

Voilà mes quelques réflexions (sur la base d’un A4) sur le devenir de la sécurité sociale, pierre angulaire du Programme National de la Résistance avec la retraite par répartition et l’indépendance des médias vis-à-vis de l’argent.

 

« There Is No Alternative » et son corollaire politique ont près de 30 ans… ne l’oublions pas et elle reste le refrain préféré de beaucoup de décideurs… La rupture n’est définitivement pas là.

 

Je reviendrai par la suite sur d’autres points.


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De la politique de civilisation à la politique de l’obsession (1).

28 Juillet 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Il y a 7 mois, Nicolas Sarkozy nous avait fait part de sa volonté de bâtir avec son gouvernement une politique de civilisation.

 

Si on ne peut que souscrire à ce nouveau paradigme présidentiel, on est, malgré tout, en droit de s’interroger, à la lumière de cette première année de législature, sur la mise en œuvre de cette politique et son adéquation avec les faits.

 

Ainsi, parler civilisation c’est de facto s’interroger sur la notion de temps,  sans entrer dans un débat pour lequel je n’ai aucune compétence. Toutfois, les notions de temps long et temps court semblent être ignorés par notre Président.

 

On peut même s’accorder pour dire qu’il y a désormais un temps « sarkozy » qui repose sur une déformation d’une unité de mesure pourtant acceptée par tous. Cette déformation correspond indéniablement à une contraction temporelle forte.

 

Siècle, décennie, année, mois, semaine, jour… tout cela n’a plus cours dans cette remise en cause de la temporalité avec une autre constante plus pernicieuse: alors que le temps porte aussi le concept de mémoire, le temps sarkozy semble préférer celui de l’oubli.

 

Les exemples pour appuyer cette thèse ne manquent pas, le dernier en date remonte à une quinzaine de jours. Au lendemain du 14 Juillet et avant de se rendre en Irlande, Nicolas Sarkozy confie qu’il faudrait faire revoter les Irlandais or le lendemain, en déplacement dans ce pays, cette déclaration n’est plus d’actualité.

 

Au fond, en relisant Joêl de Rosnay, je suis convaincu que le temps de Nicolas Sarkozy n’est qu’un temps court ou plus exactement un temps médiatique. La définition que nous en donne de Rosnay résume assez bien cette réalité sarkozienne puiqu’il «s'agit d'une succession d'instants dont chacun est un flash procurant du plaisir. C'est le temps médiatique du zapping, du replay, du surfing qui plait tellement aux plus jeunes. »

 

Ce retour sur cette notion de temps, me paraissait un préalable avant de revenir sur la thèse que je veux défendre, et l'imposture qui la sous-tend : Nicolas Sarkozy est een réalité responsable du glissement actuel d’une politique civilisationnelle  vers une politique obsessionnelle. On ne peut venir impunément sur ce terrain sans au préalable s’interroger sur la durée, sur nos héritages, sur la mémoire collective, en somme tout ce qui semble étranger à la culture de Nicolas Sarkozy. Et ce d’autant plus, que c’est bien lui-même qui se place dans cette spirale temporelle de surmédiatisation amnésique.

 

Et à ce stade, la contradiction est déjà grande entre la volonté présidentielle émise en janvier… une éternité… et la réalité de son rapport au temps et à l’action. Et à ce premier écueil, s'ajoute  un deuxième, tout aussi tragique. 

 

On ne peut en effet, emprunter cette voie d’une politique de civilisation sans faire référence à son auteur Edgar Morin pour tenter de comprendre l’ampleur que revêt cette expression puisqu’en résumant grossièrement, « Une politique de civilisation viserait à régénérer les cités, à réanimer les solidarités, à susciter ou ressusciter des convivialités, à régénérer l'éducation ».

 

(Fin de la première partie)

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C’est quoi être antisarkozyste pavlovien ?

23 Juillet 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Donc au lendemain de l’adoption de la réforme constitutionnelle ;  Manuel Vals, Gaetan Gorce, Jean Marie Le Guen et Christophe Caresche (j’espère ne pas faire du lynchage en donnant les noms) nous ont concocté une petite tribune pour s’excuser auprès du Président Sarkozy pour leur vote.

 

Bien, bien… donc je résume, il n’est pas bon de faire de l’antisarkozysme pavlovien… je passe rapidement quelques réforme en revue pour me tester… Juan le fait bien mieux que moi chaque semaine.

 

Si le fait de dénoncer et de parler de régression sociale pour la mise à sac des 35h, la hausse du plafond des jours travaillés pour les cadres… alors oui, j’assume complètement mon l’antisarkozysme pavlovien.

 

Si s’élever contre la suppression de près de 30.000 postes dans l’éducation nationale avec la cohorte de fermetures de classe, sans parler d’une fin probable des maternelles d’ici quelques années… alors oui, j’assume complètement mon l’antisarkosysme pavlovien.

 

Si s’alarmer de la mise en place d’EDVIGE et de percevoir ce fichier comme liberticide et dangereux… alors oui, j’assume complètement mon l’antisarkozysme pavlovien.

 

Si s’indigner qu’on puisse traiter la question de l’immigration par le seul chiffre du nombre d’expulsés et des enfants raflés à la sortie des écoles… alors oui, j’assume complètement mon l’antisarkozysme pavlovien.

 

Enfin… mais la liste est loin d’être close…

 

Si dénoncer la chasse aux pauvres et aux chômeurs avec la non mise en place du RSA, les franchises médicales ou encore ce cynisme de l’offre raisonnable… alors oui, j’assume complètement mon l’antisarkozysme pavlovien.

 

Messieurs les députés, mes camarades, je n’oublie pas non plus que François Fillon prétend à la victoire idéologique de la droite, nous sommes donc bel et bien présence d’un gouvernement de classes qui n’a de cesse de mettre à mal la moindre parcelle d’acquis social. Si vous avez baissé les bras dans défense de nos idéaux d’une société plus juste et plus équitable pour chacun et moins destructrice pour la planète ; pour ma part, je n’ai pas abdiquer encore moins aujourd’hui que demain.

 

Alors oui, le Parti Socialiste ne peut s’exempter d’un débat de fond et d’amener des propositions nouvelles et audacieuses or depuis une dizaine d’années, nous sommes absents sur ce terrain des idées… paralysés à vouloir nous positionner sur les seules questions du plus ou moins de néolibéralisme,du plus ou moins de néconservatisme.

 

Dans ces conditions… alors oui, j’assume complètement mon antisarkozysme pavlovien et j’espère qu’à la sortie du congrès nous serons, collectivement, en capacité de proposer une alternative cohérente et ambitieuse pour la France et quelques embryons pour l’Europe.

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Un socle commun. Le livre noir du Libéralisme (2)

19 Juin 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 Pierre Larrouturou 
(Chapitre 1) : Dire la vérité.

Chapitre 2 : Dire la gravité.

 

La régulation au service de la croissance

 

L’économiste Patrick a sorti un livre en 2005 intitulé « le capitalisme est entrain de s’autodétruire » et pour cause puisque si le cash et les dividendes augmentent toujours plus, l’investissement stagne. Pour lui,  « un capitalisme sans projet est condamné à s’autodétruire. Dans ces conditions, beaucoup d’ingrédients sont réunis pour accréditer la thèse d’une crise mondiale ; d’autant plus que les trois régulations qui ont été à l’œuvre durant les trente glorieuses ont été rognées. Quelles étaient-elles ?

-         Ford : ce capitaliste disait que la croissance va s’étouffer si on ne fixe pas des règles du jeu. C’est la crise des années  30 et la sortie de la 2eme Guerre Mondiale qui amèneront à mettre en place les moyens de ces règles.

-         Beveridge : il publie en 42 un rapport sur le système d’assurance sociale. Pour lui, le capitalisme pour fonctionner a besoin d’une demande forte et régulière, aussi la dépense sociale est un facteur de croissance économique car elle permet d’assurer cette régularité.

-         Keynes, bien sur, pour qui l’Etat doit intervenir pour assurer la croissance.

Aujourd’hui, tous ces mécanismes sont consciencieusement mis à mal voire caricaturés alors que l’absence de toute régulation nous ramène bien avant 1914. Malgré cela, la croissance bien que moins forte sur ces deux dernières décennies perdure… comment ?

 

La spirale de l’endettement.

 

C’est par l’endettement des ménages que les Etats-Unis ont pu éviter la déflation. Entre 1997 et 2007, le crédit à la consommation a tout simplement doublé, passant de 1225 milliars de dollars à 2450 milliards. Deuxième levier, les cartes de crédit et enfin, les crédits hypothécaires, seulement autorisés en France depuis Villepin. Enfin, et on n’en voit seulement les conséquences depuis quelques mois les fameux subprimes, encouragés par les banques qui voyaient leur revenu diminuait du fait d’un engorgement du crédit immobilier.

Les subprimes : le principe est relativement simple, un établissement peut prêter jusqu’à 125% de la somme nécessaire à l’achat avec un remboursement du capital différé partiellement ou en totalité sur les deux premières années. Les banques avaient intérêt à prêter à des personnes n’ayant pas les ressources, cela permettait d’alimenter le marché et théoriquement ils faisaient un bénéfice en reprenant le bien des non-solvables. En prime, les banques ne gardaient pas ces prêts dans leur bilan. Elles les « tittrisaient » en faisant des paquets et les revendaient à d’autres investisseurs… et ainsi de suite… bref fromage et dessert… sauf que si les arbres ne montent pas au ciel, le prix de l’immobilier non plus. L’autre enseignement de cette crise des subprimes, c’est le cynisme d’un modèle qui encourage la précarité et se nourrit sur celle-ci. Cette propension à l’endettement n’est pas propre aux Etats-Unis. En Europe, la dette privée est passé de 75% à 145%, ce qui fait dire à Patrick Arthus que sans l’endettement des ménages, la croissance dans zone euro aurait nulle voire en récession dans certains pays comme l’Angleterre.

 

Selon le groupe d’économistes du centre Bruegel au regard des déséquilibres accumulés, la question n’est pas de savoir si il y aura ou non un ajustement mais bien quand et avec quelles conséquences ?

 

Et la chine ?

C’est sans doute en chine que les conséquences d’une récession américaine se feraient le plus sentir car le dynamisme chinois est fortement dépendant de la consommation américaine. Et bien plus encore si l’Europe et le Japon le sont également puisque 61% des exportations asiatiques se font vers ces zones économiques.

L’autre moteur de la croissance chinoise réside dans l’investissement qui atteint 50% du PIB qui repose en partie sur une bulle immobilière où pour par exemple pour le seul premier 2006 26% du marché n’avait trouvé preneur alors que dans le même temps, les investissements ont augmenté de 20%.

Au final, le miracle chinois a de grande similitude avec "l'exemple japonais" qui s’est évanoui dans l’éclatement de la bulle immobilière survenue au début de 1990… le Japon ne s’en est pas encore relevé. Par ailleurs, quelles seraient les conséquences sociales d’une crise comparable dans un pays où les travailleurs payent le prix fort de cette croissance. A cela, il faut ajouter que celle-ci malgré son niveau élevé,  n’est pas en mesure de faire face à la croissance de la population en age d’arriver sur le marché du travail (ministre du travail chinois) sans compter le flux des ruraux accourant dans ces zones de croissance.

* Complément de lecture sur la Chine : l'article de Christian Sautter pour Betapolitique.

 

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Europe : "d’où qu’elle est la sortie ?"

14 Juin 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 


Petit point d’ordre. J’ai donc sollicité Bertrand Delanoë pour sa venu à Lille le19. Pour l’heure, je pense que c’est cuit même si son cabinet doit me rappeler Lundi. Au passage, je remercie la promptitude de l’un deux qui m’a répondu dans l’instant à un sms ce matin. Pour revenir sur l’objet de ce machin, ce n’est pas un traquenard simplement un temps avec quelques militants autour de la démocratie militante…

J’espère simplement que nos dirigeants sont conscients avec la victoire d’Obama de la puissance des réseaux virtuels et de leur émergence dans le débat public au cours des prochaines années.

Alors sur l’Europe, je vous propose ce texte initié en 2005 par Pierre Larrouturu (clin d’œil amical aux copains de NG pour cet après midi) et co-signé par Michel Rocard, José Bové, Jacques Delors, Boris Geremek et Martin Hirsch (avant de sombrer…) et bien d’autres. 

5 critères pour l'Europe sociale


COMMENT Jacques Chirac pourrait-il refuser au peuple français de se prononcer sur un texte aussi important qu'une nouvelle Constitution ? Le traité de Maastricht fut soumis à référendum, le quinquennat fut soumis à référendum, le statut de la Corse fut soumis à référendum... et, aujourd'hui, après Tony Blair, ce sont Nicolas Sarkozy, Alain Juppé et l'ensemble de l'UMP qui demandent un référendum.

Il y aura probablement un référendum, et tout le monde sent bien que le non risque de l'emporter si le texte proposé aux citoyens reste trop proche de celui issu des travaux de la Convention.

Cette Constitution ne répond pas suffisamment aux attentes des citoyens. Elle ne donne pas à l'Europe un projet concret et mobilisateur. Dès lors, pourquoi ne pas profiter de l'initiative de Blair pour corriger le tir avant qu'il ne soit trop tard ? Pourquoi ne pas améliorer le texte avant que les peuples ne disent non ? La nouvelle Constitution n'entrera en vigueur qu'en 2009. Pourquoi ne pas prendre quelques mois pour améliorer le texte et lui donner les meilleures chances d'être accepté par les citoyens ?

« Votez oui à Maastricht, et on se remettra au travail tout de suite sur l'Europe sociale », affirmait Jacques Delors quelques jours avant le référendum sur Maastricht.

Il reconnaissait que le traité était très insuffisant en matière sociale mais demandait aux citoyens de ne pas casser la dynamique européenne. Le oui l'avait emporté d'extrême justesse.

Douze ans plus tard, alors que la crise sociale s'aggrave dans tous les pays d'Europe, alors que des millions de citoyens (Autrichiens, Italiens, Allemands, Français et bien d'autres encore) sont descendus cette année dans les rues pour dénoncer la régression sociale qu'on veut leur imposer, l'argument « Faites nous confiance, on va se mettre au travail » ne portera plus. Si l'on ne veut pas que le non l'emporte aux référendums de ! ratification, si l'on ne veut pas que l'Europe se disloque ou devienne une zone de libre-échange sans puissance politique, il faut d'urgence inclure dans la Constitution un vrai complément social. Un traité, un accord, un pacte aussi concret, ambitieux et contraignant que le fut le traité de Maastricht en matière monétaire.

Le traité de Maastricht comportait cinq critères (un déficit inférieur à 3 % du PIB ; une dette inférieure à 60 %...). De même, nous proposons cinq objectifs, et donc cinq critères pour l'Europe sociale :


- un emploi pour tous : un taux de chômage inférieur à 5 % ;
- une société solidaire : un taux de pauvreté inférieur à 5 % ;
- un toit pour chacun : un taux de mal-logés inférieur à 3 % ;
- l'égalité des chances : un taux d'illettrisme à l'âge de 10 ans inférieur à 3 % ;
- une réelle solidarité avec le Sud : une aide publique au développement supérieure à 1 % du PIB.

L'objectif pour nos démocraties doit êtr e l'éradication totale de la pauvreté, du travail précaire et du chômage de longue durée. Mais, comme première étape, nous proposons que des sanctions comparables à celles infligées aux pays qui sortent des critères de Maastricht soient prévues pour les Etats qui ne respecteraient pas ces critères sociaux en 2015.

A nous d'aller voir comment nos voisins danois sont parvenus à faire tomber l'illettrisme à 3 %. A nous d'aller voir en Hollande comment ont été réglés les problèmes de logement ou comment la Suède a fait reculer la pauvreté.

Le traité doit comporter également des garanties fortes en matière de financement des systèmes de sécurité sociale et de pérennité des services publics. Le droit de la concurrence a pris une place excessive dans la construction européenne. Il est temps de reconnaître à sa juste valeur l'importance des services publics.

Le traité doit aussi mettre fin au moins-disant social que provoque la règle d'unanimité en matière fisca le et ouvrir la possibilité de créer un impôt européen (écot! axe, impôt sur les bénéfices ou taxe Tobin améliorée).


Nous avons été capables de créer une monnaie unique. Douze Etats qui décident de faire monnaie commune, c'est du jamais-vu en temps de paix. Nous avons vaincu l'inflation : en quelques années, elle est passée de 12% à 2% ! Pourquoi ne pas lutter avec autant de force contre la précarité ou l'illettrisme ? Pourquoi ne pas nous attaquer vraiment au mal-logement ou au mal-développement ? N'est-ce pas le meilleur moyen d'affirmer concrètement nos valeurs humanistes, le meilleur moyen de réconcilier l'Europe et les Européens ?

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