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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #reflexions...enfin on essaye tag

2008 : l’année Sarkozy…

29 Décembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 



Rituel de fin d’année oblige, on se doit de jeter un coup d’œil dans le rétroviseur ; tenter de tirer un bilan. A ce jeu, je vous recommande chaudement l’ami Juan de SarkoFrance qui vous a concocté avec talent un
abécédaire des promesses non tenues de Sarkozy.

 

Si pour une bonne partie de notre bonne presse, notre Saint Homme est incontestablement le politique de l’année… seul, il aurait sauvé l’économie mondiale, redonner une crédibilité à l’Europe, sauver la civilisation du dérèglement environnemental et accessoirement  apposer les mains sur des cancéreux…

 

Pour ma part, notre Très Grand Homme m’a surtout marqué par son manque de vision et de prospective sur les évènements et plus particulièrement sur la crise et les « remèdes » prescrits… Si tant est qu’on puisse appeler ça des remèdes. Au contraire, quand on creuse au-delà des discours, on ne peut qu’être effaré devant ce non-avenir qui nous est préparé pour les prochaines décennies.

 

En effet, cette effondrement économique nous impose de préparer les générations futurs au changement de paradigme, à une innovation plus seulement respectueuse de l’environnement mais surtout apte à la survie de la civilisation. Cette réalité imposerait donc un effort sans précédent dans les domaines de l’éducation et de la recherche ; au lieu de ça Sarkozy, accompagné de son équarisseur en chef Xavier Darcos et de son  commis boucher Valérie Pécresse, n’ont de cesse d’en réduire la voilure.

 

Il ne m’est pas nécessaire de revenir sur l’Education Nationale avec les propos honteux du ministre sur les maternelles, sur ces réformes toutes plus rétrogrades les unes que les autres, les dizaines de milliers de postes de prof supprimés, ou la mise en péril des IUT. Non, aujourd’hui, c’est la recherche qui focalise mon propos car elle est en lien direct avec notre futur et pas seulement économique… c’est aussi une question de politique de civilisation au sens fort du terme (ça ne vous rappelle rien….).

 

Sarkozy avait promis qu’à la fin de son mandat, la recherche serait à 3% du Produit Intérieur Brut… Rassurons nous, à l’instar des tous les gouvernements de droite (il suffit d’aller jeter un œil sur les stats de l’OCDE), Sarkozy n’en finit pas de rogner sur ces crédits, le corollaire de cette réalité recouvre bien évidemment une méconnaissance profonde des mécanismes dus à la spécificité d’un monde où trouver ne se fait sous les sabots d’un ministre ou d’un président. L’autre pendant est bien évidemment une capacité à dénigrer sans vergogne la recherche française, il est vrai que sans crédit il est difficile de trouver quoique se soit… les investissements humains et matériels ne sont plus les mêmes que ceux nécessaires pour découvrir la bougie… je sais ça peut paraître dingue en première lecture… chercher coûte cher.

 

Une autre irréalité présidentielle tient dans cette croyance en l’investissement privée qui prendrait la relève du public… et le premier qui parle de crise a un gage… Ce fantasme ne peut hélas se confronter aux chiffres, sa croissance est inférieure à l’inflation (tout comme les fonds publics… c’est une évidence). D’autre part, il est nécessaire de rappeler un autre fait… Les recherches américaine et japonaise sont subventionnées par l’Etat, directement ou indirectement et il existe une tradition de fondation (nottament pour les USA) sans commune mesure avec ses balbutiements français, tant en recherche appliquée qu’en recherche fondamentale.

 

De ce constat, il a lieu également de s’interroger sur le parallèle entre l’effort de recherche et le commerce extérieur… bizarrement, elles se superposent.

 

Alors bien entendu, personne ne nie qu’il y ait un besoin de réforme, réflexion pour permettre aux chercheurs de donner la mesure de leur potentiel mais cela nécessite aussi des moyens… et des responsables politiques à la hauteur des enjeux des prochaines décennies… et de ces derniers, on en manque cruellement… et déjà au plus haut sommet de l’Etat.

Et le problème, c'est que sous chaque discours, se cache une imposture, un mensonge...

Un
blog qui en parle bien mieux que moi (normal, c’est leur job).

 

 

 

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Européennes 2009 (1) : l'abstention chronique.

9 Décembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

J’attaque une série de billets sur les prochaines européennes, où je préfère le dire je ne serais pas candidat.

 

 Avec le premier, je veux simplement remettre en perspective la question de l’abstention récurrente pour cette élection.

 

L’abstention : le premier graphique, sur l’abstention, tente de montrer la tendance générale depuis 30 ans sur différents scrutins (législatives, européennes et Régionales). Globalement, l’abstention progresse et les pics sont simplement ceux concernant les élections européennes. Il est à noter, hormis la remarquable exception des Présidentielles de 2007, que cela concerne tous les types et natures de scrutins. Sans sortir, les formules qui vont bien, la tendance semble pour les prochaines années s’orienter vers une abstention entre 45% et 50%. Taux déjà dépassé pour les municipales pour les villes de plus de 50.000 habitants voire plus (+de 50% d’absentions pour celles de plus de 100.000 hbts).  


 

Le second met en parallèle les européenne et les régionales, toutes deux ayant un système basé sur la proportionnelle.

 

On note que la régionalisation du scrutin européen en 2004 n’a pas entraîné le succès escompté. Pour mémoire, l’objet était de rapprocher les parlementaires européens des citoyens. Sans me faire oiseau de mauvais augure, je doute que cela ait profondément changé la perception de ces derniers.

 

Pour ma part et au doigt mouillé, je table sur une participation aux alentours des 55%, j’espère seulement me tromper.

  

 

Les raisons d’un tel désaveu citoyen sont nombreuses et les responsabilités multiples. Il ne m’appartient pas de faire seul des propositions pour tenter de redonner du crédit au monde politique en général et au Parlement Européen en particulier. Je crois cependant qu’il serait temps que nos partis politiques respectifs s’interrogent sérieusement sur cette question de la désertion des urnes.

 

Quelques pistes : fin du cumul des mandats, « ouverture » des partis aux citoyens (oui je sais, c’est étonnant…), multiplier les rencontres sur le terrain en dehors du seul temps médiatique.

 

Et peut-être aussi pour nos nos politiques de cesser de considérer le Parlement Européen comme un lot de consolation ou un purgatoire (bien payé).

Prochains billets : le PS, quel bilan pour nos députés europééns sortant.

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Afghanistan… une guerre oubliée.

29 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Le Lion du panjshir est assassiné le 9 septembre 2001, le 11 septembre les twins towers sont frappées par deux avions, dans la foulée les Etats-Unis entrent en guerre contre les talibans… Et aujourd’hui ?

 

La guerre n’en finie pas, comme elle ne s’est jamais arrêtée pour une grande majorité du peuple Afghan depuis plus de 30 ans…

 

Par procuration, j’ai une infime partie de moi-même qui est allée là-bas, Marianne s’y est rendue une dizaine de jours en 2003. Alors encore maintenant, je lis toutes les dépêches concernant ce bout de monde perdu. Il y a peu, j’ai terminé les cerfs volants de Kaboul de Khaled Hosseini, parce que j’avais envie de comprendre un peu mieux, un peu moins que rien, à travers un écrivain expulsé malgré lui de son pays.

 

Pas de soldats français morts, l’actualité peut donc oublier et pourtant… l’Afghanistan est à nouveau au bord de la rupture, sur le fil fanatique taliban avec la probable complicité d’une administration bushiste en déshérence.

 

Quel est à ce jour le mandat de l’OTAN… on ne sait plus, l’a-t-on déjà d’ailleurs su réellement ?

 

A ce jour, on sait que les talibans ont repris le contrôle de la ville symbole de Kandahar, qu’ils sont à un jet d’obus de Kaboul et que le gouvernement d’Hamid Karzai ressemble plus que jamais à une baudruche vide, la corruption en plus.

 

Oui, on est à des années lumières de la libération promise aux femmes, quant à la démocratie… elle n’a jamais été qu’une idée en suspension comme souvent dans ces pays gangrenés par la violence, la pauvreté. Sans oublier quelques élites soigneusement choyées par nos pays occidentaux dès lors qu’elles ne remettent pas en cause une certaine vision d’un monde où l’argent demeure la seule véritable valeur. Quand en plus, les ressources en matières premières ne constituent pas son principal atout… pensez donc comme on s’en fout.

 

Tout au plus un vague intérêt géostratégique sauf quand sa frontière commune avec le Pakistan se transformerait en un vaste camp d’entraînement d’Al-Qaïda avec cette fameuse zone tribale (j’utilise un conditionnel car certains experts estiment qu’en fait on ne peut parler d’un groupe structuré et unifié pour ce groupe terroriste).

 

Ah oui, je me souviens du débat à l’assemblée nationale… Il y a avait peut être mieux à offrir que de savoir si on renforçait ou non notre effort dans cette région. 

 

Ami sarkoziste… nul besoin de me dire que Sarkozy avait raison… la plaidoirie gouvernementales était tout aussi mauvaise que celle de l’opposition… je crois qu’en la matière votre Président s’en cogne comme de sa première Rolex.

 

J'ai une pensée pour Nanou, président de Mères pour la Paix, qui doit bientôt y retourner.

Tiens… une autre guerre oubliée… la Palestine… j’y reviendrai bientôt.

 

 

 

Photo : Bouddhas de Bâmiyân.

 

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2 millions ; 3,8 milliards…

28 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Deux chiffres, deux chiffres qui couvrent deux réalités très différentes. Le premier nous entraîne vers la détresse humaine, celui de ce qu’on appelle pudiquement les demandeurs d’emploi. Il s’étale depuis hier dans les journaux Pour mieux l’oublier... très vite... car il ne recouvre qu’une réalité officielle consentie à la populace. Celle des gouvernements qui depuis deux décennies, tentent de travestir cette face cachée d’une société de plus en plus inégalitaire, de plus en plus arbitraire.

 

Le second, c’est celui d’un monde irréel coupé du commun des mortels ; c’est le bénéfice net engrangé par ArcelorMittal pour le seul troisième trimestre de crise, il est en en hausse de 27% par rapport à l’année dernière. Mais pour prévenir toute mauvaise surprise à ses actionnaires du fait de la crise, la direction du groupe a prévu une parade… elle consiste a taillé dans ses effectifs, en somme comme ils disent c’est pour prévenir la gangrène à venir et dans un hochement de tête, nous acquiesçons et louons ces patrons ventripotents pour leur vision stratégique.

 

Dans les prochains mois, le débat tournera pour nos doctes « sachants »  autour de deux mots, récession ou dépression, de deux adjectifs durable ou passagère. Pendant ce temps, les plus fragilisés régleront la note car dans cette société inégalitaire, il n’y a pas lieu de chercher longtemps ceux qui paieront… le travailleur, le salarié, la futur bête de somme (retraite à 70 ans, extension du chômage partiel, travail contraint le dimanche). Rassurons nous, ils parviendront à nous convaincre que c’est un passage obligé avant que la machine reparte ; entre-temps, l’esclavage moderne aura progressé, le servage aura repris ses pleins droits.

 

Sauf qu’il y aurait comme un petit problème à cette jolie théorie en vigueur depuis une trentaine d’années… Car si il est vrai qu’à chaque sortie de crise, cette fameuse croissance est repartie de plus belle pour le plus grand bonheur de tous et surtout de quelques uns… oui la clef de répartition étant de plus en plus, je suis désolé de me répéter, inégalitaire. Aujourd’hui, nos mêmes doctes économistes (enfin ceux qui ont accès plus facilement aux grands médias) oublient souvent une donnée fondamentale pour ces reprises salvatrices, elles se sont « construites » sur un carburant miraculeux et éphémère… l’endettement des ménages, toujours plus d’endettement avec à l’arrivée un surendettement chronique et non résorbable.

 

Rappelons-nous, il y a encore quelques mois, il devait s’agit d’une crise passagère due aux seuls subprimes. Aujourd’hui, et naturellement il y a contagion, un effet domino de plus en plus marqué. Comment d’ailleurs pourrait-il en être autrement, ces fameux produits financiers reposaient sur un constat : le premier étage du crédit ayant déjà dépassé sa cote critique, il fallait à tout prix inventer un deuxième étage avec de l’endettement à la base non solvable mais qui pouvait masquer temporairement l’impasse dans lequel le système allait être acculé inexorablement.

 

Crise du crédit, crise du bâtiment, crise de l’automobile… au suivant… alors nos gouvernants tentent de faire face à coups d’expédients… on injecte des milliards dans les banques, en laissant crever au passage des pans entiers de l’industrie… paradoxe qui ne fait que confirmer que nous sommes désormais dans l’ère de l’économie irréelle… on va même jusqu’à proposer aux parasites chômeurs (selon la vulgate néolibérale), un peu plus d’indemnisation (cf le plan de l’Union Européenne).

Mais la quadrature du cercle vertueux… ah oui, dans un temps ancien, on nous avait parler de cette fameuse croissance vertueuse… demeure insoluble… On ne peut plus faire appel au crédit pour tenter de faire repartir la machine.

 

Reste maintenant à réinventer un monde plus raisonnable, plus équitable, moins inhumain… avec une inconnue supplémentaire dans cette équation, il nous faut aussi prendre en compte l’environnement, celle d’un monde fini… bref, ce n’est pas gagné surtout avec les mêmes qui nous rabâchent des tombereaux d’inepties et de fables depuis l’avènement du modèle reagano-thatcherien au débuts des années 80.

 

PS : ça fait du bien de sortir du PS…

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Une démocratie irréprochable.

24 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Certains militants et sympathisants se désolent ou s’offusquent de l’imbroglio tragi-comique dans lequel le Parti Socialiste est plongé.

 

A les écouter, nous devrions en rester là, vous avez raison et ainsi donner l’image d’un parti où la démocratie a le droit de souffrir de quelques entorses. Celle d’un parti qui se gargarisera de mots, pour au final avoir des pratiques pour le moins contradictoires.

 

Je crois aussi qu’il est nécessaire de rappeler que cette suspicion quant à la sincérité d’un scrutin n’est pas nouvelle avec toujours la même constante, elle tourne toujours à l’avantage de la majorité en place.

 

La différence avec aujourd’hui, c’est qu’il s’agit d’élire notre Premier Secrétaire au suffrage direct des militants et non plus des votes sur des motions, des courants et donc avec une incidence moindre en terme de visibilité.

 

Cependant, les pratiques pour le moins contestables perdurent. Et je suis au regret de dire à ces militants qui trouvent cela « normal » que la démocratie ne tolère pas de curseur… un scrutin est sincère ou ne l’est pas, qui plus est quand on se targue de vouloir dans son programme une démocratie exemplaire pour la France.

 

Je ne veux pas d'une République bananière, je ne veux pas d'un parti bananier.

 

A ce propos, je me permets de vous rappeler ce qu’il s’était passé lors du vote d’investiture pour les Présidentielles. Laurent Fabius faisait moins de 20%, afin de lui éviter l’humiliation et sa mort politique, nos dirigeants dans leur grande sagesse avaient corrigé le résultat… Par on ne sait quel miracle, la commission Théodule le crédita de ces fameux 20% (afin de prévenir toute plainte, je vous renvoie au Point qui avait fait une enquête sur les pratiques du PS).

 

Alors désolé mais une commission présidée par Daniel Vaillant... pourquoi pas par Bartolone tant qu'on y est... « Il existe une majorité, mais sur les idées", a affirmé Daniel Vaillant. "Martine Aubry peut disposer, si elle le décide, d'une majorité politique. Ce n'est pas le cas aujourd'hui de Ségolène Royal »... On sent tout de suite l'impartialité du gars... Tu peux aussi nous dire clairement que le vote des militants, t'en as rien à secouer.

 

 

 

Au final, comment en appeler à l’unité au rassemblement  quand il y a me moindre doute sur le déroulement du vote. J’ai toujours dénoncé ce phénomène et ce n’est certainement pas aujourd’hui que je vais cesser le faire… en interne.

 

Alors on pourra me dire, « oui mais Marc et l’UMP ? ». Si l’UMP en est encore au vote par acclamation, grand bien lui fasse, ce n’est pas ma conception ni celle du PS, du moins il me semblait.

 

Alors, Mardi, on ne passe pas à autre chose... sur le blog... si.

  

 

 

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C’est fait… pouvons nous y croire ?

5 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Par 52% contre 47, par 338 délégués contre 156, Barack Obama est le 44ème Président des Etats-Unis ; mieux la chambre des représentants et le congrès sont Démocrates.

 

Oui, je crois que nous entrons peut être enfin dans le XXIeme siècle, qu’on le veuille ou non, le fait de porter à la tête de la première puissance du monde un Noir ne peut être passé par pertes et profits.

 

Enfin, les américains ont refermé cette parenthèse où le mensonge, la peur et la médiocrité étaient élevés au rang de valeurs morales, est-ce la fin également de longue, trop  longue, réaction conservatrice initiée par Ronald Reagan, c'est aussi une quesion cruciale.


Non que les problèmes des Etats-Unis, les problèmes du monde se soient évaporés vers les 5 heures du matin, avec le résultat de cette élection ; Barack Obama et les Démocrates ont désormais à assumer ce moment historique.

 

Je veux y croire mais je garde en mémoire le livre de John Stiglitz, ce prix Nobel d’économie et conseiller de Bill Clinton, où il faisait part de ses aveuglements sur ce toujours plus de dérégulations dans le système américain tant ils étaient éblouis par ce cycle de croissance qui a présidé cette présidence, tant ils ont cédé aux sirènes de certains lobbys.

 

Barack Obama est aujourd’hui face aux urgences d’un monde poly-fracturé, et nul doute que notre village planétaire observera avec une attention extrême sa politique tant intérieure qu’extérieure.

 

Il sera tant de « juger » le moment venu, alors pour l’heure, je veux y croire et comme en écho venant de l’histoire ségrégationniste, j’ai en tête ce morceau de John Coltrane « Alabama ». En 1963, quatre fillettes noires sont tuées dans un attentat à la bombe sur l'église baptiste de la 16e rue à Birmingham (Alabama). Suite à cette tragédie, Coltrane enregistre ce morceau.

 

Alors l’élection de Barack Obama, c’est aussi ça pour moi…

En France aussi, pourrions nous y croire ?


Découvrez John Coltrane!
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Barack Obama est élu à 53,34%...

4 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Il est le nouveau président des Etats-Unis mais la vraie victoire de Barack Obama résidera dans le fait de savoir si les Démocrates parviennent à être majoritaires à la chambre des représentants et au Sénat… et aussi dans la participation des citoyens américains.

 

Alors on pourra peut-être parler de révolution, de « Révobama »…

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Je ne vote pas Barack Obama.

2 Novembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

C’est la grande affaire mondiale des prochaines 48 heures, à savoir si les Etats-Unis voteront pour un Président démocrate noir ou un républicain blanc… et moi, et bien je ne voterai pas pour Barack… logique, je n’ai pas ma carte d’électeur américain.

 

Naturellement, je me sens plus proche d’Obama que de l’autre, pourtant fondamentalement que va changer le résultat si un nègre arrive à entrer dans le bureau ovale de la Maison Blanche.

 

Incontestablement, on pourra néanmoins y voir plusieurs symboles mais essentiellement au niveau mondial ou la couleur de peau du prochain président est prédominante.

 

Déterminante car pour nul doute qu’une partie de l’opinion publique sur les cinq continents verrait dans cette élection une sorte de fin dans la domination de l’Homme blanc occidental sur la scène internationale.

 

Déterminante car pour le monde arabe, tout au moins pour ses peuples, cette élection pourrait clore la tragédie du 11 septembre et la stigmatisation des musulmans concrétisée par l’administration à travers la prison de Guantanamo.

 

Déterminante car cette élection traduirait la réalité d’un monde cosmopolite et interdépendant, Obama est aussi africain.

 

Maintenant se pose une la question, Barak Obama arrivera-t-il à aller au-delà de l’espoir qu’il suscite ?

 

Autre interrogation pour moi, et même si elle ne me concerne pas directement, au fond même en élisant Barak Obama, ce pays aura-t-il vraiment changé ? Ou au contraire le schisme des deux Amériques en sortira-t-il renforcé ?

 

Quelle carte électorale verrons nous au soir du 4 novembre ? Des cotes acquises aux démocrates, l’Amérique profonde plus que jamais républicaine.

 

Deux Amériques, deux mondes, deux Frances … une bipolarisation toujours plus étanche, toujours plus violente… il faut une certaine dose d’optimise pour y croire...

 

PS : Le Figaro fait un sondage en ligne sur « Etes-vous prêt à travailler jusque 70 ans » à cette heure près de 45% des sondés le sont… heuuu… A quand un sondage où 45% des français sont pour le retour de l’esclave et le travail des enfants sur la base du volontariat cela va de soi ?... Deux Amériques, deux mondes, deux Frances…

 

(carte électorale de 2004)

 

 

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Michel Rocard… Pierre Larrouturou.

25 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Ca faisait un certain temps que je n'avais pas partagé tout ou partie des propos de Michel Rocard… Heureusement, il y a cet article paru dans un quotidien suisse. Un bémol de taille, sur le soit disant talent de Nicolas Sarkozy… non il est simplement redoutablement opportuniste, pour le reste c'est un président dangereux pour la France et la vie quotidienne de nos concitoyens. Si demain, un gouvernement progressiste retrouve le pouvoir, ce dernier aura fort à faire pour remettre de la justice sociale et de l'équité dans ce pays.  

 

Quelques extraits pour vous mettre en appetit.

 

"La confiance ne peut pas revenir quand le PDG ou le banquier, qui gagnait 40 fois plus que ses salariés pendant les deux premiers siècles de capitalisme, gagne 350 à 500 fois plus. Il faut reconnaître que le moteur de la croissance, c’est la consommation des ménages. Cela implique le retour de la masse salariale à un niveau plus élevé : en moyenne, sa part dans le PIB a perdu 10 % en vingt-cinq ou trente ans."

 

"Friedman a créé cette crise ! Il est mort, et vraiment, c’est dommage. Je le verrais bien être traduit devant la Cour pénale internationale pour crimes contre l’humanité."

 

Vous pouvez aussi lire la tribune de Pierre Larrouturou dans le Marianne de cette semaine. Comme d'habitude avec lui, c'est clair, pédagogique et intelligent. Il rappelle au passage que ce n'est pas une crise financière, ce qu'en modeste disciple de Pierre j'ai tenté de vous expliquer avec mes mots.

Ah ben zut, ce sont les deux politiques qui ont compté ou qui comptent le plus pour moi...

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Osons le débat PS/MoDem

23 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Ce texte a été écrit et publié le 21 décembre 2006. Et bizarrement, il est, à mon sens, toujours d'actualité.

Aujourd’hui,  le web permet de renouer le fil, d’échanger, de comprendre davantage « l’autre » en dehors des lieux traditionnelles, davantage portés sur la forme que sur le fond.

Nous sommes quelques uns à penser que les clivages historiques ne résistent plus à un monde toujours plus complexe, toujours plus incertain
. Nous regardons également la gestion des collectivités, où bien loin des militants et des grandes envolées lyriques, se mettent en place des partenariats pour le moins intéressants entre le PS et l’UDF (notamment au Conseil Régional).


Bien plus qu’un simple principe de réalité, nous sommes persuadés qu’il s’agit également d’une certaine convergence de points de vue.

Sans nier les différences mais que deviennent elles quand il s’agit d’améliorer le sort de milliers de concitoyens, il est temps que des ponts se forment pour que ces « arrangements » dépassent les seuls bureaux de nos gouvernants. Ces réflexions, ces débats ne peuvent et ne doivent être réservés à ces derniers, l’urgence des situations (écologie, social, économie…), l’exigence de vérité impose que les citoyens que nous sommes s’emparent de cette question du « travailler, penser ensemble au delà de nos différences ».


Si l’élection présidentielle se cristallise sur les individus en compétition,  elle ne peut empêcher l’émergence d’une aspiration au changement tant sur le fond que sur la forme d’affrontements politiques devenus pour le moins artificielles pour ne pas dire archaïques.


Pour ma part, je suis incurablement de gauche (pas de la vraie, l’unique… celle qui n’a jamais eu à opérer des choix…) cependant j’estime qu’il est faux de penser que l’ultime horizon de la sociale démocratie réside toujours dans ce triptyque PS/ « Gauche véritable »/Extrême Gauche
. D’autant que le spectacle offert par la gauche anti-libérale ne peut conduire à un quelconque optimisme… surtout dans le cadre d’une politique gouvernementale.


Il ne s’agit pas d’entériner une prétendue droitisation du parti socialiste ; plus sûrement de dire que nous n’avons pas le monopole d’une société humaniste et plus juste et de sa mise en mouvement et d’en assumer les choix à un moment donné.


Mendès France disait « gouverner, c’est choisir » ; en cela le PS devra dans les prochaines années choisir… tant sur le possible et avec qui mais aussi entre se condamner à l’alternance ou enfin devenir un parti de gouvernement durable car ce n’est pas en cinq ans qu’on change la vie…


A mon sens, le moment est propice à la naissance d’un espace non pour  « candidater » mais pour débattre, proposer, oser d’une rive à l’autre, au moins au niveau de notre département.

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