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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Présidentielle : un pays hystérisé…  le FN a déjà gagné.

27 Avril 2017 , Rédigé par Marc

On devrait en principe s’éviter le pire. Alors oui, sans prendre les vessies pour des lanternes, j’ai déjà mis un bulletin Macron au 1er tour. En partie pour éviter ce pire – il suffit pour cela de regarder ce que donne une mairie gérée par le FN – mais également parce qu’à tort ou à raison, il incarne à mes yeux une approche un peu moins clivante des enjeux de demain et ce même si il a encore quelques progrès notables à effectuer dans le domaine du dialogue social.

Calmement je l’ai déjà dit au délà du vote Macron, c’est aussi une certaine France que je défends. Cette fameuse France des lumières et  cette fierté de penser que c’est bien l’endroit où on est né qui détermine son appartenance à la nation. Jamais je ne pourrai voter pour quiconque défendra la nationalité par le sang… ce racialisme inavoué dont on ne sait que trop où il mène.  En ce sens, la déchéance de nationalité(1) est également un marqueur fort. Ces deux éléments constituent chez moi une ligne de fracture irrévocable. De même que le droit à la différence mais qu’en aucun cas je ne veux assimiler à toute forme de communautarisme (PIR, Sens Commun et j’en passe…).  Et jusqu’à preuve du contraire, Macron défend cela ; Marine Le Pen, non.

J’ai de plus en plus de mal avec le relativisme à tous les niveaux de la société… Alors entendre que Macron=Lepen non, de même que Mélenchon=Lepen… pareil pour macroniste=valet du grand capital international ; j’ai voté en toute connaissance de cause et sur les limites de Macron aussi. J’ai la faiblesse de penser que je ne suis pas plus idiot qu’un Mélenchoniste, qui lui non plus n’a pas l’ambition de transformer la France en une Corée du Nord bis.

Depuis quelques années, j’ai cherché à privilégier davantage ce qui peut « nous » unir que  ce qui peut nous séparer… Ensuite, il y a des bilans d’étape où chacun en tirent ses conclusions. Aussi, ce 2eme tour est cette logique. Et toujours dans cet esprit, même si je considère que c’est une erreur de se réfugier dans un vote blanc ou l’abstention, je peux entendre et comprendre toutes les critiques sociales qu’on peut faire mais pour cela il y aura les législatives…

Ne nous trompons pas de débat à cet instant, nous aurons bien d’autres moments pour nous engueuler sur les solutions que nous voulons apporter à la crise sociale, économique et écologique que nous traversons.

Aujourd’hui, nous avons le choix entre deux conceptions différentes de ce qu’est et doit être notre pays. Choix au combien fondamental pour les prochaines années.

Malheureusement, cette entame de 2ème tour, marque déjà une victoire du FN dans les têtes où  l’invective et la violence verbale entre les tenants d’un vote contre et ceux préférant un non vote est devenue la règle et c’est cela qui m’afflige par-dessus tout.

Heureusement, ce soir une centaine  jeunes militants de divers horizons (insoumis, écolos, socialitses, En Marche, UDI, Républicains) ont cosigné une tribune assez intéressante. Personnellement, je m’y retrouve totalement et plus particulièrement dans mon exigence vis-à-vis d’Emmanuel Macron. J’espère me tromper mais il a un devoir impérieux de réussite pour ces 5 prochaines années… et cela, il ne pourra le faire sans rassembler les Français dans sens un vision de l’avenir équitable pour tous et toutes.

Car oui, je suis inquiet...

  1. déchéance déjà prévu dans les textes pour les binationaux mais qui avait fait l’objet d’un débat où certains avaient entamé une surenchère quelque peu dangereuse et affligeante…
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Présidentielle : Manu faut se ressaisir et vite … !!!

26 Avril 2017 , Rédigé par Marc

Autant jusqu’au soir du 1er tour, Emmanuel Macron avait fait une campagne honorable sans être extraordinaire, lui permettant de passer entre les gouttes où les quelques égarements pouvaient être mis sur le compte de sa jeunesse « politico-communicationnelle » et sur l’attrait du souffle nouveau qu’il peut incarner. Là force est de reconnaitre que depuis dimanche soir, c’est un festival en matière de communication contre productive.

Toujours bienveillant, à la rigueur on peut admettre son escapade d’après résultat avec la justification du « j’ai souhaité passé un moment avec les gens qui m’ont aidé ». Problème, le lendemain, ce moment se traduit par une photo en compagnie de Line Renaud, Jacques Attali... manquait que Giscard et Le Luron qui lui avait une excuse. Je ne parle même pas du coté « j’ai gagné avant l’heure ». Je vous l’ai dit, je suis bienveillant.

Dès lors, on se dit que lundi, le toujours candidat et non Président, va mettre les bouchées doubles d’autant que les résultats ne sont ni quantitativement mirobolants et qualitativement un tant soit peu inquiétants – d’autant qu’on doit avoir une armée de professionnels de la carte électorale pour mettre en perspective les points saillants -. Ben non, lundi c’est repos. Pendant ce temps, le soir, la candidate Frontiste, pour le moins rassurée par un Mélenchon qui ne s’exprime pas - Mélenchoniste n’y voyait aucun jugement)- se fait son plateau télé tranquillou en cochant quasiment toutes les cases sociales de ce dernier.

Là, en vieux militant avachi dans ton fauteuil, tu te dis que « le Manu, il a tout de même intérêt à envoyer quelques signaux à ces électeurs proche de la Corée du Nord – je déconne les copains -, parce que bon manifestement on n’est plus en 2002 où il suffisait de manifester avec tes potes en gueulant F comme Fasciste N comme Nazi pour renvoyer le Jean Marie à 20% ». Sans compter qu’en tout aussi vieux briscard des réseaux sociaux, tu vois bien que c’est un peu tendu de ce coté là… on est loin, voire un peu plus loin encore, d’un grand moment d’allégresse collective autour de la candidature de Manu.

Donc, gentiment tu attends le mardi soir, en te disant qu’avec tous les génies de la communication qui l’entourent, il va te régler ça peinard… sur le thème du « oui je reste convaincu que nous devons moderniser le travail et ses conditions d’accès ; néanmoins à travers le vote de dimanche, j’ai entendu l’inquiétude des salariés et des ouvriers et je m’engage à ouvrir au lendemain de ma prise de fonction, une large concertation avec les partenaires sociaux avec comme objectif de proposer un texte pour la rentrée parlementaire de septembre ». Bref, un truc de ce genre à la portée du premier étudiant qui fait Sc Pol option communication politique pour ceux au fond à gauche près du radiateur pour montrer que tu écoutes les préoccupations de ceux d’en bas. Donc, t’écoutes et rien, nada…

Là, on est mardi soir… l’autre, elle a mis le turbo parce qu’une campagne à 11 manifestement ça l’a gonflée. Aussi, tu te dis, « putain mais merde qu’est-ce qui fout, nan parce que l’alignement des 4 lunes c’est pas tous les 15 jours non plus – ça c’est pour si tu lis régulièrement mon blog -, François H. il n’a pas tort sur tout… faut aussi y mettre un peu du sien ».

T’en es là mercredi… bref… tu te dis et à échanger avec un Marketteux - mais néanmoins talentueux sachant que lui c’est un gars sensé, il n’a jamais été trotskiste - que t’es pas le seul à le penser, ben que depuis dimanche soir… elle est bien pourrie sa campagne et que ouais ça peut craindre et fort heureusement y a que 15 jours ; confère les autres points évoqués plus haut et dans le dernier billet.

Et là… le truc cool avec une campagne, surtout le 2ème tour, t’es en mode express ; et là, ben y a l’épisode Whirlpool…

Alors au risque de m’attirer les foudres des copains macronistes qui l’ont forcément vu super bon de leurs yeux énamourés – un peu comme ceux qui ont trouvé que la campagne de Benoit avait été super méga cool et bonne… si tu vois bien les 6% que je veux dire- j’ai voté pour E.M mais bon je ne suis pas en transe bien que je puisse concédé qu’il ait du sex-appeal

Donc oui la séquence est un peu compliquée pour le Manu … Ok il n’a pas fait dans la démagogie facile ; ok il n’est pas monté nu sur le toit d’un camion… mais bon être accueilli par des sifflets et les « Marine Présidente » – ouais ça semble avoir fait le tour des médias – c’est pas génial, génial… on appelle ça le choc des photos… C’est con mais c’est comme ça et après toute façon tu rames que tu le veuilles ou non… surtout quand l’autre est passée avant toi…

Y a ça, donc pas top top et pis y a le poids des mots ; et là, tu tombes malencontreusement sur un passage du brillantissime Jacques Einstein Attali qui dit en ouvrant bien les guillemets « Whirlpool, c'est une anecdote. Le cas de 300 personnes n'est pas du ressort du président ». Bon alors quand je dis malencontreusement qu’on soit clair… en moins d’une heure c’est déjà en tête des charts… twitter, Facebook, site d’informations… et sur les forums – j’en parle parce que ouais ces machins alors que ça paye pas de mine c’est pire que Twitter et FB réunis en matière de propagation virale.

Donc perso si j’étais dircom de Manu, je m’enfile une bouteille de gin et j’envoie Jacques et quelqu’uns de ses potes pour une mission d’une bonne dizaine de jours sur les iles kerguelen. Parce qu’avec un coup comme ça… déjà que tu galères à récupérer l’électeur mélenchoniste, hamoniste… là tu peux même voir le gars qui même en geulant « troisième tour social » mettait son bulletin Macron, ben celui-là et tu auras beau lui répéter qu’il fait le lit du fascisme en 2017, il peut encore le retirer…

Je dis ça mais c’est vrai je ne suis pas dir com pol issu de sc pol donc je dois forcément avoir tort.

Il reste 13 jours un truc comme ça… Pour l’instant, Marine peut y croire malgré tout, malgré elle…

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Présidentielle : injonction, insoumission… et déjà l’oubli.

25 Avril 2017 , Rédigé par Marc

On y est sur ce fameux choix… entre cette fameuse France ouverte et cette France du repli. Que les choses sont simples dans un monde parfait, dans une France électorale qui aurait donné une clé unique de lecture. Où on peut tranquillement décidé des bons et des méchants.

Si mon choix même nuancé ne fait aucun doute, je me garderai bien de juger celles et ceux qui ne feront pas le même en se "réfugiant" dans l’abstention ou dans un vote de rejet. Alors oui, j’ai regretté l’intervention de Mélenchon, sous le coup de la colère et de la rancœur, où un peu de distance eut été meilleure conseillère par rapport à l’image qu’il a su donner durant toute sa belle campagne.

Néanmoins, je ne perds pas de vue que ce vote, pour un bon tiers de l’électorat, traduit une profonde inquiétude. A la différence d’un Laurent Bouvet qui voit dans le scrutin de dimanche une droitisation de la France ; je préfère y voir comme Henri Guaino une radicalisation de la société. Ce qui n’est pas à mon sens tout à fait la même chose. Je n’oublie pas que le premier décrochage dans les sondages de François Fillon intervient sur l’avenir de la Sécurité Sociale... 

Pour corroborer cette hypothèse, je m’appuie également sur la double segmentation de l’électorat et la corrélation, revenus/territoire sont les ressorts des scores tant pour la France Insoumise que pour la candidate du Front National. Je reste par ailleurs persuadé - des villes comme Roubaix, Marseille et d’autres semblent le confirmer - que le vote Mélenchon a permis d’enrayer le vote Lepeniste.

Cette dimension du vote qu’on ne peut considérer comme marginale, à laquelle s’ajoute au moins dans le discours porté par Marine Lepen en direction des classes « populaires » – au moins dans les mots –, ne peut être évacuée dans les prochains mois, dans les prochaines années. Et surtout, elle doit être intégrée par Emmanuel Macron au risque pour lui de n’incarner qu’un feu de paille de quelques semaines, de quelques années.

Oui il y a une France qui souffre, qui a peur de l’avenir pour elle, pour ses enfants, et celle-là on peut ni la rayer d’un trait de vote, on ne peut la moquer, on ne peut la railler ou l’insulter. Il est d’ailleurs un débat que certains ont soigneusement éviter durant cette période, celui des inégalités qui ne cessent de progresser.

Hors à gauche comme à droite, certains s’en inquiètent, aussi il serait grand temps qu’on parle sereinement avec la volonté d’apporter des réponses avec la nécessité de prendre en compte leur efficience dans une économie mondialisée. Est-ce de droite ou est-ce néolibéral de dire cela ?

Pierre Mendès-France disait que gouverner c’est prévoir ; je crois aussi que gouverner, tout en gardant une vision d’avenir claire, c’est prendre en compte les réalités qui nous entourent. C’est peut-être la différence entre le révolutionnaire et le réformiste.

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Présidentielle : Tant d’erreurs à ne pas faire…

24 Avril 2017 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Les résultats sont tombés hier soir relevant une France polytraumatisée et malheureusement durablement fracturée comme en atteste les commentaires sur les réseaux sociaux, sur les plateaux télévisés.

Des France qui se regardent en chiens de faïence ; celle des villes, celle des campagnes, celle de groupes sociaux antagonistes,  celle d’une France ouverte sur le monde, celle d’une France qui a peur de son voisin. Tout cela, on le lit calmement sur les cartes de géographie électorale diverses et variées. Toutes les corrélations sont possibles et se superposent, pour montrer un peuple qui est exaspéré au point de liquider proprement les deux partis de gouvernement qui sont au pouvoir depuis plusieurs décennies.

Les deux se montrant déjà incapables de produire la moindre analyse des raisons qui ont concouru à leur déclin. Des traites au bouc émissaire facile et bien entendu, les citoyens qui ne comprennent si peu et ces satanés médias. Mais à quoi bon s’attarder, demain se fera probablement sans eux. Il y a également le mauvais joueur acceptant mal la défaite où le naturel, après une si belle campagne, a refait surface en quelques secondes.

Et pourtant ce scrutin doit avant tout nous permettre de ne pas réitérer les erreurs qu’on a connu dans le passé.

Je me garderai d’avoir un jugement définitif sur l’électeur mélenchoniste qui déciderait de s’abstenir au second tour mais peut-il en retour éviter tout amalgame hâtif mettant au même niveau Lepen et Macron. D’ailleurs, il n’est pas impossible que Jean Luc Mélenchon ait joué un rôle significatif pour minorer le score de la leadeuse Frontiste. Et je me garderai de tout raccourci voulant que les extrêmes se rejoignent. Très souvent, ce sont les souffrances qui se rejoignent et qu’il faut prendre en compte dans nos politiques publiques.

Tout à leur joie, les militants actifs d’Emmanuel Macron, et Emmanuel Macron lui même, doivent veiller à ne pas se griser de cet exploit inédit. L’ivresse de pouvoir est la pire des choses, elle est une pathologie reconnue mais pourtant quand le diagnostic est posé sur le « patient » elle n’est jamais acceptée… où à de trop rares exceptions.

La victoire d’Emmanuel Macron qui se dessine ne fera pas disparaître les fractures qui traversent notre société. Et le résultat du 1er tour montre également qu’il n’est pas le nouveau messie d’une nation qui se cherche un avenir en l’espérant commun ; simplement, il représente l’espoir d’une minorité de français comme moi aspirant à la recherche du consensus dépassant les clivages traditionnels.

Au fond, la France forte de son héritage des lumières et des trente glorieuses, s’est permis, à raison, le luxe de gouverner en fixant deux pôles antagonistes. Aujourd’hui, beaucoup sentent que face aux urgences économiques, sociales et environnementales ; il est grand temps de mettre en sourdine certaines divergences parfois stériles pour se concentrer sur ce qui nous rassemble. C’est un défi probablement insurmontable et pourtant nécessaire. - Je crois que beaucoup de vieux militants comme moi, éreintés par les partis politiques, espèrent un changement de la "fabrique politique"-.

La capacité d’Emmanuel Macron a été de cristalliser cette aspiration.

En somme comme pour reprendre une expression que j’affectionne, il est le prolongement de l’alignement des quatre lunes. Phénomène qui ne se produit qu’une fois tous les mille ans et qui est particulièrement difficile à faire perdurer. Mais pour le coup, cet alignement il l’a en partie provoqué.

Alors oui se mettre en marche, c’est une nécessité au regard des enjeux et des fractures qui ont explosé hier soir. On ne le découvre pas… seulement aujourd’hui, on ne peut plus les nier.

PS : Billet un peu confus sur la forme qui ramasse un certain nombre de réflexions qui seront développées dans les prochains jours :)

 

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Une campagne pour rien…

19 Avril 2017 , Rédigé par Marc

Cela fait maintenant plus de neuf mois qu’on nous inflige cette présidentielle.

Une campagne qui a commencé avec la primaire des « Républicains », puis celle du Partie Socialiste. Deux séquences qui n’auront servi à rien d’autre qu’à démontrer que ces deux partis sont désormais exsangues.

Sans préjuger du résultat de dimanche, on peut néanmoins penser qu’ils auront les plus grandes difficultés à passer à deux la barre des 30% voire 25%... situation inédite pour ces deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis plus de 30 ans.

A coté, une forme d’hystérisation de notre société se traduit par l’affirmation de deux blocs inconciliables avec Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen ; sans compter une partie des supporters de celui qui pensait accéder à l’Elysée comme on valide un titre de transport.

De cette campagne du rien que restera-t-il en définitive et ce au-delà du résultat ? Peu de choses en définitive tant l’instant médiatique et politique n’est plus en capacité à faire vivre le débat de fond.

Hier soir, je regardais enfin le film « Demain » constatant avec effarement le fossé entre les problématiques majeurs aux quelles nos enfants seront confrontés dans les prochaines décennies et notre classe politique – à l’échelle des Etats -.

Une chose m’a frappé au cours de ces 2 heures. Moins l’Etat est centralisé, plus l’initiative collective peut prendre sa place et innover et que plus jamais c’est la notion de réseau qui prédominera dans la société de demain.

Il y a quelques mois, j’avais lu J. Rifkin sur la Troisième Révolution Industrielle où en matière de production d’énergie, il mettait en exergue la production électrique via une myriade de petites unités forcément orientées vers les énergies renouvelables. Je trouvais cette approche particulièrement intéressante et « Demain », à renforcer chez moi, l’idée que les solutions d’avenir passent par le « small is beautiful and connected » où la place à l’expérimentation est déterminante. Mais où la finalité n’est pas de copier une solution mais de s’en inspirer pour l’adapter à un environnement forcément différent.

On est loin de cette vision paresseuse qui consiste à dire « ben ça marche dans tel pays, y a qu’à faire pareil en France ». Ce qui revient à nier l’identité, la culture des groupes, territoires ou nations et c’est particulièrement risible quand cette même pensée paresseuse se veut défenseur de l’identité française…

De cela, je crains que les partis politiques traditionnels soient incapables de se saisir d’une part, du fait de leur structuration pyramidale et centralisée et d’autre part, une incapacité à entendre et à formaliser les inquiétudes des « gens normaux ».

Alors dimanche, tranquillement, je voterai Macron non parce que je crois que cela soit l’Homme Providentiel et qui plus est, je suis parfaitement lucide sur des points de divergences notables de son programme.

Simplement, je vois dans son élection, un moyen de rebattre les cartes de l’engagement citoyen et de voir disparaître ces appareils politiques obsolètes. C’est peu de choses et c’est bien en-deçà de mes attentes d’un futur Président mais c’est ma seule demande… un saut dans l’inconnu avec son lot d’incertitudes, j’en conviens mais le connu je n’en veux plus.

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