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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Le meilleur de nos politiques sur twitter... (1)

31 Mai 2017 , Rédigé par Marc

 

 

Twitter, personnellement j'adore. J'ai connu ses balbutiements, il y a dix ans, nous n'étions que quelques blogueurs et journalistes, c'était un formidable lieu d'informations et de déconnes gentilles... à l'époque, il n'y avait pas de trolls aigris et haineux.

Aujourd'hui, c'est un réseau incontournable pour les politiques où tous essayent de trouver la PHRASE en 140 caractères... de fait c'est aussi un florilège d'humour involontaire... Chaque semaine, je vais m'essayer à trouver 10 perles assorties d'un petit commentaire pour tenter de remettre en perspective la déclaration qui devait tout casser...

N'hésitez pas à m'en faire parvenir.

1. Ben là, c'est strike ou le coup à 10.000 dollars au tennis.

2. Comme chacun sait, il l'a battue à Hénin Beaumont en 2012... 

3. J'ai ri en lisant ce bon Camba avec ses 6% de la Présidentielle... et un copain m'a fait remarqué qu'il avait une réserve de 94%... vu comme ça... :)

 

 

 

4. J'aime bien celle-là mêlant sport et politique :)

5. Et l'inévitable... l'humour c'est bien si c'est au dépend des autres cf Cambadélis:)

 

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Législatives : le temps qu’il fait…

30 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Nous avons encore quinze jours a tenir. Nous parce que même pour moi, cette addition des temps politiques frise l’indigestion, qui plus est quand le niveau général n’est pas spécialement élevé.

La semaine dernière, on apprenait que le ministre Ferrand avait potentiellement un peu merdé. Certains ont été prompts à balayer cela d’un revers de main au prétexte que tout le monde s’en fout. Heu non, tout le monde ne s’en fout pas , et dans ce tout le monde, je crois qu’on est quelques uns à estimer que la nouveauté ne permet pas de se dédouaner d’une certaine éthique. Surtout quand comme monsieur Ferrand avait, en son temps et à juste titre, dénoncé les errements de François Fillon. Non le « macronisme » n’est pas une immunité.

Je suis de ceux qui estiment, et depuis de nombreuses années, qu’il y a un lien fort entre action publique et éthique. Oui mon modèle se porte davantage vers les démocraties scandinaves que les arrangements à la mode italienne. Le regain de crédibilité des élus passent aussi par là, à raison.

Cette affaire ne sera probablement pas sans conséquence sur les élections de juin, d’autant qu’Emmanuel Macron met du temps à trancher, laissant à penser qu’il s’accommode des petits arrangements en famille – appelons un chat, un chat-. Bien entendu, cela ne risque pas d’inverser la dynamique générale de LREM – La République en Marche - mais ça et là, cela peut coûter quelques points pour être présent au 2nd tour, pour sortir vainqueur dans une circonscription déjà difficile. En somme, cela peut coûter une poignée de députés, celle-là qui peut passer d’une majorité absolue à la majorité relative… Et le raisonnement qui veut que c'est aux électeurs de trancher, ben c'est de la merde cf les Balkany, Dassault, Mellick

D’autant plus dommageable que le nombre de candidatures dissidentes au titre de la Majorité Présidentielle est déjà assez important. Fragilisant de facto, le potentiel du groupe à l’assemblée. Car à moins d’avoir une implantation forte et reconnue depuis plusieurs années ; certaines d’entre-elles tiennent davantage du caractère folklorique et égotique que d’une démarche politique solide et ancrée sur les territoires. Pour ces derniers, il faudra assumer la défaite et peut être le déshonneur...

Sinon, au niveau des autres partis, l’heure semble être à vouloir limiter la casse. Pour LR, on semble se résigner en espérant limiter les pertes, et surtout préparer l’après. Mais pour eux aussi, cet après risque de se compliquer ; quand on perd un Le Maire, un Darmanin – dans une moindre mesure un Philippe – le risque est réel de s’engluer durablement dans une forme de droite filloniste ou tout au moins d'avoir cette image qui colle à la peau, repliée sur elle-même et traversée par des courants contraires.

Au PS… la situation est plus que jamais critique voire désespérée… On en en vient à compter les départements où il restera des députés socialistes… La Grande Terre du Nord n’est pas certaine de faire partie de ceux-là. A moins de se bercer d’illusions, les deux plus gros scores du Parti Socialiste, c’est la 1er et la 2eme circonscription avec respectivement 10,43% et 8,99% au 1er tour de la Présidentielle (EELV inclus, on a tendance à oublier) ... du lourd quoi… …. Il y a bien quelques grands stratéguerres qui pensent encore pouvoir jouer dans la cour des grands mais soyons réalistes… rares sont ceux à s’appeler Pierre Mauroy, Jean Lebas ou Jules Guesde et surtout aucun n’arrive à l’orteil de ces derniers… On pourra faire les comptes le 11 juin… Je passe sur l’existence de désormais un PS canal Habituel (Cambadélis), un Canal Historique (Hamon) et un canal dans les choux (Aubry/Hidalgo), là on frise le sublime… Et comme souvent avec les socialises, ils ont tendance à oublier les erreurs du passé... ici et ailleurs

Enfin, les Insoumis ou plus communément appelé le Parti "à" Méluch dont on peine à se dire que l’essai sera transformé aux législatives. Impeccable tout au long de la présidentielle, Mélenchon sombre dans le pathétique incapable d’accepter – tout comme ses dévots – le résultat démocratique. Enfermer entre le grand complot médiatique et l’élection volée… Du choix d’un parachutage confortable, d’invectives en invectives, la dynamique s’étiole jour après jour, ce qui est d’autant plus dommageable que c’est probablement son électorat qui s’abstiendra le plus en juin, sans compter un électorat plus volatile qu’attendu – oui les sondages… -, de fait un grand nombre de candidats insoumis risquent de tomber de haut au soir du 11 juin. Des résultats qui alimenteront encore davantage une rancœur déjà bien entretenue par le Leader… sans aucune remise en cause car comme au PS, la tradition du « c’est les autres » est également bien présente... Et je ne suis pas certain qu'on construise durablement sur des champs de ruines.

On en est là, à 11 jours du 1er tour.

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"Nous entrons dans l'âge des machines"

23 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Cette assertion n'est pas tiré du dernier opus de la série de Terminator mais d'un entretien de Charles Edouard Bouée qui n'est pas peintre de son état mais davantage patron d'une des plus grandes sociétés de conseil en stratégie.

Si je ne partage toute son analyse et plus particulièrement une forme d'optimisme où il suffirait de tout miser sur la formation et l'éducation pour s'adapter à ce nouveau monde. Je suis par contre totalement en phase sur le fait que par rapport à ce tsunami technologique qui s'annonce, nous avons beaucoup, beaucoup de retard. Retard technique très probablement mais plus encore sur notre manière d'appréhender les déflagrations dans tous les pans de nos sociétés.

Son approche ne semble pas prendre en compte les trois révolutions disruptives qui arriveront à maturation quasiment en même temps. Je veux parler de l'Intelligence Artificielle, de la génétique et de la robotique. A moins de considérer le futurologue de Google Ray Kurweil comme fou furieux, celui-ci prédit que la singularité se concrétisera en 2031. Plutôt que la date qui en soit n'a pas d'intérêt arrêtons-nous sur cette notion de Singularité. C'est tout simplement l'émergence ou le point de bascule vers une intelligence non humaine et donc qu'elle sera dotée d'un instinct de survie... Non ce n'est pas rien.

Dès ce moment, on est bien au-delà du transhumanisme qui veut que nous, Etres Humains seront augmentés via les évolutions technologiques de tous ordres. La singularité... des Machines complètement autonomes.

2030... 2050... c'est dans 40 ans... je peux connaitre ce moment.

Or à ce jour quelques sont les réflexions sur ce que cela va induire sur nos normes, nos fondamentaux juridiques... Non il n'y a pas que la question de notre relation au travail. Les évolutions technologiques exponentielles que nous vivons depuis plus deux décennies et qui vont continuer, auront un impact fondamental sur nos vies. 

Doit on attendre d'être devant cet état de fait pour que nos démocraties se saisissent de ces questions ? Bah on a bien le temps ? non justement car si nous entrons dans l'âge des machines, nous entrons également dans une ère de sur-complexité où la finalité n'est plus l'Homme mais la relation entre l'Humain et le Non Humain doué d'intelligence... 

Bon sinon, j'aurai pu vous parler des affiches de campagnes... mais demain c'est déjà aujourd'hui alors les trucs d'avant hier, ça m'intéresse un peu moins.

 

 

 

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Nicolas Hulot : le marqueur des 5 ans qui viennent

21 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Nicolas Hulot a donc accepté de devenir Ministre d'Etat en charge de la Transition Energétique sous la Président d'Emmanuel.

Passons sur certains militants bulots qui il y 'encore quelques semaines l'encensaient et qui depuis n'ont de mots de assez dures pour le qualifiaient. De même, je m'interroge quand d'autres ne voient dans cette nomination qu'une prise de guerre comme si face aux enjeux aux quels nous devons faire face n'ont que peu d'intérêt.

A leur différence, je vois dans cette démarche un marqueur fort de ce quinquennat qui s'ouvre avec un gouvernement pour le moins baroque. En effet, on peut légitiment penser que Nicolas Hulot n'est pas venu pour faire de la figuration et comme beaucoup, je suis convaincu que la question de la transition écologique porte en elle des changements radicaux pour nos société. En espérant que des ministres comme Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin sauront prendre en compte celle-ci et remiseront définitivement au placard certains de leurs jugements à l'emporte pièce où tout militant écologiste est un Khmer vert en puissance. Raisonnement aussi simpliste que de voir en tout patron un mangeur d'enfant avéré.

Durant cette trop longue campagne de la Présidentielle, j'avais regretté et plus particulièrement chez Emmanuel Macron le manque d'ambition dans ce domaine, craignant qu'il n'ait pas intégré la problématique environnementale dans sa pensée politique. Alors, aujourd'hui, je ne boude pas mon plaisir sur le fait que le gouvernement ait un ministre d'Etat sur ces questions.

La présence de Nicolas Hulot ne sera d'ailleurs pas sans conséquence sur l'avenir du mouvement d'Emmanuel Macron, où un départ trop précipité sur des divergences fondamentales pourrait sonner le glas des espoirs - lucides -  de celles et ceux qui croient en sa démarche.

Alors plutôt que d'attendre ce moment - si il arrive -, il y a nécessité de s'inscrire dans cette démarche et de l'amplifier tout en restant lucide sur les contraintes extérieures et de faire la différence entre le compromis et la compromission, différence chère aux yeux de Michel Rocard.

Au fond, pour les militants comme vous et moi, il s'agit de s'appuyer sur cette volonté présidentielle et gouvernementale pour que cela se traduise dans les faits à l'échelle de nos territoires et d'accélérer encore là où les choses bougent déjà. Car tout comme, il y a une urgence économique, une urgence sociale, il y a une urgence environnementale. 

Alors au lieu d'être dans ces bonnes vieilles pratiques du dénigrement systématique sans lendemain, beaucoup feraient mieux de concentrer leur énergie pour apporter des propositions. Mais à en juger par le début de campagne des législatives, je crains que malheureusement nous restions dans le domaine du voeu pieux et de l'inaccessible.

Pour les autres, allons y... 

 

 

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Le nouveau gouvernement…  c’est Rock’n Roll !!

17 Mai 2017 , Rédigé par Marc

A la lecture de la composition de premier gouvernement souhaité Par Emmanuel Macron, je n’ai pû m’empêcher de retenir un Wahouuuu ! Car reconnaissons que récupérer Gérald Darmanin n’est pas en soi une petite prise. Ce n’est pas spécialement ma tasse de thé, loin s’en faut, néanmoins on peut lui reconnaitre cette qualité : c’est un bosseur. Après, il se définit comme la droite sociale... nous verrons le maçon au pied du mur.

Au chapitre des autres déceptions, le volet économique confié aux seuls représentants des ex-LR qui n’ont jamais fait preuve d’analyses et propositions particulièrement novatrices dans ce domaine. Après on ne va se mentir, qu’il y ait des personnalités issues de la droite, ce n’est pas une surprise et je me doutais qu’on n’allait pas nous ressortir les Raffarin (tant mieux) ou Borloo (dommage). Bref, on regardera cela dans les faits et la cohérence que souhaite imprimer Emmanuel Macron sur la politique du gouvernement.

Pour ma part, ma grosse déception réside dans le fait que la parité n’est pas, à proprement parler, respectée. Aucune femme Ministre d’Etat et je trouve ça particulièrement regrettable, surtout après la nomination du cabinet de l’Elysée 100% velu. A mon sens, c’est la grosse boulette  car pour le reste la plupart des engagements sont tenus. Oui beaucoup de têtes nouvelles, oui une large place à la société civile même si elle n’est pas obligatoirement synonyme de réussite en matière de politiques publiques. Oui il aurait pu nommer un Pierre complètement inconnu au lieu d’un François mais de vous à moi, j’estime que Bayrou est garant d’une certaine idée de la justice et aussi de la démocratie.

Hormis ces quelques motifs de déception… enfin quelque soit la couleur du gouvernement, on en trouvera toujours  – je laisse du temps à ce dernier pour travailler, en ayant même de réelles encouragements comme Richard Ferrand à l’aménagement du territoire ou de confier la culture à une vraie femme de Lettres, j'ai lu un entretien de sa part sur Télérama, elle semble une personne bien.

Par contre, une grande satisfaction, Nicolas Hulot qui hérite d'un grand ministère et qui Ministre d'Etat (dans la logique de nos institutions, ce n'est pas rien). Ayant un temps caressé le souhait qu'il se présente à la Présidentielle, j'espère qu'il sera en capacité de faire comprendre à certains que les questions environnementales ne sont pas une lubie de bobos qui ne se lavent pas (à Darmanin par exemple qui quand on cause de ça a le sentiment de faire face à un kmer vert). Par ailleurs, j'ai tout le temps de cette campagne, regretté que cette problématique était le parent pauvre du discours macronien, preuve qu'il reste ouvert, à lui maintenant de savoir infléchir certaines de ses orientations initiales (non ce n'est pas sale de prendre en compte les études scientifiques qui ne manquent pas pour dire toute l'urgence de la situation).

Ah, une très grosse inquiétude malgré tout sur le ministre de l'Education Nationale... davantage d'autonomie ne rime pas forcément avec la mode du néolibéralisme... On en reparlera.

Au final, un drôle de machin avec de vrais atouts, de vraies faiblesses et de réelles incertitudes. Est ce que cela suffira pour passer l'épreuve des législatives ?

Tiens, question subsidiaire : Le Maire, Philppe, Darmanin vont soutenir les candidats d'En Marche en juin ? En général, on parle de solidarité gouvernementale hein...

 

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Législatives : En Marche… Des couacs oui et alors ?

16 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Cette séquence des investitures n’aura pas été un long fleuve tranquille néanmoins on aurait tort de se focaliser sur les quelques couacs qui l’ont ponctuée.

Au final et en prenant un peu de hauteur, on se rend vite compte que ce mouvement de renouvellement est le plus important que le paysage politique français ait connu depuis… 1981 (pour rappel : 52 % des candidats n'ont jamais eu de mandat 95 % ne sont pas des députés sortants, parité respectée. Une gageure quand on sait que sur les 19 000 dossiers déposés, il n'y en avait que 29 % de féminins, moyenne d'âge de 46 ans). Certains au lieu de gloser sur les petites péripéties d’En Marche ferait mieux de s’interroger sur leur propre capacité à saisir l’aspiration d’une majorité de Français qui souhaite une évolution notable des us et coutumes de ce petit monde politiques.

Il eut d’ailleurs été particulièrement étonnant qu’un mouvement aussi faiblement structuré puisse franchir ce cap, d’une importance vitale, sans encombre. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de l’après présidentielle avec la tenue du congrès de constitution de la République en Marche et sa capacité à résoudre cette équation : comment garder cette dynamique et cet enthousiasme tout en gardant une cohérence dans l’exercice du pouvoir et ce en préservant la richesse du débat, aspiration forte chez les marcheurs, enfin il me semble.

C’est probablement l’autre difficulté de la prochaine législature… trouver un équilibre entre députés godillots et députés libres… par avance, je souhaite bien du courage au futur président du groupe REM à l’assemblée nationale.

A cette heure, tous les problèmes ne sont pas résolus, simplement il nous faut garder à l’esprit qu’il s’agit avant tout de réussir à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale et aussi de faire en sorte que le Front National ait le moins de députés possible.

Alors, ici et là, il faut parfois se rendre à la raison, le candidat ou la candidate n’est pas forcément celui ou celle qu’on espérait, et garder en mémoire les deux objectifs cités plus haut. Une chose est sûre, dans 5 ans, l’argument de la lutte contre le FN ne portera plus et il semble qu’Emmanuel Macron est parfaitement conscient de cela.

On peut rechigner, se sentir trahi, pour autant au soir du deuxième tour, il sera trop pour se plaindre si on se retrouve dans sa circonscription avec un ou une député FN. Et certaines circonscriptions sont plus propices à ce risque, chacun doit en tenir compte.

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Premier Ministre : Zut Edouard Philippe n'est pas une femme...

15 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Sans surprise, Edouard Philippe a été nommé Premier Ministre par Emmanuel Macron. Alors comme beaucoup, j'aurai aimé la nomination d'une femme, une première depuis Eddith Cresson, d'autant que nous ne manquons de grands talents malheureusement, la real politique imposait un autre choix. Un choix plus pragmatique.

Autre non surprise, Edouard Philippe est de droite... on nous aurait menti, je le dis sans tortiller, non pas un instant. Emmanuel Macron n'a jamais fait mystère de se volonté de casser le système politique qu'on connait depuis des décennies. Il lui fallait par conséquent montrer sa capacité à continuer dans ce sens. Edouard Philippe a ce profil, de droite mais sans sectarisme, Maire d'une grande ville, député. 

C'est désormais à lui de mener la campagne des législatives, issu de LR, nul doute que cela peut créer une certaine confusion dans une partie de cet électorat plus modéré et ouvert au dialogue. C'est le pari de Macron pour tenter d'obtenir une majorité absolue et mettre en oeuvre un structure politique transpartisane.

Reste maintenant à connaitre, la composition du gouvernement, j'espère que ce dernier sera déjà paritaire où les femmes auront de grands ministères, mêlant renouvellement et confirmation. Des Delevoye, Lepage ça m'irait bien avec de nouvelles têtes. 

Le PS est dans un coma avancé, LR un peu plus fragilisé... reste à construire durablement cette recomposition politique. Ca se jouera en juin.

Vous pouvez lire ce portrait d'Edouard Philippe ... on est loin du mode binaire

En tout cas, les Méluch, Baroin, Cambadélis ont pris un petit coup de vieux...

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Législatives : à Roubaix… une totale incompréhension.

11 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Ou comment casser une dynamique localement en 2 leçons alors que Roubaix, par son histoire politique et ses acteurs, est une terre particulièrement propice à l'enracinement durable d'En Marche

Les candidats En Marche pour les législatives viennent de tomber… On va le dire sans aucune acrimonie vis-à-vis des personnes mais c’est juste du grand n’importe quoi. Je le dis d’autant plus facilement que je n’étais pas candidat.

Seulement, je connaissais le candidat putatif de la 7eme circonscription, Alexandre Garcin, Adjoint au Maire de Roubaix en charge de l’environnement, cela fait déjà de longs mois qu’il a fait le choix d’En Marche. Outre cet aspect, on peut également lui reconnaitre une belle capacité de travail et d’innovation. Il suffit pour cela de constater qu’il a réussi à accoler le nom de Roubaix à Zéro Déchet, ce qui ne pouvait apparaître comme une évidence, il y a encore 3 ans.

A ce titre, il portait les différents marqueurs de la campagne d’Emmanuel Macron : renouvellement, volonté, audace. Au lieu de cela, l’accord MoDem/En Marche a été privilégié.

Dans la 8ème, faute de candidat clairement identifié, le choix s’est portée sur Catherine Osson, déjà conseillère Départementale PS, Adjointe au Maire de Wattrelos. Il y a un an, son élection au département fut très compliquée face au FN, elle n’a dû son salut qu’au soutien sans faille du Maire de Roubaix. Aujourd’hui, quand on regarde les scores du FN à Wattrelos, il y a fort à parier que le soutien de de ce dernier - si le candidat LR ne passe pas le 1er tour -, ne soit suffisant. Aussi, je crains que cette candidature soit du pain béni pour la candidate frontiste bien implantée sur ce secteur. Alors, oui le candidat Insoumis peut peut-être jouer les trouble-fêtes en s’appuyant sur les scores élevés de Mélenchon sur les bureaux roubaisiens, mais je connais aussi la « sociologie électorale de Wattrelos » qui risque de lui faire défaut.

Le pire dans tout cela, c’est que ces investitures un peu hors sol risquent de casser une dynamique qui semblait se mettre en marche sur Roubaix où j’ai pu rencontrer des connaissances de Gauche, de Droite et de nouvelles têtes, simplement parce qu’Emmanuel Macron porte un discours plus optimiste, plus volontaire. Et un certain nombre d’entre eux sont désormais en vacances… C’est dommage…

On est très loin du renouvellement, des bonnes pratiques et de l'audace...

 

J’ai également une pensée pour mon ami Denis Vinckier qui n’a pas reçu l’investiture En Marche dans la 11eme circonscription du Nord. De manière totalement incompréhensible car Denis a toujours été d’un grand courage politique, d’un investissement sans pareil et ce depuis des années… et d’une fidélité à ses idées rare.

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Présidentielle : je ne boude pas et je m’engage…

9 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Voilà, c’est fait Emmanuel Macron a été élu Président de la République. Il ne sert à rien de refaire le 1er tour à moins de penser au gros complot des illuminatis, les faits sont là. Malgré tout, je peux entendre avec raison cette forme de relativité au niveau des résultats, il n’empêche qu’on le veuille ou non, il a été élu.

Aujourd’hui, on se perd en conjectures sur le futur Premier Ministre… en dehors des partis politiques depuis quelques années, j’avoue que la notion d’étiquette ne m’intéresse guère, rien ne compte plus que ce qu’on fait à son niveau de responsabilité. Alors oui je ne gouterai guère une Christine Lagarde ou un Bruno Lemaire, par contre un Edouard Philippe, issu des Républicains, maire du Havre, ville qui a connu plusieurs traumatismes ou une Sylvie Goulard dont l’expertise ne peut être mise en doute, pourquoi pas.

Acteur politique d’un petit niveau depuis plus de 20 ans, je veux m’inscrire dans cette démarche transpartisane, celle-ci est le fruit fruit d’une maturation lente et d’expériences variées. Citoyen d’une ville qui concentre des problématiques majeures, je ne peux la vivre au quotidien sans en ressentir ses difficultés et tenter d’y apporter des solutions.

Je l’ai déjà dit, le programme d’Emmanuel Macron n’est pas parfait néanmoins il semble vouloir mettre l’éducation au centre de sa politique et c’est pour moi l’un des enjeux essentiels des prochaines décennies en France mais surtout dans ma ville.

Sa traduction ne pourra se faire que dans une co-construction avec les différents acteurs, et les municipalités de fait auront un rôle important à jouer… à tort ou à raison et sur ce point, il y a une exigence pour les générations futures à bâtir dès à présent les contours d’une politique éducative de qualité. A ce titre, il serait peut être intéressant de s’inspirer des politiques scandinaves où une plus grande place est laissée à l’autonomie… et oui, je demeure Rocardien et de fait, partisan d’une approche plus girondine que jacobine du pouvoir politique. Ce qui n’exlut en aucun cas, l’investissement financier du pouvoir central.

C’est un exemple. Bien sûr, on m’opposera la volonté d’Emmanuel Macron de régir par ordonnances dans le domaine du code du travail. A priori, j’y suis réticent car toujours rocardien, j’attache une grande importance au dialogue social mais je vois aussi de part mes connaissances – droitières – certaines limites. Dans ce domaine et au final, la seule vérité sera celle de l’augmentation ou non des inégalités sociales. Si La flexibilité à tout crin n’est certainement pas un objectif, la flexsécurité peut être une piste dans un monde de plus en plus complexe et instable pour les individus mais aussi pour nos sociétés.

Alors, aujourd’hui, je veux franchir la marche, en m’engageant dans cette République En Marche, à qui on ne peut demander des comptes à l’heure actuelle alors que nos partis traditionnels ont un passif de plus 40 ans.

J’assume pleinement mon parcours politique antérieur qui fut le fruit de réflexions et de rencontres majeures pour moi (LCR, PS tendance Rocard, collaboration auprès d’un Maire UMP). Aujourd’hui, République en Marche correspond à ce moment et je l’espère à un moment clef de notre histoire et de nos problématiques… et j’en ferai le bilan dans 5 ans et non 48h après l’élection de son représentant.

Par avance, je comprends les critiques acerbes et légitimes qui ne manqueront pas et je comprends également celles et ceux qui en leur âme et conscience ont préféré le ni-ni ou l’abstention. Dans ce domaine, nul ne détient une Vérité, notre vérité est le résultat de notre propre chemin. Et mon chemin reste indéfectiblement dans les traces d’une pensée humaniste, progressiste dans un monde en rupture.

Sinon, je ne suis candidat à rien, il y a bien d’autres talents par contre je crois pouvoir encore aider.

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Présidentielle : abstention record en vue ?

6 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Demain soir se terminera cette drôle d’élection, où depuis un an les surprises n’auront pas manqué, des candidats putatifs déjà élus à la bulle qui devait exploser de manière imminente.

Au final, tous les déjà Présidents ont explosé en plein vol et la bulle que « tous les médias voulaient » va se poser sur le perron de l’Elysée. Avec ce paradoxe assez étonnant de candidats investis massivement par les primaires lâchés par les ces mêmes citoyens.

Plus que jamais nous sommes entrés dans l’ère du consocitoyen comme nous sommes désormais de plein pied dans un monde politique où le débat se résume désormais aux commentaires de nos éditorialistes sur des twitts de 140 caractères douche comprise.

L’autre dérive particulièrement inquiétante, ces fameuses fake news que rien ne semble pouvoir contrecarrer tant le journalisme même factuel est décrié selon ce nouvel adage qui veut qu’on est tous le complotiste de l’autre.

Dans ce « beau » bordel… la participation a néanmoins survécu… même si elle ne fut pas extraordinaire au 1er tour, elle s’est maintenue à la surprise générale. Qu’en sera-t-il au deuxième tour ?

Pour le coup, on peut craindre, compte tenu du contexte, que l’abstention atteigne un niveau particulièrement élevé. Pour ma part, je crains qu’on dépasse les 30% -pas de Front Républicain, climat général délétère, pas de manif comme en 2002, un débat de 2ème tour indigne -. A cela, il faudra également rajouter bulletins nuls qui devraient atteindre un nombre record pour ce type d'élection. Résultat ce qui ne serait pas sans conséquence pour le nouvel arrivant surtout si celui-ci a davantage bénéficié du vote utile que d’un vote d’adhésion au 1er tour.

Bref comme qui dirait l'autre on risque de ne pas avoir le cul sorti des ronces…

Rappel :

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