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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #reflexions...enfin on essaye tag

Des communautés élues au Suffrage Universel, c'est pour Quand ?

3 Février 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye


J'ai un peu honte, d'autant que c'est un sujet qui me tient à coeur et que j'ai déjà développé ici... Alors avec beaucoup de retard (veuillez m'excuser Mlle Bauch, je vous fait part de cette pétition qui demande qu'enfin les conseils de communautés soient élues au Suffrage universel dès les prochaines municipales.

J'ai vu passer un entretien de Pierre Mauroy sur ce sujet, il y a peu sur la Voix du Nord, il ne disait pas autre chose... il est temps que ces insitutions qui prennent une part prépondérante dans notre vie quotidienne mais aussi pour dessiner notre futur passent à l'âge adulte, à l"âge démocratique. Pour signer, c'est là.

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Au second semestre 2008, 171 communautés d’agglomération regroupent plus de 3000 communes et 21 millions d’habitants. 77 d’entre elles constituent des ensembles de 100 000 habitants et plus. Leurs compétences obligatoires (aménagement de l’espace, développement économique, équilibre social de l’habitat, politique de la ville), facultatives et optionnelles couvrent des domaines essentiels pour la vie quotidienne des villes et de leurs habitants.

Pour ces communautés d’agglomération, la composition des conseils communautaires fixée par la loi n°99-586 du 12 juillet 1999 relative au renforcement et à la simplification de la coopération intercommunale ne prévoit cependant, contrairement aux dispositions qui prévalent pour les communautés urbaines, aucune représentation obligatoire des oppositions municipales.

Il en résulte des situations allant du respect des oppositions à leur exclusion totale ou sélective des conseils communautaires.

Il en résulte également une disparité de la représentation démocratique entre communautés d’agglomération et communautés urbaines, alors que les ensembles de population que représentent ces deux types de structures intercommunales sont de taille de plus en plus comparables. Et le seront de plus en plus à la faveur de la loi n°2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales qui encourage les regroupements de structures intercommunales.

NOUS VOUS DEMANDONS D’INSTAURER UNE REPRESENTATION DEMOCRATIQUE AU SEIN DES CONSEILS COMMUNAUTAIRES D’AGGLOMERATION.

Il suffit pour cela d’une disposition très simple prévoyant, comme dans les communautés urbaines, la répartition des sièges entre les listes selon les règles de la représentation proportionnelle. Une telle disposition est indépendante du débat sur l’élection au suffrage universel des responsables d’intercommunalités. Elle est urgente, puisqu’il est devenu évident que des pouvoirs très considérables ont été transférés aux communautés d’agglomération et que ces pouvoirs sont aujourd’hui exercés, si les maires en décident ainsi, en dehors de tout débat démocratique. Pour les dix ans de la loi de création des communautés d’agglomération, faisons les entrer dans le droit commun de la représentation démocratique.
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Que faire de 2 millions ?

30 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

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Malgré la traditionnelle bataille d’épiciers, cette journée de mobilisation fut une réelle réussite. Cependant, vu la manière dont Sarkozy traite ceux qui n’arrivent pas à juguler les manifestants, on peut imaginer que les services du ministère de l’intérieur n’ont eu de cesse de tartouiller les chiffres pour minimiser l’affront fait à notre sainteté (ce n’est certainement pas le préfet limogé qui me démentira)

 

Mais au-delà des chiffres, 1 millions, 2 millions ou plus, une seule question se pose ce matin, que faire de cette marée humaine, quelles perspectives peuvent-elles être donnés pour faire face à l’ampleur de cette angoisse sociale ?

 

Une évidence, Sarkozy n’entend rien et promet, par la voix de ses pantins,  au contraire de continuer ses réformes ; tout juste si il ne dit pas qu’il va accélérer leur rythme… c’est à ça aussi qu’on reconnaît l’homme de droite borné.

 

Hélas en face de cet autisme destructeur, quelles sont à ce jour les réponses apportées et par qui ? Si le mouvement social d’hier fut dense et compacte, ces réceptacles syndicaux et politiques offrent à l’inverse un émiettement et des rangs pour le moins clairsemés.

 

La division syndicale n’est pas nouvelle, cependant qu’on le veuille ou non, celle-ci est un avantage non négligeable pour l’exécutif en place, lui offrant toute latitude pour accentuer encore cette fragmentation à travers une volonté de négocier pour le moins douteuse et des accords tout aussi boiteux… Et même si l’unité était de mise hier, il y a fort à parier que ce front ne résistera pas longtemps tant les différentes centrales continuent à se regarder, en forçant le trait, en chiens de faïence.

 

A cette faiblesse structurelle et historique du syndicalisme français, s’ajoute désormais une offre politique (à gauche) pour le moins troublée et inaudible. Une présence résiduelle du PCF, un Parti Socialiste fort de ses baronnies et de ses élus mais manquant cruellement de militants et pour couronner le tout, une constellation de partis et rassemblements embryonnaires où chacun entend réunir sous sa bannière la gauche de la gauche.

 

La conjonction de ces deux phénomènes accentue encore davantage cette impression de vide. Aucun projet de société cohérent et crédible ne parvient à émerger… et ce n’est pas faire œuvre de mauvais socialiste que de dire que son plan de relance, du seul parti en mesure de représenter une alternance, n’a eu qu’un très faible écho auprès des citoyens.

 

Alors que faire ?

 

Peut-être appartient-il aux syndicats de se grandir un peu et oser des rapprochements structurels révolutionnaires pour offrir à ce mouvement social un espace de débats et de combats. Pour enfin négocier d’égal à égal avec le gouvernement et le Medef.

 

Sur la question des partis politiques… je n’ai rien à dire de particulier à la gauche de la gauche mais il me revient en tête ces mots de Lénine « le gauchisme, maladie infantile du communisme »… il y a quelque chose comme ça dans l’époque actuelle. Pour le PS, ma famille et même si certains en doutent, je crois qu’il est plus que temps de se remettre au travail. Pour l’heure, je ne suis pas certain qu’une motion de censure et un plan sans conséquence (nous ne sommes pas au pouvoir) ou faire feu de tout bois dans les manifs (c'est le minimun syndical non ?) soit à la hauteur des enjeux de demain et de la société. Hors de propos, quoique, y a-t-il un afflux d’adhérents ?

 

Alors ce matin, je suis dans l’expectative voire dans le doute et ce malgré une belle journée.


Sous les pavés, la plage mais la mer est encore loin... 

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Le Parti Socialiste a-il encore toute sa raison ?

27 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

 

 

Hier, j’ai eu choc en lisant les nouveaux tarifs du Parti Socialiste… En essayant de recouper les différences sources… j’ai hélas dû me ranger à cette réalité, soit la nouvelle direction a perdu pied avec la réalité, soit il y a manifestement une volonté de fermer le parti  et de rester entre « vrais militants »…

 

Pour ce faire, rien de mieux que des augmentations substantielles…

 

Je vous laisse ce joli tableau… alors certes, on s’arrange dans les sections mais que dire de nos hauts dignitaires. On remarque au passage qu’il y a une diminution du nombre de tranches mais surtout, les augmentations font preuve d’un sens aigue de l’équité… et que dire de la grande rénovation annoncée… Ou alors c'est le retour de l'avant-garde du prolétariat éclairé...

 

Pour ma part… je le dis dès maintenant, je renouvellerai ma cotisation sur la deuxième tranche… il ne faudrait pas déconner non plus.

Bien entendu, je suis preneur si toute personne peut infirmer ces nouveaux tarifs .

Edit: je ne pensais pas susciter autant de réaction avec ce billet qui est venu à la suite d'une remontée d'un militant. Pour certains, ce billet n'est que poujadisme... soit.

Plus sérieusement, à travers les réactions engendrées, et même si je reste attaché à une progressivité équitable de la cotisation néanmoins je me pose une question : ce système est-il encore adapté aux nouvelles militances ?

 Alors, on peut évacuer le débat facilement sur le distinguo "bon militant" est celui qui paye beaucoup, "mauvais militant" est celui qui paye moins voire juste fan... il n'en demeure pas moins que la question et encore plus quand on se penche sur la "mécanique Obama" qui n'est pas le fruit de gros contributeurs... loin de là.

A travers cette problématique, une seconde se pose, celui des "réseaux" sociaux"... Le PS veut-il rester à l'écart de ce mouvement de fond qui ne vient pas de Royal ou de Obama mais davantage de la campagne de 2005 des "NON". 
 

 

2008

2009

Variation

sans revenu, -25 ans

20

20

 

1000

40

60

+50%

1000-1200 euros

40

75

+86,25%

1200-1400

90

102

+12,78%

1400-1500

90

139

+53,89%

1500-1600

135

139

+2,59%

1600-1900

135

185

+36,67%

1900-2000

135

230

+70%

2000-2200

200

230

+14,75%

2200-2700

200

277

+38,25%

2700-3000

200

322

+60,75

3000-3200

350

322

-8,14%

3200

350

367

+4,71%

 

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Le Cac 40 toujours plus bas…

23 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

C’est passé inaperçu dans les infos, comme une vieille maîtresse ridée on n’en parle plus, à peine ose-t-on encore prononcer son nom… L’indice boursier de référence, le CAC40, est au plus mal, il est descendu en dessous des 3.000 points et sans fioriture, franchement.

 

Et aujourd’hui, ça ne s’annonce pas super pour nos traders, anciens rois d’un monde fini… je m’emballe un peu, je vous l’accorde.

Mais hier encore, son compère, influent en chef de la planète, a encore dévissé… -2,76%... Merde, l’arrivée de notre nouveau messie n’a pas réussi à inverser la tendance.

 

Combien de pendus ce soir, combien de veuves à consoler… souvenons-nous, il y encore quelques mois ces apprentis sorciers d’une économie virtuelle, n’avaient de cesse de faire péter le champagne à chaque annonce de restructuration, de plan de licenciements pour assouvir la sacro-sainte productivité et améliorer ses bondieuseries dividendes.

 

Cynique… oui… mais je ne pleurerai pas la mort d’un madoff… je n’en oublie pas moins que malgré tout, ceux sont encore les mêmes qui prennent cette crise en pleine gueule… le petit ne va toujours pas mieux, il lui faudra accepter de nouveaux sacrifice, pour cela on pourra compter sur la CFDT, mort-vivant d’un syndicalisme qui se voulait réformateur.

 

Tenez, il suffit de regarder les profits de nos banques francaises… Alléluia… Elles engranges des bénéfices… alors, pour faire croire à leur nouvelle morale, ces dirigeants exhorté par un Président presque aussi virtuel si il ne s’agitait pas autant, on fait contre mauvaise fortune bon cœur… en acceptant de renoncer à leur bonus. La belle affaire et les dividendes ?

 

C’est moi, c’est vous qui les payez ? Combien de milliards publics injectés pour asseoir ces bénéfices ?

 

La vraie morale serait que cette année, « nos » actionnaires petits ou gros se passent de leurs plus-values… Je n’ai définitivement pas envie de leur payer leurs extras.

 

Alors aujourd’hui, ça va encore dévisser sévère sur les places boursières pour ne pas céder à la panique on vous dira que ça ira mieux fin 2009… Je crois que c’est faux, nous serons dans la même situation si celle-ci n’a pas empiré.

 

Rassurons-nous une dernière fois… Obama a repris les conseillers de Clinton… ce qui n’est pas vraiment un signe rassurant d’autant que ceux qui ont fait leur mea-culpa de cette fausse prospérité et de la déréglementation forcenée sont restés à quai. Chez nous, on continue à colmater soit sur la demande, soit sur l’offre… mais en évitant soigneusement de se projeter à moyen/long terme car c’est difficile de changer de matrice…

 

C’est fort dommage car pour une fois Nicolas Sarkozy avait raison en nous parlant de politique de civilisation…

 

C’était il y a un an… depuis il a épousé Carla Bruni… que de chemin parcouru.


Edit : suite à cet article en forme de pamphlet que j'assume complètement, le blogueur libéral CaRéagit a jugé bon de faire un article sur ce paradoxe. Je cite la conclusion de son billet : "En réalité, pour ces banques comme pour d'autres entreprises, le Résultat Net de l'année 2008 est au rendez vous, en d'autres termes, l'entreprise à gagné de l'argent. Seulement la crise est passée par là et l'effort général pour soutenir les erreurs de certains mériterait au moins la suspension de toutes les primes et bonus de l'année."

Commentaire : Heu... même si je n'ai pas tout compris au mécaniseme, une chose "simple" que les banques appurent leur dette, passif, pertes (m'en fous du terme) avec leur bénéfice... Ensuite on fait les comptes et on voit si elles ont besoin de jouer les pleureuses en demandant des sous aux contribuables. Mais désolé, si des banques distribuent des dividendes alors qu'elles sont bénéficiaires sur leur exercice et touche en prime des aides publiques... pour moi, il y a vol carctérisé d'un point de vue morale.

 

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Développement durable, si on en parlait.

22 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye


Un évènement intéressant se tient en ce moment organisé par le Conseil Régional Rhones-Alpes, les 5èmes assises nationales du Développement durable. A vrai dir, je n'ai pas vu passer beaucoup d'articles dans nos médias.

Fort heureusement, l'estimable revue Alternatives Economiques est associée à ces rencontres ; il y a même un blog,
c'est ici, qui permet de suivre un peu mieux les débats.

Je vous mets la vidéo de
Lester Brown (analyste environnemental) pour la séance inaugurale.

Je crois que cela sert aussi à ça un blog, essayer de vous faire partager d'autres sources d'informations.

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En attendant…

20 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Quoi ?

 

Vous avez le choix :  en attendant d’aller boire un coup après les vœux de Martine Aubry (c’est vrai c’est important), en attendant le plan de relance du PS, en attendant Godot, en attendant l’investiture de Barack Obama ou… en attendant la crise.

 

Quelques heures avant, la prise de fonction du nouvel hôte de la Maison Blanche, j’ai parcouru en diagonale quelques écrits d’économistes, je vous rassure ni Alain Minc, ni Jean-Marc Sylvestre, pour tenter de prendre le pouls d’une économie chancelante. Belle affaire que cette obamania d’ailleurs pour notre Président, ça évite de revenir sur la « contraction » annoncée de la croissance pour l’an prochain et surtout ne pas se remémorer son autosatisfaction lors d’un chiffre au premier trimestre 2008 un peu plus élevé que prévu.  A l’époque, ceux qui tentaient de garder la raison sur un chiffrage en trompe l’œil, passaient au mieux pour d’incorrigibles sceptiques au pire pour des cassandres n’ayant rien compris.

 

Donc, ce jour, j’ai lu l’interview de Robert Solow (nobel d’économie) et suis tombé sur ce petit bout de phrase qui me fait dire que la sortie du tunnel n’est peut être pas pour 2009. Notre gars dit en substance « Obama va tenter, le plus tôt possible, d’arrêter la récession avant que la chute de la consommation n’entraîne des licenciements massifs. C’est une course contre la montre. » Mon petit cerveau m’a fait penser que premièrement nous n’avons pas encore passé l’œil du cyclone et que deuxièmement je m’interroge sur comment va être relancée cette fameuse consommation ? Cette question n’est pas anodine puisqu’on sait que la cartouche du crédit est non seulement périmée mais que c’est grâce à cette bulle du crédit qu’on en est là.

 

Cette réflexion est d’autre part étayée par la lecture d’un article de Jean-Marc Vittori (pas spécialement gauchiste puisque éditorialiste aux Echos…) qui termine sa livraison du jour par ces mots : « Mais la faillite des Etats-Unis n'est plus un scénario inimaginable. Certains prévoient déjà que l'Amérique échappera au pire cette fois-ci... pour succomber lors de l'éclatement de la prochaine bulle ». C’est frais, c’est rassurant. Certes, vous pouvez me dire que le gars a trop abusé de substances illicites sauf que c’est un des seuls a avoir annoncé le scénario qui se joue aujourd’hui, par un édito intitulé « liquidités et bain de sang »… en pleine euphorie boursière, il y a trois ans.


Comment quoi, il n'est pas urgent d'attendre mais qu'il y a bien urgence de reposer les bases d'un système plus juste, plus équitable.
 

Bon pour tout vous dire… ce passage m’a été soufflé dans l’oreille par un certain Pierre Larrouturou. J’en profite pour dire que Nouvelle Gauche bosse et pas qu’un peu (même si je regrette ne pouvoir y prendre toute « ma » place par manque de temps) mais de cela je vous en parlerai ultérieurement…. Tiens, ça serait intelligent de faire une place pour Pierre quelque part…

 

Ah oui… autre remarque perfide à l’encontre d’une journaliste du Monde quand on fait un article politique, on évite de s’emmêler les pinceaux. Non, Nouvelle Gauche n’a pas rejoint l’UMP et son représentant n’est pas Jean-Marie Bockel, son groupuscule à lui s’appelle Gauche Moderne… je vous jure… Donc, madame Landrin, si vous pouviez corriger cette erreur, je vous en remercie par avance.

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Parti Socialiste : la relance plan plan.

12 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye


 

Depuis quelques heures, on connaît les grandes lignes du plan de relance qui sera présenté, je le rappelle, le même jour que l’investiture de Barak Obama.

 

Petit rappel, nous avons eu droit à un congrès sur la ligne du vrai parti du gauche, de la remise en cause su système du fait d’une crise sans précédent avec à la base des fondamentaux économiques à la va-comme-je-te-pousse (merci aux libéraux pour leurs grandes théories quand en fait, le truc marchait sur le fait que les arbres montaient au ciel moyennant un endettement privé toujours croissant).

 

Et bien, pour justifier ce plan, Didier Migaud, rapporteur (PS) du budget à l'Assemblée nationale, prend comme principaux soutiens pour montrer la solidité du plan sur le FMI et la Commission Européenne (deux institutions gauchistes bien connues) :  "Le Fonds monétaire international, comme la Commission européenne, recommandent des plans d'une ampleur de cet ordre, avec une importante composante de relance de la demande".

 

Déjà, je trouve qu’il y un peu tromperie sur la marchandise, benoîtement, je pensais que le fond du problème n’était pas la demande mais davantage la logique systémique actuel… je pensais également que le système capitaliste reposait essentiellement sur l’offre, demande avec en prime l'accumulation de capital. Donc, s'appuyer essentiellement sur une de ces données, c'est fatalement tenté de prolonger le sytème actuel... on est bien loin de nos ambitions... récentes d'un monde d'avance.

 

Et tout ce qui en découle sent un peu un « grand millésime » éventé… alors certes on a les mesures symboliques… hausse du smic (sans en connaître l’ampleur), baisse de la TVA sur les produits de premières nécessités, doublement de la prime emploi.

 

Pour le reste peu de mots sur la recherche, l’éducation, la formation professionnelle, l’environnement (qu’on ne me parle pas du crédit d’impôts sur l’isolation… et je n’ose dire ce que je pense sur la « facilitation » du crédit pour acheter une bagnole) et rien, pour l’heure, dans le domaine des propositions sur les institutions financières, au niveau européen.

 

En l’état hormis dire qu’on dépense 40 milliards au lieu de 26… je ne vois pas bien les lignes de rupture avec le plan à 26 milliards. Ah si… on supprime le bouclier fiscal… ça nous fera plaisir quelques minutes, c’est déjà ça de pris.

 

Bref, ce n’est pas gagné pour 2012… et la date choisie pour présenter ce plan est peut-être une bonne chose. Obama est-il plus à gauche que nous ?

 

Je provoque ? pas seulement. Obama table sur un plan à plusieurs dimensions "temporelles"; nous , au PS, on semble faire du Jospin sans les 35 heures...  c'est une autre façon de se projeter.

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Gaza : un corridor pour un carnage…

7 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

On serait tenté de dire enfin… mais au regard des morts dans cette école de l’ONU, il n’y a aucun mot à dire.

 

Alors ici ou là, on pourra lire que Sarkozy a réussi à minima son coup avec ce corridor humanitaire mais cette acceptation d’Israël survient après la énimème « bavure » de Tsahal dans ce type de conflit et après qu’Obama ait dénié s’exprimer en regrettant les morts civils… c’est le moins qu’il pouvait dire.

 

Combien de linceuls faudra-t-il encore pour que la communauté internationale daigne faire le moins qu’on puisse lui demander… imposer un cessez le feu immédiat, la reprise des « négociations ».

 

Plus facile à dire qu’à faire… Je constate que pour nos puissances occidentales, il est plus facile de débloquer des centaines de milliards pour renter de renflouer des apprentis sorciers en déroute que d’essayer d’imposer la paix ou de permettre à des milliers de palestiniens pris en otage par deux gouvernements (Le Hamas qui quoiqu’on en dise a été élu et le gouvernement Israélien).

 

Manifestement, c’est bien l’absence de volonté qui prédomine et ce depuis plusieurs décennies.

 

700 morts, 3000 blessés palestiniens… combien d’innocents ? et pour quel résultat… une élection… car je doute que le Hamas sorte détruit ce déferlement de violence aveugle… ou simplement permettre à Al Quaïda de prendre la relève…

 

Israël a aidé le Hamas au détriment du Fatah… aujourd’hui, l’Etat Hébreu joue une nouvelle fois avec le feu… Quand on regarde les conséquences d’un pari insensé, on peut juste se dire que le terreau de nouveaux affrontements sanglants est déjà bien prévisible.

 

A qui cela profite-t-il ?

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Gaza : genèse d'une guerre ?

5 Janvier 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye


Cet article vient du site
Contre Info et a été écrit par le journalise et écrivain israelien 
Uri Avnery (militant des droits des palestiniens et pacifiste convaincu, il appartient à une tendance de la gauche israélienne).

Il me semblait important de le relayer (c'est un peu long mais au regard des innocents morts après un peu moins de 10 jours de combat, c'est dérisoire).

Juste après minuit, la chaîne arabe Al Jazeera diffusait un reportage sur les événements à Gaza. Soudain, la caméra s’est dirigée vers le ciel nocturne. L’écran était noir. On ne pouvait rien voir, mais on entendait un bruit : celui des avions, un effrayant, un terrifiant vrombissement.

Il était impossible de ne pas penser à ces dizaines de milliers d’enfants de Gaza qui entendaient ce bruit à ce moment-là, se recroquevillant avec effroi, paralysés par la peur, attendant que tombent les bombes.

« Israël doit se défendre contre les roquettes qui terrorisent nos villes du Sud », déclarait le porte-parole israélien. « Les Palestiniens doivent riposter à l’assassinat de leurs combattants à l’intérieur de la bande de Gaza », affirmait celui du Hamas.


En fait, le cessez-le-feu n’a pas été rompu, car il n’y avait pas de véritable cessez-le-feu. La principale exigence pour tout cessez-le-feu dans la bande de Gaza doit être l’ouverture des points de passages à la frontière. Il ne peut y avoir de vie dans la bande de Gaza sans le passage d’un flux d’approvisionnement. Mais ces passages n’ont pas été ouverts, à l’exception de quelques heures de temps en temps. Le blocus sur terre, sur mer et dans les airs contre un million et demi d’êtres humains est un acte de guerre, tout autant que tout largage de bombes ou tirs de roquettes. Il paralyse la vie dans la bande de Gaza, en détruisant la plupart des possibilités d’emploi, en jetant des centaines de milliers de personnes au bord de la famine, en provoquant l’arrêt du fonctionnement de la plupart des hôpitaux, en perturbant l’approvisionnement en électricité et en eau.


Ceux qui ont décidé de fermer les points de passage - sous quelque prétexte que ce soit - savaient qu’il n’y a pas de véritable cessez-le-feu dans ces conditions.


C’est là le point central. Ensuite, vinrent les petites provocations qui ont été conçues pour provoquer la réaction du Hamas. Après plusieurs mois durant lesquels pratiquement aucune roquette Qassam n’avait été tirée, une unité de l’armée a été envoyée dans la bande de Gaza « afin de détruire un tunnel arrivant près de la barrière frontalière ». D’un point de vue strictement militaire, il aurait été plus judicieux de monter une embuscade de notre côté de la frontière. Mais l’objectif était de trouver un prétexte pour mettre un terme au cessez-le-feu, de telle manière que l’on puisse en attribuer de façon plausible la responsabilité aux Palestiniens. Et en effet, après plusieurs de ces petites opérations dans lesquelles les combattants du Hamas ont été tués, le Hamas a riposté par un tir massif de roquettes. Et voilà - le cessez-le-feu était terminé. Tout le monde a blâmé le Hamas.


Quel était le but recherché ? Tzipi Livni l’a annoncé ouvertement : liquider le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza. Les roquettes Qassam ont seulement servi de prétexte.


Liquider le pouvoir du Hamas ? Cela ressemble à un chapitre de « La Marche Folle ». Après tout, ce n’est pas un secret que c’est le gouvernement israélien qui a mis en place le Hamas. Lorsque j’ai interrogé un jour Yaakov Peri, un ancien dirigeant du Shin Bet, à ce sujet, il m’a répondu énigmatiquement : « Nous ne l’avons pas créé, mais nous n’avons pas entravé sa création. »


Pendant des années, les autorités d’occupation ont favorisé ce mouvement islamique dans les territoires occupés. Toutes les autres activités politiques étaient vigoureusement réprimées, mais leurs activités dans les mosquées ont été autorisées. Le calcul était simple et naïf : à l’époque, l’OLP était considérée comme le principal ennemi, Yasser Arafat était le Diable. Le mouvement islamique prêchait contre l’OLP et Arafat, et a donc été considéré comme un allié.


Avec le déclenchement de la première Intifada en 1987, le mouvement islamique s’est officiellement rebaptisé Hamas (les initiales en arabe de « Mouvement de résistance islamique ») et a rejoint la lutte. Même à cette époque, le Shin-Bet n’a pris aucune mesure contre eux pendant près d’un an, tandis que les membres du Fatah étaient exécutés ou emprisonnés en grand nombre. Ce n’est qu’après une année que le cheikh Ahmed Yassine et ses collègues ont également été arrêtés.


Depuis lors, la roue a tourné. Le Hamas est devenu le nouveau Satan, et l’OLP est considérée par beaucoup en Israël comme étant presque une branche de l’organisation sioniste. La conclusion logique pour un gouvernement israélien recherchant la paix aurait été de faire de larges concessions à la direction du Fatah : fin de l’occupation, signature d’un traité de paix, fondement de l’État Palestinien, retrait aux frontières de 1967, une solution raisonnable au problème des réfugiés, et la libération de tous les prisonniers palestiniens. Cela aurait arrêté la montée du Hamas à coup sûr.


Mais la logique a peu d’influence sur la politique. Rien de ce genre ne s’est produit. Au contraire, après l’assassinat d’Arafat [sic], Ariel Sharon a déclaré que Mahmoud Abbas, qui l’avait remplacé, était une « volaille plumée ». On n’a pas autorisé à Abbas d’obtenir le moindre succès politique. Les négociations, sous les auspices américaines, sont devenu une plaisanterie. Le plus authentique chef du Fatah, Marwan Barghouti, a été envoyé en prison à perpétuité. Au lieu d’une libération massive de prisonniers, il n’y a eu que de petits « gestes » insultants.

Abbas a été systématiquement humilié, le Fatah ressemblait à une coquille vide et le Hamas a remporté la victoire lors des élections palestiniennes - les élections les plus démocratiques jamais organisées dans le monde arabe. Israël a boycotté le gouvernement élu. Dans la lutte intestine qui s’en est suivi, le Hamas a pris le contrôle de la bande de Gaza.


Et maintenant, après tout cela, le gouvernement israélien a décidé de « liquider le pouvoir du Hamas dans la bande de Gaza » - par le sang, le feu et les colonnes de fumée.

Le nom officiel de cette guerre est « plomb durci », deux mots provenant d’une comptine enfantine sur un jouet d’Hanukkah.


Il serait plus exact de la nommer « la guerre des élections ».


Dans le passé, aussi, des actions militaires ont été lancées lors de campagnes électorales. Menachem Begin a bombardé le réacteur nucléaire irakien durant la campagne de 1981. Lorsque Shimon Peres a affirmé qu’il s’agissait d’un gadget électoral, Begin a répliqué lors du meeting suivant : « Juifs, croyez-vous que je voudrais envoyer nos braves garçons à leur mort, ou pire, être fait prisonnier par des animaux, afin de gagner une élection ? » Begin a gagné.


Peres n’est pas Begin. Lorsqu’au cours de la campagne électorale de 1996 il a ordonné l’invasion du Liban (opération « Raisins de la colère »), tout le monde était convaincu qu’il l’avait fait afin de gagner des élections. La guerre a été un échec, Peres a perdu les élections et Benyamin Nétanyahou est arrivé au pouvoir.

Barak et Tzipi Livni recourent aujourd’hui à la même vieille ficelle. En 48 heures, selon les sondages, le résultat des votes pour Barak lui assurerait cinq sièges supplémentaires à la Knesset. Soit environ 80 morts Palestiniens pour chaque siège. Mais il est difficile de marcher sur un tas de cadavres. Ce succès pourrait s’évaporer en une minute si la guerre était considérée comme un échec par l’opinion publique israélienne. Par exemple, si les roquettes continuent de frapper Beersheba, ou si l’attaque au sol provoque de lourdes pertes israéliennes.

Le calendrier a également été choisi méticuleusement sous un autre angle. L’attaque a commencé deux jours après Noël, lorsque les dirigeants américains et européens sont en vacances jusqu’au nouvel an. Avec pour calcul : même si quelqu’un voulait essayer de mettre fin à la guerre, nul ne peut renoncer à ses vacances. Cela garantissait de disposer de plusieurs jours à l’abri de pressions.


Une autre raison à présidé au choix du moment : ce sont les derniers jours de George Bush à la Maison Blanche. On pouvait s’attendre à ce que ce sanglant imbécile soutienne la guerre avec enthousiasme, ce qu’il a fait bien sûr. Barack Obama n’est pas encore entré en fonction et a eu à sa disposition un prétexte tout fait lui permettant de garder le silence : « il n’y a qu’un seul président ». Ce silence n’est pas de bon augure pour le mandat du président Obama.


La préoccupation principale a été : ne pas répéter les erreurs de la deuxième guerre du Liban. Cela a été répété sans cesse sur toutes les ondes et durant tous les talk-shows.

Cela ne change rien aux faits : la guerre de la bande de Gaza est une réplique presque identique de la deuxième guerre du Liban.


Le concept stratégique est le même : terroriser la population civile par des attaques aérienne sans relâche, semant la mort et la destruction. Cela ne pose aucun danger pour les pilotes, car les Palestiniens n’ont aucune arme antiaérienne. Le calcul est celui-ci : si toute les infrastructures permettant la vie quotidienne dans la bande de Gaza sont totalement détruites et que l’anarchie totale s’ensuit, la population va se soulever et renversera le régime du Hamas. Mahmoud Abbas reviendrait alors dans la bande de Gaza dans les chars israéliens.

Au Liban, ce calcul n’a pas fonctionné. La population prise sous les bombardements, y compris les chrétiens, s’est ralliée derrière le Hezbollah et Hassan Nasrallah est devenu le héros du monde arabe. Quelque chose de semblable va probablement se produire cette fois-ci également. Les généraux sont des experts en ce qui concerne les armes et la manoeuvre des troupes, mais pas en psychologie des masses.

Il y a quelque temps, j’ai écrit que le blocus de Gaza était une expérience scientifique visant à savoir jusqu’où on peut affamer une population et transformer sa vie en enfer avant qu’elle ne rompe. Cette expérience a été menée avec l’aide généreuse de l’Europe et les États-Unis. Jusqu’à présent, elle n’a pas réussi. Le Hamas s’est renforcé et la portée de la Qassams s’est accrue. La guerre d’aujourd’hui est une continuation de cette expérience par d’autres moyens.


Il est possible que l’armée « n’ait pas d’autre choix » que de re-conquérir la bande de Gaza, car il n’y a pas d’autre moyen d’arrêter les Qassams - sauf à parvenir à un accord avec le Hamas, ce qui est contraire à la politique du gouvernement. Lorsque l’invasion terrestre commencera, tout dépendra de la motivation et des capacités des combattants du Hamas vis-à-vis des soldats israéliens. Personne ne peut savoir ce qui va se passer.

Jour après jour, nuit après nuit, la chaîne en arabe Al Jazeera diffuse des images atroces : des piles de corps mutilés, des parents en larmes à la recherche de leurs proches parmi les dizaines de cadavres étendus sur le sol, une femme tirant sa petite fille de sous les décombres, des médecins sans médicaments tentant de sauver la vie des blessés. (Al Jazeera en langue anglaise, contrairement à son homologue en arabe, a effectué une étonnante volte-face, diffusant seulement des images aseptisées et reprenant la propagande du gouvernement israélien. Il serait intéressant de savoir ce qui s’est passé là-bas.)


Des millions de spectateurs voient ces terribles scènes, image après image, jour après jour. Ces images sont inscrites en leurs esprits pour toujours : horrible Israël, abominable Israël, inhumain Israël. Toute une génération d’ennemis. C’est un prix terrible, que nous allons être obligés de payer longtemps après que les autres résultats de la guerre elle-même auront été oubliés en Israël.


Mais il y a autre chose qui s’inscrit également dans l’esprit de ces millions de spectateurs : l’image de ces régimes arabes, passifs, misérables, corrompus.

Comme le voient les Arabes, un élément ressort au-dessus de tous les autres : le mur de la honte.

Pour le million et demi d’Arabes dans la bande de Gaza qui souffrent terriblement, la seule ouverture sur le monde qui ne soit pas contrôlée par Israël est la frontière avec l’Égypte. C’est seulement par là que peuvent parvenir la nourriture qui permet la vie et les médicaments qui peuvent sauver les blessés. Cette frontière demeure fermée au pire moment d’horreur. L’armée égyptienne a bloqué la seule issue permettant à l’alimentation et aux médicaments d’entrer, alors même que sur les chirurgiens opèrent les blessés sans anesthésie.

D’un bout à l’autre du monde arabe résonnent les paroles de Hassan Nasrallah : Les dirigeants de l’Égypte sont les complices de ce crime, ils collaborent avec l’« ennemi sioniste » en tentant de briser le peuple palestinien. On peut supposer qu’il ne désignait pas uniquement Moubarak, mais aussi tous les autres dirigeants, du roi d’Arabie saoudite au président palestinien. En voyant les manifestations dans le monde arabe et en écoutant les slogans on a l’impression que pour de nombreux Arabes leurs dirigeants sont au mieux pathétiques et misérables, au pire des collaborateurs.


Cela aura des conséquences historiques. Toute une génération de dirigeants arabes, une génération imprégnée de l’idéologie du nationalisme arabe laïque, les successeurs de Gamal Abd-al-Nasser, Hafez al-Assad et Yasser Arafat, pourrait être balayée de la scène. Dans le monde Arabe, la seule alternative viable est celle de l’idéologie fondamentaliste islamique.


Cette guerre l’écrit en lettres capitales : Israël a manqué une chance historique de faire la paix avec le nationalisme arabe laïque. Demain, il pourra être confronté à un monde arabe uniformément fondamentaliste, un Hamas multiplié par mille.


L’autre jour, mon chauffeur de taxi à Tel-Aviv réfléchissait à voix haute : Pourquoi ne pas mobiliser les fils des ministres et des membres de la Knesset, les rassembler en une unité de combat et les envoyer à la tête de la prochaine attaque terrestre sur la bande de Gaza ?

Uri Avnery, Gush Shalom, 3 janvier 2009

PS
: hier soir, j'ai lu qu'au final Sarkozy estimait que le Hamas avait une lourde responsabilité dans cette guerre sale. Soit une positon assez différente de sa diplomatie et à la veille de sa tournée...

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Gaza meurt, Obama taiseux.

31 Décembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 



C’est un faux pas terrible de Barack Obama, Président non encore investi, mais il est cruellement, mortellement absent de ce nouvel embrasement.

Constat d’autant plus dramatique qu’on peut légitiment penser que ce long silence vaut consentement pour le gouvernement israélien.

 

On en en vient à se réjouir de l’initiative de la diplomatie européen, conduite pour encore quelques heures par la France, de tenter d’obtenir un répit par le biais d’une trêve de 48 heures dans le seul but d’obtenir un corridor humanitaire.

 

(J’apprends à l’instant que les Israéliens rejettent la trêve de 48 heures… ils ne comprendront donc jamais qu’à chaque mort palestinien, c’est 10 recrues supplémentaires pour le Hamas…)

 

On pourra toujours disserter des responsabilités israéliennes ou du Hamas dans ce lourd processus de guerre, un peu comme de savoir qui de l’œuf ou de la poule…

 

Une fois encore, c’est le peuple palestinien (article du quotidien Haaretz) qui souffrira encore un peu plus dans sa chair après des mois d’un blocus où privation, humiliation sont devenus leur lot quotidien. A la réflexion, on peut se demander si cela ne date pas de la première Intifada et même déjà avant.

 

Quelle issue ?

 

Je ne suis rien et pourtant je ne peux m’empêcher de penser qu’il n’y en a plus aucune et ce depuis l’assassinat d’Yitzhak Rabin. Une chose me parait cependant acquise, à vouloir chercher les responsabilités, non pas pour ces 5 derniers jours de bombardement mais depuis plusieurs décennies, aucune réponse ne sera trouvée.

 

Cette seule « évidence » n’étant de toutes façons partagée par aucune des parties, l’impasse et le perpétuel enlisement prévaudront pour encore de nombreuses années…

 

Alors oui , je pense qu’Obama rate son entrée pour cette année 2009, cela présage-t-il de son mandat, un mandat essentiellement tourné vers les problèmes intérieurs ? Il est encore trop tôt pour le dire mais c’est déjà une déception en soi que ce silence assourdissant.

 

 

Malgré tout, je vous souhaite un bon réveillon et une bonne année 2009 avec une pensée particulière pour la PireRacaille.

 

Mais dieu qu’elle paraît bien sombre cette future année.

 

PS assez dérisoire : Benoit Hamon s’excuse pour ses propos qui ont pu blesser des militants… dont acte…

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