Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #en pure perte tag

Mes rêves de tortue…

25 Février 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #En pure perte

 
tortues-nues.jpg
C’est parti d’une belle page comme il sait les faire… pour chose acquise, orné de son chapeau de tortue noire, il sait nous emmener vers des horizons agrémentés de mots cristallins… il n’y aucune honte, aucune gène à admettre la valeur des individus quitte à tenter d’escalader un amoncellement de carapaces de tortues mortes.
 
Et parfois au détour de deux mots, un alchimiste, autre compère des tortues magiques, armé de son talisman en pattes de tortue ose l’acte conscient, gratuit pour y puiser les dernières poussières d’inutilités dans un monde de tortues murées dans le dernier refuge, isolé, loin des autres .
 
Dans ce tumulte né du rien… abandonnant son métier, une autre tortue se joint à eux pour tenter d’ameuter d’autres bébés tortues, laissant hébétée une tortue géante avec ses créations nées du chaos hasardeux cybernétique.
 
Et pour me joindre à cet insignifiant jouissif… je tente de courrir, avec mes seules petites pattes de tortues, vers ce ruisseau de l’inutile et de la dérision pour sortir timidement la tête d’un univers où la brutalité sommeille pour mieux se nourrir.
 
En espérant y retrouver des tortues bien plus talentueuses que mes rêves de tortue.
 
 
PS : pour comprendre je vous invite à lire ceci :-) .

Edit : même si la participation de Trublyonne n'a pas été validée par notre Grand Gourou Tortue... moi... rien que pour son morceau de Lou Reed... j'ai voté  pour elle sur wikio (ok pour moi aussi) !!.
Lire la suite

Un peu d’autosatisfaction…

1 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

 
Cwikio.jpgomme tout bloggeur qui se respecte, je me désintéresse du classement de mon blog… mais malgré tout… j’y attache une certaine importance… ouais, grosso modo, on s’en fout, on blogge pour soi mais faut pas déconner si je suis bien classé c’est tout de même plus sympa
 
Donc ce matin, livraison du classement Wikio… alors il y a des quantités de machins qui établissent la listes des influences avec plus ou moins de réussite… mais sans dire que c’est un des plus fiables, c’est un des plus respectés
 
Oui aussi bizarre que cela puisse paraître et alors qu’on est dans une logique binaire… les classements s’apparentent davantage à une loterie qu’à une comptabilisation scientifique…
 
Et c’est en parcourant le blog « notre » centriste préféré (ouais je soigne aussi mon rang…) que je découvre cette livraison mensuel et là…forcément…. Je veux regarder même si je m’en fous… ma place… ah ben…
 
Je rentre dans le top 100 des blogs politiques, une progression de 97 places… 72ème  (et 765 au général), devant Dupont-Aignan et même Serge Faubert, très bon blog en passant.
 
Ne tournons pas autour du pot… je suis content… et petit clin d’oeil amical à Peuples qui intègre le top 50… 49ème.
 
Voila mon petit moment d’autosatisfaction… bon cependant, ce n’est pas tout ça… j’ai tennis ce matin… et à mettre à jour ma playlist dans la journée.
 
A plus !
 
(YYYYYYYYYYYEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!!!!!!... si je vous dit qu’on s’en fout)
 
 
 
Lire la suite

Laurence Ferrari et Sarkozy... ?

26 Novembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte


Elle enflait depuis quelques temps sur le net... ok c'est vraiment sans intérèt... quoique... vous votez qui Cécilia ou Laurence ?
Sinon... ça se passe
ici.C'est en anglais. 


cecilia.jpg

laurence.jpg




 


Bon... si ça peut sauver le monde... pourquoi
pas

 

 

Lire la suite

Prose

9 Mars 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

Prose.

De nos doutes naissent d'éternels espoirs,
Ce monde s'efface devant nos yeux féconds,
De leurs certitudes, nous en transgressons le raisonnable,
Ce monde nous appartient... par ses seuls cris,
Nous n'en revendiquons rien, nous ne voulons en être,

Apprivoiser ces douleurs, pour nous adapter,
Inutile !! hurle le fou, elles sont là.
Créer des mondes pour enfin espérer,
Créer des mondes pour ne plus courber l'échine.

Aller ailleurs mais où sont ces ailleurs ?
Dans vos têtes, dans vos vies... sans doute.

Lire la suite

Nouvelle (3/3)

8 Mars 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

Depuis longtemps, il a arrêté de se poser la question du quand ? Quand il a choppé c’te merde… à la naissance… même avant… c’est dans les gènes comme pour le boulot. Il sait seulement que pour ses enfants… c’est couru d’avance… à moins que… c’est pour ça qu’il parcouru la moitié de la ville sans s’arrêter, sans se retourner sur une de ces bourgeoises qui sent le frais et le beau.
De son existence, il a acquis quelques certitudes, le beau et le laid ont une marque olfactive. Le laid ça pue, le beau ça sent bon. Quand on est jeune, on n’est pas encore assez imprégné de son vécu pour s’en rendre compte ; pour le pinard faut du temps, là c’est pareil. Et comme en plus, il y a toujours une odeur désagréable dans son quartier, il est certain de cet état de fait.
Il y a maintenant deux heures, une veille lui a demandé de l’aider à traverser la rue, Pierre s’est exécuté ; de l’autre coté cette femme en lisière de vie, dans un souffle, lui a glissé  « tu vas changer de vie ». Pierre, n’a pas hésité et a demandé à la veille comment. C’est pour ça qu’il est là, à savourer sa, déjà, ancienne vie.
Des mioches, une femme qu’il regarde du mieux qu’il peut, comme on jette un œil absent sur un bouquet de fleurs fanées, des boulots de temps à autre, les allocs et une télé alimentée par un décodeur pirate… c’est ça la vie de Pierre alors de temps à autre il s’oublie avec ses potes au café d’André à boire des galopins… avec ça t’as l’impression d’en boire davantage et la tournée est moins chère. Quand t’es pauvre, faut ruser avec tout, ç’est le secret de la survie.

Il y a belle lurette qu’il a compris ça, dès la maternelle pour tout dire… pour pas prendre de mauvais coups faut être le plus transparent possible surtout si t’as pas le physique à en donner… c’était le cas de Pierre mais même comme ça on est jamais vraiment à l’abri.
Cette femme qui lui dit qu’il peut changer de vie, c’est comme lui dire qu’enfin il va exister, qu’il va être quelqu’un… sans y croire, il y a toujours cette infime espoir de se sortir de sa minable existence.
Cette vieille l’attendait là, dans cette piaule minable et puante, un corps putréfié gisait dans une baignoire posée au milieu de la pièce. Autour, d’autres femmes, nippées en dimanche, les seins siliconés, les lèvres gorgés de botox ; Pierre ne comprenait pas, il ne comprenait plus, il venait de changer de vie… en changeant de vie… il murmura juste… « La salope ».

Lire la suite

Nouvelle (2/3)

7 Mars 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

C’est toute l’ambiguïté de cette foutue ville, on croit la connaître mais elle ne se livre pas ou à la marge ; ses gens se croisent sans se voir, chacun est le fantôme de l’autre, on se « mélange » dans les queues et encore… rares sont les échoppes non typées, même dans le supermarché du coin on peut s’éviter, il y a des rayons pour les pauvres et il y a ceux pour les plus riches… les premiers sont bien identifiés… en orange… un peu plus et les pauvres avaient droit à leur étoile, on y viendra c’est juste une question de temps… faut pas être pressé… l’humanité dispose de l’éternité…
Pas Pierre, non qu’il soit pressé, il s’en fout… juste qu’il se demande ce qu’il fait là, à monter ce putain d’escalier sans aucune explication rationnelle. Essoufflé, il s’autorise une pause au 5ème étage, il sait qu’il doit encore en monter quatre.
La fenêtre qui s’offre à lui donne sur le quartier « des trois plats »… nom débile mais qui résume à lui seul ce « nouveau »quartier qui date des années 70 quand on faisait venir des familles d’immigrés entières pour pourvoir au besoin en main d’œuvre dans le textile… De cette une époque, Pierre n’en connaît que des brides par les vieux qui en parlent avec une nostalgie non feinte, un espèce de Paradis terrestre. 50 ans plus tard, ce coin, si ce n’est pas encore l’enfer, a des relents revendiqués de purgatoire. Nul ne sait comment les rangées d’immeubles tiennent encore debout, la crasse peut être. Pierre, blanc de piau, l’a souvent traversé mais jamais trop longtemps, il ne sent pas chez lui ici… il sait que c’est très con, dans sa rue de vieilles baraques délabrées, il y a aussi pas mal d’arabes mais ce n’est pas pareil, il les connaît.
La nuit tombe, il profite de contrastes uniques où même la nuit tu reconnais les pauvre des riches, peut être même davantage encore qu’en pleine journée ; un riche ça peut jouer au pauvre, l’inverse est beaucoup plus difficile… il y a une démarche de pauvre… le dos est plus voûté… c’est imperfectible mais c’est bien réel.
Dans l’obscurité, Pierre distingue les lumières des habitations… à croire qu’il y a aussi une ségrégation aussi au niveau de l’électricité… pétillante et douce, blafarde et grise comme ce mur de merde… oui c’est étrange ce monde le noir… on pourrait penser qu’il est neutre quand tu le regardes et bien non… où que tu sois tu es rattrapé par ta maladie sociale.

Lire la suite

Nouvelle (1/3)

6 Mars 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

Pierre.
Il gravit les marches d’un pas lourd, sous ses pieds le bois gémit d’une douleur sèche ; son souffle est court, ses poumons pleurent ce manque d’oxygène ; il n’est ni vieux, ni jeune,  dans un entre deux ages absent. Pierre, à l’entrée de cet immeuble décrépis, rongé par l’abandon, ne savait pas encore où ce serpentin interminable allait le mener. Les murs délavés ne se souviennent plus, depuis fort longtemps, de leur dernier rafraîchissement, le gris domine avec encore quelques stigmates de couleurs vives en souvenir d’années plus prospères.

Il y a encore quelques heures, Pierre ne connaissait pas encore ce lieu, perdu au milieu de rien, perdu au fin fond de cette ville… pourtant, il pensait la connaître sa ville, il ne l’a jamais quitté. Il est né ici, y a été élevé, connu son dépucelage dans une arrière cours, il sait qu’il y mourra aussi. De sa vie, il ne pensait connaître qu’une seule inconnue, l’heure de partir, passer de trois fois rien à un rien universel, indicible.

Pierre se sait depuis longtemps, a-existant, pour lui ça veut dire anonyme… il a bien sur voulu comme tout le monde exister, être quelqu’un, qu’on l’appelle Monsieur avec déférence… qu’a-til fait pour parvenir à ça… pas grand chose à vrai dire… Toute façon, durant toute sa foutue jeunesse on lui a dit qu’il ne ferait jamais grand chose alors… à quoi bon… Pierre s’est résigné sans excès, à la différence de certains de ses « amis » qui se sont connus et se sont très vite dé-connus, abîmés qu’ils étaient par l’alcool bas de gamme de ces hypermarchés pour pauvres.

L’existence de Pierre n’a dépassé que très rarement ces quartiers gangrenés par la misère cachée où le chômage n’est plus une honte mais une maladie génétique dont on hérite du père… la mère se contente de reproduire, certains disent que c’est pour les allocs, plus sûrement ça permet aux femmes d’exister non pour elle mais quelque temps pour leur progéniture… c’est déjà ça de pris à l’anonymat.

De toute façon, Pierre, des quartiers riches, il n’en connaît que les façades massives, les images données par la téloche et quelques échos de ceux qui ont eu la chance d’y entrer… comme ouvrier ou femme de ménage… jamais plus.

Lire la suite

Douce violence.

27 Janvier 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

Douce violence.

Sons syncopés, paysages kaléidoscopes,
Vibration des sens, recherche primal,
Pour y puiser son instinct de survie,
Aller au delà de l'apparence,
S'y perdre sans l'ombre d'un regret.

Pour croiser vers ces mondes raisonnables,
Face aux terreurs humaines,
Se libérer du joug des biens pensants,
Englués de certitudes mortelles.
L'humain veille, guette ces oubliés de l'âme.

Errer pour y trouver ses semblables,
Se tromper sans renoncer,
Nouveaux Achilles, pourfendeurs d'illusions ensanglantées,
Vers ces odyssées infinies à la recherche du sens.

Usant d'une violence joyeuse et enfantine,
Pour masquer leur détermination.
Que la mort est douce pour ces puissants.
Lire la suite