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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #reflexions...enfin on essaye tag

Osons le débat PS/MoDem

23 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Ce texte a été écrit et publié le 21 décembre 2006. Et bizarrement, il est, à mon sens, toujours d'actualité.

Aujourd’hui,  le web permet de renouer le fil, d’échanger, de comprendre davantage « l’autre » en dehors des lieux traditionnelles, davantage portés sur la forme que sur le fond.

Nous sommes quelques uns à penser que les clivages historiques ne résistent plus à un monde toujours plus complexe, toujours plus incertain
. Nous regardons également la gestion des collectivités, où bien loin des militants et des grandes envolées lyriques, se mettent en place des partenariats pour le moins intéressants entre le PS et l’UDF (notamment au Conseil Régional).


Bien plus qu’un simple principe de réalité, nous sommes persuadés qu’il s’agit également d’une certaine convergence de points de vue.

Sans nier les différences mais que deviennent elles quand il s’agit d’améliorer le sort de milliers de concitoyens, il est temps que des ponts se forment pour que ces « arrangements » dépassent les seuls bureaux de nos gouvernants. Ces réflexions, ces débats ne peuvent et ne doivent être réservés à ces derniers, l’urgence des situations (écologie, social, économie…), l’exigence de vérité impose que les citoyens que nous sommes s’emparent de cette question du « travailler, penser ensemble au delà de nos différences ».


Si l’élection présidentielle se cristallise sur les individus en compétition,  elle ne peut empêcher l’émergence d’une aspiration au changement tant sur le fond que sur la forme d’affrontements politiques devenus pour le moins artificielles pour ne pas dire archaïques.


Pour ma part, je suis incurablement de gauche (pas de la vraie, l’unique… celle qui n’a jamais eu à opérer des choix…) cependant j’estime qu’il est faux de penser que l’ultime horizon de la sociale démocratie réside toujours dans ce triptyque PS/ « Gauche véritable »/Extrême Gauche
. D’autant que le spectacle offert par la gauche anti-libérale ne peut conduire à un quelconque optimisme… surtout dans le cadre d’une politique gouvernementale.


Il ne s’agit pas d’entériner une prétendue droitisation du parti socialiste ; plus sûrement de dire que nous n’avons pas le monopole d’une société humaniste et plus juste et de sa mise en mouvement et d’en assumer les choix à un moment donné.


Mendès France disait « gouverner, c’est choisir » ; en cela le PS devra dans les prochaines années choisir… tant sur le possible et avec qui mais aussi entre se condamner à l’alternance ou enfin devenir un parti de gouvernement durable car ce n’est pas en cinq ans qu’on change la vie…


A mon sens, le moment est propice à la naissance d’un espace non pour  « candidater » mais pour débattre, proposer, oser d’une rive à l’autre, au moins au niveau de notre département.

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Un grenelle, des grenouilles…

22 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Vous me pardonnez cette audace en matière de recherche linguistique mais je pense avoir définitivement trouvé le pluriel du mot grenelle… et en l’occurrence il s’agit bien des grenouilles. Et pour être plus précis celle  de la fable de La Fontaine qui veut se faire aussi gros que le bœuf.

 

Le tout agrémenté du dicton que plus c’est gros, plus ça passe. Et c’est tout de même dommage que ces sous-culturés d’étrangers ne connaissent pas ce « grenelle », on aurait pu faire un grenelle de la finance, un grenelle des paradis fiscaux, un grenelle de l’eurogroup, un grenelle du grand foutage de gueule…

 

Parce que là depuis quelques semaines, on a définitivement franchi le rubicond de l’esbroufe et des grands moulinets de bras, il est vrai avec l’aide bienveillante de la plus grande partie de nos grands journalistes français pétris d’une déontologie chevillée au corps... Ben oui y a un grenelle de la presse...

Et je dois le reconnaître depuis quelques semaines, Sarkozy est tout à son affaire avec des discours pavés de bonnes intentions comme l’enfer et on est instamment prié de ne jamais regarder dans le détail. Ce détail qui permet de mesurer la réalité et le sens des effets d’annonce.

 

Prenons par exemple, ce fameux grenelle de l’environnement, l’assemblée nationale a solennellement approuvé le grenelle de l’environnement… qui a-t-il dans cette loi… des intentions, pour le reste rien ou alors des trucs insensés comme en finir avec les lampes incandescentes avant 2010 (c’est bien la seule fois où on ne sera pas rappelé à l’ordre pour appliquer une directive européenne environnementale)… si avec ça on ne sauve pas la planète. Dans cette fameuse loi, rien n’est budgété où alors ce sera du ressort des collectivités locales (coucou monsieur impôtslocaux…). Et surtout ne me faites pas dire qu’il n’aurait pas fallu voter la loi… non, je n’ai pas envie d’avoir les gros yeux de Nicolas Hulot TF1 et comme je suis pas comme Allègre à dire qu’on s’en fout de balancer son huile de vidange dans le canal (l’a pas dit ça ?).

 

Autre exemple, promis, juré, craché, avec Sarkozy on va s’attaquer aux paradis fiscaux et pour se faire… il s’en prend frontalement au Luxembourg et à Junker, vous m’excuserez mais on ne s’y prendrait pas autrement pour tuer toutes propositions allant dans ce sens. D’autant que comme le rappelle fort justement ce dernier, en la matière la France devrait se passer de donner des leçons avec ses banques qui ont des hedges funds dans des paradis fiscaux ce qui n’a pas empêché de lâcher 10 milliards du billet de Loto gagnant pour nos banques. C’est en pleine contradiction avec un discours où il disait « qu'aucune banque qui travaille avec l'argent des États ne puisse travailler avec des paradis fiscaux ».

 

Sarkozy a également vendu son gouvernement économique pour la zone euro… très bien, en tant que socialiste, je suis heureux qu’il reprenne une telle idée mais… malheureusement, il n’en pas préalablement parlé à la chancelière allemande. Ce nouvel affront risque d’être relativement mal pris du coté de Berlin. Vous me direz que ce n’est pas grave sauf que le couple franco-allemand a toujours été le moteur de l’intégration européenne. Et froisser en deux jours, le Luxembourg (pays fondateur respecté) et l’Allemagne, cela risque de gripper l’échafaudage branlant déplié par Sarkozy (sinon ce n’est pas une bourde hein….).

 

Au final, il reste cette impression d’un faux volontarisme mais d’un réel élan de mégalomanie aggravé par la crise où rien ne compte plus que son image. Et surtout, une agitation qui doit permettre de masquer des actes quotidiens en complète contradiction avec la déclaration initiale… du sarkozysme par la preuve en somme.

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Les socialistes européens aux abonnés absents.

20 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Depuis la chute du mur en 1989, c’est un euphémisme de dire que la social démocratie va mal, très mal. Cette crise qui n’en finit pas de s’étirer va bien au-delà des revers électoraux qu’elle enregistre au niveau européen depuis quelques années et ce n’est pas la victoire des socialistes tchèques qui change la donne.

 

On aurait pu espérer qu’avec la crise qui secoue l’économie dérégulée depuis près de deux ans,  la social-démocratie offre, à défaut d’une alternative cohérente, un discours permettant de sortir la tête de l’eau en donnant quelques lignes directrices fortes.

 

Alors on trouve bien quelques communiqués de presse mais pour le reste on a surtout l’impression de voir des dirigeants socialistes surpris par l’ampleur que prend cette tempête néolibérale. Car pour le reste, et l’encéphalogramme reste désespérément plat. On se demande même si ils sont conscients des réalités que vivent des millions d’êtres humains.  Je suis désolé de le dire mais appeler « à la reconstruction des marchés financiers » ne me parait pas être en rapport avec ce que je suis en droit d’attendre des socialistes européens.

 

Alors certes, je me suis habitué à considérer le PSE comme un supplétif zélé de l’ordre économique légué par l’école de Chicago mais aujourd’hui nous traversons trois crises majeures interdépendantes (écologique, social, économique).

 

Et si c’est la seule réponse apportée est uniquement au niveau financier, je ne suis pas certain, ou trop, du résultat aux prochaines élections européennes.

 

Il serait peut-être temps que le PSE se mettent sérieusement au travail et  que quelques dirigeants frappent du poing sur la table pour tenter de mettre en œuvre une réelle dynamique européenne avec comme perspective l’élaboration d’une alternative crédible.

 

Où alors c’est considéré que les socialistes européens n’ont plus rien à dire, plus rien à proposer sauf des adaptations à la marge (et encore…) d’un système libéral qui tend de plus en plus vers un néo-esclavagisme dans un monde consumériste.

 

Ce silence est d’autant plus assourdissant et dramatique que les outils et « théories économiques » alternatifs sont bien présents pour organiser la contre-offensive idéologique.

 

C’est à se demander, si à nos camarades ont encore une capacité à se révolter contre toutes formes d’injustice à force de côtoyer les « grands argentiers » de ce monde.

 

Je me pose une autre question, si un « Bretton Woods » a finalement lieu… ce qui aurait dû être une demande faite par l’internationale socialiste il y a quelques temps… Nos dirigeants auront-ils quelques chose à dire… rien n’est moins sûr…

 

Au fait pourquoi vouloir à ce point  le faire avec George Bush… j’ai un peu de mal à saisir…Ah oui après le 1er janvier, notre président ne peut plus être le sauveur du monde. Mais, je suis bien obliger de reconnaître que Sarkozy a fait un joli coup… la nature ayant horreur du vide.

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Standing ovation à 360 milliards d’euros…

14 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye


 

Excusez du peu, c’est la somme qui consacre Nicolas Sarokzy, héros d’un jour… Avec ça, nous sommes instamment priés d’applaudir le brio de notre homme providentiel. Et encore, si on fait bonne mesure c’est 1.700 milliards qui sont proposés pour venir aux banquiers irresponsables.

 

Juste pour dire, le coût des 35h c’est moins de 8 milliards (source alternatives économiques)  … si on fait un calcul à la journée… non ll ne vaut mieux pas… tiens sur 5 ans, le fameux déficit de la sécurité sociale est de 45 milliards sachant que l’Etat a une dette de près de 5 milliards sans compter le maquis des exonérations plus ou moins utiles.

 

Alors on me dira oui mais il y a des garde-fous, c’est certain que les marchés boursiers l’ont bien compris comme ça car sinon comme imaginer les envolées d’hier. Ce matin, nos journaux, éditorialistes n’auront certainement pas assez de maux pour vanter notre nouveau champion, sa capacité à passer le gros temps comme je l’ai entendu ce matin… désolé mais si cette maestria se résume à un chèque no-limit, ma crédulité atteint vite ses limites pour notre nouveau saint homme…

 

Chose étonnante aussi, comme par magie, les mêmes qui venaient te dire que l’Etat était en quasi faillite du fait de l’endettement public, nous expliquent doctement que la faillite d’un Etat ne peut exister… je respire mieux.

 

Maintenant, si je veux bien admettre qu’il était nécessaire d’injecter ces sommes faramineuses, il se passe quoi ? Comme le dit l’économiste Paul Jorion, aujourd’hui, c’est la survie de l’espèce qui l’exige.

 

Alors, je sens bien qu’on va nous amuser gentiment avec les parachutes dorés, cette merveilleuse réforme des normes comptables cependant est ce qu’un dirigeant aura l’honnêteté de dire que le système vit depuis 30 ans sur une escroquerie intellectuelle de base : à savoir que cette foutue croissance n’existe que par le seul endettement et que de surcroît il a été demandé des sacrifices aux salariés inversement proportionnels aux bénéfices exclusifs d’une petite caste déjà gâtée par la vie et surtout par les gouvernements (faut pas les facher...).

 

Et pour tout dire, je ne fais aucune confiance à Sarkozy et sa clique pour se faire. L’empressement à généraliser le travail le dimanche en est une parfaite illustration avec un mensonge par omission pour tromper les crédules : croyez vous un instant qu’une fois le travail dominical sera devenu « une habitude », le doublement du salaire perdurera ?

 

L'être humain ne reste qu’une variable d’ajustement dans leur monde... un malheureux grain de sable.

 

Autre exemple révélateur sur cette prétendue prise de conscience, la réalité du grenelle de l’environnement. Je me souviens encore de ces belles déclarations sur l’urgence écologique, un an plus tard quelles mesures ? Rien ou presque et pire, la France se fait le représentant du lobbying automobile à Bruxelles.  

Ces exemples se multiplient à l’infini avec ce gouvernement, on peut dire que se dessine déjà la réalité sarkozienne de demain… rien n’a changé.

 

N’oublions pas que c’est le même Sarkozy qui avait amusé la galerie avec sa politique civilisationnelle. Celle-ci s’apparente toujours un peu plus avec un esclavage new age et un consumérisme toujours plus revendiqué… et pour le coup il coûte 360 milliards d’euros.

 

 

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Travail dominical… c’est réparti...

12 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Alors que fleurissent les interrogations sur l’inanité d’un système qui s’effrite de toutes parts, on aurait pu légitimement penser que chacun avait pris conscience qu’il fallait remettre l’homme au cœur de la société…

 

Et bien non raté, comme réponse de fond, notre gouvernement de charlots a trouvé une réponse pour le moins original, il est impératif de travailler le dimanche. Ben oui, ça va forcément relancer la croissance ma bonne dame.

 

Soyons clair, Luc Chatel n’en a rien à secouer de travailler le dimanche, il n’est et ne sera jamais concerné par une telle mesure, c’est même c’est le cadet de ses soucis. Aggraver encore davantage la précarité… franchement qu’est ce qu’on en a foutre, ben oui les premiers concernés seront le troupeau de mal payés rimant souvent avec horaires déstructurés… Bien sûr, on va tenter de nous faire prendre des vessies pour des lanternes, en nous parlant la main sur le cœur que tout cela se fera sur la base du volontariat… « C’est ça ou la porte, vous êtes volontaire ».

 

Enfin une fois encore, on a l’illustration parfaite du décalage entre les discours de Sarkozy et la réalité des actes. Faut aller plus loin même, ouvert 24h sur 24h.

 

Je termine ma mauvaise humeur… je n’ose même pas mettre en lumière cette autre contradiction, outre que pour consommer il faut du pouvoir d’achat (on en est où au fait ?), ça présage assez mal de cette prise de conscience écologique. Benoîtement, je pensais que la remise en cause du système passée aussi par une mise veilleuse du consommateur et de la sacro sainte consommation qui meurtrie chaque jour un peu plus la planète.

 

Pour information, nous avons épuisé les ressources naturelles de celle-ci le 25 septembre, sans même parler du coût en matière de rejets carbone et autres pollutions.

 

On vit vraiment une époque formidable et tant de responsables irresponsables, ça laisse songeur. Doit on aussi applaudir et crier encore ?

PS : sinon ils ont bien compris (nos responsables)... Gueuleton d'enfer pour Fortis : 150.000€ pour 50 convives à Monaco... et ils vous emmerdent tas de cons car Laurence Parisot veille à la moralisation du capitalisme, si on vous le dit.

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Crise économique : pas de dommages collatéraux… ben non.

10 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

A l’heure ou je commence ce billet, les bourses européennes font un nouveau grand plongeon… je repense ironiquement au titre de la Tribune d’hier « la bourse de Paris repart de l’avant »… avant le grand saut.

 

Plus sérieusement, et bien que n’étant pas économiste, même si on ne se demande à quoi peuvent-ils servir pour la grande majorité d’entre-deux si ce n’est prévoir le temps qu’il a fait hier, je m’interroge sur de plus en plus sur l’impact de cette implosion économique qui déborde largement des seules place boursières.

 

Il n’est jamais inutile de rappeler que nos divins prévisionnistes, à l’origine de crise, avaient tous ou presque ânonnés en cœur « c’est propre aux Etats-Unis et seulement sur quelques produits dérivés »… Ensuite, on nous a servi le couplet du « bon ça touche un peu plus que cela mais rassurez vous ça restera outre atlantique »… il y a encore quelques jours, face aux faillites européennes et à la dérive d’un Etat en quasi faillite (l’Islande). Et cette nuit, on apprend que désormais le Japon est impacté… Comme d’habitude, y a pas de risque, cela ne concerne qu’un acteur mineur… bref on le voit, le risque de contagion à l’ensemble de la planète financière est bien réel voire bien entamé.

 

Autre vérité de l’époque, et même encore aujourd’hui, pour les mêmes… il nous faut distinguer le bon du mauvais capitalisme. Bien, bien… mais il s’avère que cette « spéculation » certes financière a un impact sur ce bon capitalisme et donc sur l’économie réelle. Cette spéculation in fine avait comme but initial d’alimenter ce fameux moteur de la croissance à travers le crédit facile mais le crédit à n’importe quel prix… pour financer des biens de toutes natures… aussi ce subtil distinguo entre capitalisme financier (le mauvais pour celui qui ne suit pas) et capitalisme économique ne tient donc pas la route… on est bien dans de l’économie tout ce qu’il y a de plus réelle.

 

L’immobilier, le bâtiment sont les premières victimes de ces jeux complexes (le mot étant employé volontairement). Nous ne sommes probablement qu’aux prémices d’un véritable choc qui laissera sur le carreau certes des traders (merci à toi Vian « j’irai cracher sur vos tombes ») mais surtout touchera de plein fouet des milliers de salariés, des milliers de travailleurs pour qui la couverture sociale se réduit comme peau de chagrin ici et surtout ailleurs. Je pense aussi aux retraités à qui on a vanté depuis tant d’années la retraite par capitalisation, et vous renvoie à l’article de l’ami peuples, où aux Etats-Unis ces fonds si merveilleux ont perdu pas moins de 1.470 milliards d’euros et on peut légitimement penser que cette reconstitution prendra plus de temps que celui nécessaire à son effondrement.

 

Bâtiment, retraités, immobilier et pas seulement… En France, nous entrons seulement dans le gros de la turbulence que déjà les PME sont déjà à la peine. Certes, il y a bien un problème de relations entre elles et les établissements bancaires (le plan d’aide du gouvernement n’est pour une fois pas une absurdité) mais les causes ont l’air plus profondes, avec des carnets de commandes qui sont loin d’afficher une réelle vigueur et en toute logique les prochains mois devraient amplifier cette réalité de l’économie vraie.

 

Le mal est profond et moins qu’on puisse dire c’est que pour l’heure nos immenses dirigeants se contentent du service minimum… des déclarations qui contredisent ce qu’ils avaient dit quelques mois plutôt, des appels grandiloquents à une prise de conscience et … et c’est tout. Aucune esquisse de propositions et surtout aucun mea-culpa sur un système qui a définitivement sorti l’humain de son fonctionnement.

 

Au fond on risque fort d’assister au même spectacle que celui joué sur l’urgence environnementale… des trémolos et on continue comme avant en reportant le protocole de Kyoto à une date ultérieure… « On »  a cédé à tous les lobbyistes industriels désireux de préserver leurs bénéfices et leurs dividendes ; là l’ultime différence se situera sur des lobbyistes financiers… la belle affaire.

 

Au final, je doute que tout cela débouche sur autre chose qu’une mécanique capitaliste dont la finalité restera l’accumulation de richesses au détriment du plus grand nombre… surtout si le Medef est le seul à la tête de sa moralisation.


"Le crédit, loin de contribuer à abolir ou même à atténuer les crises, en est au contraire un agent puissant." (Rosa Luxemburg). Merci au lecteur qui m'a laissé cette citation.

Sinon… le PS doit-il reporter son congrès ? Honnêtement, je me demande si les militants s’intéressent encore au non évènement qui se profile… on prendra les mêmes et on recommencera. Au moins ça nous épargnera de mettre les mains dans le cambouis.


Edit : on m'a fait parvenir un lien vers un document d'une grande qualité pédagogique pour tout comprendre des subrptimes, de cette fameuse titrisation... je voue le recommande !!! Un grand merci.

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A mini sommet européen… mini décisions… et encore...

6 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

europe morteOn allait voir ce qu’on allait voir, Nicolas Sarkozy devait nous régler ça en deux temps trois mouvements, aidé par un Directeur Général du FMI (un certain DSK) en pleine bourre, le tout avec un riquiqui sommet européen (France, Italie, Allemagne, Grande Bretagne… sur 27 c’est un effort manifeste, les petits pays auront probablement apprécié).

 

Et sinon… une action forte de DSK… annonçant sans sourciller que les prochaines prévisions de croissance seront revues à la baisse et en hiver normalement il fait froid… ben ouais c’est la faute à la crise… On avait bien besoin d’un tel Oracle, socialiste de surcroît, tant qu’à faire.

 

Et ce sommet convoqué dans l’urgence alors ?

 

Ben quoi dire… c’est le problème… il n’y a rien à dire… entre impréparation, incompréhension… et donneur de leçon (notre pêcher mignon au niveau européen), le résultat fut à la hauteur ce que certains attendaient avec toutefois une confirmation… L’Union Européenne à défaut d’exister, semble définitivement morte ou pour le moins en coma dépassé.

 

Il a bien un communiqué final… avec de jolies trouvailles genre « «Nous nous engageons à assurer la solidité et la stabilité de notre système bancaire et financier.» ou encore «Nous voulons […] promouvoir les principes de responsabilité et d’intégrité des cadres dirigeants.» sinon concrètement… rien… ou alors si un hypothétique sommet mondial dont on salive par avance sur les conclusion d’un tel machin.

 

C’est bien le tragique de cette situation, l’Europe avait l’opportunité d’envoyer des signaux forts à la communauté internationale pour qu’enfin, on puisse espérer non une remise en cause du système (avec Barroso, Sarozy et consorts…)  mais tout au moins d’avancer des propositions fortes en matière de régulations d’un ordre économique complètement fou.

 

Au lieu de cela, on assiste à de nouveaux mécanos bancaires avec le rachat de Fortis par BNP/Paribas… la belle affaire.

 

Ah si, j’allais oublier, Laurence Parisot se voit investie d’une mission… supprimer les parachutes dorés enfin "supprimer les excès" il ne faudrait pas abuser non plus ; précarité et fléxibilité, c'est pour les gueux…

Bien entendu, il n’y a que ça à remettre en cause, surtout ne pas regarder la réalité de ces 30 derniers années et pourquoi on en est arrivé à un système fragilisé et qui pour l’heure ne doit son salut qu’à l’intervention de ces mauvais fonds publics. Et Nicolas Sarkozy va faire le beau sur du vent comme d’habitude…

 

Sinon les dirigeants socialistes… sur un coin de table, ils ont griphonné quelques bricoles sans trop y croire, trop occupés à compter et à recompter quelle fédération  vote quoi… d’ailleurs ce matin, Bertrand Delanoë espère faire 50%...  On est content pour lui.

 

 

 

 

 

 

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La Turquie Européenne ? Oui.

3 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Michel RocardL’agence Internet de la Netscouade m’avait fait parvenir le dernier bouquin de Michel Rocard « Oui à la Turquie ». Même si j’ai depuis quelques temps de gros différents avec lui sur le front de la politique intérieure, c’est avec un certain plaisir que j’ai lu ce plaidoyer en faveur de l’adhésion turque à l’Union Européenne.

 

Plaidoyer car Rocard va à l’essentiel dans ce livre court et incisif, d’ailleurs il se lit relativement rapidement. Autre avantage, il permet de se remettre en mémoire les dates décisives de la construction européenne et de survoler à grands traites l’histoire méconnue de la Turquie et des points de crispations encore présents à ce jour.

 

Outre ces aspects, j’ai ressenti à la lecture de ce livre de Rocard deux résignations qui semble devenir chez lui comme une seconde peau. L’Europe politique est définitivement morte, datant même celle-ci à 1972 avec l’arrivée du Danemark, l'Irlande, la Norvège et le Royaume-Uni et des premières exceptions faites sur les acquis communautaires.

 

Sa deuxième résignation, moins affirmée, transparaît quand il aborde les problématiques économiques et au détour de certaines phrases, le fatalisme du « c’est comme ça et on ne peut rien faire » transparaît assez nettement. Sur ce point, j’avoue que cela commence à m’énerver ; comme je le disais hier, l’économie n’est pas une construction exogène de l’activité humaine, ses mécanismes ne sont que la résultante ce que « nous » avons voulus mettre en oeuvre.

 

Maintenant sur la question même de la Turquie, à l’instar de Michel Rocard, je suis de ceux qui estiment que ce pays a vocation à intégrer l’Union Européenne. Et si encore à ce jour des progrès restent à faire en matière de droits de l’être humain, cette adhésion pourrait constituer un symbole fort à l’ensemble des pays musulmans.

 

Comme lui, je pense qu’elle permettrait à l’Union Européenne de sortir de cette image de club de nations exclusivement chrétienne et de facto sortir de ce piège éminemment dangereux entretenu par certains (comme François Fillon) sur ce prétendu choc de civilisations.

 

Autre avantage non négligeable, elle obligerait l’Union Européenne à la laïcité, ce qui est loin d’être assuré pour l’avenir si nous en restons là.

 

Voila succinctement et modestement résumé le livre plaidoyer de Rocard en faveur d’une Turquie Européenne.

 

Si vous voulez en débattre, il y a un site Internet mais vous pouvez aussi le faire ici.

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DSK osera-t-il la taxe Tobin ?

2 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Le plan Paulson est en passe d’être adopté, son but tenter de cautériser une plaie sur une jambe de bois par le biais des joyeux contribuables. On aura vu avec ravissement certains de nos ânes libéraux se draper dans un linceul de vertu prenant la posture de la vierge effarouché avec les doigts croisés dans le dos,  en dénonçant cette intervention de la puissance publique.

 

Au-delà des effets immédiats, des effets de tribune dénonçant ces spéculateurs avides, ces parachutes dorés, ces suppliques demandant davantage de régulation et de transparence… on arrive au bout d’un système, d’une idéologie. Il ne s’agit pas de dire que l’économie de marché est morte, on serait d’ailleurs bien en peine d’offrir une alternative crédible à celui-ci mais bien de prendre acte que l’absence de toute régulation si elle a effectivement fluidifié les marchés, elle est entrain de liquéfier l’économie dans son ensemble. Ce constat est partagé par de nombreux économistes comme Jacques Sapir qui démontre dans un document d’une douzaine de pages que « les dérives de la finance américaine qui ont contaminé une bonne partie de la finance mondiale sont d’abord et avant tout le produit de la crise d’un modèle de développement, celui du néo-libéralisme américain qui prétend développer une économie capitaliste en comprimant toujours plus les salaires… ». (Les 7 jours qui ont ébranlé la finance)

 

Le courant néolibéral ou capitaliste aura malgré tout réussir à faire croire que les arbres pouvaient monter au ciel par le biais d’un endettement des ménages sans précédent. Cet argent facile aura notamment permis de masquer aux classes moyennes leur appauvrissement bien réel,  gommant du même le caractère profondément inégalitaire voire primaire d’un système basé sur le règne animal. Bien entendu, il est relativement simple de l’enrober sous des mots tels que liberté, responsabilité et même équité. Et surtout qu’on ne vienne pas nous dire que cet effondrement est le fruit de quelques individus… Non, la mise en place des subprimes, des crédits hypothécaires et autres outils encore moins ragoûtants découlent d’une méthode et d’objectifs partagés par la minorité gouvernante, à savoir une accumulation de capitaux toujours plus grande avec comme corollaire une course à la dividende et à la profitabilité toujours plus élevée.

 

Pour l’heure nos politiques tentent de faire bonne figure… entre dénonciation facile, appel à l’union nationale mais la vraie question est de savoir si ils comptent tirer un enseignement de cette crise dont on ne connaît pas encore l’étendue et si la contagion est déjà dans les tuyaux au-delà des Etats-Unis et de l’Union Européenne (le marché immobilier chinois va-t-il tenir…). Si chacun cherche à éloigner le spectre de la crise 1929, il est néanmoins intéressant, comme l’a fait Thomas Piketty,  de regarder qu’elle fut l’action menée par le pouvoir politique dans des conditions somme toute assez similaires. C’est assez édifiant puisque « le taux de l’impôt fédéral sur le revenu applicable aux revenus les plus élevés fut porté de 25 % à 63 % en 1932, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau réduit à 77 % en 1964, et finalement à 30 %-35 %  au cours des années 1980-1990 par les administrations Reagan-Bush ». On notera que ces taux n’ont en rien était préjudiciables à la bonne marche de l’économie même si le niveau d’interdépendance des économies n’était pas aussi élevé qu’aujourd’hui et la contrainte sur les coûts aussi fortes.

 

Cependant, à ce stade, il convient de rappeler que cette contraintes des coûts ne tombe pas du ciel ou de je ne sais quelle main invisible, elle est la conséquence directe de l’idéologie néolibérale rappelée plus haut.

 

C’est donc bien aux politiques de reprendre l’initiative tant au niveau mondial, européen que français. Ce qui tombe plutôt bien que la plupart de ces institutions sont dirigées par des Français ;  au passage, cela démontre que nous avons été particulièrement réceptifs au discours ambiant servi depuis une trentaine d’année par les tenants du tout déréglementation.

 

Aussi, le moment ne serait-il opportun pour le Président du FMI, Dominique Strauss Khan, de lancer une réflexion sur la mise en place de cette fameuse taxe Tobin sur ces  flux financiers ? Il me semble que le Parti Socialiste Européen avait milité en son temps pour une telle taxe mais bon 2003 c’est loin…. Ce serait un premier pas louable et nécessaire.

 

Il est évident qu’une telle initiative devrait s’appuyer sur une lutte réelle contre les paradis fiscaux et autres systèmes off-shore. Il est d’ailleurs savoureux d’entendre des députés UMP appeler de leur vœu un tel effort. Pour rappel, nul besoin de refaire un nouveau rapport, il en existe déjà (celui de Peillon et Montebourg), vilipendé en son temps par ces mêmes députés de droite. Aussi, en tant que Président de l’UE, Nicolas Sarkozy devrait peut être s’en saisir et parallèlement à cela ; proposer la mise en place d’une fiscalité minimale sur les bénéfices des entreprises (cela aussi à participer à cette folie dérégulatrice),  qui pour les 27 est en moyenne inférieure à celle pratiquée aux Etats-Unis. L’Europe est un très bon élève en matière de déréglementation, privatisation…

 

On le voit les pistes existent, les volontés politiques c’est beaucoup moins certain. Cependant, je ne demande pas à Sarkozy de répondre l’urgence de bâtir un nouveau modèle de développement ( en adepte des crédits hypothécaires, de l’endettement des ménages…), je suis plus que réservé sur sa conversion subite.

 

Ces 30 ans de néolibéralisme acharné démontrent l’inanité sociale de ce modèle et des mensonges qu’il véhicule, il n’aura pas non plus réussi à endiguer ce problème qui se pose à l’humanité : celui de l’urgence écologique.

 

Et  au-delà des mots, des concepts marketings  comme croissance soutenable, croissance durable, il y une problématique majeure : à partir du moment où pour la production d’un bien ou la délivrance d’un service, le coût environnemental n’est pas neutre voire négatif, notre écosystème est menacé, aussi tout modèle doit prendre en compte cette contrainte vitale.

 

Le chantier d’une politique de civilisation, chère à Edgar Morin, est bien devant nous, espérons seulement qu’enfin l’Être humain passe de l’adolescence à l’âge adulte.

 

 

 

 

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Crise de (mauvaise) foie boursière…

30 Septembre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

 

Les places boursières ont sévèrement dérouillé hier et cette nuit, nos dirigeants français nous serinent que non notre système est solide... comme on ne devait pas être touché, je vous le rappelle.

 

En ces temps de grand n’importe quoi… où on découvre des élus UMP en appeler à la fin des paradis fiscaux, des parachutes dorés, du rôle de l’Etat… gros avantage du politique, il a la mémoire très courte et particulièrement sélective… Dans une belle proportion, le hier est une option facultative et l’avant-hier n’a jamais existé et le demain une vision de l’esprit.

 

Enfin pour une fois… on est déjà prévenu… « Tas de cons, c’est vous qui allait payer la note à coups d’impôts, de flexibilité,  de casse de la sécu (je le vois venir gros comme une maison) et surtout de serrage de ceinture ».

 

L’épicentre passant, il y a d’ailleurs fort à parier qu’au final, ces pauvres traders, banquiers, industriels ne seront au final que les victimes irresponsables de notre propre égoïsme… celui du consommateur qui sommeille en chacun de nous.

 

Et comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seul, je suis tout émerveillé de noter cette presque coïncidence… Le CAC40 est repassé dans le vert, le même jour où un ministre de l’emploi annonce que les chiffres du chômage seront mauvais pour un an. Je passe sur le coté désuet de cet instrument de fausses mesures, je veux seulement souligner cette bienheureuse coïncidence qui est du même tonneau que la progression en bourse d’une société qui annonce un plan de licenciements… c’est curieux non.

 

Pas tant que ça, au fond nous ne sommes pas loin d’un concept très prisé celui du « une bonne guerre pour faire repartir l’économie »… là c’est une bonne purge et les victimes sont les mêmes… so cool… et comme tout le monde ne connaît pas la crise, il ne me paraît pas nécessaire de vous faire un dessin.

 

Peut être une petite image en vous disant que le doigt de la main invisible vous salue bien… tas de cons…  dont je suis.

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