Samedi 25 octobre 2014 6 25 /10 /Oct /2014 05:47

Hier soir, j'étais à la remise de la Légion d'Honneur de Gérard Caudron - Maire de Villeneuve d'Ascq, ancien Parlementaire Européen - mon patron.

 

Mon Patron car j'ai fait partie de son équipe municipale de 1995 à 2001 et son collaborateur de 1997 à 2002. Et le désigner comme tel c'est par respect et aussi par affection.

 

Respect parce durant cette période, j'ai pu constater que c'était un bosseur, un gros bosseur et les résultats électoraux qu'il a enregistré dans sa ville ne sont pas le fruit du hasard mais avant tout du fait d'un travail sans relâche. Je me souviens encore de ces petits papiers qui garnissaient ses poches tout au long de la journée quand il arpentait Villeneuve. Le soir tard, ils étaient retranscris sur la messagerie interne de la ville et adressés au service pour un traitement... traitement qui très souvent voulait dire dans les 48h. Hier soir, il faisait allusion à son relatif anonymat malgré son statut de Parlementaire Européen vis à vis des socialistes français, c'était tout autre chose au niveau du Parlement car il était impliqué, il travaillait tout autant, était présent.

 

Affection car je n'oublie pas que c'est lui qui m'a mis le pied à l'étrier et que c'est en partie gràce à lui que je travaille pour mon nouveau patron Guillaume Delbar - Maire de Roubaix-. Il est d'ailleurs curieux de constater que tous les deux sont arrivés à la tête de leur ville dans des circonstances non programmées. Tout comme moi il y a 19 ans, tout comme moi il y a 6 mois ; nous n'étions pas programmer pour.

 

De Gérard, je garde trois anecdotes.

 

La première c'est comment je suis devenu conseiller municipal à 25 ans. Durant quelques mois, je m'étais investi dans le groupe de jeunes - au PS - pour préparer les municpales de 1995. Quelques semaines avant le dépôt des listes, la personne qui gérait ce groupe nous demandant qui était interessé pour être sur la liste. Je me suis dit pourquoi pas sauf qu'elle Gauche Socialiste moi Rocardien revendiqué, cette candidature n'est jamais arrivée à Gérard... allez savoir pourquoi ? Bref à quelques jours du dépot des listes, j'en avais presque oublié cette candidature. Au même moment, une lettre de Caudron est arrivée dans ma boite m'invitant à une réunion car il ne trouvait pas de candidat sur le quartier du Pont de Bois. Après avoir hésité, je me suis rendu à cette réunion un samedi matin, je suis intervenu et à la fin j'ai été voir le Maire pour lui expliquer que je m'étonnais de ne pas avoir été à minima conctaté. Réponse : "tu me fais un CV, une lettre de motivation", tu me l'as dépose lundi à 8h. A midi, sa sécretaire m'appelé, "êtes vous dsponible ce midi pour manger avec Monsieur le Maire ?". Le lendemain, c'était fait, j'allais être le Benjamin de la nouvelle équipe avec la mission de mettre en place des réunions publiques élus/citoyens/services ; encore aujourd'hui elles sont d'actualité.

 

La deuxième anecdote, c'est la façon dont je suis devenu son collaborateur parlementaire en 1997. En juin, Franck -celui en place - part pour une autre aventure, j'avoue que ce boulot m'interressait bien mais bon, je n'avais pas fait sciences Pol, juste une licence d'histoire. Le Maire demande à me voir, je me rends dans son bureau et là simplement "j'aimerai bien travailler un peu plus avec toi et toi ?"... l'entrevue a duré moins d'une minute ; pour assurer le tuilage, je commençais le lendemain.

 

La dernière illustre davantage le caractère parfois éruptif et légendaire du Gérard. De mémoire c'était un ou deux après la prise de fonction de ce poste. Les choses étaient bien huilées, le travail passionnant et parfois éprouvant - ah les demandes d'explications écrites ou discours pour les sessions parlementaires du dimanche pour livraison lundi matin  :) -. Donc Gérard Caudron avait à coeur un A4 bien tassé sur son activité de parlementaire de la semaine, chaque jeudi. Après quelques mois, cela me prennait une heure parfois un peu plus quand il fallait un peu trouvé l'actu. Bref le temps de quelques modifications par le Patron - par fax ... - , le tout était bouclé,envoyé à quelques 400 destinataires, mis en ligne en moins de 4h. Sauf que... un jeudi matin les choses ne se sont pas passées comme ça. J'arrive au boulot, fais mon truc rapidement (en plus j'étais content de moi...), je faxe à Bruxelles, après une heure pas de retour... chose étonnante. Il appelle "bon tu m'envoies Fax Info, je pars en commission" moi "ben je l'ai fait, bon je te le renvoie"... je réexpédie. 20 mn passe... coup de fil "JE N'AI TOUJOURS RIEN !" moi 'Gérard, je t'assure je l'ai envoyé déjà deux fois, je recommence", je réessaye... 5 mn plus tard coup de fil "MAIS QU'EST CE QUE TU FOUS, J'EN AI MARRE DE BOSSER AVEC UN INCAPABLE..." bref, Gérard éructait au téléphone. A cet instant, j'ai posé le combiné, me suis levé et suis sorti de mon bureau sous l'oel médusée de ma sécrétaire. A cet instant, je pensais sincèrement que je pouvais chercher autre chose, je quittais mon boulot. J'ai donc passé une partie de la journée à errer en mairie quand la secrétaire du Maire m'appelle en milieu d'après midi pour me dire que ma collègue à Bruxelles tentait de me joindre. Celle-ci me dit alors "Marc, il n'y avait plus de papier dans le fax".

 

Le soir, j'ai croisé Gérard qui m'a simplement dit "Ca va ?'comme si de rien n'était ; le lendemain, j'étais au boulot. En 5 ans, c'est la seule fois où je l'ai vu s'emporter sur moi... 

 

Alors, oui c'est peu de dire que Gérard Caudron, et aujourd'hui encore dans mes nouvelles fonctions, m'a appris beaucoup par rapport à l'action publique, par rapport à l'action politique.

 

Et 20 ans après, oui ça reste quelque part mon patron et ce même si nous ne nous voyons plus hormis en de rares et très - trop -brèves occasions.

 

Cette légion d'honneur c'était aussi l'occasion de revoir des collègues du Conseil, des copains, des citoyens que j'avais rencontrés durant cette première vie politique, et ça aussi ça m'a fait plaisir.

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Dimanche 1 juin 2014 7 01 /06 /Juin /2014 07:47

Voilà, c'est fait, au moins sur ce dernier scrutin, le Front National peut se targuer d'être devenu et sans photo finish, le premier parti politique français. Laissant derrière lui, un champ de ruines où on s'interroge sur la capacité de rebonds des partis de gouvernement à moins de croire au retour de l'homme providentiel à la mémoire courte.


Est-il encore utile d'analyser avec lucidité et distance cette funeste réalité ? Tout au plus, il est préférable de laisser de coté les apotres d'un pédagogisme sur le travail au long court de réformes encore mal comprises - ils sont "légions clairsemées" quelque soit la couleur du gouvernent -, de mêmes les apprentis relativistes tentant vainement de montrer que non en poids relatif cette 1ère place frontiste n'est en rien une victoire et que l'ingrat abstentionniste aurait à n'en pas douter déposé un bulletin de vote acceptable si il s'était déplacé...  et le FN aurait très certainement réalisé un 0% dans cette réserve, on peut le croire ou pas. Néanmoins, je vous invite à lire ces deux analyses assez pertinents : Désintégration par un militant vert et cet article sur la vie des idées « Périurbain, la France du repli ? ».


Il y a plus d'un an, j'avais fait ce sombre pronostic, quelques amis s'en étaient ouvertement moqués, je ne leurs en veux pas : au-delà de l'intuition, je le basais un certain nombre de billets que j'avais pu commettre en observant l'irrésistible progression du FN dans la région Nord Bas de Calais - LE bastion de la Gauche qui n’en est plus un depuis quelques années sauf pour ceux souffrant d’une cécité profonde -.


A ce propos, nos responsables régionaux ont quelques soucis à se faire, enfin non si j’en crois ce fameux sursaut citoyen - sans doucher ce fol espoir, aux régionales de 2010 la participation était de 45% contre 41 ce dernier dimanche et avec un FN ayant plus de 210.000 voix d’avance sur le second -. La fédération socialiste du Pas de Calais a déjà fait savoir qu’elle avait entendu le message des électeurs en demandant un congrès anticipé avec comme préalable : l’abandon de la réforme territoriale… j’avoue mon erreur, je n’avais pas perçu le cri de l’électeur angoissé par la disparition du Conseil Général.


A Roubaix, la carte électorale qui s’est dessinée ce dimanche 25 mai, n’est pas différente. Un FN en tête sur 39 bureaux sur 46 avec néanmoins un score de 26 %, bien inférieur à la moyenne régionale - 35,17% -, c’est bien le seul motif de « satisfaction ». Et maintenant ?

 

Plus que jamais, le politique doit retisser des liens au plus près du territoire et être en capacité de répondre à cette double problématique : l’une décriée par tout ou partie de la gauche, celle de l’insécurité culturelle ; l’autre évacuée par tout ou partie de la droite, celle de l’insécurité sociale. L’une et l’autre s’autoalimentant du fait d’une élite hors sol n’ayant plus à la bouche que les mots mondialisation, croissance et adaptation nécessaire pour des lendemains qui devraient chanter où comme le dit Laurent Bouvet « Les discours de nombre de nos responsables politiques apparaissent comme totalement hors-sol, détachés de cette réalité à la fois matérielle et sensible.

 

Etant sensible aux données sociaux-économiques (la carte en bas de l'article...), dont j’ai la faiblesse de penser qu’elles traduisent une certaine réalité sociale, et que Roubaix n’est pas l’une des villes les plus pauvres par hasard ; il paraît nécessaire d’en faire une lecture approfondie avant de se lancer dans de grands discours.

 

La ville aussi doit faire face à une forme de repli territorial de ses habitants… de la ville, au quartier voire à la rue. Aussi, je m’interroge quand l’une des premières réponses est de les inviter à penser métropole, forme de la tarte à la crème des gens bien formés, insérés et donc mobiles par essence. Hors comment traduire cette nécessité – je n’en disconviens pas – face à des jeunes sortis du système scolaire sans diplôme, face à des habitants qui désespèrent depuis des années à sortir du cycle infernal petits boulots/chômage et dont la fin du mois commence parfois le 10…

 

Bien loin des yakafautkon, la seule issue est de co-construire avec eux ces passerelles, ces parcours qui leurs permettent de sortir de cet enclavement social et territorial. Il n’y pas de solution miracle, pas de schémas prédéterminés, pas de vérité préétablie, il y a par contre des méthodologies à inventer en associant les habitants au plus près, c’est aussi cela la démocratie participative.

 

Une démocratie bien loin des appels à marcher, de la dénonciation de l’abstentionniste pénitent, de l’électeur fascisant. Si le vote frontiste ne peut être considéré comme un vote normal, une autre erreur serait de considérer l’électeur du FN comme un déviant qu’il faut stigmatiser. 

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Dimanche 11 mai 2014 7 11 /05 /Mai /2014 13:57

Passé la surprise, vient le temps de prendre la mesure d'un tel poste dans une ville aux problématiques particulièrement complexes. Des premiers échange avec François - le dir cab - et les autres membres du cabinet (nous sommes 4) pour répartir nos champs de compétence et de facto les élus avec lesquels nous aurons à apporter un soutien technique et parfois politique.

 

A ce stade, nous ne pourrons guère compter sur nos prédécesseurs... aucun dossier dans les deux énormes armoires de mon bureau... une certaine idée de l'alternance politique, une certaine idée de la permanence démocratique... Dossier après dossier, urgence après urgence, il nous faudra les reconstituer un par un.

 

Au final, c'est du temps perdu, c'est de l'énergie inutilement dépensée et de fait une perte d'efficacité immédiate dans la multitude des dossiers chauds laissés en héritage. Fatalement, on multiplie les demandes de note aux services, eux-mêmes déjà sollicités par les nouveaux élus pressés de bien faire, pressés de mettre en oeuvre les engagements pris au court de la campagne. Tout le monde y perd mais les premiers impactés sont au final les Roubaisiens.

 

S'installer c'est aussi rencontrer les différents services avec qui on va travailler au quotidien. C'est aussi prendre en compte le fait que pour les personnels, un changement d'équipe n'est pas un fait anodin, c'est la remise en cause de certaines habitudes de travail, la mise en place d'un cadre forcément différent.

 

Il n'y a d'ailleurs pas forcément de défiance - sauf peut-être pour une infime minorité - juste le besoin de prendre ses marques entre des personnes qui ne se connaissent pas et beaucoup d'élus qui découvrent eux aussi le fonctionnement d'une collectivité qui comptent près de 1600 agents. C'est aussi le rôle du cabinet de mettre un peu d'huile pour lever quelques crispations. Au fond, ce n'est pas sans me rappeler ma propre prise de fonctions quand j'étais devenu conseiller municipal à 25 ans, avec néanmoins une différence de taille, le Maire commençait son 4ème mandat.

 

Pour ma part, étant moi-même issu de la fonction publique territoriale, je sais que dans l'ensemble, les fonctionnaires territoriaux ont le souci de du service publique et aussi de l'efficacité mais cette efficacité incombe pour bonne part aux politiques et aux décisions qu'ils prennent ou pas. Et c'est souvent l'absence de responsabilité politique qui amène une forme d'inertie voire d'immobilisme d'une collectivité et ce phénomène ne me semble pas propre au public c'est également le cas dans le privé surtout à partir d'une certaine taille.

 

Voilà, près d'un mois s'est écoulé depuis la proposition de Guillaume Delbar. Il serait faux de parler d'installation tranquille... simplement, je tente de m'imprégner d'une ville que je connaissais comme simple utilisateur, désormais je suis un peu plus qu'un acteur de celle-ci. Et de retrouver une certaine agilité "intellectuelle" pour pouvoir chaque heure ou presque changer de sujet sans oublier celui traité précédemment. L'autre obligation sera également de repenser notre organisation au quotidien :)

 

Au fait ... source voix du nord...  Luc Hossepied explique : «  L’un des défis qu’elle a maintenant, c’est de faire revenir la classe moyenne ! » C. Di M.  - Je crois que l'enjeu premier c'est déjà de la garder...

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Lundi 28 avril 2014 1 28 /04 /Avr /2014 10:01

Forcément, avec ces derniers évènements, les commentaires des proches et des moins proches ont été intéressantes à entendre. Parcours atypique, parcours opportuniste, chacun aura sa vision. Pour moi une chose est certaine, j’assume mon itinéraire politique et j’assume ma vision personnelle de la gauche, de mon engagement pour la semaine des 4 jours, d’une république de droits et de devoirs, du constat de politiques économiques surannées de droite comme de gauche. Voilà pour mes orientations ; elles sont les mêmes aujourd’hui et elles étaient les mêmes hier.

Aussi, c’est avec un certain amusement que j’ai vu fleurir sur twitter les avis définitifs et souvent peu sympathiques des défenseurs de la Vraie Gauche ; celle qui année après année, se coupe de ses bases populaires à mesure qu’elle même est « contaminée » par une approche sociétale qui prend le pas sur la réalité quotidienne de ces dernières. Et pour tout dire, il y a déjà fort longtemps que j’apparaissais comme un traitre du fait de ma faible inclinaison à parler de sentiment d’insécurité quand dans un nombre non négligeable de quartiers, l’insécurité a laissé place à des zones de non droit. Sans compter les éructations de certains leaders qui dépassent et de loin le cadre démocratique ; non Manuel Valls n’est définitivement pas le frère caché de Marine Lepen.

Chez les « vieilles » connaissances, quelques uns ont fait part de leur désarroi, de leur incompréhension d’accepter une proposition d’un Maire UMP, je peux simplement comprendre leur réaction. Je puis simplement dire que je ne me reconnais plus dans les débats nationaux où au fond les discours ne sont plus que le fruit de circonstances politiques liées à la seules conquête du pouvoir. Désabusé par ce constat, plus que jamais je me recentre sur le local et sur ce point, et je l’ai déjà écrit, la différence gauche/droite a vécu depuis bien longtemps.

Non ce qui m’a le plus étonné, c’est le nombre d’amis et de copains qui me connaissent plutôt bien, trouver ça très bien. Chez ceux plutôt orientés à droite, c’est somme toute assez normal - je retrouve la raison… -. Chez ceux avec qui je partage une certaine proximité politique et pour certains plus à gauche que moi, nombreux m’ont félicité et m’ont encouragé et plus encore si ils sont Roubaisiens.

Car comme moi, l’équipe en place – et le Maire en premier lieu – sait qu’elle n’a pas le droit à l’erreur car c’est probablement la dernière chance pour que Roubaix se redresse. Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le Maire sortant n’avait recueilli qu’un petit 20% au soir du premier tour.

Au final, ce choix détonnant aura été conforté par les amis et également par quelques personnes qui me suivaient depuis quelques années sans que je les connaisse. Sinon… c’est quoi le boulot au sein d’un cabinet et les enjeux de Roubaix ? On en reparlera.

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Dimanche 20 avril 2014 7 20 /04 /Avr /2014 09:12

Lever normal dans la maison, une journée normale va commencer avec son rythme de conduites pour les enfants, à qui ses céréales, son jus d'orange et pour les plus grands, le café, la lecture quotidienne de la presse locale et les suites du basculement de la ville de Roubaix perdue par des socialistes qui se sont déchirés avant et pendant la campagne.


Dans la nouvelle équipe, je connais quelques uns des nouveaux élus, du fait d'un réseau d'amis qui s'est densifié depuis que nous sommes arrivés à Roubaix fin décembre 2004.


A la maison, on avait suivi les municipales à bonne distance, avec pour moi une seule certitude, l'impossibilité de voter pour une équipe sortante dépassée par les évènements, repliée sur elle-même et où la part de professionnels de la politique m'indisposait royalement. Bref, outre ces copains, je connaissais la tête de liste devenue le nouveau Maire de Roubaix, Guillaume Delbar.


Guillaume, je l'ai connu, il a quelques années sur Twitter... drôle de machin ce truc quant on y réfléchit... Les premiers échanges entre nous furent de facto assez virils mais toujours corrects, on n'est pas à Roubaix pour rien. Et un jour, on s'est découvert un hobby commun, le tennis. Quitte à continuer nos échanges autant le faire également sur des terrains ocres. Durant quelques mois, nous avons pris l'habitude de nous retrouver pour taper la balle jaune et ensuite d'échanger sur la vie politique et aussi beaucoup sur Roubaix. Lui "vrai" Roubaisien, moi Roubaisien d'adoption, et de constater quand il s'agit de Roubaix nos différences sont infimes. Et sur la question de la pratique du "pouvoir" de sentir également de réelles convergences.


Manifestement de l'encarté UMP au militant de gauche sans parti fixe, le courant passe... on est loin de nos premiers échanges aigre-doux ; respect, échange sans tabou, convergences fortes sur un nombre de sujets assez étonnants et je crois une réelle estime qui est née entre nous.


Estime, au point que j'avais été déçu par son score à la cantonale de 2011 au regard de son investissement dans la campagne et aussi pour l'homme  qui s'appuie sur des valeurs que je peux partager au moins sur l'essentiel ; au fond les plus importantes surtout à l'échelon local.


Puis vint sa campagne des municipales qu'il a commencée dès janvier 2013. A partir de cette date, plus de tennis, juste une fois où Guillaume me sollicite pour intervenir devant une partie de son équipe sur la démocratie participative du fait de mon expérience en tant qu’ancien élu à Villeneuve d’Ascq sur cette thématique. On avait terminé fort tard, chez lui avec - impensable en février 2013- deux futurs adjoints à refaire le monde, à refaire Roubaix.


Bref à partir de cette date, nos rencontres furent bien espacées... Il avait une ville à conquérir.


Il fit sa campagne, sur ses thèmes, sans entrer dans des polémiques stériles - le PS s'y suffisait à lui même ... - Les résultats du 1er tour tombent... Guillaume Delbar est en tête d'un souffle devant le Maire sortant. Malgré cela, je doute qu'il puisse l'emporter, l'ensemble des gauches est tout de même à plus de 50%. Pour le second tour, le PS plein de suffisance estime que la seule fusion avec les Verts suffira...


On connait la suite, Guillaume Delbar et son équipe font basculer Roubaix. 


Au 2nd tour, j'avais prévu de rejoindre quelques copains et de fait j'ai salué mes amis élus et le nouveau Maire, Guillaume Delbar.


Au final, l’élection était passée, je pouvais retourner à un quotidien que je n’avais pas quitté.


Pourtant, le jeudi précédent l'investiture de la nouvelle équipe, un sms bien matinal, à 7h07 ... "Salut Marc, poste de cab ? envisageable" ... j'avoue, je suis tombé de ma chaise.


1h30 plus tard, j'étais dans le bureau du futur Maire pour échanger sur mes missions dans son cabinet. Quelques échanges de coups de fil avec Madame –malgré quelques étranglements-, à mon meilleur ami... « Fonce !! ».


Vers 16h00, j'envoyais un sms au Maire de Roubaix : "je suis à ta disposition".


J'apprécie le Maire ; j'aime ce Roubaix complexe, aux mille visages, ce Roubaix qui n'a plus droit à l'erreur, la tache est immense, passionnante, et plus que jamais elle ne peut s'enfermer dans des querelles d'un autre âge, l'enjeu est extrême, l'union des énergies ici plus qu'ailleurs doit être prise au pied de la lettre.


Voilà pourquoi j'ai dit oui, dit oui à un poste de Directeur de Cabinet Adjoint du Maire de Roubaix...

 

Le plus dur commence.

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Mercredi 16 avril 2014 3 16 /04 /Avr /2014 20:23

Voilà... une tranche de vie se termine, une nouvelle s'ouvre... ce blog va reprendre une activité erratique... et pour commencer une petite, grosse, énorme, décevante, enthousiasmante... ce sera selon...   surprise.

 

Au passage un petit changement de nom.

 

A bientôt.

 

Marc..

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Dimanche 8 novembre 2009 7 08 /11 /Nov /2009 14:02




Voilà, this is the end sur Overblog, la suite c'est par là :

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Livre noir du Libéralisme

 
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