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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles récents

Abstentionniste, dois tu fermer ta gueule ?

22 Juin 2017 , Rédigé par Marc

Non, Fred, t’es pas tout seul… toi et tes copains abstentionnistes, vous êtes 27.125.535… soit 57,36% des français en âge de voter pour les législatives. Une paille quoi.

Ce chiffre affolant permet à certains de dire que, les nouveaux députés ne sont pas légitimes… enfin pas tous… notamment si t’es député Insoumis car toi, en fait, tu es LE Peuple donc de facto tu es légitime. A contrario, si tu es député LREM, ben tu dois démissionner sur le champ, en te flagellant et en marchant sur les genoux de ta circonscription à l’Assemblée Nationale. En général, cette fine analyse s’accompagne d’un non moins définitif « façon, l’abstention c’est à cause de Macron ».

On pourrait croire que je caricature… malheureusement, il suffit d’écouter un Mélenchon ou un Corbières pour se rendre compte que non. Il faut reconnaitre qu’il y a également le discours diamétralement opposé du « si t’es abstentionniste, tu fermes sa gueule et pis c’est tout, je suis légitime et je t’emmerde ».

Loin de ces positions caricaturales et bien réelles, cette montée progressive de l’abstention depuis plusieurs décennies pose un certain nombre d’interrogations, qu’à ce jour aucune initiative n’a réussi à enrayer.

Bien entendu, on n’aurait tort de balayer d’un revers de main, cette question de la légitimité de nos élus, et je dis bien tous nos élus, du simple conseiller municipal au député. Qui peut en effet contester que cette légitimité s’effrite à mesure que le corps électoral le désignant se rétrécie. Face à cette réalité, on a été tenté de mettre en avant la démocratie participative - comité de quartier, conseil citoyen - avec des succès, il faut bien l’avouer, fort modestes. Lieux où très souvent, quand on a un peu de bouteille, on a tendance à rencontrer les mêmes personnes dans un vase clos qu’on dénonce par ailleurs.

La démocratie de proximité est à réinventer, en généralisant des budgets participatifs ? en retissant les liens distendus entre les citoyens et les élus ? en généralisant via des plateformes permettant des consultations directs ? Cela peut bien entendu revitaliser notre démocratie néanmoins il nous faut également repenser la lisibilité de la décision politique et son millefeuille politico-administratif. A ce propos, la métropolisation semble devenu l’alpha et l’oméga pour les élus au détriment des municipalités où le citoyen lambda peine encore plus à trouver sa place, si d’ailleurs on veut réellement lui donner.

Autre élément de désaffection, à tort ou à raison, ce sentiment qui veut se qui font et appliquent la loi sont trop souvent au dessus d’elle. Alimentant de facto, le tous pourris et malheureusement les évènements récents ont contribué à accentuer ce fossé. Fossé encore plus grand quand les élus veulent demander des sacrifices à une grande partie de la population et que certains de ces mêmes élus ne se les appliquent pas à eux-mêmes.

Probablement un autre élément qui déstructure l’engagement citoyen minimal qu’est le vote. Celui d’une dilution toujours plus importante du sens collectif au profit de l’individu et de l’individualité. Cette atomisation se généralise à tous les pans de notre vie quotidienne… du smartphone, premier pas vers la transhumanisation de nos existences augmentées ou pas d’ailleurs ; à cette ubérisation de nos vies salariées où là également le soi supplante radicalement le nous. Avec comme conséquence cette même nécessité de réinventer l’expression syndicale. Cette somme d’individualisations a pour conséquence, une déliquescence du « pouvoir » politique sur nos sociétés. Sans compter la prégnance du tout économique et de l’immédiateté sur les champs des possibles alors même que nous sommes face à des défis qui n’ont jamais demandé autant à la décision politique.

Enfin, comment passer sous silence la responsabilité des partis politiques dans cette crise actuelle. Longtemps considérés comme des lieux d’éducation populaire – avec un prisme par trop idéologique -, peu à peu ils se sont vidés de cette dimension essentielle où l’intelligence citoyenne était un bien commun – ok je m’emballe un peu mais il y avait de ça -. Aujourd’hui, tous sont devenus des machines à égos dont l’ambition se limite quasiment exclusivement à la conquête d’un mandat où la fin - faim ? - justifie les moyens. Alors que plus que jamais les débats ont besoin d’une confrontation du terrain et de l’expertise ; les partis sont désormais dans l’incapacité de les accueillir. Les intellectuels et scientifiques ont été exclus il y a déjà quelques décennies, et les porteurs d’expériences considèrent qu’ils n’ont plus de temps à perdre avec les partis. Bien entendu, de temps à autre, hommes/femmes politiques tentent de mettre en exergue l’un ou l’autre mais très rarement ce nécessaire dialogue.

La conjonction de ces éléments – et il y en d’autres – a eu pour conséquence une déflagration terrible pour les partis de gouvernement, l’un est quasi mort, l’autre est sévèrement amputé. Si les partis aux extrêmes de notre échiquier politique ont pu tirer parti de cette situation, ils ne le doivent qu’à leur seule fonction tribunicienne. Ils ont beau jeu de vouloir délégitimiser leurs « ennemis », il n’en demeure pas moins qu’ils n’ont pas réussi à mobiliser davantage – ok il y a le grand complot des médias -.

Les partis politiques s’ils veulent inverser cette tendance lourde d’une abstention endémique et durable, doivent se réinventer ou s’inventer pour l’un d’entre eux. Tant au niveau de leurs pratiques que de dans leur capacité à produire de l’intelligence et donc de l’envie. Les seuls slogans ne seront d’aucune utilité sur le moyen et long terme.

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Législatives : le cadeau de Jospin à Emmanuel Macron...

6 Juin 2017 , Rédigé par Marc

On semble s'acheminer vers une vague En Marche de forte magnitude aux prochaines Législatives.

Si Les Républicains espèrent limiter la casse, c'est à dire avec un perte d'une centaine de députés. L'enjeu de LR, c'est l'après avec en ligne de mire, un éclatement en deux tendances qui semblent de moins en moins conciliables. Et ce d'autant moins si Laurent Wauquiez prend la tête de LR.

Pour le Parti Socialiste, c'est davantage la question de sa survie qui se joue. Dans un département comme le Nord, ce fameux bastion, au soir des résultats, il aura au mieux un/deux députés, des villes qui se comptent sur les doigts de la main et une poignée de conseillers départementaux... c'est peu pour un futur reconquête et cette réalité est semblable sur l'ensemble du territoire.

Jean Luc Mélenchon, avec son attitude depuis le soir du 1er tour de la Présidentielle, a dilapidé son capital sympathie auprès de beaucoup de ses électeurs. A cela s'ajoute, des candidats quasi anonymes, de fait alors qu'il aurait pu jouer la carte du 1er parti d'opposition, il ramène les Insoumis au cadre plus étroit du parti contestataire en partie inutile... nul doute qu'il prépare déjà sa revanche victorieuse pour 2022... 

Et il y a, ce que les trois autres considèrent comme un braquage, La République En Marche qui va réussir le tour de force d'obtenir non seulement une majorité absolue sans réelle structuration et avec une majorité "d'anonymes"... Beaucoup de militants s'interrogent sur ce "grand scandale".

Pourtant, la raison de cette situation est relativement : elle est le résultat de l'inversion de calendrier des Législatives et de la Présidentielle.

Le passage au quinquennat a de fait renforcer le poids du Président dans notre constitution. Que son élection se fasse avant les élections législatives a encore accru son importance. Et la pratique de Sarkozy a montré que le vrai patron de l'exécutif, c'est bien le Président. Fillon n'a été qu'un faire valoir ou un souffre douleur ; Hollande a cru qu'on était au bon vieux temps de Mitterrand ou de Chirac.

Cela peut paraitre anodin mais cette inversion a aussi eu un impact pour les candidats aux législatives, l'obligation de faire une campagne éclaire avec un effet quasi nul surtout quand on a un déficit de notoriété, tant les législatives sont un faire valoir et figées par le résultat de la Présidentielle. Mais pire, quand le système est stable, les deux blocs  PS/LR (ou UMP) ont encore la capacité d'exister surtout quand les deux sont au second tour en mai.

Là, nous sommes à plusieurs titres dans une situation inédite... Macron qui a complètement tourneboulé le système. Les prétendants des grands partis absents du 2nd tour de la présidentielle et donc avec une légitimité très faible voire nulle (Fillon et Hamon) pour croiser le fer au cours de ces 3 semaines. Par conséquent, l'effet dynamique présidentielle latent a joué pleinement cette fois et probablement au delà des espoirs des "dirigeants" d'En Marche. 

Je lisais quelqu'un qui écrivait récemment "une chèvre marqué En Marche peut être élue"... c'est vrai mais on ne va pas se mentir c'était également le cas dans le passé dans de moindre proportion. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement inédite... il faudra quelques années pour la restabiliser.

Au final, Emmanuel Macron peut donc légitimement remercier Lionel Jospin pour ce coup de génie de 2002...

Enfin je sais également que mes anciens camarades socialistes trouveront une autre explication... c'est la faute des autres... bonne marche les copains.

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Moralisation : Les annonces de Bayrou vont dans le bon sens

1 Juin 2017 , Rédigé par Marc

Malgré un télescopage plus que dommageable avec l’affaire Ferrand – il aurait déjà dû démissionner – François Bayrou a annoncé un train de mesures visant à moraliser visant à encadrer les élus.

Et bien celles-ci vont dans le bon sens. Bien sûr, on pourra toujours mégoter, trouver que ça ne va pas assez loin, pas assez vite, ouais et ? on fait quoi on attend tant qu’on n’a pas coché toutes les cases ce qui fait qu’on continue sans rien changer.

Alors oui, limiter le cumul dans le temps (3 mandats) c’est une excellente chose ! Contrôler davantage les activités de conseil des parlementaires, très bien. D’autant que je suis persuadé que la démocratie liquide et le contrôle citoyen sur ces questions sont en marche et pour longtemps.

De même, cette curiosité souvent clientéliste que constituait la réserve parlementaire est enfin supprimée. Intéressant également, la probable fin des micros partis et la volonté de contrôler davantage les finances des partis politiques qui vivent principalement – et je suis farouchement pour – sur nos Impôts.

Une proposition m’a néanmoins fait sourire… la fin des emplois familiaux pour les élus… Sérieusement, ou est ce moi ? , y a qu’en France où on doit préciser cela. Quand je dis cela t au regard des grandes démocraties comme en Allemagne, dans les Pays scandinaves. Après on s’étonnera du nombre de lois en France… quand on en est à préciser cela dans la loi.

Toutes les propositions sont là.

Donc, après ces annonces du Ministre de la Justice, je ne boude pas mon plaisir et dans un timing respecté. Un engagement tenu par le Président et son exécutif, il s’agira maintenant pour les citoyens, les militants d’être vigilant sur les détricotages possibles au niveau des assemblées.

Les principes sont posés mais qui sait nos députés iront peut être plus loin, on ne poura que les y encourager.

 

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Le meilleur de nos politiques sur twitter... (1)

31 Mai 2017 , Rédigé par Marc

 

 

Twitter, personnellement j'adore. J'ai connu ses balbutiements, il y a dix ans, nous n'étions que quelques blogueurs et journalistes, c'était un formidable lieu d'informations et de déconnes gentilles... à l'époque, il n'y avait pas de trolls aigris et haineux.

Aujourd'hui, c'est un réseau incontournable pour les politiques où tous essayent de trouver la PHRASE en 140 caractères... de fait c'est aussi un florilège d'humour involontaire... Chaque semaine, je vais m'essayer à trouver 10 perles assorties d'un petit commentaire pour tenter de remettre en perspective la déclaration qui devait tout casser...

N'hésitez pas à m'en faire parvenir.

1. Ben là, c'est strike ou le coup à 10.000 dollars au tennis.

2. Comme chacun sait, il l'a battue à Hénin Beaumont en 2012... 

3. J'ai ri en lisant ce bon Camba avec ses 6% de la Présidentielle... et un copain m'a fait remarqué qu'il avait une réserve de 94%... vu comme ça... :)

 

 

 

4. J'aime bien celle-là mêlant sport et politique :)

5. Et l'inévitable... l'humour c'est bien si c'est au dépend des autres cf Cambadélis:)

 

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Législatives : le temps qu’il fait…

30 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Nous avons encore quinze jours a tenir. Nous parce que même pour moi, cette addition des temps politiques frise l’indigestion, qui plus est quand le niveau général n’est pas spécialement élevé.

La semaine dernière, on apprenait que le ministre Ferrand avait potentiellement un peu merdé. Certains ont été prompts à balayer cela d’un revers de main au prétexte que tout le monde s’en fout. Heu non, tout le monde ne s’en fout pas , et dans ce tout le monde, je crois qu’on est quelques uns à estimer que la nouveauté ne permet pas de se dédouaner d’une certaine éthique. Surtout quand comme monsieur Ferrand avait, en son temps et à juste titre, dénoncé les errements de François Fillon. Non le « macronisme » n’est pas une immunité.

Je suis de ceux qui estiment, et depuis de nombreuses années, qu’il y a un lien fort entre action publique et éthique. Oui mon modèle se porte davantage vers les démocraties scandinaves que les arrangements à la mode italienne. Le regain de crédibilité des élus passent aussi par là, à raison.

Cette affaire ne sera probablement pas sans conséquence sur les élections de juin, d’autant qu’Emmanuel Macron met du temps à trancher, laissant à penser qu’il s’accommode des petits arrangements en famille – appelons un chat, un chat-. Bien entendu, cela ne risque pas d’inverser la dynamique générale de LREM – La République en Marche - mais ça et là, cela peut coûter quelques points pour être présent au 2nd tour, pour sortir vainqueur dans une circonscription déjà difficile. En somme, cela peut coûter une poignée de députés, celle-là qui peut passer d’une majorité absolue à la majorité relative… Et le raisonnement qui veut que c'est aux électeurs de trancher, ben c'est de la merde cf les Balkany, Dassault, Mellick

D’autant plus dommageable que le nombre de candidatures dissidentes au titre de la Majorité Présidentielle est déjà assez important. Fragilisant de facto, le potentiel du groupe à l’assemblée. Car à moins d’avoir une implantation forte et reconnue depuis plusieurs années ; certaines d’entre-elles tiennent davantage du caractère folklorique et égotique que d’une démarche politique solide et ancrée sur les territoires. Pour ces derniers, il faudra assumer la défaite et peut être le déshonneur...

Sinon, au niveau des autres partis, l’heure semble être à vouloir limiter la casse. Pour LR, on semble se résigner en espérant limiter les pertes, et surtout préparer l’après. Mais pour eux aussi, cet après risque de se compliquer ; quand on perd un Le Maire, un Darmanin – dans une moindre mesure un Philippe – le risque est réel de s’engluer durablement dans une forme de droite filloniste ou tout au moins d'avoir cette image qui colle à la peau, repliée sur elle-même et traversée par des courants contraires.

Au PS… la situation est plus que jamais critique voire désespérée… On en en vient à compter les départements où il restera des députés socialistes… La Grande Terre du Nord n’est pas certaine de faire partie de ceux-là. A moins de se bercer d’illusions, les deux plus gros scores du Parti Socialiste, c’est la 1er et la 2eme circonscription avec respectivement 10,43% et 8,99% au 1er tour de la Présidentielle (EELV inclus, on a tendance à oublier) ... du lourd quoi… …. Il y a bien quelques grands stratéguerres qui pensent encore pouvoir jouer dans la cour des grands mais soyons réalistes… rares sont ceux à s’appeler Pierre Mauroy, Jean Lebas ou Jules Guesde et surtout aucun n’arrive à l’orteil de ces derniers… On pourra faire les comptes le 11 juin… Je passe sur l’existence de désormais un PS canal Habituel (Cambadélis), un Canal Historique (Hamon) et un canal dans les choux (Aubry/Hidalgo), là on frise le sublime… Et comme souvent avec les socialises, ils ont tendance à oublier les erreurs du passé... ici et ailleurs

Enfin, les Insoumis ou plus communément appelé le Parti "à" Méluch dont on peine à se dire que l’essai sera transformé aux législatives. Impeccable tout au long de la présidentielle, Mélenchon sombre dans le pathétique incapable d’accepter – tout comme ses dévots – le résultat démocratique. Enfermer entre le grand complot médiatique et l’élection volée… Du choix d’un parachutage confortable, d’invectives en invectives, la dynamique s’étiole jour après jour, ce qui est d’autant plus dommageable que c’est probablement son électorat qui s’abstiendra le plus en juin, sans compter un électorat plus volatile qu’attendu – oui les sondages… -, de fait un grand nombre de candidats insoumis risquent de tomber de haut au soir du 11 juin. Des résultats qui alimenteront encore davantage une rancœur déjà bien entretenue par le Leader… sans aucune remise en cause car comme au PS, la tradition du « c’est les autres » est également bien présente... Et je ne suis pas certain qu'on construise durablement sur des champs de ruines.

On en est là, à 11 jours du 1er tour.

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"Nous entrons dans l'âge des machines"

23 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Cette assertion n'est pas tiré du dernier opus de la série de Terminator mais d'un entretien de Charles Edouard Bouée qui n'est pas peintre de son état mais davantage patron d'une des plus grandes sociétés de conseil en stratégie.

Si je ne partage toute son analyse et plus particulièrement une forme d'optimisme où il suffirait de tout miser sur la formation et l'éducation pour s'adapter à ce nouveau monde. Je suis par contre totalement en phase sur le fait que par rapport à ce tsunami technologique qui s'annonce, nous avons beaucoup, beaucoup de retard. Retard technique très probablement mais plus encore sur notre manière d'appréhender les déflagrations dans tous les pans de nos sociétés.

Son approche ne semble pas prendre en compte les trois révolutions disruptives qui arriveront à maturation quasiment en même temps. Je veux parler de l'Intelligence Artificielle, de la génétique et de la robotique. A moins de considérer le futurologue de Google Ray Kurweil comme fou furieux, celui-ci prédit que la singularité se concrétisera en 2031. Plutôt que la date qui en soit n'a pas d'intérêt arrêtons-nous sur cette notion de Singularité. C'est tout simplement l'émergence ou le point de bascule vers une intelligence non humaine et donc qu'elle sera dotée d'un instinct de survie... Non ce n'est pas rien.

Dès ce moment, on est bien au-delà du transhumanisme qui veut que nous, Etres Humains seront augmentés via les évolutions technologiques de tous ordres. La singularité... des Machines complètement autonomes.

2030... 2050... c'est dans 40 ans... je peux connaitre ce moment.

Or à ce jour quelques sont les réflexions sur ce que cela va induire sur nos normes, nos fondamentaux juridiques... Non il n'y a pas que la question de notre relation au travail. Les évolutions technologiques exponentielles que nous vivons depuis plus deux décennies et qui vont continuer, auront un impact fondamental sur nos vies. 

Doit on attendre d'être devant cet état de fait pour que nos démocraties se saisissent de ces questions ? Bah on a bien le temps ? non justement car si nous entrons dans l'âge des machines, nous entrons également dans une ère de sur-complexité où la finalité n'est plus l'Homme mais la relation entre l'Humain et le Non Humain doué d'intelligence... 

Bon sinon, j'aurai pu vous parler des affiches de campagnes... mais demain c'est déjà aujourd'hui alors les trucs d'avant hier, ça m'intéresse un peu moins.

 

 

 

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Nicolas Hulot : le marqueur des 5 ans qui viennent

21 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Nicolas Hulot a donc accepté de devenir Ministre d'Etat en charge de la Transition Energétique sous la Président d'Emmanuel.

Passons sur certains militants bulots qui il y 'encore quelques semaines l'encensaient et qui depuis n'ont de mots de assez dures pour le qualifiaient. De même, je m'interroge quand d'autres ne voient dans cette nomination qu'une prise de guerre comme si face aux enjeux aux quels nous devons faire face n'ont que peu d'intérêt.

A leur différence, je vois dans cette démarche un marqueur fort de ce quinquennat qui s'ouvre avec un gouvernement pour le moins baroque. En effet, on peut légitiment penser que Nicolas Hulot n'est pas venu pour faire de la figuration et comme beaucoup, je suis convaincu que la question de la transition écologique porte en elle des changements radicaux pour nos société. En espérant que des ministres comme Bruno Le Maire ou encore Gérald Darmanin sauront prendre en compte celle-ci et remiseront définitivement au placard certains de leurs jugements à l'emporte pièce où tout militant écologiste est un Khmer vert en puissance. Raisonnement aussi simpliste que de voir en tout patron un mangeur d'enfant avéré.

Durant cette trop longue campagne de la Présidentielle, j'avais regretté et plus particulièrement chez Emmanuel Macron le manque d'ambition dans ce domaine, craignant qu'il n'ait pas intégré la problématique environnementale dans sa pensée politique. Alors, aujourd'hui, je ne boude pas mon plaisir sur le fait que le gouvernement ait un ministre d'Etat sur ces questions.

La présence de Nicolas Hulot ne sera d'ailleurs pas sans conséquence sur l'avenir du mouvement d'Emmanuel Macron, où un départ trop précipité sur des divergences fondamentales pourrait sonner le glas des espoirs - lucides -  de celles et ceux qui croient en sa démarche.

Alors plutôt que d'attendre ce moment - si il arrive -, il y a nécessité de s'inscrire dans cette démarche et de l'amplifier tout en restant lucide sur les contraintes extérieures et de faire la différence entre le compromis et la compromission, différence chère aux yeux de Michel Rocard.

Au fond, pour les militants comme vous et moi, il s'agit de s'appuyer sur cette volonté présidentielle et gouvernementale pour que cela se traduise dans les faits à l'échelle de nos territoires et d'accélérer encore là où les choses bougent déjà. Car tout comme, il y a une urgence économique, une urgence sociale, il y a une urgence environnementale. 

Alors au lieu d'être dans ces bonnes vieilles pratiques du dénigrement systématique sans lendemain, beaucoup feraient mieux de concentrer leur énergie pour apporter des propositions. Mais à en juger par le début de campagne des législatives, je crains que malheureusement nous restions dans le domaine du voeu pieux et de l'inaccessible.

Pour les autres, allons y... 

 

 

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Le nouveau gouvernement…  c’est Rock’n Roll !!

17 Mai 2017 , Rédigé par Marc

A la lecture de la composition de premier gouvernement souhaité Par Emmanuel Macron, je n’ai pû m’empêcher de retenir un Wahouuuu ! Car reconnaissons que récupérer Gérald Darmanin n’est pas en soi une petite prise. Ce n’est pas spécialement ma tasse de thé, loin s’en faut, néanmoins on peut lui reconnaitre cette qualité : c’est un bosseur. Après, il se définit comme la droite sociale... nous verrons le maçon au pied du mur.

Au chapitre des autres déceptions, le volet économique confié aux seuls représentants des ex-LR qui n’ont jamais fait preuve d’analyses et propositions particulièrement novatrices dans ce domaine. Après on ne va se mentir, qu’il y ait des personnalités issues de la droite, ce n’est pas une surprise et je me doutais qu’on n’allait pas nous ressortir les Raffarin (tant mieux) ou Borloo (dommage). Bref, on regardera cela dans les faits et la cohérence que souhaite imprimer Emmanuel Macron sur la politique du gouvernement.

Pour ma part, ma grosse déception réside dans le fait que la parité n’est pas, à proprement parler, respectée. Aucune femme Ministre d’Etat et je trouve ça particulièrement regrettable, surtout après la nomination du cabinet de l’Elysée 100% velu. A mon sens, c’est la grosse boulette  car pour le reste la plupart des engagements sont tenus. Oui beaucoup de têtes nouvelles, oui une large place à la société civile même si elle n’est pas obligatoirement synonyme de réussite en matière de politiques publiques. Oui il aurait pu nommer un Pierre complètement inconnu au lieu d’un François mais de vous à moi, j’estime que Bayrou est garant d’une certaine idée de la justice et aussi de la démocratie.

Hormis ces quelques motifs de déception… enfin quelque soit la couleur du gouvernement, on en trouvera toujours  – je laisse du temps à ce dernier pour travailler, en ayant même de réelles encouragements comme Richard Ferrand à l’aménagement du territoire ou de confier la culture à une vraie femme de Lettres, j'ai lu un entretien de sa part sur Télérama, elle semble une personne bien.

Par contre, une grande satisfaction, Nicolas Hulot qui hérite d'un grand ministère et qui Ministre d'Etat (dans la logique de nos institutions, ce n'est pas rien). Ayant un temps caressé le souhait qu'il se présente à la Présidentielle, j'espère qu'il sera en capacité de faire comprendre à certains que les questions environnementales ne sont pas une lubie de bobos qui ne se lavent pas (à Darmanin par exemple qui quand on cause de ça a le sentiment de faire face à un kmer vert). Par ailleurs, j'ai tout le temps de cette campagne, regretté que cette problématique était le parent pauvre du discours macronien, preuve qu'il reste ouvert, à lui maintenant de savoir infléchir certaines de ses orientations initiales (non ce n'est pas sale de prendre en compte les études scientifiques qui ne manquent pas pour dire toute l'urgence de la situation).

Ah, une très grosse inquiétude malgré tout sur le ministre de l'Education Nationale... davantage d'autonomie ne rime pas forcément avec la mode du néolibéralisme... On en reparlera.

Au final, un drôle de machin avec de vrais atouts, de vraies faiblesses et de réelles incertitudes. Est ce que cela suffira pour passer l'épreuve des législatives ?

Tiens, question subsidiaire : Le Maire, Philppe, Darmanin vont soutenir les candidats d'En Marche en juin ? En général, on parle de solidarité gouvernementale hein...

 

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Législatives : En Marche… Des couacs oui et alors ?

16 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Cette séquence des investitures n’aura pas été un long fleuve tranquille néanmoins on aurait tort de se focaliser sur les quelques couacs qui l’ont ponctuée.

Au final et en prenant un peu de hauteur, on se rend vite compte que ce mouvement de renouvellement est le plus important que le paysage politique français ait connu depuis… 1981 (pour rappel : 52 % des candidats n'ont jamais eu de mandat 95 % ne sont pas des députés sortants, parité respectée. Une gageure quand on sait que sur les 19 000 dossiers déposés, il n'y en avait que 29 % de féminins, moyenne d'âge de 46 ans). Certains au lieu de gloser sur les petites péripéties d’En Marche ferait mieux de s’interroger sur leur propre capacité à saisir l’aspiration d’une majorité de Français qui souhaite une évolution notable des us et coutumes de ce petit monde politiques.

Il eut d’ailleurs été particulièrement étonnant qu’un mouvement aussi faiblement structuré puisse franchir ce cap, d’une importance vitale, sans encombre. C’est d’ailleurs tout l’enjeu de l’après présidentielle avec la tenue du congrès de constitution de la République en Marche et sa capacité à résoudre cette équation : comment garder cette dynamique et cet enthousiasme tout en gardant une cohérence dans l’exercice du pouvoir et ce en préservant la richesse du débat, aspiration forte chez les marcheurs, enfin il me semble.

C’est probablement l’autre difficulté de la prochaine législature… trouver un équilibre entre députés godillots et députés libres… par avance, je souhaite bien du courage au futur président du groupe REM à l’assemblée nationale.

A cette heure, tous les problèmes ne sont pas résolus, simplement il nous faut garder à l’esprit qu’il s’agit avant tout de réussir à obtenir une majorité absolue à l’Assemblée Nationale et aussi de faire en sorte que le Front National ait le moins de députés possible.

Alors, ici et là, il faut parfois se rendre à la raison, le candidat ou la candidate n’est pas forcément celui ou celle qu’on espérait, et garder en mémoire les deux objectifs cités plus haut. Une chose est sûre, dans 5 ans, l’argument de la lutte contre le FN ne portera plus et il semble qu’Emmanuel Macron est parfaitement conscient de cela.

On peut rechigner, se sentir trahi, pour autant au soir du deuxième tour, il sera trop pour se plaindre si on se retrouve dans sa circonscription avec un ou une député FN. Et certaines circonscriptions sont plus propices à ce risque, chacun doit en tenir compte.

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Premier Ministre : Zut Edouard Philippe n'est pas une femme...

15 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Sans surprise, Edouard Philippe a été nommé Premier Ministre par Emmanuel Macron. Alors comme beaucoup, j'aurai aimé la nomination d'une femme, une première depuis Eddith Cresson, d'autant que nous ne manquons de grands talents malheureusement, la real politique imposait un autre choix. Un choix plus pragmatique.

Autre non surprise, Edouard Philippe est de droite... on nous aurait menti, je le dis sans tortiller, non pas un instant. Emmanuel Macron n'a jamais fait mystère de se volonté de casser le système politique qu'on connait depuis des décennies. Il lui fallait par conséquent montrer sa capacité à continuer dans ce sens. Edouard Philippe a ce profil, de droite mais sans sectarisme, Maire d'une grande ville, député. 

C'est désormais à lui de mener la campagne des législatives, issu de LR, nul doute que cela peut créer une certaine confusion dans une partie de cet électorat plus modéré et ouvert au dialogue. C'est le pari de Macron pour tenter d'obtenir une majorité absolue et mettre en oeuvre un structure politique transpartisane.

Reste maintenant à connaitre, la composition du gouvernement, j'espère que ce dernier sera déjà paritaire où les femmes auront de grands ministères, mêlant renouvellement et confirmation. Des Delevoye, Lepage ça m'irait bien avec de nouvelles têtes. 

Le PS est dans un coma avancé, LR un peu plus fragilisé... reste à construire durablement cette recomposition politique. Ca se jouera en juin.

Vous pouvez lire ce portrait d'Edouard Philippe ... on est loin du mode binaire

En tout cas, les Méluch, Baroin, Cambadélis ont pris un petit coup de vieux...

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