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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles récents

Législatives : à Roubaix… une totale incompréhension.

11 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Ou comment casser une dynamique localement en 2 leçons alors que Roubaix, par son histoire politique et ses acteurs, est une terre particulièrement propice à l'enracinement durable d'En Marche

Les candidats En Marche pour les législatives viennent de tomber… On va le dire sans aucune acrimonie vis-à-vis des personnes mais c’est juste du grand n’importe quoi. Je le dis d’autant plus facilement que je n’étais pas candidat.

Seulement, je connaissais le candidat putatif de la 7eme circonscription, Alexandre Garcin, Adjoint au Maire de Roubaix en charge de l’environnement, cela fait déjà de longs mois qu’il a fait le choix d’En Marche. Outre cet aspect, on peut également lui reconnaitre une belle capacité de travail et d’innovation. Il suffit pour cela de constater qu’il a réussi à accoler le nom de Roubaix à Zéro Déchet, ce qui ne pouvait apparaître comme une évidence, il y a encore 3 ans.

A ce titre, il portait les différents marqueurs de la campagne d’Emmanuel Macron : renouvellement, volonté, audace. Au lieu de cela, l’accord MoDem/En Marche a été privilégié.

Dans la 8ème, faute de candidat clairement identifié, le choix s’est portée sur Catherine Osson, déjà conseillère Départementale PS, Adjointe au Maire de Wattrelos. Il y a un an, son élection au département fut très compliquée face au FN, elle n’a dû son salut qu’au soutien sans faille du Maire de Roubaix. Aujourd’hui, quand on regarde les scores du FN à Wattrelos, il y a fort à parier que le soutien de de ce dernier - si le candidat LR ne passe pas le 1er tour -, ne soit suffisant. Aussi, je crains que cette candidature soit du pain béni pour la candidate frontiste bien implantée sur ce secteur. Alors, oui le candidat Insoumis peut peut-être jouer les trouble-fêtes en s’appuyant sur les scores élevés de Mélenchon sur les bureaux roubaisiens, mais je connais aussi la « sociologie électorale de Wattrelos » qui risque de lui faire défaut.

Le pire dans tout cela, c’est que ces investitures un peu hors sol risquent de casser une dynamique qui semblait se mettre en marche sur Roubaix où j’ai pu rencontrer des connaissances de Gauche, de Droite et de nouvelles têtes, simplement parce qu’Emmanuel Macron porte un discours plus optimiste, plus volontaire. Et un certain nombre d’entre eux sont désormais en vacances… C’est dommage…

On est très loin du renouvellement, des bonnes pratiques et de l'audace...

 

J’ai également une pensée pour mon ami Denis Vinckier qui n’a pas reçu l’investiture En Marche dans la 11eme circonscription du Nord. De manière totalement incompréhensible car Denis a toujours été d’un grand courage politique, d’un investissement sans pareil et ce depuis des années… et d’une fidélité à ses idées rare.

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Présidentielle : je ne boude pas et je m’engage…

9 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Voilà, c’est fait Emmanuel Macron a été élu Président de la République. Il ne sert à rien de refaire le 1er tour à moins de penser au gros complot des illuminatis, les faits sont là. Malgré tout, je peux entendre avec raison cette forme de relativité au niveau des résultats, il n’empêche qu’on le veuille ou non, il a été élu.

Aujourd’hui, on se perd en conjectures sur le futur Premier Ministre… en dehors des partis politiques depuis quelques années, j’avoue que la notion d’étiquette ne m’intéresse guère, rien ne compte plus que ce qu’on fait à son niveau de responsabilité. Alors oui je ne gouterai guère une Christine Lagarde ou un Bruno Lemaire, par contre un Edouard Philippe, issu des Républicains, maire du Havre, ville qui a connu plusieurs traumatismes ou une Sylvie Goulard dont l’expertise ne peut être mise en doute, pourquoi pas.

Acteur politique d’un petit niveau depuis plus de 20 ans, je veux m’inscrire dans cette démarche transpartisane, celle-ci est le fruit fruit d’une maturation lente et d’expériences variées. Citoyen d’une ville qui concentre des problématiques majeures, je ne peux la vivre au quotidien sans en ressentir ses difficultés et tenter d’y apporter des solutions.

Je l’ai déjà dit, le programme d’Emmanuel Macron n’est pas parfait néanmoins il semble vouloir mettre l’éducation au centre de sa politique et c’est pour moi l’un des enjeux essentiels des prochaines décennies en France mais surtout dans ma ville.

Sa traduction ne pourra se faire que dans une co-construction avec les différents acteurs, et les municipalités de fait auront un rôle important à jouer… à tort ou à raison et sur ce point, il y a une exigence pour les générations futures à bâtir dès à présent les contours d’une politique éducative de qualité. A ce titre, il serait peut être intéressant de s’inspirer des politiques scandinaves où une plus grande place est laissée à l’autonomie… et oui, je demeure Rocardien et de fait, partisan d’une approche plus girondine que jacobine du pouvoir politique. Ce qui n’exlut en aucun cas, l’investissement financier du pouvoir central.

C’est un exemple. Bien sûr, on m’opposera la volonté d’Emmanuel Macron de régir par ordonnances dans le domaine du code du travail. A priori, j’y suis réticent car toujours rocardien, j’attache une grande importance au dialogue social mais je vois aussi de part mes connaissances – droitières – certaines limites. Dans ce domaine et au final, la seule vérité sera celle de l’augmentation ou non des inégalités sociales. Si La flexibilité à tout crin n’est certainement pas un objectif, la flexsécurité peut être une piste dans un monde de plus en plus complexe et instable pour les individus mais aussi pour nos sociétés.

Alors, aujourd’hui, je veux franchir la marche, en m’engageant dans cette République En Marche, à qui on ne peut demander des comptes à l’heure actuelle alors que nos partis traditionnels ont un passif de plus 40 ans.

J’assume pleinement mon parcours politique antérieur qui fut le fruit de réflexions et de rencontres majeures pour moi (LCR, PS tendance Rocard, collaboration auprès d’un Maire UMP). Aujourd’hui, République en Marche correspond à ce moment et je l’espère à un moment clef de notre histoire et de nos problématiques… et j’en ferai le bilan dans 5 ans et non 48h après l’élection de son représentant.

Par avance, je comprends les critiques acerbes et légitimes qui ne manqueront pas et je comprends également celles et ceux qui en leur âme et conscience ont préféré le ni-ni ou l’abstention. Dans ce domaine, nul ne détient une Vérité, notre vérité est le résultat de notre propre chemin. Et mon chemin reste indéfectiblement dans les traces d’une pensée humaniste, progressiste dans un monde en rupture.

Sinon, je ne suis candidat à rien, il y a bien d’autres talents par contre je crois pouvoir encore aider.

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Présidentielle : abstention record en vue ?

6 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Demain soir se terminera cette drôle d’élection, où depuis un an les surprises n’auront pas manqué, des candidats putatifs déjà élus à la bulle qui devait exploser de manière imminente.

Au final, tous les déjà Présidents ont explosé en plein vol et la bulle que « tous les médias voulaient » va se poser sur le perron de l’Elysée. Avec ce paradoxe assez étonnant de candidats investis massivement par les primaires lâchés par les ces mêmes citoyens.

Plus que jamais nous sommes entrés dans l’ère du consocitoyen comme nous sommes désormais de plein pied dans un monde politique où le débat se résume désormais aux commentaires de nos éditorialistes sur des twitts de 140 caractères douche comprise.

L’autre dérive particulièrement inquiétante, ces fameuses fake news que rien ne semble pouvoir contrecarrer tant le journalisme même factuel est décrié selon ce nouvel adage qui veut qu’on est tous le complotiste de l’autre.

Dans ce « beau » bordel… la participation a néanmoins survécu… même si elle ne fut pas extraordinaire au 1er tour, elle s’est maintenue à la surprise générale. Qu’en sera-t-il au deuxième tour ?

Pour le coup, on peut craindre, compte tenu du contexte, que l’abstention atteigne un niveau particulièrement élevé. Pour ma part, je crains qu’on dépasse les 30% -pas de Front Républicain, climat général délétère, pas de manif comme en 2002, un débat de 2ème tour indigne -. A cela, il faudra également rajouter bulletins nuls qui devraient atteindre un nombre record pour ce type d'élection. Résultat ce qui ne serait pas sans conséquence pour le nouvel arrivant surtout si celui-ci a davantage bénéficié du vote utile que d’un vote d’adhésion au 1er tour.

Bref comme qui dirait l'autre on risque de ne pas avoir le cul sorti des ronces…

Rappel :

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Présidentielle : un débat glaçant et affligeant…

4 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Tout d’abord, comme de nombreux téléspectateurs, je veux remercier la parfaite inutilité des deux journalistes qui devaient animer le débat… du grand art venant confirmer que le vrai journalisme se situe désormais loin des plateaux et des rédactions de nos fameuses institutions. Le clou sur le cercueil journalistique était déjà bien posé en « pré-débat » par ce fantastique duo Giesbert/Cabana qui m’a rappelé les ‘nalyses de Serge et Philippe entre « poire et cahouetes » et M’dame Christine au bon vieux temps des guignols de l’info. Rien que pour ça, on peut les en remercier.

Ce fut le seul moment « d’amusement » de ce trop long intermède politique d’entre deux tours. Pour être tout à fait honnête, j’ai capitulé après 1h30 avec le sentiment d’être descendu au plus profond des abysses tant le niveau général fut affligeant.

La palme revenant sans contestation possible à Marine Le Pen qui, en voulant épouser au mieux ce temps d’hystérisation, a choisi l’agressivité la plus gratuite. Qu’elle ait fait le choix d’être offensive, pourquoi pas mais un tel niveau de méconnaissance des sujets dans le domaine de l’économie, là on touchait au sublime, véritable terra incognita ou zone Au-delà du Mur selon ses références –perso je préfère la deuxième-. Et de fait quand on maitrise si mal, on transforme cette volonté agressive en une violence gratuite et bien réelle. Chose d’autant plus incompréhensible quand depuis des mois, elle prétend incarner une France apaisée.

Le seul moment où elle fut moins mauvaise, c’est forcément sur le terrain connu de l’insécurité… encore qu’il faille relativiser parce que la tolérance zéro ce n’est pas manifestement pas pour tous les délinquants…

Ce sentiment est bien entendu parfaitement subjectif néanmoins je ne suis pas le seul à le partager si j’en crois un certain nombre de commentateurs plus ou moins qualifiés. Pour autant, est ce que cela va lui nuire dimanche, cela est bien moins sûr. Il suffit pour s’en convaincre de regarder les scores des municipalités frontistes –jetez un œil sur Henin Beaumont…- , ils sont tout bonnement assez sidérants pourtant on a souvent à faire . Le risque peut paradoxalement être du coté de chez Emmanuel Macron avec l’augmentation du nombre d’abstentionnistes, au prétexte qu’au regard de son exécrable prestation, elle ne peut décemment pas être élue.

Et Macron dans tout cela ? Malgré ce contexte plutôt compliqué, je l’ai trouvé assez bon. Sans doute un peu trop technocrate genre 1er de classe et manquant d’une vision forte, mais au final il a pu travailler sa stature de Président. Ce n’est pas encore parfait, loin s’en faut mais il y a mon sens un potentiel. J’espère cependant qu’il ne succombe pas trop rapidement aux ors de la République au risque de se couper très rapidement des Français car déjà à cette heure, le lien est très ténu (Face à Le Pen, Macron jugé le plus crédible pour diriger le pays d'une courte tête - Huffington Post).

Au final, ce débat ne changera pas le rapport de force de dimanche ou tout au moins, il entérine le probable défaite de Marine Le Pen. Une question, celle-ci fera-t-elle un score supérieur à 40% ? Très honnêtement et déjà à plus de 35 %, cela pose plus que question sur l’Etat de la France. La Droite peut rétorquer que c’est le résultat de 5 ans de Hollande, c’est juste oublier un peu rapidement qu’on a vu se succéder Chirac, Sarkozy à la tête de l’Etat et que son champion dans un contexte normalement facile n’a pas réussi à accéder au 2nd tour cette fois ci. Et il n’y a pas que les affaires (cf mes billets précédents).

Au fond, hier soir, nous avons eu droit à un condensé de qu’est la France d’aujourd’hui… un pays malade, divisé...

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Présidentielle : Ce qu’on sait déjà…

3 Mai 2017 , Rédigé par Marc

Avant même de connaitre l’issue de ce scrutin, et même si raisonnablement on peut penser qu’Emmanuel Macron en sortira vainqueur, on peut néanmoins en tirer quelques enseignements :

  • Les candidats des partis de gouvernement PS/LR/UDI/EELV engluées à 26%... du jamais vu. Est-ce que ces faibles scores seront confirmés aux législatives ? Un nombre record de triangulaires n’est pas exclure bien au contraire. Même en 2002 malgré une forte fragmentation de l'offre,  le total des partis de gouvernements dépassait les 50%
  • Les partis et personnalités du NON de 2005 sont à nouveau et assez largement majoritaires…
  • Le souhait de victoire d’un des deux finalistes n’a jamais été aussi faible dans l’électorat (à ma connaissance). Son état de grâce n’en sera que plus réduit. A rapprocher également du point précédent. Ce n'est pas sans conséquence pour la suite.
  • Le vote utile a joué dans de très larges proportions pour Emmanuel Macron au 1er tour davantage que l’adhésion à ses propositions ou à sa personnalité. Une donnée non négligeable pour la suite de son mouvement qu’il souhaite transformer en un nouveau parti politique.
  • On a beaucoup tapé sur Mélenchon quant à son positionnement vis-à-vis de Marine Lepen ; on peut s’interroger sur la réelle porosité de l’électorat de la droite avec cette dernière… près d’un tiers de celui de Fillon semble aller vers la candidate frontiste, près de la moitié pour celui de Dupont Aignan. Tout cela ne sera probablement pas sans conséquence.
  • La carte électorale dessine plusieurs France que tout semble désormais opposer.

En somme, et même si un candidat sorti de nulle part ou presque a renversé la table, à ce stade on n’est pas plus avancé et on ne peut pas dire que cette élection a clarifié les choses.

Société droitisée ? Société radicalisée ? Société inquiète pour le moins.

Dans tous les cas, ne pas en tenir compte, c'est s'exposer à de graves déconvenues.

Sinon, j'ai souri sur la polémique sur le dernier titre de Damien Saez "1er Mai"... En gros, il garde le poing levé contre le FN mais Macron ce n'est pas trop son truc avec des propos bien sentis. Dans le domaine de la musique, je n'oublie jamais qu'on a souvent accusé les groupes de Métal d'être limite à l'origine de meurtres ou tueries au prétexte qu'un gugusse arboré un tee shirt d'AC/DC, d'Ozzy Osbourne, Metallica...  

Alors, si on veut bien se détendre hein... en matière de culture, on a parfois tendance à s'embourber dans des trucs pas jolis, jolis... censure, normalisation de ce qui est bon... toussa quoi.... On n'aime ou on n'aime pas... c'est simple non ?

 

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Présidentielle : un pays hystérisé…  le FN a déjà gagné.

27 Avril 2017 , Rédigé par Marc

On devrait en principe s’éviter le pire. Alors oui, sans prendre les vessies pour des lanternes, j’ai déjà mis un bulletin Macron au 1er tour. En partie pour éviter ce pire – il suffit pour cela de regarder ce que donne une mairie gérée par le FN – mais également parce qu’à tort ou à raison, il incarne à mes yeux une approche un peu moins clivante des enjeux de demain et ce même si il a encore quelques progrès notables à effectuer dans le domaine du dialogue social.

Calmement je l’ai déjà dit au délà du vote Macron, c’est aussi une certaine France que je défends. Cette fameuse France des lumières et  cette fierté de penser que c’est bien l’endroit où on est né qui détermine son appartenance à la nation. Jamais je ne pourrai voter pour quiconque défendra la nationalité par le sang… ce racialisme inavoué dont on ne sait que trop où il mène.  En ce sens, la déchéance de nationalité(1) est également un marqueur fort. Ces deux éléments constituent chez moi une ligne de fracture irrévocable. De même que le droit à la différence mais qu’en aucun cas je ne veux assimiler à toute forme de communautarisme (PIR, Sens Commun et j’en passe…).  Et jusqu’à preuve du contraire, Macron défend cela ; Marine Le Pen, non.

J’ai de plus en plus de mal avec le relativisme à tous les niveaux de la société… Alors entendre que Macron=Lepen non, de même que Mélenchon=Lepen… pareil pour macroniste=valet du grand capital international ; j’ai voté en toute connaissance de cause et sur les limites de Macron aussi. J’ai la faiblesse de penser que je ne suis pas plus idiot qu’un Mélenchoniste, qui lui non plus n’a pas l’ambition de transformer la France en une Corée du Nord bis.

Depuis quelques années, j’ai cherché à privilégier davantage ce qui peut « nous » unir que  ce qui peut nous séparer… Ensuite, il y a des bilans d’étape où chacun en tirent ses conclusions. Aussi, ce 2eme tour est cette logique. Et toujours dans cet esprit, même si je considère que c’est une erreur de se réfugier dans un vote blanc ou l’abstention, je peux entendre et comprendre toutes les critiques sociales qu’on peut faire mais pour cela il y aura les législatives…

Ne nous trompons pas de débat à cet instant, nous aurons bien d’autres moments pour nous engueuler sur les solutions que nous voulons apporter à la crise sociale, économique et écologique que nous traversons.

Aujourd’hui, nous avons le choix entre deux conceptions différentes de ce qu’est et doit être notre pays. Choix au combien fondamental pour les prochaines années.

Malheureusement, cette entame de 2ème tour, marque déjà une victoire du FN dans les têtes où  l’invective et la violence verbale entre les tenants d’un vote contre et ceux préférant un non vote est devenue la règle et c’est cela qui m’afflige par-dessus tout.

Heureusement, ce soir une centaine  jeunes militants de divers horizons (insoumis, écolos, socialitses, En Marche, UDI, Républicains) ont cosigné une tribune assez intéressante. Personnellement, je m’y retrouve totalement et plus particulièrement dans mon exigence vis-à-vis d’Emmanuel Macron. J’espère me tromper mais il a un devoir impérieux de réussite pour ces 5 prochaines années… et cela, il ne pourra le faire sans rassembler les Français dans sens un vision de l’avenir équitable pour tous et toutes.

Car oui, je suis inquiet...

  1. déchéance déjà prévu dans les textes pour les binationaux mais qui avait fait l’objet d’un débat où certains avaient entamé une surenchère quelque peu dangereuse et affligeante…
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Présidentielle : Manu faut se ressaisir et vite … !!!

26 Avril 2017 , Rédigé par Marc

Autant jusqu’au soir du 1er tour, Emmanuel Macron avait fait une campagne honorable sans être extraordinaire, lui permettant de passer entre les gouttes où les quelques égarements pouvaient être mis sur le compte de sa jeunesse « politico-communicationnelle » et sur l’attrait du souffle nouveau qu’il peut incarner. Là force est de reconnaitre que depuis dimanche soir, c’est un festival en matière de communication contre productive.

Toujours bienveillant, à la rigueur on peut admettre son escapade d’après résultat avec la justification du « j’ai souhaité passé un moment avec les gens qui m’ont aidé ». Problème, le lendemain, ce moment se traduit par une photo en compagnie de Line Renaud, Jacques Attali... manquait que Giscard et Le Luron qui lui avait une excuse. Je ne parle même pas du coté « j’ai gagné avant l’heure ». Je vous l’ai dit, je suis bienveillant.

Dès lors, on se dit que lundi, le toujours candidat et non Président, va mettre les bouchées doubles d’autant que les résultats ne sont ni quantitativement mirobolants et qualitativement un tant soit peu inquiétants – d’autant qu’on doit avoir une armée de professionnels de la carte électorale pour mettre en perspective les points saillants -. Ben non, lundi c’est repos. Pendant ce temps, le soir, la candidate Frontiste, pour le moins rassurée par un Mélenchon qui ne s’exprime pas - Mélenchoniste n’y voyait aucun jugement)- se fait son plateau télé tranquillou en cochant quasiment toutes les cases sociales de ce dernier.

Là, en vieux militant avachi dans ton fauteuil, tu te dis que « le Manu, il a tout de même intérêt à envoyer quelques signaux à ces électeurs proche de la Corée du Nord – je déconne les copains -, parce que bon manifestement on n’est plus en 2002 où il suffisait de manifester avec tes potes en gueulant F comme Fasciste N comme Nazi pour renvoyer le Jean Marie à 20% ». Sans compter qu’en tout aussi vieux briscard des réseaux sociaux, tu vois bien que c’est un peu tendu de ce coté là… on est loin, voire un peu plus loin encore, d’un grand moment d’allégresse collective autour de la candidature de Manu.

Donc, gentiment tu attends le mardi soir, en te disant qu’avec tous les génies de la communication qui l’entourent, il va te régler ça peinard… sur le thème du « oui je reste convaincu que nous devons moderniser le travail et ses conditions d’accès ; néanmoins à travers le vote de dimanche, j’ai entendu l’inquiétude des salariés et des ouvriers et je m’engage à ouvrir au lendemain de ma prise de fonction, une large concertation avec les partenaires sociaux avec comme objectif de proposer un texte pour la rentrée parlementaire de septembre ». Bref, un truc de ce genre à la portée du premier étudiant qui fait Sc Pol option communication politique pour ceux au fond à gauche près du radiateur pour montrer que tu écoutes les préoccupations de ceux d’en bas. Donc, t’écoutes et rien, nada…

Là, on est mardi soir… l’autre, elle a mis le turbo parce qu’une campagne à 11 manifestement ça l’a gonflée. Aussi, tu te dis, « putain mais merde qu’est-ce qui fout, nan parce que l’alignement des 4 lunes c’est pas tous les 15 jours non plus – ça c’est pour si tu lis régulièrement mon blog -, François H. il n’a pas tort sur tout… faut aussi y mettre un peu du sien ».

T’en es là mercredi… bref… tu te dis et à échanger avec un Marketteux - mais néanmoins talentueux sachant que lui c’est un gars sensé, il n’a jamais été trotskiste - que t’es pas le seul à le penser, ben que depuis dimanche soir… elle est bien pourrie sa campagne et que ouais ça peut craindre et fort heureusement y a que 15 jours ; confère les autres points évoqués plus haut et dans le dernier billet.

Et là… le truc cool avec une campagne, surtout le 2ème tour, t’es en mode express ; et là, ben y a l’épisode Whirlpool…

Alors au risque de m’attirer les foudres des copains macronistes qui l’ont forcément vu super bon de leurs yeux énamourés – un peu comme ceux qui ont trouvé que la campagne de Benoit avait été super méga cool et bonne… si tu vois bien les 6% que je veux dire- j’ai voté pour E.M mais bon je ne suis pas en transe bien que je puisse concédé qu’il ait du sex-appeal

Donc oui la séquence est un peu compliquée pour le Manu … Ok il n’a pas fait dans la démagogie facile ; ok il n’est pas monté nu sur le toit d’un camion… mais bon être accueilli par des sifflets et les « Marine Présidente » – ouais ça semble avoir fait le tour des médias – c’est pas génial, génial… on appelle ça le choc des photos… C’est con mais c’est comme ça et après toute façon tu rames que tu le veuilles ou non… surtout quand l’autre est passée avant toi…

Y a ça, donc pas top top et pis y a le poids des mots ; et là, tu tombes malencontreusement sur un passage du brillantissime Jacques Einstein Attali qui dit en ouvrant bien les guillemets « Whirlpool, c'est une anecdote. Le cas de 300 personnes n'est pas du ressort du président ». Bon alors quand je dis malencontreusement qu’on soit clair… en moins d’une heure c’est déjà en tête des charts… twitter, Facebook, site d’informations… et sur les forums – j’en parle parce que ouais ces machins alors que ça paye pas de mine c’est pire que Twitter et FB réunis en matière de propagation virale.

Donc perso si j’étais dircom de Manu, je m’enfile une bouteille de gin et j’envoie Jacques et quelqu’uns de ses potes pour une mission d’une bonne dizaine de jours sur les iles kerguelen. Parce qu’avec un coup comme ça… déjà que tu galères à récupérer l’électeur mélenchoniste, hamoniste… là tu peux même voir le gars qui même en geulant « troisième tour social » mettait son bulletin Macron, ben celui-là et tu auras beau lui répéter qu’il fait le lit du fascisme en 2017, il peut encore le retirer…

Je dis ça mais c’est vrai je ne suis pas dir com pol issu de sc pol donc je dois forcément avoir tort.

Il reste 13 jours un truc comme ça… Pour l’instant, Marine peut y croire malgré tout, malgré elle…

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Présidentielle : injonction, insoumission… et déjà l’oubli.

25 Avril 2017 , Rédigé par Marc

On y est sur ce fameux choix… entre cette fameuse France ouverte et cette France du repli. Que les choses sont simples dans un monde parfait, dans une France électorale qui aurait donné une clé unique de lecture. Où on peut tranquillement décidé des bons et des méchants.

Si mon choix même nuancé ne fait aucun doute, je me garderai bien de juger celles et ceux qui ne feront pas le même en se "réfugiant" dans l’abstention ou dans un vote de rejet. Alors oui, j’ai regretté l’intervention de Mélenchon, sous le coup de la colère et de la rancœur, où un peu de distance eut été meilleure conseillère par rapport à l’image qu’il a su donner durant toute sa belle campagne.

Néanmoins, je ne perds pas de vue que ce vote, pour un bon tiers de l’électorat, traduit une profonde inquiétude. A la différence d’un Laurent Bouvet qui voit dans le scrutin de dimanche une droitisation de la France ; je préfère y voir comme Henri Guaino une radicalisation de la société. Ce qui n’est pas à mon sens tout à fait la même chose. Je n’oublie pas que le premier décrochage dans les sondages de François Fillon intervient sur l’avenir de la Sécurité Sociale... 

Pour corroborer cette hypothèse, je m’appuie également sur la double segmentation de l’électorat et la corrélation, revenus/territoire sont les ressorts des scores tant pour la France Insoumise que pour la candidate du Front National. Je reste par ailleurs persuadé - des villes comme Roubaix, Marseille et d’autres semblent le confirmer - que le vote Mélenchon a permis d’enrayer le vote Lepeniste.

Cette dimension du vote qu’on ne peut considérer comme marginale, à laquelle s’ajoute au moins dans le discours porté par Marine Lepen en direction des classes « populaires » – au moins dans les mots –, ne peut être évacuée dans les prochains mois, dans les prochaines années. Et surtout, elle doit être intégrée par Emmanuel Macron au risque pour lui de n’incarner qu’un feu de paille de quelques semaines, de quelques années.

Oui il y a une France qui souffre, qui a peur de l’avenir pour elle, pour ses enfants, et celle-là on peut ni la rayer d’un trait de vote, on ne peut la moquer, on ne peut la railler ou l’insulter. Il est d’ailleurs un débat que certains ont soigneusement éviter durant cette période, celui des inégalités qui ne cessent de progresser.

Hors à gauche comme à droite, certains s’en inquiètent, aussi il serait grand temps qu’on parle sereinement avec la volonté d’apporter des réponses avec la nécessité de prendre en compte leur efficience dans une économie mondialisée. Est-ce de droite ou est-ce néolibéral de dire cela ?

Pierre Mendès-France disait que gouverner c’est prévoir ; je crois aussi que gouverner, tout en gardant une vision d’avenir claire, c’est prendre en compte les réalités qui nous entourent. C’est peut-être la différence entre le révolutionnaire et le réformiste.

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Présidentielle : Tant d’erreurs à ne pas faire…

24 Avril 2017 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Les résultats sont tombés hier soir relevant une France polytraumatisée et malheureusement durablement fracturée comme en atteste les commentaires sur les réseaux sociaux, sur les plateaux télévisés.

Des France qui se regardent en chiens de faïence ; celle des villes, celle des campagnes, celle de groupes sociaux antagonistes,  celle d’une France ouverte sur le monde, celle d’une France qui a peur de son voisin. Tout cela, on le lit calmement sur les cartes de géographie électorale diverses et variées. Toutes les corrélations sont possibles et se superposent, pour montrer un peuple qui est exaspéré au point de liquider proprement les deux partis de gouvernement qui sont au pouvoir depuis plusieurs décennies.

Les deux se montrant déjà incapables de produire la moindre analyse des raisons qui ont concouru à leur déclin. Des traites au bouc émissaire facile et bien entendu, les citoyens qui ne comprennent si peu et ces satanés médias. Mais à quoi bon s’attarder, demain se fera probablement sans eux. Il y a également le mauvais joueur acceptant mal la défaite où le naturel, après une si belle campagne, a refait surface en quelques secondes.

Et pourtant ce scrutin doit avant tout nous permettre de ne pas réitérer les erreurs qu’on a connu dans le passé.

Je me garderai d’avoir un jugement définitif sur l’électeur mélenchoniste qui déciderait de s’abstenir au second tour mais peut-il en retour éviter tout amalgame hâtif mettant au même niveau Lepen et Macron. D’ailleurs, il n’est pas impossible que Jean Luc Mélenchon ait joué un rôle significatif pour minorer le score de la leadeuse Frontiste. Et je me garderai de tout raccourci voulant que les extrêmes se rejoignent. Très souvent, ce sont les souffrances qui se rejoignent et qu’il faut prendre en compte dans nos politiques publiques.

Tout à leur joie, les militants actifs d’Emmanuel Macron, et Emmanuel Macron lui même, doivent veiller à ne pas se griser de cet exploit inédit. L’ivresse de pouvoir est la pire des choses, elle est une pathologie reconnue mais pourtant quand le diagnostic est posé sur le « patient » elle n’est jamais acceptée… où à de trop rares exceptions.

La victoire d’Emmanuel Macron qui se dessine ne fera pas disparaître les fractures qui traversent notre société. Et le résultat du 1er tour montre également qu’il n’est pas le nouveau messie d’une nation qui se cherche un avenir en l’espérant commun ; simplement, il représente l’espoir d’une minorité de français comme moi aspirant à la recherche du consensus dépassant les clivages traditionnels.

Au fond, la France forte de son héritage des lumières et des trente glorieuses, s’est permis, à raison, le luxe de gouverner en fixant deux pôles antagonistes. Aujourd’hui, beaucoup sentent que face aux urgences économiques, sociales et environnementales ; il est grand temps de mettre en sourdine certaines divergences parfois stériles pour se concentrer sur ce qui nous rassemble. C’est un défi probablement insurmontable et pourtant nécessaire. - Je crois que beaucoup de vieux militants comme moi, éreintés par les partis politiques, espèrent un changement de la "fabrique politique"-.

La capacité d’Emmanuel Macron a été de cristalliser cette aspiration.

En somme comme pour reprendre une expression que j’affectionne, il est le prolongement de l’alignement des quatre lunes. Phénomène qui ne se produit qu’une fois tous les mille ans et qui est particulièrement difficile à faire perdurer. Mais pour le coup, cet alignement il l’a en partie provoqué.

Alors oui se mettre en marche, c’est une nécessité au regard des enjeux et des fractures qui ont explosé hier soir. On ne le découvre pas… seulement aujourd’hui, on ne peut plus les nier.

PS : Billet un peu confus sur la forme qui ramasse un certain nombre de réflexions qui seront développées dans les prochains jours :)

 

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Une campagne pour rien…

19 Avril 2017 , Rédigé par Marc

Cela fait maintenant plus de neuf mois qu’on nous inflige cette présidentielle.

Une campagne qui a commencé avec la primaire des « Républicains », puis celle du Partie Socialiste. Deux séquences qui n’auront servi à rien d’autre qu’à démontrer que ces deux partis sont désormais exsangues.

Sans préjuger du résultat de dimanche, on peut néanmoins penser qu’ils auront les plus grandes difficultés à passer à deux la barre des 30% voire 25%... situation inédite pour ces deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis plus de 30 ans.

A coté, une forme d’hystérisation de notre société se traduit par l’affirmation de deux blocs inconciliables avec Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen ; sans compter une partie des supporters de celui qui pensait accéder à l’Elysée comme on valide un titre de transport.

De cette campagne du rien que restera-t-il en définitive et ce au-delà du résultat ? Peu de choses en définitive tant l’instant médiatique et politique n’est plus en capacité à faire vivre le débat de fond.

Hier soir, je regardais enfin le film « Demain » constatant avec effarement le fossé entre les problématiques majeurs aux quelles nos enfants seront confrontés dans les prochaines décennies et notre classe politique – à l’échelle des Etats -.

Une chose m’a frappé au cours de ces 2 heures. Moins l’Etat est centralisé, plus l’initiative collective peut prendre sa place et innover et que plus jamais c’est la notion de réseau qui prédominera dans la société de demain.

Il y a quelques mois, j’avais lu J. Rifkin sur la Troisième Révolution Industrielle où en matière de production d’énergie, il mettait en exergue la production électrique via une myriade de petites unités forcément orientées vers les énergies renouvelables. Je trouvais cette approche particulièrement intéressante et « Demain », à renforcer chez moi, l’idée que les solutions d’avenir passent par le « small is beautiful and connected » où la place à l’expérimentation est déterminante. Mais où la finalité n’est pas de copier une solution mais de s’en inspirer pour l’adapter à un environnement forcément différent.

On est loin de cette vision paresseuse qui consiste à dire « ben ça marche dans tel pays, y a qu’à faire pareil en France ». Ce qui revient à nier l’identité, la culture des groupes, territoires ou nations et c’est particulièrement risible quand cette même pensée paresseuse se veut défenseur de l’identité française…

De cela, je crains que les partis politiques traditionnels soient incapables de se saisir d’une part, du fait de leur structuration pyramidale et centralisée et d’autre part, une incapacité à entendre et à formaliser les inquiétudes des « gens normaux ».

Alors dimanche, tranquillement, je voterai Macron non parce que je crois que cela soit l’Homme Providentiel et qui plus est, je suis parfaitement lucide sur des points de divergences notables de son programme.

Simplement, je vois dans son élection, un moyen de rebattre les cartes de l’engagement citoyen et de voir disparaître ces appareils politiques obsolètes. C’est peu de choses et c’est bien en-deçà de mes attentes d’un futur Président mais c’est ma seule demande… un saut dans l’inconnu avec son lot d’incertitudes, j’en conviens mais le connu je n’en veux plus.

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