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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Pierre Larrouturou : sortir du piège ?

29 Septembre 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Bon, ce n'est pas très original, je vous mets un texte de Pierre... ben oui... Cependant, à mon sens c'est un article assez important par la pertinence de son propos et c'est un parfait résumé de la période que nous traversons.


Sortir du piège ?


C’est un chiffre inquiétant que vient de publier la Banque centrale américaine : en trois mois, la dette publique des Etats-Unis a augmenté de 520 milliards. En un an, elle a bondi de 2.000 Mds, soit 14 % du PIB. 2.000 milliards, c’est la totalité des réserves de change de la Chine. En un an, les Etats-Unis ont “brulé” l’équivalent de toutes les réserves accumulées par la Chine en vingt ans…


Quant à la Chine elle-même, c’est peu dire que son économie est instable : “88 % de la croissance vient de l’investissement. Jamais, dans aucun pays, on n’a vu une croissance aussi déséquilibrée” explique Stephen Roach, Chef-économiste de Morgan Stanley. La consommation stagne. Les exportations ne redécollent pas. 37 millions d’emplois ont été détruits en six mois… Pour éviter un effondrement de la croissance, le gouvernement chinois a ouvert tout grand les vannes du budget et du crédit. A court terme, cette politique a permis d’éviter un effondrement de l’économie et une explosion sociale mais personne ne pense que cette relance peut être durable.


Le rétablissement chinois n’est ni stable, ni solide, ni équilibré” admettait le 10 septembre le Premier Ministre, Wen Jiabao. Le même jour, Xu Xionian, Professeur à la China Europe International Business School, affirmait : “Pour apaiser sa soif, la Chine a bu du poison.”


Quoiqu’en disent les adeptes de la méthode Coué, la crise n’est pas finie. Loin de là !

 

Lire la suite.

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BA 30/09/2009 14:50


Selon le projet de loi de finances 2010 présenté mercredi 30 septembre en conseil des ministres par Christine Lagarde (Economie) et Eric Woerth (Budget), la dette publique devrait passer de 67,4 %
du PIB en 2008 à 77,1 % en 2009.

Le budget 2010 prévoit que la dette publique atteindra 84 % l'an prochain, et continuera de progresser jusqu'à 90 % en 2012, ont annoncé Mme Lagarde et M. Woerth lors d'une conférence de presse à
Bercy.

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=acb79dc97bacf58549ce5d520cdd28d8

Etant donné que dans les autres pays industrialisés, la dette publique atteint les mêmes pourcentages, voire davantage, la question 1 est :

« LES ETATS OCCIDENTAUX POURRONT-ILS UN JOUR REMBOURSER LEUR DETTE PUBLIQUE ? »

Réponse : non.

Les Etats occidentaux ne pourront jamais rembourser leur dette publique. Leur dette publique va même continuer à augmenter (dépenses de santé qui explosent, vieillissement de la population, énergie
qui va devenir de plus en plus chère, etc.)

Question 2 : quelle solution les Etats occidentaux vont-ils choisir pour ne pas mourir asphyxiés par leur dette publique ?

1- Première possibilité : la guerre (envahir les pays musulmans pour leur voler leur pétrole, etc.)

2- Deuxième possibilité : l’inflation. Faire tourner la planche à billets à plein régime. Monétiser la dette. Dommages collatéraux : l’inflation à deux chiffres, l’euthanasie des créanciers et des
rentiers.

3- Troisième possibilité : la répudiation de la dette. Certains Etats occidentaux pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons
plus rien. Nous remettons les compteurs à zéro. Et merci encore. »

Un exemple d’actualité : l’Islande.
Lisez cet article :

http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-dette-ne-peut-pas


adonf2toi 30/09/2009 11:27


petitmaje, je rebondis aussi sur le fait qu'il faudra consommer moins de tout et très sélectif sur les services publics... Vous avez parfaitment raison. Il peut aussi y avoir une transformation
"positive". Aujourd'hui on achete beaucoup de produit neufs et de basse qualité parce que le prix ne tient pas compte de l'impact écologique de la fabrication et de la livraison du produit. Il
devient presque "normal" de changer tous les 5 ans de TV, de frigo, de machine à laver, de voiture... C'est possible parce que les cout de production ont baissé (au mieux les pièces détachées sont
produites dans des pays à main d'oeuvre bon marché sans règles sociales et assemblées chez nous, au pire tout est fait très loin pour être livré chez nous). Si on ré-injecte le cout social et
environnemental dans le produit fini il sera plus rentable (économiquement parlant et donc du coup écologiquement aussi) de fabriquer à nouveau des appareils chez nous.

Il se pose aussi la question de la production de masse de produits bon marché mais peu fiables sur la durée. Là aussi n'est-il pas plus rentable de faire des produits plus robustes et de
(re)developper les services de maintenance fiables qui vont autour ? Il est quasiment impossible de faire réparer une TV aujourd'hui ! On préfère la jeter et en acheter une autre avec l'impact
écologique négatif qui va avec...

Bref on est peut être pas obligé de consommer moins. On pourait très bien consommer mieux. On consomme effectivement moins de produits fini (et donc de matière première) mais plus de services (on
répare et on recycle).

Pour les services public, il faudra là aussi, être capable à un moment donné d'avoir des discussions avec l'ensemble des acteurs pour savoir comment les faire évoluer. Cela veut dire faire évoluer
le service rendu bien entendu, mais aussi faire évoluer les employés (dans leur plan de carrière, dans l'accompagnement, dans le suivi)...

Y a du boulot, mais n'est-ce pas à ça que sont (en théorie) payés les politiques (au lieu de faire la course aux unes des magazines people) ?


BA 30/09/2009 11:10


La dette publique de la France s’envole.

La dette publique de la France a augmenté de 61,1 milliards d'euros au deuxième trimestre 2009 pour atteindre le nouveau record de 1 428 milliards d’euros, soit 73,9 % du produit intérieur brut
(PIB), selon les données publiées mercredi 30 septembre par l'Insee.

http://www.lemonde.fr/la-crise-financiere/article/2009/09/30/la-dette-publique-de-la-france-s-envole_1247033_1101386.html

Lundi 28 septembre 2009 : un article d’une très grande importance, publié par le Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde (CADTM). C’est un article qui montre que certains pays
pourraient choisir de répudier leur dette.

En clair : dans les années qui viennent, certains pays pourraient dire à leurs créanciers : « Désolé, mais nous ne pouvons pas rembourser notre dette. Nous ne vous devons plus rien. Nous remettons
les compteurs à zéro. Et merci encore. »

Cette question de la répudiation de la dette se posera de plus en plus dans les années qui viennent.

Cette question concernera les pays du Tiers Monde, mais aussi tous les pays développés qui sont asphyxiés par leur gigantesque dette.

Cette question concernera donc les Etats-Unis, le Royaume-Uni, la France, etc. Pour ces pays, il ne s’agira que d’une simple question de survie. Ils devront choisir entre la mort par asphyxie, ou
la répudiation de leur dette.

http://www.cadtm.org/Islande-Si-la-dette-ne-peut-pas


adonf2toi 30/09/2009 10:58


petimaje,
1) le pari du système Larrouturou c'est de dire que si l'on s'attaque réellement au pb du chômage de masse et du travail précaire la négociation sur les salaire va être ré-équilibrée en faveur des
salariés (l'argument "si tu n'es pas content va voir ailleurs" n'est plus valable en situation de faible chômage). L'autre avantage de se système de réduction du temps de travail c'est qu'il est
neutre sur les cout de production de l'entreprise et que par conséquent les salaires ne sont pas bloqué (on évite l'effet pervers des 35h à ce sujet).

2) l'emploi "durable et solidaire", vous parlez en terme écologique ? Si oui effectivement il faut une vrai mutation de l'économie et des mentalités. Un système de taxe carbone juste et équilibré
est un moyen d'y arriver...


Petitmaje 30/09/2009 09:30


Intéressant mais, à mon avis, il manque plusieurs choses :

1) Il ne suffit pas de réduire le chômage, il faut aussi que le pouvoir d'achat de ceux qui travaillent augmente. Pour refaire passer le rapport Salaires / PIB vers disons 66% cela est nécessaire,
pour les mêmes raisons : avec des salaires trop faibles les salariés sont obligés d'emprunter pour se procurer les biens dont ils ont besoin (ou, pour certains, les biens dont ils croient avoir
besoin).

2) Ceci amène à un deuxième problème, peut-être encore plus difficile à résoudre :

Il ne suffit pas d'avoir un emploi, il faut que ce soit un emploi "durable et solidaire", ce qui entraine la discussion sur la mutation de l'économie, l'impossibilité de continuer avec la
définition de la croissance que nous avons.

Quelque part l'idée qu'il faut consommer moins, de tout, qu'il faudra être très sélectifs sur les services publics, etc..

Trés vaste sujet.