Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #renovation progressiste tag

Ségolène Royal absente à Marseille… et alors ?

24 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Pas la peine de tourner autour du pot, le fait que Ségolène Royal ait séché les journées d’Espoir à Gauche n’est pas à mes yeux l’essentiel de ce week-end.


Le plus important est bel et bien de voir sur une même estrade : Robert Hue (bon ok ce n’est pas super sexy mais après tout Fabius était bien 1er ministre avant que Bob soit à la tête du PC… hein…), Daniel Cohn-Bendit, Christiane Tobira et Marielle de Sarnez.


Sans faire dans l’envolée lyrique à la Vincent Peillon et à défaut d’être à proprement parler historique, ce moment peut être porteur d’une réelle dynamique dans la perspective de 2012. Pour moi et n’en déplaisent aux partisans de la gauche pure, je veux voir Sarkozy quitté l’Elysée et pas en 2017 comme certains exégèses l’espèrent pour leur propre carrière de « Président ».


Nul doute également qu’on trouvera quelques abrutis nous rappeler qu’il n’y a pas de programme… ben oui, c’est vrai ça, en trois jours, ils auraient pu accoucher d’un machin clef en main, c’est tellement simple limite doigts dans le nez… quel parti en a ce jour ?


Alors oui, il était nécessaire qu’enfin on puisse esquisser les contours d’une nouvelle majorité progressiste non dans le cadre étroit et superficiel d’un accord de 2nd tour. Pour être en mesure de porter un projet alternatif, il faut débattre des convergences et divergences, sur un pied d’égalité, bien avant mai 2012, et devant les Français non dans les arrières salles vieillottes des partis politiques un peu dépassées.


Si c’est pour nous refaire un machin branlant sur le modèle du « je te prends un bout de ça si tu me prends ça mais ça c’est niet… », je ne suis pas certain que cela suffise.


Au fond à part des vieux relents de conservatisme, je ne vois pas bien ce qui effraie dans cette volonté de créer un tel espace de dialogues…


Ah si qui gagne à la fin ?… et bien les Primaires non ? Même Laurent Fabius semble s’y résoudre (pour le vote plus facile à … enfin plus difficile à une telle échelle) … c’est dire… Pour DSK, si une telle démarche « globale » venait à voir le jour, il serait difficile pour lui d’apparaître comme le sauveur de dernière minute.


Au fond, j’en viens à me demander si le PS ne va pas une fois encore (de trop ?) être l’acteur frein alors qu’il aurait probablement tout à gagner à être l’acteur moteur mais en a-t-il encore les moyens ?


Avant de faire votre Gérard Filoche de base sur les questions plus programmatiques… si on attendait un peu d’avoir des éléments sur les discussions qui se sont tenues dans les ateliers d’EAG.


Marianne de Sarnez à EAG (source  Jeune Garde 87): Ce qui nous rassemble est plus fort que ce qui nous oppose. Ceux qui n’ont pas renoncé à l’idéal républicain ont à faire ensemble“.


Et si on s’osait à essayer ?

Lire la suite

Espoir à Gauche... c'est par ici

24 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Avant de revenir ce soir où je vais tenter de faire un billet, je vous invite à lire le premier billet de Ronald sur les travaux d'EAG... bizarrement... enfin non... c'est plus complet que la plupart des articles pondus par les journalistes...

Sinon, il reste quelques mohicans qui jugent inutile de faire des primaires... mettant en avant le projet... certes... mais il y a juste un petit problème de rien du tout...

Dans une logique d'alternative et au regard de l'absence du PS depuis plusieurs années, pourquoi celui-ci aurait la primauté sur les autres partis... Le dialogue dans la perspective d'une programme de gouvernance doit se faire sur un pied d'égalité et sans à priori... bref y a du boulot...
Lire la suite

Espoir A Gauche est de droite... c'est une certitude.

23 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

J'ai quelques copains qui ont participé à la rencontre EAG de Marseille. Cela va sans dire, nous avons à faire à un mouvement séparatiste du Parti Socialiste, d'ailleurs cette photo le prouve...

C'est honteux... Pas assez à gauche mon fils pourra-t-on lire chez certains fins analystes.

Pour ceux qui cherchent un peu plus que l'écume, je vous conseille de rester vigilant, il y a l'ami Ronald qui est revenu de là-bas avec un maximum de notes.

Il s'est probablement passé quelques choses ces derniers jours avec Europe Ecologie et EAG... et Delanoë qui se rallie à l'idée de Primaires...

Reste les Cambadélis et autre Bartolone englués dans leur partie de billard à 10 bandes, arcboutés sur un appareil...
La rentrée socialiste à la Rochelle sera intéressante...

Lire la suite

"Ne pas céder à l’intimidation des sectaires renforcée par Mélenchon"

17 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

J'avoue, je suis un brin fainéant ces jours-ci, aussi je cède à la facilité en repiquant un texte trouvé chez Jean Marie Padovani... Je n'ai pas trop mauvaise conscience, il l'a fait lui même.

Sinon c'est un texte sur les alliances... Et vous vous en pensez quoi ?

A propos des alliances politiques


Régression dogmatique à gauche. Ne pas céder à l’intimidation des sectaires renforcée par Mélenchon


Le signataire de cette note Mendésiste et réformiste depuis... 1954 a une longue expérience de la bonne conscience d’une certaine gauche de la gauche qui s’auto proclame détentrice exclusive du pouvoir de dire où commence et où s’arrête la «vraie gauche» pour reprendre une expression souvent utilisée.

N’ayons pas la mémoire courte: regardons la photocopie jointe de la Une du Monde du 21 Novembre 1962. Nous sommes au lendemain du premier tour des législatives et le grand quotidien annonce que: « Les communistes étendent leur désistement à des indépendants ».


Les indépendants à l’époque c’était la droite pro Algérie française et très réactionnaire. Et la générosité fut étendue à certains centristes: le cas le plus éloquent fut celui de Jacques Duhamel, candidat à Dole. Le 23 Novembre, Le Monde annonçait « Monsieur Barthélemy, candidat communiste invite ses électeurs à voter pour Monsieur Duhamel ». Commentaire au lendemain du 2eme tour: « Monsieur Duhamel, bénéficiant des voix communistes qui se sont reportées avec discipline sur son nom l’emporte de 2500 suffrages sur le Député sortant UNR ». Il était précisé que Monsieur Duhamel était l’ancien Directeur de Cabinet d’Edgar Faure. Il n’était pas dit que lors de la proclamation des résultats les militants PC avaient entonné l’internationale (le fait ayant été rapporté par des témoins).


On sait que Monsieur Duhamel, devenu leader national des centristes allait rejoindre Pompidou après son élection en 1969.  Le Monde annonçait aussi en sous titre « Pour le Chanoine Kir » faisant référence au désistement PC en faveur du célèbre Député Maire de Dijon, leader local des indépendants. Un autre notable indépendant de Côte d’Or Monsieur Japiot avait droit à un appel en sa faveur tout comme un candidat MRP à Millau.


Pourquoi une telle ouverture ?


Nous sommes au lendemain du référendum voulu par De Gaulle pour que le Président de la République soit désormais élu au suffrage universel. Le pays a répondu OUI a 62%. Dans la foulée, De Gaulle a dissout l’Assemblée nationale.


Après le premier tour, le PC diffuse le communiqué où la priorité est claire: « Battre les candidats du pouvoir personnel ». A cette fin il faut «l’union des communistes, socialistes et des autres républicains ». Ah! Ces fameux « autres républicains », la formule était très vague. On a vu que les bénéficiaires pouvaient êtres très divers. Pas question d’exclusive sur la base de différences politiques alors très marquées: par exemple la question des lois anti-laïques contre lesquelles la gauche était alors vent debout ou celles de l’OTAN et de la Défense (Duhamel était très atlantiste).


Le critère unique c’est l’hostilité au « pouvoir personnel ». Or ce « pouvoir personnel » était beaucoup moins puissant qu’il ne l’est aujourd’hui. Ainsi il n’y avait pas à l’Elysée une énorme machine consacrée à la communication et aux relations avec les médias. Une bonne partie de la presse parisienne et provinciale était hostile à De Gaulle.


Il fut un temps où le PC s’arrogeait el pouvoir de tracer la ligne jaune séparant les bons des méchants. Mais la frontière pouvait changer au gré des aventures de la dialectique ou des intérêts du parti. Ainsi en 1980, par un refus de désistement pour le PS, le PC permit l’élection d’Edgar Faure au Sénat dans le Doubs parce que ce personnage était dans les meilleurs termes avec l’URSS.


Une affaire de programme et non d’étiquette.


L’histoire de la défense de la pureté de la gauche est liée à toute une culture de diabolisation de l’hérétique. Cela commence avec la dénonciation des traîtres Briand, Viviani, Millerand qui ont accepté d’entrer dans des gouvernements bourgeois. Et Jaurès lui-même fut accusé de cautionner des réformes qui aux yeux des purs anesthésiaient la capacité de révolte de la classe ouvrière. Ainsi la première grande Loi sur les retraites ouvrières ne fut soutenue en 1910 que par 25 députés SF10 derrière Jaurès, tandis que 27 suivant Guesde ont voté contre et que les amis de Vaillant s’abstenaient. Le tout jeune PC fulmina l’exclusive contre les « socials chauvins» coupables de s’être ralliés à l’Union Sacrée et refusa d’appliquer la discipline républicaine jusqu’au Front Populaire. Au tout début de la 5eme le PC renoua avec son ancien comportement à l’égard des candidats de gauche qui avaient voté OUI au référendum de 1958. Aujourd’hui l’excommunication pèse sur ceux qui acceptent des alliances avec le Modem et le PC subit la pression de la gauche de la gauche renforcée par Mélenchon tonnant contre les déviationnistes (voir l’élection d’Aix-en Provence où Mélenchon s’y félicite de ne pas avoir appelé à voter contre l’UMP au 2eme tour).


Nous sommes retombés en pleine intimidation à base purement idéologique, Il ne s’agit plus de se positionner à partir d’un programme, il s’agit d’exclusive sur la base d’une étiquette. Et c’est le Modem qui est dans le collimateur.


Le PS n’a pas à être tétanisé à cause des foudres lancées par ceux qui s’autoproclament propriétaires de la vraie gauche. Il ne s’agit pas d’une question d’étiquette mais de contenu.


Il appartient à la gauche à chaque niveau d’élaborer un programme. Qui s’y rallie est le bienvenu et c’est faire le jeu de l’UMP que de pratiquer à priori l’exclusive systématique contre un Modem qui, à la base, peut avoir en tant que parti des prises de positions très diverses (allant jusqu’à l’alliance avec le PC aux Municipales à Aubagne) et dont l’électorat n’est pas homogène ( aux Municipales quand le Modem a appelé à voter à gauche à Poissy et à Meaux, il a été suivi par les deux tiers de ses électeurs, même proportion quand il a appelé à voter à droite comme à Savigny).


Joseph Pinard
Agrégé d’histoire, Ancien Député du Doubs.

Lire la suite

Parité et non cumul au Parti Socialiste pour les Régionales ?

13 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Le PS a arrêté son processus de désignation des têtes de liste pour les Régionales de mars 2010. Le dépôt des candidatures interviendra début septembre, avec un vote des militants le 1er Octobre.


Scoop, je ne serais pas candidat pour le Nord-Pas de Calais, ni pour une tête de liste, ni pour rien d’ailleurs.


Plus sérieusement et allant dans le prolongement de ma contribution aussi modeste soit-elle, je pense qu’il serait intéressant se dote de deux règles importantes :


  • La parité au niveau des têtes de liste tant au niveau des présidences des futurs exécutifs que pour la conduite des listes départementales (pour rappel, aux régionales, on présente des listes au niveau des départements).
  • Le non cumul des mandats et des fonctions pour nos futurs conseillers régionaux.    

Une telle décision serait un signe important donné par le Parti Socialiste en direction des citoyens et des militants sur sa volonté de se rénover.


Ça nous changera un peu des lettres et calendriers (j’en compte trois, lequel est le bon ?).

 

PS : Est-ce que post est une énième entreprise de démolition du PS puisqu'il parait que c'est le seul objet de ce blog (ce qui statistiquement est faux).

 

 

 

 

Lire la suite

1983…1993…2002…2009… Un renoncement, quatre déroutes

10 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Voilà... ceci est une réponse à toux ceux qui considèrent que je suis un mauvais militant parce que j'ose écrire que nous avons une direction autiste et pour certains d'entre eux à la limite de l'incompétence (hormis tacticienne, j'en conviens...) et qu'en prime je n'apporte jamais de proposition...


En même temps, il est facile de ne pas fouiller un peu dans ce blog, fort de près de 1500 articles... Alors maintenant à vous... c'est quand vous voulez... mais là je crois que je vais pouvoir attendre un peu à moins que les communiqués de Solférino suffisent...


Donc, je vous livre ma contribution à Médiapart pour son "Socialisme hors-les-murs" (accessible sans abonnement)... Si vous avez de commentaires, n'hésitez pas... (version PDF).

 



1983…1993…2002…2009…
Un renoncement, quatre déroutes


Une même complainte maintes fois entendue « nous avons compris, nous allons changer »…

« Il faut savoir  être un citoyen, c'est-à-dire  «faire de la politique». Certes, en faire c'est courir le risque de se tromper ; mais ne pas en faire c'est être sûr de se tromper ». Albert Jacquard.


Initialement, j’avais prévu d’articuler ma contribution sur un triptyque autour de la crise démocratique, de la crise économique et sociale et de la crise écologique.


Dans le temps et le cadre imparti, cela m’apparut très vite comme une gageure. Aussi j’ai préféré limiter mon propos autour de trois axes : la question de notre système démocratique, le travail et enfin la fiscalité. J’ai tenté privilégier « l’analyse » du réel et les propositions concrètes qui peuvent en découler dans une optique que je qualifierais de social-démocratie révolutionnaire.

 

Oser la Démocratie.


Au delà des penchants maladifs d’un président avide d’imposer un régime présidentiel à l’instar de son modèle américain, tout en prenant soin d’éliminer tout contre pouvoir, notre système démocratique va mal.


Une démocratie représentative en crise :


Ce constat de date pas d’un certain soir de mai et n’est pas le fait d’un seul homme, il est la résultante d’une fracture de plus en plus profonde entre le citoyen et ses représentants. S'il est délicat d’en donner des raisons qualitatives sans enquête préalable, un indicateur quantitatif permet d’appréhender cette crise de représentation. Depuis plus de deux décennies, on assiste à une montée inexorable de l’abstention, à la notable exception des Présidentielles de 2007, qui n’est plus réservée à un type de scrutin comme les Européennes.


En effet, comme le montre ce graphique même les municipales, considérées comme l’élection préférée des français, sont touchées par ce désaveu des urnes. Phénomène d’autant plus inquiétant qu’on semble entrevoir une deuxième fracture, celle d’une distinction entre l’électorat des villes et l’électorat des champs. Au soir des dernières municipales, combien de villes de plus de 50.000 habitants pouvaient se flatter d’avoir une participation supérieure à 55%, sans même évoquer celles qui, au contraire, ne passaient pas la barre des 50% (quant aux quartiers populaires de ces villes… un vote censitaire qui ne dit pas son nom ?). Cette défiance vis-à-vis des politiques est significative et il leur revient de faire des signes forts envers les citoyens.


Le PS à intervalles réguliers, très souvent au lendemain d’une défaite, promet la fin du cumul des mandat et des fonctions, de mémoire on en parle depuis le début des années 90. Force est de constater que dans de ce domaine, on en est resté au stade du vœu pieux dans l’attente d’une loi… salvatrice ? Pourtant à l’heure où on a le sentiment que la notion de bien commun disparaît au profit du bien personnel, le fait qu’enfin le PS se mette en conformité avec ses déclarations pourrait constituer un signal fort en direction des citoyens. Cependant, on aurait tort de croire que cette seule mesure suffirait à faire revenir les électeurs (aparté, en juin 81% d’abstention chez les 18-24 ans…), il est par ailleurs impératif de redonner à la fonction d’élu sa fonction première : celle de représenter le citoyen.


Pour ce faire, il est aussi impératif de faire marche arrière sur cette professionnalisation du monde politique. Un mandat n’est pas une carrière et la question du cumul dans le temps doit également se poser et à défaut de loi, ce principe doit s’appliquer à soi-même avec l’impossibilité d’aller au-delà de trois mandats consécutifs (quelque soit la nature de ceux-ci).


Une autre nécessité réside dans une certaine remise en cause de la représentation politique. Le scrutin uninominal semble l’outil privilégié par Nicolas Sarkozy (cf la réforme territoriale en cours), ce mode de désignation favorise de fait une bipolarisation de la vie politique. Volonté qui ne semble d’ailleurs pas gêner fondamentalement le PS, pourtant elle va à l’encontre de l’évolution de nos sociétés où  complexité, diversité, complémentarité en sont les maitres mots. Le PS doit donc, au lieu de se lamenter sur le seul charcutage, affirmer sa préférence pour un système plus conforme à la réalité du corps électoral. Il est nécessaire d’opérer un retour à davantage de proportionnelle (le mode de désignation en vigueur pour les régionales apparaît comme une solution satisfaisante, assurant tout à la fois une stabilité de l’exécutif et la représentation des différentes sensibilités).


Si la mécanique purement politique et électorale a son importance, elle ne peut à elle seule résorber ce déficit démocratique ; parallèlement une réelle réflexion doit être menée sur la participation des citoyens dans le débat qui, de facto, doit rejaillir sur le fonctionnement interne d’un appareil politique.


De la démocratie participative à la démocratie numérique :


Depuis quelques années, on a vu se multiplier des expériences plus ou moins réussies en matière de démocratie locale à l’échelle des municipalités. Ségolène Royal avait fait de la démocratie participative une thématique forte de sa campagne. Néanmoins, il est difficile d’en tirer un réel bilan, tant sur l’influence de ces débats d’un nouveau type sur les élus ou candidats, qu'au niveau des décisions ou des programmes.


Les partis politique, dont le PS, semblent par ailleurs eux-mêmes assez en retrait sur cette question de la démocratie participative (au delà de la seule autosatisfaction affichée dans les bilans de mandat. Peu ou pas du tout de réflexion sur la démarche, pas d’échange avec des praticiens ou des « théoriciens » de ces nouveaux espaces publics. Au contraire, on peut se demander si les élus n’éprouvent pas une certaine réticence vis à vis d’une parole citoyenne moins prompte à se couler dans un jeu politique plus conventionnel pour ne pas dire contrôlé. Y a-t-il d’ailleurs un rapport avec le cumul des mandats, c’est fort probable.


Dans ces conditions, l’expérimentation, la modélisation d’outils participatifs deviennent plus difficiles. et compromettent la viabilité d’une réalité citoyenne. Réalité qui semble s’ancrer de fait, d’une part dans le circuit associatif traditionnel et d’autre part, depuis peu de temps, dans ce nouveau champ des possibles qu’est Internet


Lors du référendum de 2005, Etienne Chouard avait réussi à enclencher une réelle dynamique militante à travers son site Internet (au delà de son choix, là n’est pas la question). L’utilisation des tics par les candidats aux Présidentielles de 2007 a commencé à se généraliser, pour exploser avec l’élection de Barack Obama. Nul doute que dans les prochaines années ce « nouveau média » prendra une part encore plus importante dans le monde politique mais peut être davantage encore sur le plan de citoyenneté.


Pour l’heure, le PS fait preuve d’une grande frilosité car il s’agit aussi pour lui d’appréhender un autre dimension de la toile, l’importance de l’individu (difficulté qu’on retrouve par ailleurs dans le rapport individu-collectif-société indispensable dans la perspective plus globale d’un projet de société). A cela, il convient d’ajouter le perte du rapport au territoire, effritant du même coup le lien qui unit le militant/citoyen à son élu et une absence de centre clairement défini incompatible avec le fonctionnement d’un appareil politique issu d’un certain centralisme étatique.


La concomitance de ces « phénomènes » impose à la gauche et au PS  de se saisir de cet enjeu, non en plaquant une hypothétique et improbable solution clé en main mais davantage en confrontant les expériences, les réflexions avec les chercheurs, les praticiens, les militants, les citoyens.


Au fond, le PS doit oser sortir de ses murs avec un chemin d’autant plus long qu’il a tardé à l’entreprendre mais la refondation de la social-démocratie est à ce prix.


Un système économique et social à repenser.


Plusieurs signaux convergents montrent que le système néo-libéral arrive déjà en fin de cycle. Si le tournant a été pris avec l’arrivée presque concomitante de Ronald Reagan et Margaret Theatcher, sa réalité pour l’ensemble des pays occidentaux, notamment européens, coïncide davantage avec la fin l’empire soviétique, avec une social-démocratie qui n’ayant plus à se présenter comme une alternative, s’est mue en aide de camp zélé d’une déréglementation sans contre-modèle (si le communisme pouvait être présenté comme tel).


On a oublié le travail :


Un des exemples les plus signifiants peut être donné avec l’évolution du marché du travail où la France et les différents gouvernements ont emboité le pas de la sacro- sainte flexibilité au nom de la lutte contre le chômage et de la compétitivité pour faire face à un marché mondialisé.


Comme le montre ce graphique, on constate que le nombre d’emplois précaires a pratiquement triplé en un peu plus de deux décennies. Et cela sans compter les CDI à temps partiel subis (1,2 millions en 2005 selon l’Insee) ou les salariés devant recourir à la multi-activité pour s’en sortir (1 million en 2006 selon l’Insee).

Cette nouvelle donne n’est pas sans effet puisque la flexibilité pour l’immense majorité de ces salariés rime avec précarité.


Au fond, loin de la flexisécurité, la France connaît désormais la flexiprécarité.


Contraint par ses militants, Le PS avec Lionel Jospin s’était plié bon gré, mal gré à la réduction du temps de travail. Après une réussite assez mitigée, tant au niveau de son application (la 2ème loi était moins incitative en création d’emplois que le dispositif de Robien) que de son ressenti (chez les ouvriers et les employés hors fonction publique), cette idée a tout simplement disparu du référentiel socialiste.


Pourtant, à la faveur de la crise qui secoue le monde, le Parti Socialiste aurait pu à nouveau se ressaisir de la question au cours de la campagne des Européennes.  En effet,  en avril, la Confédération Européenne des Syndicats avait interpelé les gouvernants de l’Europe des 25 pour recourir à la réduction de travail afin de faire face à la montée du chômage. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne fait rien d’autre qu'appliquer une de ces formes archaïques quand il enjoint les entreprises à recourir au chômage partiel. Et que dire des temps partiels subis évoqués plus haut.


Cependant, au delà de l’aspect conjoncturel (la lutte périodique contre le chômage) ; les faits et le siècle industriel que nous avons traversé indiquent qu’il y a bien une donnée structurelle qui valide la thèse d’une inéluctable réduction de temps de travail. D’une part, toutes les études (cf  la courbe sur le temps de travail aux Etats-Unis) montrent que la productivité a augmenté, voire explosé depuis l’émergence de l’ère industrielle et d’autre part, le temps de travail a, quant à lui, globalement diminué. Et ce alors que nous étions encore dans le dogme de la croissance infinie et de l’abondance, et qu’aujourd’hui nous entrons dans l’ère d’un monde fini et de la raréfaction (en terme de ressources naturelles).


Remettre la problématique du temps de travail dans cette perspective est non seulement nécessaire mais, de surcroît, elle apparaît comme fondamentale dans la perspective d’une politique de civilisation où, pour cause de survie de notre écosystème, la logique productiviste s’avère criminelle pour les générations futures.


Dans cette perspective, le sens même du mot travail ne peut être laissé à la Droite où il tend à se confondre avec une forme d’archaïsme de la pensée, celle-ci restant dans une sorte de représentation fantasmée du XIXème siècle. S'il est faux de dire que l’emploi industriel est en voie de disparition en France (cf La Crise, la solution interdite – Pierre Larrouturou-), on ne peut cependant nier que la notion de travail a évolué considérablement depuis la fin des années 60. Tant dans l’émergence de nouveaux « secteurs »- avec par exemple le tiers secteur popularisé par Jérémy Rifkin (qui génère davantage de plus-value sociale), pour l’heure en partie délaissé par le PS – que pour son impact sur le salarié (sous toutes ses formes) où on assiste à une plus grande  individualisation au détriment du collectif (à cet égard, les syndicats semblent tout aussi « dépassés »).


Toutes ces questions restent à ce jour anecdotiques au niveau du projet socialiste; pourtant elles sont au cœur du quotidien et essentielles dans la perspective d’offrir un nouveau modèle de société.


Réaffirmer une politique fiscale progressive :


Dans une tribune récente, Thomas Piketty en appelait à une nouvelle nuit du 4 août 1789 avec une révolution fiscale fondée sur le principe de l'universalité de l'impôt. Si le PS a raison de demander depuis plus de deux ans la suppression de la TEPA et du bouclier fiscal, il doit aussi exiger une remise à plat de notre système fiscal et par la même tordre le coup à certaines idées reçues que nous avons, nous, parfois relayées.


Tout d’abord si la part des prélèvements dans le PIB est proche des 47%, en aucun cas cela n'est imputable à ce fameux impôt « confiscatoire ». Le tableau ci-contre montre qu’au contraire, il est l’un des plus faibles des pays référents de l’OCDE en matière d’imposition sur le revenu (la courbe verte représente la France - données OCDE-). On est donc bien loin des taux d’imposition marginaux brandis par quelques uns, sans compter le nombre de niches fiscales qui profitent essentiellement aux foyers les plus aisés. Pourtant, le PS, même jusqu’à une période récente, est resté très en retrait sur cette réalité.


50 euros
de TVA

Couple vivant
avec 1500 euros

Couple vivantavec 4000 euros

« Pression fiscale subie »

3,33%

0,8%


Une autre « déformation » est également apparue dans l’imaginaire socialiste, celle d’une certaine forme d’égalitarisme avec notamment l’instauration de la CSG. Ce principe d’un même taux de prélèvement unique aussi infime soit-il, sape la notion même de justice sociale. Par conséquent, la TVA est le principe le plus inégalitaire qui soit. Ne serait-il pas temps de s’interroger sur son niveau, de la basculer à terme dans un Impôt sur le Revenu, et parallèlement de revenir sur un nombre plus élevé de tranches.


Dans le cadre imparti, il est difficile de traiter plus en détail tous les champs d’application. Il apparaît cependant urgent de repenser l’intégralité de nos systèmes de prélèvements tant au niveau des ménages que des entreprises.

Pour ces dernières, serait-il inconcevable d’appliquer un principe d’impôts sur les sociétés plus progressif en fonction de paramètres comme le nombre d’employés, du nombre d’emplois précaires, du chiffre d’affaire? (Actuellement l’impôt sur les sociétés est de 33,3% sauf pour les entreprises ayant un CA inférieur à 630.00 euros).


Pour conclure cette partie, il paraît intéressant de resituer cette « pression » fiscale par ce tableau qui prend en compte les prélèvements sur les revenus, le patrimoine et les bénéfices… Il est révélateur du décalage existant entre la réalité et le discours dominant maintes fois ressassé. Si il est un peu ancien, on peut penser que les taux pratiqués en France n’ont guère changé au moins dans le sens d’une augmentation.

 


 

 La fiscalité écologique :


Sans conteste, la problématique environnementale est un enjeu majeur pour les prochaines décennies et pour les générations futures. Cependant, pour l’heure rien ne semble véritablement évoluer dans ce sens où règne sans partage une impression d’incohérence et de solutions faciles à moitié réfléchies. L’idée de la taxe carbone proposée par Michel Rocard en fait hélas partie avec en prime une idée de la justice sociale pour le moins inexistante.


En effet, comment faire en sorte que l’écologie soit acceptée comme une priorité si la première mesure phare devait être supportée par les plus modestes même avec un chèque vert. Ces derniers n’ayant pas souvent le choix, ne serait-ce qu’en terme de transport, pour se rendre de leur foyer à leur lieu de travail. Sans compter les inégalités naturelles en terme de climat… Cela peut sembler un détail mais c’est aussi avec des détails que se perdent ou se gagnent des élections mais aussi et peut être durablement l’adhésion ou non à un projet de société.


Alors si effectivement, il nous faudra rapidement mettre en place une fiscalité verte, celle-ci ne peut se faire avec des d’outils simplistes, aggravant de surcroit les inégalités sociales.

Plus généralement et en allant au-delà de ce seul aspect, la crise écologique et ses conséquences avérées sur notre avenir nous impose de redéfinir notre rapport à la notion de production, à la création de richesses et aussi à cette fameuse accumulation de capital.


Le « produire un peu moins, un peu mieux pour préserver plus » doit être placé au cœur de la réflexion des socialistes, non contraint mais bel et bien intégré dans un  cadre général menant à la constitution d’un projet alternatif et réaliste.

 

Conclusion :


Voilà quelques uns des aspects qui me paraissent essentiels à la reconstruction d’un corpus idéologique et d’une pratique socialiste ou peut être simplement progressiste. La société et ses ressorts ont considérablement évolué depuis les débuts de l’ère industrielle pour répondre à ces nouvelles problématiques. Le « toujours plus », sorte d’héritage paresseux issu des réponses apportées au cours des XIXème et XXème siècles, n’est en aucun cas la solution.  Ce slogan n’a plus d’avenir puisque s’appuyant, comme pour les tenants du capitalisme, sur un concept dépassé, celui de l’infini.


A cela s’ajoute une autre problématique que le PS peine à appréhender, celle de l’irruption de l’individu-individualiste au dépend de « l’individu-collectiviste ». L’oublier dans notre réflexion, c’est, d’une part, nier la complexité des interactions qui régissent nos sociétés et c'est, d’autre part, continuer à les percevoir avec des schémas hérités des polarisations idéologiques du XXème siècle. C'est donc, de facto, entretenir la perception d’un parti englué dans le passé et incapable de se projeter dans un futur commun.

En janvier 2008, Nicolas Sarkozy parlait d’une politique de civilisation, oui force est de le reconnaître, l’enjeu est là où, pour reprendre Edgard Morin, « la somme des parties et différente de la somme du tout ». En clair, les réponses ne peuvent être parcellaires, elles doivent s’inscrire dans cette boucle Ecologie/Economie-social/Démocratie.

 

NB : Je suis conscient de la limite de cette contribution, elle ne répond pas aux questions d’éducation, de santé, de bioéthique mais il eût été fort présomptueux de ma part de vouloir embrasser tous ces sujets en quelques lignes. Le temps n’est plus aux déclarations enflammées, aux effets de tribune ; il est à celui de l’échange, de la collaboration et cela dépasse le seul cadre du Parti Socialiste. Cela aussi, il faut que nous le comprenions, sans à priori.

 

Lire la suite

Arnaud Montebourg veut sa lettre de Martine Aubry...

7 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Pour certains, je maltraite le Parti Socialiste par dépit, par ambition déçue, par aveuglement, avec haine... bref... les mots ne manquent pas.

Aujourd'hui, j'ai lu ça : "ce sera mon dernier combat dans cette nouvelle SFIO qui a pris l'habitude de dévorer avec une violence sans nom ses propres enfants" ... Et non ce n'est pas de moi mais de Arnaud Montebourg.

J'attends les quolibets mais par avance, je voudrais faire remarquer à ceux qui vont être tentés par quelques attaques bien senties que :

1- Je ne défends pas Montebourg, j'avoue avoir été particulièrement déçu quand il a renoncé au non cumul.
2- Vous avez été moins regardant, il y a quelques mois pour l'accueillir dans votre majorité.
3- Je suis moins lu que Sud Ouest.
4- au fait, pourquoi tant de violence dans le propos ?... interrogez vous un peu...

Sinon, ça augure mal de la Rochelle
.
Lire la suite

L'actualité du Parti Socialiste... un trou noir...

6 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

C'est bien simple comme en témoigne le site du Parti Socialiste, il ne se passe rien (la capture date du 6 août)... Si ce n'est un vague communiqué de presse de Martine Aubry sur les bonus BNP Paribas... en somme le minimum syndical.

Sur ce seul terrain, l'association des petits porteurs est presque plus combative, en faisant un parallèle avec la baisse du Livret A : "
un milliard, c'est la somme que perdront les titulaires du Livret A et du LDD avec la nouvelle dégringolade du rendement de ces placements populaires !"... un comble...

Et une page monopolisée par Henri Weber... la rénovation à fond en bout de course.

Un programme pour La Rochelle... c'est trop tôt encore. Des échos que je peux en avoir... Certains sujets sont évités soigneusement et il se murmure déjà que l'université du PS sera encore plus terrible que l'année dernière... En même temps, avec cet immobilisme affiché par la direction, ce n'est pas vraiment une surprise...

La porte... oui je sais au fond à droite... parait-il... au demeurant, ça se rapproche...


Lire la suite

Dirigeants socialistes : restez dans vos baronnies !

3 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

« Ce qui m'intéresse le plus, c'est mon mandat à Rouen», confiait Laurent Fabius il y a quelques semaines. Cette phrase est tirée d’un article du Figaro qui relate assez bien l’état de désarroi dans lequel se trouve le PS à quelques encablures de 2012.


Qu’on se rassure, il ne s’agit pas de tirer à vue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fabiusien, mon admonestation vaut pour tous ces dirigeants qui manifestement ne sont plus en capacité d’apporter une idée force. Ce vide n’est pas propre à tel ou tel courant, cette inertie, ce renoncement est valable pour un bon nombre de nos responsables.


Il suffirait peut être de peu de choses pour redonner un espoir aux militants qui désertent les sections mais cela ne peut être le fait de la seule dénonciation du sarkozysme.


Cela vous demande aussi du courage dans les mots mais peut être surtout dans les actes et peut être une folie… celle d’écouter enfin ce que les militants ont à vous dire.


Certains, comme dans le Finistère semble l’avoir compris, en se prononçant enfin contre le cumul des mandats. C’est un premier pas ,et même si cela ne résout pas tout, à l'occasion des Régionales de 2010, le PS pourrait être en mesure d’annoncer que d'une part, il n’y aurait aucun candidat en situation de cumul (de toute nature) et que d’autre part, il y aurait parité sur les têtes de listes (ce que n'impose pas la loi).

 

Alors peut être que dans un premier temps, à défaut de convaincre les citoyens, les militants commencerait à penser qu’une évolution de nos pratiques est encore possible.


Hélas à ce jour aucun signe tangible n’émane de la direction au contraire, pour l’heure on ne sait toujours pas si les militants auront le loisir de s’exprimer sur le seul grand rendez prévu à ce jour (en janvier 2010), la convention économie.


Je ne doute pas que certains m’expliqueront qu’au contraire les militants vont pouvoir s’exprimer… je suis au regret de que le jeu démocratique se fonde sur deux « obligations » : le temps du débat et le temps du vote… l’absence de l’un condamne à la fumisterie.


Alors, messieurs, mesdames, les dirigeant(e)s si vous sentez mieux dans vos baronnies, restez y mais dites le. Ayez au moins cette honnêteté vis à vis des militants.

"Savoureux" : «Au PS, c’est même plus de l’eau trouble, c’est de la vase. Toute la merde remonte à surface. On ne voit pas du tout ce qui peut se passer fin août à La Rochelle.» Un secrétaire national du Parti socialiste, proche d’Aubry

 

Lire la suite

DSK, nouvelle madone de la gauche ?

31 Juillet 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Depuis quelques jours, c’est la nouvelle qui fait frétiller dans les chaumières d’une partie de la gauche, enfin plutôt celle d’une petite partie du PS, celle qui se presse au garden-party privée du patron du FMI (dans ce revival 97, il ne manque Lionel… ah que de bons souvenirs, 12 ans… 2002… la même équipe de winners).


Cette grande nouvelle, c’est les sondages qui le propulsent en pôle position auprès des Français, à égalité avec un retraité de la politique, Jacques Chirac. A se demander, si il est vraiment nécessaire de faire des primaires socialistes alors vous pensez des primaires ouvertes… Quand on a un candidat comme ça, on peut vraiment s’en passer.


DSK l’a lui même dit «Si l'on me demande de quitter Washington pour devenir président, je prends ; si c'est pour être investi par le PS, je viens aussi ; mais si c'est pour disputer une primaire, non merci, j'ai déjà donné… »… Une telle déclaration montre le grand cas dont il fait preuve à l’égard de la démocratie… à la vérité ça ressemble assez à un « ils ne me méritent pas ».


Au fond, il n’a pas complètement tort car si j’en crois certains résultats d’élections, on ne peut pas dire qu’il soit attendu avec la même fougue par les quartiers populaires que par une certaine classe dirigeante.


Souvenez-vous, en 2007 après une abstention record sur sa circonscription (près de 50%, je n’invente pas ça vient du ministère de l’intérieur), on avait dû sonner le tocsin pour sauver le soldat DSK face à une hystérique… Qu’on le veuille ou non ça augure assez mal d’une reconquête de ces quartiers par la gauche et le PS en particulier.


D’autre part, j’avoue avoir un peu de mal à discerner la nature de l’alternative qu’il offre à Nicolas Sarkozy car je doute qu’il fasse une campagne en rupture complète avec celui qui l’a nommé au FMI.


A ce propos, si le FMI semble faire un geste en direction des pays pauvres en accordant des prêts à taux zéro. Je persiste néanmoins à m’interroger sur les recommandations en matière de restriction budgétaire pour les services publiques et plus encore quand il s’agit de préconiser des baisses de salaires pour les fonctionnaires dans les pays ainsi sommés de se plier à ces exigences pour bénéficier d’aides… Je ne savais pas que la déflation salariale constituée la nouvelle doxa social-démocrate… Je sais la social-démocratie paumée mais à ce point…


Je me permets juste de rappeler les constats faits par un modeste économiste, Joseph Stiglitz qui en 2002 parlait en ces termes du FMI « « Le FMI a sous-estimé les risques de ses stratégies de développement pour les pauvres. Mais il a aussi sous-estimé le coût politique et social à long terme des mesures qui ont ravagé la classe moyenne pour enrichir une toute petite élite, et surestimé les bénéfices de ses mesures néolibérales ». Or je suis assez dubitatif sur les changements radicaux qui seraient intervenus depuis 2007 ; je ne demande qu’à être convaincu mais à cette heure, les signaux envoyés sont encore bien modestes.


Enfin, quand j’entends Jean-François Copé nous conseiller de prendre DSK seul capable de proposer une ligne sociale-démocrate claire… heu… je suis un peu inquiet sur ce contenu… Ah oui, c’est vrai d’après Michel Rocard, Sarkozy prend des mesures sociale-démocrates… Tiens, ben on se demande pourquoi changer de Président… On est bien après tout ou alors espérer un duo magique Sarko/DSK... au nom de l'unité nationale et de je ne sais quelle foutaise du même tonneau...


Petite précision tout de même… Si nos dirigeants (au PS) pensent nous fourguer DSK comme candidat pour 2012 par l’opération des « saints d’esprit » ou à coups de fumée rose en provenance de Solférino… et donc sans primaires… qu’ils le sachent dès à présent… le 1er tour me servira de primaires… et je pense que je ne serais pas le seul dans ce cas là…


Vous vivez dans la nostalgie de cette glorieuse époque 97/02… souvenez-vous aussi de mai 2002…

Edit : petit bonus... "Dominique Strauss-Kahn a précisé que les idées de Nicolas Sarkozy pour tenter de conjurer ces risques et les siennes "sont assez convergentes... Je crois qu'il voit bien les difficultés de l'économie mondiale, qu'il a décidé de s'en occuper quelles que soient les difficultés et quand il dit 'il y a des risques à bouger, à faire des choses, mais il y a encore plus de risques à ne rien faire', je crois qu'il a raison", a-t-il déclaré, sans plus de précision." source.

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 > >>