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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Articles avec #bouquin-musique tag

Irving, Perrault, Pinol et Aurousseau.

20 Mai 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Bouquin-Musique

Malgré la masse de programme et discours de campagne, j’ai malgré tout pris le temps de lire un peu ces dernières semaines… pour la musique…ben une femme, des enfants à nourrir… donc disette au niveau des cds.

Je Te Retrouverai, John Irving (Episode 2) : j’ai déjà parlé de ce bouquin pour lequel le début ne m’avais emballé… durant près de 500 pages, se coltiner les péripéties d’un gamin qui a la manie de vouloir avoir la main d’une fille sur son sexe au cinéma… c’était un peu long. Mais à partir des 47% restant, révélation … le livre s’éclaire et on entre à la fois dans la recherche de ce père musicien imaginaire, une introspection du personnage devenu un homme. Le dernier tiers est particulièrement émouvant et grave.
La Peau Froide , Albert Sanchez Pinol : étouffant, intelligent, terriblement humain. C’est l’histoire d’une catholique irlandais qui pour se faire oublier de l’Angleterre, s’embarque en solitaire (le pensait il) comme climatologue sur un archipel perdu au fin de l’Atlantique Sud. Dès son arrivée, il doit affronter un « fou » et des créatures marines inquiétantes. Tout au long du livre, l’auteur parvient à nous tenir entre espoir et humanité… un Grand Roman, je ne peux que vous le conseiller.
L’Orchestre Rouge, Gilles Perrault : ben oui un classique que je n’avais pas encore lu (comme beaucoup). Ca va vous faire rire, je l’ai attaqué le 7 mai. Pour ceux qui connaissent… ben vous connaissez… pour les autres, c’est une minutieuse enquête sur l’un des réseaux de résistance communiste les plus importants de la deuxième guerre mondiale. Outre que ça se lit comme un roman, quelques magnifiques pages écrites par des résistants au crépuscule de leur vie… avant leur condamnation à mort…
Bleu de Chauffe, Nan Aurousseau : Roman noir d’un autodidacte. Une langue crue, fleurie… Un roman de classes, à sa lecture on en ressort convaincu que la lumpenprolétariat existe encore malgré tout ce qu’on veut bien nous dire. Moi, j’ai bien aimé, ça se lit sans faim et c’est sans prétention particulière.

Pour les prochaines semaines… je ne sais pas encore… faut s’adapter à l’air du temps. Les œuvres complètes de Steevy Boulet ou l’intégrale de Jean Marie Bigard en Pléiade… le choix est cornélien. Je pense, d’ailleurs, troquer mes intégrales de Coltrane et Miles Davis contre celles de Johnny et Sardou.

A Noter sur vos agendas, le 29 juin, dans le cadre des Mille et Une à Villeneuve d’Ascq, la venue du flûtiste Magic Malik, du guitariste Eric Dubois et de Mano Solo. J’avoue ma préférence pour Magic…

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Rostro est mort...

27 Avril 2007 , Rédigé par MarcoV Publié dans #Bouquin-Musique

L'immsense Mstislav Rostropovitch s'en va... les monumentales Suites Pour violoncellesde Bach... me paraissent fort à propos...
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Tool

18 Février 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Bouquin-Musique

On va changer de sujet, sortir de ses torpeurs et de ses tourments présidentiels pour aborder des rivages plus propices aux espoirs et aux rêves. Ces derniers jours, j’écoute pas mal le dernier album de Tool  « 10.000 days »(enfin pas tout frais non plus, il date de 2006… à notre époque cela fait presque une éternité), et je dois dire que ces métalleux américains, anti-bushistes primaires… ahhh les ingrats… on aime son pays ou on le quitte…, délivre une musique dès plus sympathique.
Ces gars ont réussi à créer mélange à la fois agressif et lourd où néanmoins il y a une recherche mélodique somme toute très fouillée. Je vous l’accorde, le métal mélodique ce n’est pas neuf… cependant jusqu’à ce group, je n’avais guère accroché à ce style souvent très roboratif et d’un niveau musical assez faible.
Avec Tool, on arrive à quelque chose de radicalement différent et de très abouti, je veux bien concéder que pour les gens élevés la pop anglaise ou à vincent chamalow-delerme c’est un vrai choc culturel mais très honnêtement pour les aventureux, les défricheurs de nouveaux espaces … ça vaut vraiment le détour, c’est frais, puissant, musical (rassurez vous ça n’a pas la poésie brutale de Rammstein).
Ce n’est pas le premier album de Tool, et rendons grâce à dieu c’est mon pote Andréa qui me les a fait découvrir, j’ai en stock « Laterralus », très bon également, mais après plusieurs écoute en boucle ce «10.000 days » recèle de véritables trésors musicaux… si il y a un seul album à avoir ce groupe mythique bien que peu connu en France (enfin je crois… ne faisant plus parti de la confrérie virile des métalleux… ouais j’ai arrêté les vestes en jean avé les références aux Slatanics Légions of Death… et ouais… je sais… ), c’est bien celui là.

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D’ici… 50 ans… je suis un dieu du tabla.

10 Janvier 2007 , Rédigé par Marc Publié dans #Bouquin-Musique

Grande première pour moi ce week end… une journée d’initiation au tabla (définition en dessous).

Il faut le reconnaître, j’ai autant le sens du rythme et l’oreille musicale que Sarkozy a une fibre sociale… c’est dire le handicap avait lequel je suis allé à cette initiation.

Ecoutant régulièrement de la musique indienne (Pandi Ravi Shankar, Ali Akbar Khan…), j’étais on dira un peu initié… et surtout humble par rapport à l’instrument proprement dit et en conséquence je voyais  cela davantage comme une première prise de contact qu’à une réelle initiation.

Ce stage, à l’initiative de la municipalité de Villeneuve d’Ascq (bien qu’élu j’étais en liste d’attente… et franchement la gratuité… pour ce genre d’activité y à redire) et organisé par l’association Anagath (un grand merci à Yves pour sa patience).

Le matin fut consacré au Gué, au Kué, Na, au Tin et autre note simple… jusqu’à 13h mon cerveau et mes doigts ont réussi à se coordonner tant bien que mal… l’après midi… humpf… fallait réussir à sortir des harmoniques… les Ga, les Din… et là d’un coup…. C’est devenu très difficile pour mes doigts gauches et mon cerveau fatigué…

Au delà de ma performance… anecdotique… ce que j’ai retenu de ce stage… c’est que oui j’adore la musique et mon choix sera cornélien quand, après arts et métiers, je vais me mettre à la pratique d’un instrument… sax, tabla, sitar… oui la musique indienne à cela d’extraordinaire qu’elle peint à un instant la sensibilité de son inconscient (c’est d’ailleurs le sens des ragas) plus que tout autre musique …

J’ai bien envie de mettre au tabla… à mon avis… il n’est pas insensé de penser que on débarquera à Châtillon sur Saône avec femme et enfants pour un stage intensif avec Pandi Gosh en guise de vacances l’année prochaine… A quand une telle association dans le Nord ou des cours…  

Le tablâ est un instrument de musique à percussion, à peau unique, originaire de l'Inde du nord (voir instruments de musique de l'Inde). Son origine remonte au XVIIe siècle. Il est composé de deux fûts, un tambour mâle, le tablâ ou dahina et un tambour femelle, le bâyan, bâya ou dagga, accordé généralement à la quinte grave (en fonction de la tonalité et du raga, ce peut être à la quarte ou à l'octave). Une pâte, nommée suru et composée de farine et de poix, est appliquée au centre de la peau pour former une pastille noire, la shyahi, permettant de varier la tonalité et le timbre rendus lors de la frappe. Des lanières de cuir permettent de tendre les peaux et d'en faire l'accord avec la tonalité du raga. Les peaux sont frappées avec les doigts, la paume de la main et le poignet, ce qui permet de réaliser une grande variété de sonorités, aiguës ou graves, sèches ou profondes, la frappe sur le tambour grave servant surtout à donner la cadence. Généralement, le tablâ est en palissandre des indes, de jacquier ou de teck, alors que le bâyan est en métal, laiton ou cuivre, parfois en argile. Le tablâ est utilisé en solo, en accompagnement de chants, de danses kathak ou d'orchestre d'instruments traditionnels indiens, comme le sitar ou le sarod. Diverses régions indiennes ont élaboré leur propre style de jeu du tablâ et on se réfère à six écoles majeures ou gharana, celles du Panjâb, de Delhi, d'Ajrada, de Farukhabad, de Lucknow et de Bénarès. Dans le sud de l'Inde, on lui préfère le mridangam d'origine plus ancienne.

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Rabih Abou-Khalil, Charles Lloyd, Joseph Arthur.

29 Décembre 2006 , Rédigé par Marco Publié dans #Bouquin-Musique

Pour Noël, j’ai été gâté, Lolotte, la maraine de Gabriel, m’a offert le dernier album de Rabih Abou-Kalil « Journey to the center off an egg ». Ce joueur de Oud je le connaissais un peu à travers quelque uns de ses enregistrements dont « Nafas ». A vrai dire, j’aimais bien mais sans plus et là il faut bien le dire c’est génial. Khalil est accompagné par Joachim Khun (piano). Pour situer son univers musical et sans aucune prétention de ma part, je le mets à mi-chemin entre la musique dodécaphonique (Schoenberg) et la musique harmolodique (Ornette Coleman). Je possède un album de Khun avec son compère de toujours Walter Quintus… ça déménage le neurone… un auditeur régulier de France Culture en serait pour le peu tourneboulé… à mon avis c’est l’Album Idéal pour faire fuir la personne qui tente l’incruste chez vous. Ce “Journey to the center off an egg” a cela de magnifique qu’on assiste un dialogue très construit entre deux univers fort différents, où la musique complexe de Khun devient grâce à la présence poétique de Khalil à la Oud… une complémentarité remarquable au service de la musique et qui fonctionne dans les deux sens… Je n’ai pu l’écouter que sur un poste pourri qui sature sur la richesse harmonique du Oud et mon impatience est grande de l’écouter sur ma machine à musique idiophile (mon seul défaut…)… ralalalalal… ouais vraiment une révélation que cet album.  (Rabih Abou-Khalil  « Journey to the center off an egg” –ENJA-).

Sinon j’ai bien évidemment acheté, pour mon noël à moi, « Sangam » de Charles Lloyd avec Anouar Brahem… déjà chroniqué lors de leur passage à Tourcoing, je ne peux que confirmer mon impression… très, très bien avec un Charles Lloyd trop souvent mésestimé (comme Don Cherry au passage)… par rapport au Khalil je dirais qu’on est dans un album moins abstrait, moins intellectualisé… davantage dans le jeu, de l’émotion pure. (Charles Lloyd  « Sangam » -ECM -).

Enfin, le dernier Jojo… non pas l’exilé suisse… Joseph Arthur et son « Nuclear Daydream »… c’est du bon mais sans plus (faussé par une écoute sur un casque à deux balles au boulot)… j’adore Joseph et là sans être décu, cet album ne constitue cependant pas un indispensable… mais c’est comme ça… je me suis mis en tête d’acheter tous ses albums à venir… comme pour Lou Reed… il n’y a pas que du grand mais je les ai tous… c’est con mais c’est comme ça, parce qu’il le vaut bien J .(Joseph Arthur « Nuclear Daydream » -Lonely Astronaut-).

A noter dans les indispensables, la sortie d’un coffret de John Coltrane avec toutes ses sessions chez Prestige… ou la naissance d’un Géant !!!

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Charles Lloyd, Zakir Hussein, Yusef Lateef.

19 Novembre 2006 , Rédigé par MarcoV Publié dans #Bouquin-Musique

A défaut d'un meeting Ségolène, j'ai pu m'octroyer une soirée pour aller voir avec mon vieux pote David (ouais celui qu'a des cheveux couleur vieux si vous avez suivi) un concert dans le cadre du festival jazz de Tourcoing. Au programme, deux vieux, le jeunot  Charles Lloyd accuse 68 printemps, et Yusef Lateef 87 ans.

Lloyd était accompagné au tabla par Zakir Hussain. Celui là, je l'avais découvert sur l'album « Madar » de Jan Garbarek en même temps qu'Anouar Brahem véritable conteur de poésie avec son Oud. Ce soir me l'a confirmé, c'est un extraordinaire musicien tant d'un point de vue technique que de la musicalité. Cette première partie fut tout bonnement génial, avec un Lloyd toujours à la limite du free, en combat avec ses instruments (flûte traversière, sax ténor, soprano bon il fait de piano accessoirement) tout en en construisant son univers. Un très bon, très bon moment. L'autre sensation mais c'est peut être une influence de mes deux boutchoux  écouter un mec pour qui la musique si elle peut être un message

complexe demeure un jeu. Un petit mot sur le batteur, Eric Harland, il est très bon, une bonne connivence avec Hussain, bon support pour Lloyd le truc con c'est qu'il y a quelques années j'avais eu droit dans cette même salle à un solo de 10 minute du gamin Roy Haynes (70 ans  à l'époque). Franchement ben je ne m'en suis jamais remis.

 

Pour la seconde partie, Yusef Lateef était l'invité spécial des frères Belmondo. Si la sonorité de Lateef (flûte traversière, sax, clarinette...). sa maîtrise technique incroyable, je ne sais pas si cette association va aussi loin que ce à quoi je m'attendais. Un set assez prévisible et convenu, une construction de morceaux sans imagination. Bon les frères sont bons mais ça manque de spontanéité, la difficulté réside peut être qu'on a  davantage de points de comparaison par rapport à ce type de quintet ou sextet.

 

Bon au final, je ne vais pas bouder mon plaisir, globalement c'était une très bonne soirée de musique et un bon moment avec mon « vieux » pote.

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Entre ici André Breton !!!

27 Septembre 2006 , Rédigé par Marco Publié dans #Bouquin-Musique

40 ans que Breton est mort… et alors ? Pour moi et pour quelques autres de ma génération, je pense que le surréalisme représente encore … .

Je ne suis ni un historien, ni un expert du surréalisme, je n’en connais que très peu de choses d’ailleurs. Quelques noms, quelques tableaux, quelques écrits, c’est tout. Du peu que j’en connaisse, j’en ai retenu deux « concepts » : Liberté et  perception.

Dans un contexte oppressant, ces « agitateurs de cerveau » ont malgré tout réussi à s’en extraire sans pourtant sombrer dans un attitude cynique au regard des évènements de la période traversée. Je crois que c’est cela qui reste dans mon imaginaire.

Oui, A. Breton a excommunié, oui il a été sentencieux… et alors… on parlera d’excès… peut on pour autant les mettre sur le même plan que les abominations de l’époque…

Hasard du Calendrier, aujourd’hui sort un film titré « Le diable porte du Prada »… le surréalisme voulait s’échapper du réel, aujourd’hui on est condamné à ce dernier. « Prada » est une marque de fringues… C’est la deuxième mort de Breton et la victoire de Warhol… hélas  on le sait depuis longtemps. Seul le mot survit… à toutes les sauces on nous sert du surréalisme sans bien entendu qu’il y ait un quelconque rapport.

Merci pour tout André, merci à tous les surréalistes de nous avoir permis de découvrir d’autres mondes… Rien que pour ça je vous en suis reconnaissant dans mon nul part idéoformes.

Allez pour la route, Miro (Ahhh le musée Miro de Barcelone) et Magritte, avec un p’tit Coltrane et un Pauillac… ça peut le faire pour….

  

 

 

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Céline, Vargas, Werber, Battisti...

17 Septembre 2006 , Rédigé par Marc Publié dans #Bouquin-Musique

Bon, allez je vais m'y tenir avec certainement moins de talent que Boris mais je vais faire part de mes sentiments après lecture…. Pas de tentation de critique littéraire, simplement partager et aussi me faire partager…

Donc ces dernières semaines :

Deux Batisti - Les habits d'ombre - Jamais plus sans fusil - : Bon, j'avoue je me suis lancé dans ses romans policiers  par rapport à son passé... Le premier mouais pas top, décousu dans le récit,  l'idée de départ avec des exilés politiques italiens excellente mais peu de ressort au final. Le deuxième, mieux construit, épilogue mieux amené, des types se font couper la... avec une "psychanalyse
" en toile de fond ; pas mal sans plus. 

Fred Vargas
- Un homme parmi les loups - : on en parle tellement, incontournable que j'avais néanmoins contourné jusque là. Très chouette, ça se situe dans le Mercantour, bien ficelé, style alerte. Du bon polard.

Bernard Werber -  Les thanatonautes - Les Fourmies -
: Le premier traître des explorateurs de la mort avec un tas de références sur l'appréhension de celle-ci par différentes civilisations. Globalement pas mal, ça donne envie de lire le Morin sur "l'Homme et la mort". Le Deuxième, bof, pas épais mais bon j'ai mis un mois pour le finir. Au final, et d'avance désolé pour le jugement lapidaire et carrément présomptueux : il me fait penser au sort que j’ai réservé à la série des Ramsès de C. Jack ; super pour la plage quand vous faites une étude des seins nus* (ça c'est pour Marianne). A voir sur le net son arbre des Possibles ...

Céline -Nord- : c'est Céline donc je ne suis pas partial, c'est génial, un style jubilatoire. Il narre son exode dans l’Allemagne nazie en pleine déroute…. Pour contrebalancer, un Primo Lévi ça recadre les choses.


Gérard Mordillat -
Les Vivants et les Morts - : Marianne et pas mal d'amis m'en avaient dit du bien. J'ai été déçu, une fresque à la Zola en Lorraine à notre époque. Je n'ai pas accroché en même temps ce n'est pas le genre qui me passionne ; et le style, comment dire, il ne m'a pas marqué. Au final, malgré son poids, je l’ai fini … par conscience de classe.

Lakhdar Belaïd - Sérail killers - : des meurtres avec en arrière plan la rivalité entre Harkis et ancien Militant FLN. Un polard sans prétention, sympa à lire surtout quand on vit à Roubaix et qu'on aime sa vie foisonnante et cosmopolite… J’ai trouvé ça meilleur que les deux Batisti. 

Au programme dans les prochaines semaines : Bleu de chauffe de Nan Aurousseau, La montage blanche de Jorge Semprun, avancer sur l’infini dans la paume de la main

* Corps de femmes, regards d’hommes par Jean Claude Kauffman

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Petit moment de poésie

10 Septembre 2006 , Rédigé par MarcoV Publié dans #Bouquin-Musique

Je ne sais pas si dans un moment de curiosité vous avez cliqué sur le lien du festival jazz de Tourcoing. Si tel n'est pas le cas, c'est une erreur.

Mon dieu quelle Affiche !!! Pour ma part, je vais me laisser tenter par Anouar Brahem et j'aimerai bien me faire Charles Lloyd.

Pour ce qui ne connaissent pas Anouar Brahem (joueur de Oud de son état), je peux citer "Le pas du chat noir", "Astrakan Café", "Le monde de Sahar" et qu'il a joué avec Garbarek sur l'extraordinaire "Madar" mais bon pas sûr que ça aide. Peut être une image :

Vous attendez le coucher du soleil sur une dune dans le Sahara (sans les hordes de flamands) en sirotant une bière fraiche... voilà c'est tout mais dieu que c'est bon.
Brahem, je l'ai vu lors de l'inauguration de la Piscine de Roubaix (pas le bassin Olympique.... le musée), 2 heures de poésie musicale.... en oubliant qu'on était sur des chaises pliantes...

Charles Lloyd a un univers différent et que je trouve plus écléctique dans son approche, il peut à la fois travail ler sur des atmosphères que sur des sonorités assez Free. Personnellement, j'aime beaucoup.

Dernière précision, tous deux sont chez ECM.... non je n'ai pas de stocks options... je trouve qu'il y a un catalogue particulèrement intéressant en Jazz ( Don Cherry trop méconnu, John Surman, Keith Jarret...)et en musique contemporaine.

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Confesser une déviance

8 Septembre 2006 , Rédigé par MarcoV Publié dans #Bouquin-Musique

Bon à lecture de mes quelques « articles », vous avez pu constater qu’il semble que je suis plutôt un mec de gauche, certains de mes ami(e)s, mauvaises langues, allant jusqu’à dire bobo, comme dit le nouveau tube de Renaud (avec un peu de poncifs mais rigolo-sympa malgré tout).

 

La confession maintenant… je dois tout même préserver le suspens du coming-out. A tout dire, il y en a deux voire trois… et oui… un homme de gauche vit dans le pêcher, voire symboliser pour le sarko-qui-marche-sur-l’eau la lie de l’humanité (dire qu’il a osé parlé de Blum et Jaurès dans son discours qui aura marqué le millénaire… on aura vraiment tout vu).

« Petite digression »: la notion de temps est à relativiser, puisqu’elle est directement issue d’un point de vue et d’une référence subjective. Donc on peut parler de millénaire si on change de référent espace-temps. Ahh ouais !!! Sarko-qui-marche-sur-l’eau Maître de l’Univers… ça serait grandiose !!!

 

Donc, si je suis un fainéant qui ne s’extasie pas de bosser 70h semaine pour un bol de riz, vu que c’est le mètre étalon du bon sens économique (vous trouvez ça caricatural… franchement quand on écoute les J-M Sylvestre, N. Bettou et consorts… je me le demande), cette déviance là est une donnée génétique. On ne peut parler de déviance.

 

Non ma déviance à moi, mes déviances c’est que j’aime les écrivains de droite, que dis je : J’Adore, en plus de préférence bien mort (deuxième déviance).

 

Un exemple carrément scandaleux : Louis Ferdinand Céline. La première fois que j’ai lu « Voyage… », ce fut une révélation, une jubilation aussi intense que pour « Guerre et Paix » (et oui je cumule un collabo et un tsariste). A la deuxième, je ne pouvais en rester là, du coup en ce moment je suis sur « Nord » et son exode… goûtant sans retenue, son style aussi direct et grinçant que son humour décalé et sombre.

 

Voilà, pour mes joies littéraires du moment et n’en déplaise à certains de mes amis mauvaises langues… Non Houelbecque n’est pas un Céline même pas un sous-Céline. Lire Céline et après on reparle de lui… en plus on ouvre un débat passionnant : peut-on en littérature séparer l’homme de son œuvre.

 

« Petite digression » en passant, comme ça : j’ai abandonné la lecture des bouquins de nos politiques sauf quand il s’agit de Rocard ou encore récemment (pas encore terminé), le bouquin de Denis Vinckier « Ne Cède Jamais » qui a le mérite de la sincérité (en plus je ne pense pas qu’il ait les moyens de s’offrir un nègre) et dans lequel je peux me retrouver à travers son parcours (bien que se soit un gars de droite…) même si depuis, j’ai changé de voie.

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