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Rénovation Progressiste

Dimanche 1 novembre 2009
Elle reste la seule à avoir un discours cohérent et ce même si je ne suis pas d'accord sur tout avec elle.

Elle est la seule à être en capacité à avoir un projet qui ramasse du centre à la gauche de la gauche, c'est dommage qu'elle semble s'enferme dans une tour d'ivoire comme l'Autre...

Enfin, Aubry et son pote DSK... merci, ça ira...

Son itw dans le Parisien.

Vous ne vous êtes pas réjouie du renvoi de Jacques Chirac devant le tribunal correctionnel…
Ségolène Royal.

Il est dommage que la justice n’ait pas eu les moyens d’être rendue plus tôt. L’exemplarité doit être la première valeur d’un dirigeant politique. Mais le temps a passé et, pour ne pas altérer l’image de la France ni celle de la fonction présidentielle, je pense que la tranquillité doit être accordée à Jacques Chirac. Cette affaire vient de démontrer l’utilité du juge d’instruction pour que la justice soit la même pour tous.


Vous avez dit être favorable au débat sur l’identité nationale lancé par Eric Besson. Etes-vous prête à y participer ?

C’est un débat dont j’ai repris l’initiative en 2006, comme le prouvent les textes de mes discours qu’on peut lire sur le site Désirs d’avenir. Je n’ai donc pas attendu aujourd’hui pour donner ma vision de cette question centrale.


Pendant la présidentielle de 2007, vous aviez parlé du drapeau tricolore, chanté « la Marseillaise » dans les meetings. Pour vous, l’identité nationale passe par ces symboles forts ?
Il y a beaucoup de choses dans la nation : l’histoire, les valeurs, les symboles, mais aussi l’avenir. L’identité nationale ne se forge pas uniquement dans la fascination du passé. Je n’ai pas cette approche très conservatrice. Mais je crois que l’identité nationale française se réfère essentiellement à la Révolution française, c’est-à-dire la lutte contre les privilèges, la question des libertés, des solidarités, de la fraternité. Ce débat, je ne le crains pas. Car il peut mettre en valeur les clivages entre l’instrumentalisation d’une identité nationale définie de manière restrictive, qui se confondrait avec une forme de nationalisme, et une identité nationale qui, elle, est bien ancrée sur les valeurs républicaines : liberté, égalité, fraternité.


Est-ce une mise en cause de la politique de Sarkozy ?
Bien sûr. Quand une politique creuse les inégalités, cela porte atteinte au ciment de la nation. Ce qui met en cause l’identité nationale, c’est cette politique et sa succession de scandales qui dégradent l’image de la France à l’étranger. Ce sont les conséquences d’une politique au service des privilèges, du népotisme, de politiques fiscales injustes… Garantir l’égalité réelle, voilà le premier fondement de l’identité nationale.


Etes-vous d’accord pour sanctionner les atteintes au drapeau tricolore et à « la Marseillaise » ?
Il faut reconquérir les symboles de la nation. C’est pourquoi j’ai souhaité faire chanter « la Marseillaise » dans mes meetings, revendiquer le drapeau tricolore qui appartient à tous, pas seulement à la droite. Les socialistes étaient gênés, c’est un comble ! La nation est à l’origine un concept de gauche. Mais je le répète, il est aussi grave et même plus grave de porter atteinte à l’égalité entre les Français que de porter atteinte au drapeau ou à l’hymne national, parfois d’ailleurs parce qu’on est déçu que la nation ne tienne pas sa promesse républicaine. Si M. Sarkozy veut encore faire une loi, je lui propose un vrai sujet : l’égalité entre tous les Français.


La gauche devrait-elle s’emparer de ce débat ?
Le moment choisi par la droite pour lancer ce débat montre que c’est une opération de diversion pour sortir d’une mauvaise passe, alors que les élections régionales se profilent. C’est aussi une tentative de récupérer un certain électorat. Ce qui est condamnable, c’est le moment et la façon dont le débat est lancé. En revanche, la gauche ne doit pas rejeter ce débat, et encore moins le craindre.


La burqa menace-t-elle l’identité nationale ?
La burqa ne doit pas être acceptée sur le territoire français. Faut-il pour autant faire une loi ? Je ne le pense pas. Cela risquerait de susciter un effet provocateur et de multiplier le port de la burqa. Il faut faire attention à ne pas instrumentaliser cela.


Le gouvernement gère-t-il bien le dossier de la souffrance au travail ?

A-t-on déjà vu dans le passé des suicides dus au travail d’une telle ampleur ? Où est la valeur travail prônée par Nicolas Sarkozy ? Il y a une montée dramatique de la précarité dans le monde du travail, une intensification des dégâts du libéralisme et de formes brutales de management, des mutations forcées parce que le dialogue social n’a pas été facilité. On pourrait imaginer un système de bonus-malus pour encourager à investir dans la qualité du travail et du dialogue social. Les entreprises qui investissent dans l’amélioration des conditions de travail pourraient bénéficier de bonus. En fonction du nombre d’accidents du travail ou de maladies professionnelles, d’autres au contraire pourraient avoir un malus. Le système actuel n’est pas assez efficace et incitatif. On pourrait aussi rendre facilement accessibles à tous les rapports des inspecteurs du travail. Et, surtout, faire un plan d’urgence pour la médecine du travail.


Des familles de soldats français tués en Afghanistan en août 2008 portent plainte. Qu’en pensez-vous ?
Il faut avoir le courage de dire qu’il n’y a, hélas ! pas de guerre sans victime. Ce risque est la grandeur et la servitude du métier militaire. Ceux qui s’engagent dans l’armée savent qu’ils risquent leur vie. Mais je comprends le désarroi des familles qui ont perdu un proche.


Comment expliquer que le PS ne soit pas plus haut dans l’opinion, avec le contexte que vous décrivez ?
Il faut le demander aux actuels dirigeants du PS. Ils ont voulu la direction, ils l’ont. C’est donc à eux de faire en sorte que le PS soit beaucoup plus présent dans le débat public, plus à l’offensive sur la défense des valeurs et des propositions.


François Bayrou a révélé cette semaine que vous vous étiez rencontrés pour discuter. Etes-vous prêts à travailler ensemble ?
Je trouve normal que les dirigeants politiques puissent se parler. On a échangé, il m’a fait part de son projet de parlement de l’alternance et je suis bien sûr tout à fait disponible pour travailler avec lui comme avec d’autres.


Vous seriez prête aussi à rencontrer Dominique de Villepin qui appelle à une « alternative républicaine » ?
Je ne veux pas réduire ma démarche politique à des rencontres individuelles même si je suis attentive à tous ceux qui se dressent contre les dérives d’une droite dure.


On a parlé de votre solitude, des rangs qui s’éclaircissent autour de vous…
Il ne faut pas confondre solitude et liberté. Ceux qui disent cela n’ont pas compris que la politique évoluait. Je suis une femme bien ancrée dans sa famille politique mais en même temps une femme libre qui a la capacité de fédérer autour d’elle des hommes et des femmes qui viennent débattre sur des sujets de fond et travailler sur des propositions pour la France. Quel autre leader politique a une équipe capable d’animer toutes les trois semaines des universités populaires qui rassemblent plusieurs centaines de personnes, comme nous le faisons avec Désirs d’avenir ? C’est ma façon de faire de la politique, en plus de mes responsabilités d’élue à la tête de la région Poitou-Charentes pour en faire une région exemplaire dans le domaine de l’excellence environnementale et de la création d’entreprises, sans augmenter les impôts.
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Lundi 26 octobre 2009
Donc un sondage du Nouvel Observateur indiquerait que Nicolas Sarkozy perdrait près de 20% de son électorat du 1er tour des présidentielles de 2007..

Bon, si ce type de sondage est complètement con... je ne doute pas un instant qu'il va aiguiser les appétits dans les différents États-majors des partis de l'opposition car ils ne manqueront pas de supputer sur l'éventuel bénéficiaire de ce rejet.

Sans vouloir refroidir les ardeurs de certains et de certaines, il y a cependant trois préalables avant que cela se traduise en réalité votante.

Premièrement, réussir à se mettre d'accord sur un nom... oui ça peut paraître naïf mais dans un système présidentiel c'est mieux. Quant à ceux qui ne manqueront pas de me rappeler qu'il faut faire le projet, la majorité d'entre eux auront avaliser des têtes de listes les régionales sans connaître un quelconque projet.

Donc, le préalable c'est bien des primaires ouvertes et vite (désignation pour fin 2010, début 2011), sans attendre le calendrier d'attente pondu par le Parti Socialiste dans l'hypothèse du retour de l'enfant prodige... enfin pour quelques uns.

Deuxièmement, que les partis qui auront accepté le principe de primaire ouverte se mettent enfin autour d'une table pour élaborer un projet alternatif, cohérent et crédible sous la houlette de la personne désignée par les primaires décrites ci-dessus. Un an pour préparer cela ne me paraît pas déraisonnable surtout dans l'état actuel d'une opposition inaudible d'où la nécessité de faire rapidement des primaires.

Troisièmement, et ce n'est pas la moindre ; penser que Nicolas Sarkozy sera battu par la seule force du rejet c'est se tromper très lourdement. En 2002 Lionel Jospin a perdu car il n'a mis en avant que son bilan et cru en la force du rejet vis à vis de Jacques Chirac... bilan... on le connaît. Une Présidentielle se gagne sur un PROJET... qu'on le veuille ou non, Nicolas Sarkozy l'avait bien intégré en 2007.
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Lundi 26 octobre 2009
Force est de constater que les Verts ou Europe Ecologie ou Nord Pas de Calais… au choix… osent prendre des risques car si leur tête de liste régionale reste Jean François Caron ; dans le Nord, les électeurs auront droit à une quasi inconnue du grand public avec Majdouline Sbaï. Qui plus est en affichant une parité que je trouve pour le moins naturel.

Si on sait qu’elle a été can
didate aux dernières municipales à Roubaix, il est difficile de trouver, malgré une recherche approfondie sur Google, beaucoup d’information la concernant.

Tout juste arrive-t-on à apprendre qu’elle a été responsable du groupe Verts de Roubaix mais surtout et c’est peut être le plus intéressant qu’elle est directrice de l’Université Populaire et Citoyenne de Roubaix (lieu de débats très actif par ailleurs).


Je profite également de ce billet pour vous signaler également une démarche que je trouve intéressante dans la perspective de mars 2010, les forums mis en place par les Verts… beaucoup devraient s’en inspirer…


Si mon dernier billet était un peu sévère, pour certains,  c’est peut aussi parce je suis avec intérêt la démarche d’Europe Ecologie… elle est encore jeune mais cela ne doit pas empécher d’être exigeant ; c’est à ce prix qu’une véritable alternative pourra émerger face à l’omniprésence du pouvoir sarkozien.

 

 

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Dimanche 25 octobre 2009
C'est mon coup de gueule du week-end, en regardant d'un air navré les jeux puérils de l'opposition.

En gros, tous les partis veulent bien discuter mais chacun dans son coin avec bien sur à des dégrès divers de belles déclarations d'intentions qui ne portent jamais sur un contenu programmatique, on ne sait jamais, il pourrait y avoir des points de convergence.

Ne croyez surtout pas à un dimanche oecuménique de ma part, en rêvant d'un arc politique qui aille du NPA au Modem... Non, non car  dans tous les cas le parti de Besancenot n'a aucune envie de s'allier à qui que se soit et à la vérité, je crois que moi non plus d'ailleurs.

Donc chacun ira la fleur fanée au fusil sous ses seules couleurs... et fatalement, on aura droit à des accords d'appareils au 2nd, comme d'habitude sauf que l'habitude finit par lasser le citoyen progressiste le plus endurci.

Mention spéciale à Corinne Lepage... qui lance un machin il y a une semaine qui sent bon la volonté de casser un certain prêt à penser politique (comme l'atteste son dernier livre et sa rencontre avec Pierre Larrouturou)  et qui canne au dernier moment...

Surtout messieurs, mesdames les politiques de l'opposition continuaient comme ça... façon puzzle... il n'y en à  qu'un que cela satisfait grandement qui pourra en toute quiétude continuer à son oeuvre néonconservatrice... Nicolas Sarkozy.

Rien à faire de savoir qui sera Président en 2012, je veux juste virer Sarkozy et sa bande de prédateurs.

Merci à Vous et bon dimanche.




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Samedi 24 octobre 2009
Le titre est un peu rude mais à lire chez l'ami Denis de Voie militante depuis quelques jours, j'ai cette furieuse impression que les Verts passent plus de temps à flinguer Europe Ecologie qu'à construire un mouvement politique qui puisse demain jouer un rôle majeur.

Je ne pense pas être le seul citoyen progressiste, le mot n'est pas anodin, à espérer une recomposition politique majeure suite aux Régionales, il serait d'ailleurs bon qu'une telle dynamique s'enclenche avant ces élections.

Aussi force est de constater que les Verts ne sont pas presser de s'inscrire dans un tel processus, bien au contraire. On a un peu le sentiment que ces derniers, au moins pour une partie d'entre eux,  pensent davantage à ses intérèts de boutiquiers et de conserver quelques places de notables.

Alors oui, en ancien gauchiste, j'ai ce drôle de goût aussi de vieux maos, trotskistes et d'anciens socialistes qui se sont recasés chez les Verts et qui surtout n'ont pas envie de lâcher leur maigre butin (Voynet combien déjà en 2007 ?).

Loin de moi, l'idée de faire d'Europe Ecologie un modèle de pratiques politiques, la démocratie interne semblant s'apparenter davantage à une démocratie de la cooptation qu'à une démocratie participative et citoyenne. Cependant, j'accorde à EE d'avoir bousculer les lignes et de permettre que le choc des résultats de juin force un peu à la recomposition.


Même certains au PCF estiment qu'ils faut ouvir le débat avec Europe Ecologie...
c'est dire...

Forcément, on m'opposera aussi le flou entretenu en matière de politique économique et sociale hélas je ne vois guère de cohérence ailleurs et certainement pas chez les Verts.

Bon,  d'ailleurs je ne vais pas y aller par quatre chemins, en mars si c'est pour votez pour le faux nez du PS dans le Nord Pas de Calais  avec celles et ceux qui pour l'heure se contente d'un immobilisme de bon aloi pour ne pas déplaire à certaine socialiste, je pense que le vote blanc sera ma seule issue.

C'est fort dommage car je trouve vraiment intéressant les forums proposés par Europe Ecologie Nord Pas de Calais mais comme pour les autres après les discours, il y a le temps des actes... et pour l'heure, il n'y en a guère.

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