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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Ma contribution à Eric Besson sur l'identité nationale.

2 Novembre 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

Eric Besson, bien dans ses baskets de la droite extrême, c'est souvent le lot des néoconvertis, a donc imaginé à la hâte un pseudo débat avec le peuple sur cette fameuse question de l'identité nationale.

N'étant pas un responsable politique, je pense que le fait d'être Français c'est justement de boycotter cette instrumentalisation politicienne dont le seul but est de récupérer de récupérer une frange de l'électorat UMP tentée de retourner vers ses premiers amours frontistes.

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SlamActu 11/11/2009 17:28


Par là au moins, l'actu se tait sans baisser le son :

http://www.youtube.com/watch?v=ejKEDXFdlFA


Norbert Van der Meulen 06/11/2009 21:35


je me permets de mettre en parallèle le texte d'un article paru dans le monde à la suite du décès de Claude Levi-Strauss,grand ethnologue et grand penseur de notre époque et qui fut sans aucun
doute celui qui élabora une conception de l'homme la plus convaincante et la plus proche de la réalité.


Philippe Descola, professeur au Collège de France
Quand Lévi-Strauss dénonçait l'utilisation politique de l'identité nationale
LEMONDE.FR | 04.11.09 | 18h44 • Mis à jour le 06.11.09 | 07h40


"En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où
l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il. Pour Philippe Descola, professeur au Collège de France et
qui a succédé à Claude Lévi-Strauss à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale, "c'est sa double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui a conduit
Lévi-Strauss à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale".
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Le 28 mai 1958, un défilé de défense des valeurs démocratiques est organisé à Paris. 200 000 personnes convergent vers la place de la République.
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Point de vue Nation ou nationalisme : la marge étroite, par Yann Moulier Boutang
Point de vue Abordons sans crainte une discussion démocratique et salutaire, par Yazid Sabeg

En quoi la pensée de Lévi-Strauss éclaire-t-elle l'actuel débat sur l'identité nationale ?

Philippe Descola : Lévi-Strauss a été très marqué dans sa vie personnelle par l'échec des démocraties européennes à contenir le fascisme. Alors qu'il avait été tenté par une carrière politique – il
était un des espoirs de la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière) lorsqu'il était étudiant et avait tenté de mener une campagne électorale dans les années 1930, interrompue par un
accident de voiture –, il a expliqué par la suite qu'il s'était senti disqualifié pour toute entreprise politique pour n'avoir pas su comprendre le danger des idéologies totalitaires pour les
démocraties européennes. Il a également été contraint à l'exil par les lois raciales de Vichy, donc il a pu mesurer, dans sa vie et dans sa personne, ce que signifiait l'adoption par des Etats de
politiques d'identité nationale.

Par ailleurs, toute son expérience d'ethnologue montre que l'identité se forge par des interactions sur les frontières, sur les marges d'une collectivité. L'identité ne se constitue en aucune façon
d'un catalogue de traits muséifié, comme c'est souvent le cas lorsque des Etats s'emparent de la question de l'identité nationale. Les sociétés se construisent une identité, non pas en puisant dans
un fonds comme si on ouvrait des boîtes, des malles et des vieux trésors accumulés et vénérés, mais à travers un rapport constant d'interlocution et de différenciation avec ses voisins. Et c'est
cette double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui l'a conduit à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale.

Le thème de la diversité culturelle lui était cher. Or ses écrits n'ont pas toujours été très bien compris, notamment Race et Culture, dans lequel il affirme le droit de chaque culture de se
préserver des valeurs de l'autre…

Claude Lévi-Strauss a été un des artisans, après la guerre, de la construction d'une idéologie à l'Unesco qui rendrait impossible les horreurs de la seconde guerre mondiale et ce qui l'avait
provoquée : le racisme et le mépris de l'autre. C'est dans ce cadre qu'il a rédigé deux ouvrages. Le premier, Race et Histoire, met en forme le credo de l'Unesco : il n'y a pas de race. S'il existe
des différences phénotypiques, celles-ci n'ont aucune incidence sur les compétences cognitives et culturelles des différentes populations. Ce qui compte, c'est la capacité à s'ouvrir à autrui et à
échanger de façon à s'enrichir de la diversité culturelle.

Le deuxième texte, Race et Culture, visait à préciser certains aspects du premier, mettant l'accent sur le fait que pour qu'il puisse y avoir échange et contraste entre sociétés voisines, il faut
qu'elles conservent une certaine forme de permanence dans les valeurs et les institutions auxquelles elles sont attachées. Lévi-Strauss voulait souligner que l'échange n'implique pas
l'uniformisation. Quand il est entré à l'Académie française, on lui a reproché d'intégrer une institution vieillotte. Or il répondait que les rites et les institutions sont fragiles et que par
conséquent, il faut les faire vivre. Il portait, sur les institutions de son propre pays, un regard ethnographique, le "regard éloigné", celui que l'on porte sur des sociétés distantes.

L'incompréhension du texte Race et Culture ne vient-elle pas aussi d'une confusion entre identité et culture ?

C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité
nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le
terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation.

La notion de culture a migré de l'autre côté de l'Atlantique avec la première génération d'anthropologues américains – tous d'origine allemande. C'est avec sa fortune dans l'anthropologie
américaine qu'elle est revenue en Europe après la guerre. Lévi-Strauss a lui-même fait usage de cette notion de culture, à la fois dans une tradition classique philosophique et dans un sens
technique, celui de la tradition allemande.
En Europe, le principe de culture – qui est une façon propre à l'Occident de penser l'identité – a rencontré un succès imminent, avec l'inconvénient de faire croire que les identités sont
constituées de systèmes clos. La tradition muséologique a joué un rôle dans ce sens. Croire que l'on peut mettre une culture dans un musée en réunissant des objets à l'intérieur de quelques
vitrines est extrêmement réducteur.

Y a-t-il dès lors des alternatives à ce concept de culture ?

Je m'efforce de dépasser ce dualisme entre nature et culture au sein duquel nous sommes plongés. Pour y échapper, il faut imaginer une façon pour les collectifs à la fois humains et non humains de
construire ensemble des destinées, des projets. Lévi-Strauss insistait beaucoup sur le fait que c'est dans le rapport aux animaux et aux plantes que se construit l'humanité. C'est dans ces systèmes
d'interaction qu'on peut concevoir une façon nouvelle d'appréhender la vie sociale. Ce chantier a été rendu possible grâce à la pensée et l'œuvre de Claude Lévi-Strauss et on peut espérer qu'il
aura des conséquences politiques."
Propos recueillis par Mathilde Gérard
source:http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/04/quand-levi-strauss-denoncait-l-utilisation-politique-de-l-identite-nationale_1262849_3224.html#ens_id=1258775

salut et fraternité,Norbert Van der Meulen,officier marine marchande retraité


furgole 05/11/2009 17:53


Intéressante information trouvée sur le Net :

L'identité nationale selon Besson : la preuve par M. Yahya El Mir !

M. Besson a ouvert un site Internet de « Débat sur l’identité nationale » : il l’a confié à une entreprise mondialisée, dirigée par un patriote marocain, parlant « globish » et délocalisant les
emplois par recours aux ressources « offshore ».

Explications ? Non, réinformation par les faits :

Le site de « Débat sur l’identité nationale » du ministère Besson a été confié très rapidement (après appel d’offres ?) à la société SQLI, une société aimée des grandes entreprises (PSA, Airbus) et
de l’Etat. Selon le président de son directoire : « Les plus gros contrats signés récemment l’ont été dans le secteur public (ministère de la Défense et hôpitaux). Il n’y a pas, dans ces domaines,
d’impact de la conjoncture. » Source CFO News, 2 décembre 2008 :
http://www.sqli.com/index.php/fre/actualites/revue-de-presse/CFO-news.com

La société SQLI a pour président M. Yahya El Mir, un brillant ingénieur à la tête d’une société qui s’est fortement développée par acquisitions externes et… délocalisations.

Ce choix conduit à poser plusieurs questions :

Est-il légitime de confier un débat sur l’identité nationale à une entreprise dirigée par un patriote étranger ?

M. Yahya El Mir est en effet présenté comme un « Marocain brillant » dans tous les articles de presse qui lui sont consacrés. Peut-être a-t-il aussi la nationalité française mais, dans ce cas,
pourquoi n’en fait-il pas davantage état ?

M.Yahya El Mir a gardé – c’est bien naturel – des liens étroits avec sa ville natale Oujda. Il y a animé le 26 avril 2009 une conférence sur : « Le marché des services informatiques en France et
les opportunités qu'il représente en matière d'emplois hautement qualifiés pour le Maroc. » Il y a relevé que : « Le Maroc dispose de tous les atouts pour le développement de l'offshore en matière
des services informatiques. » M. Yahya El Mir a enfin noté que « L'offshore est une évolution incontournable dans l'industrie de l'informatique ». « A Oujda: le Maroc dispose de tous les atouts
pour développer l'offshore ».

Est-il normal que le prestataire choisi pour réaliser le site Internet d’un ministère français se prononce aussi ouvertement pour la délocalisation des emplois ?

M. Yahya El Mir a d’ailleurs mis en œuvre ses principes. Il a déclaré à Boursorama le 11 octobre 2006 : « Nous disposons également d'un centre offshore au Maroc, que nous utilisons pour nos projets
au forfait. Les forfaits représentent 50% de notre activité. » La recherche–développement de SQLI est aussi en partie délocalisée. Et ce alors même que M. Yahya El Mir reconnaît que là où son
entreprise se développe (les « solutions métiers », le conseil, la « Web agency ») « les tarifs de ces prestations sont élevés et peu concurrencés ». Il est vrai qu’en bon patriote marocain (qui
songerait à le lui reprocher ?), M. Yahya El Mir précise : « L’aspect affectif a également compté ». C’est ce que Yahya El Mir appelle le « nearshore ».
Sources : CFO News, op.cit., décembre 2008 et Maroc entrepreneurs, juillet 2004
http://www.marocentrepreneurs.com/newsletters/article.php?id_article=10

Quatre questions se posent donc :

– Où a été élaboré le site de débat sur l’identité nationale : en France ou au Maroc ?
– Où sont installés les « modérateurs » qui censurent les contributions des Français avant publication sur le site : en France ou au Maroc ?
– Quelles sont les marges dégagées sur le compte du contribuable ?
– Et pourquoi avoir choisi comme fournisseur un patriote marocain plutôt qu’un patriote français ?

Enfin, ceux qui considèrent que la langue française est un élément de l’identité française ne manqueront pas, eux non plus, d’être surpris.

D’abord, en découvrant le jargon anglo-saxon utilisé par M. Yahya El Mir dans ses entretiens avec la presse : son « storytelling » est une preuve meilleure de son intégration au monde des affaires
que de son intérêt pour la culture française.

Ensuite, en allant visiter le site de la société : http://www.sqli.fr son offre et son « blogs experts » sont directement en « globish ». Certes, le monde Internet est par nature ouvert à
l’anglais. Mais M. Besson, qui porte son républicanisme en bandoulière, peut-il oublier que selon la Constitution « Le français est la langue de la République » ?

La conclusion est claire : pour réaliser son site de « Débat sur l’identité nationale », M. Besson a choisi une entreprise mondialisée, dirigée par un patron étranger, usant du globish davantage
que du français et délocalisant une partie des emplois par un recours aux ressources « offshore » !

Guillaume Bénec’h
Polémia
05/10/2009