Sur www.marcvasseur.info

Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 20:58
Eric Besson, bien dans ses baskets de la droite extrême, c'est souvent le lot des néoconvertis, a donc imaginé à la hâte un pseudo débat avec le peuple sur cette fameuse question de l'identité nationale.

N'étant pas un responsable politique, je pense que le fait d'être Français c'est justement de boycotter cette instrumentalisation politicienne dont le seul but est de récupérer de récupérer une frange de l'électorat UMP tentée de retourner vers ses premiers amours frontistes.

Voir les 18 commentaires - Ecrire un commentaire
Publié dans : Résistance Politique - Communauté : Communauté de l'opposition
Retour à l'accueil

Commentaires

trés chouette château de sable !

(c'est pour rappeler les congés payés ?)
Commentaire n°1 posté par Gaël le 02/11/2009 à 21h36
Oui, forçons le débat: Oui à l'égalité des chances et au message républicain. Non à la saloperie neo-conservatrice.
Commentaire n°2 posté par dagrouik le 02/11/2009 à 21h51
Sympa ;-)

Voici la mienne, réellement postée, mais qui ne survivra sûrement pas à la censure...

Être français, c'est partager les quelques valeurs, issues des Lumières, de la Révolution, du Front Popu, du PNR, qui esquissent un rapport à autrui, un regard au monde. Le rôle de l'Etat, comme outil de cohésion; la laïcité, acquise de haute lutte; nos services publics, uniques au monde, qui assurèrent le développement harmonieux du pays contenant la plus grande ville d'Europe, mais aussi quelques unes de ses régions les plus dépeuplées; l'accueil des exilés, sans exceptions, tant les boat-people que les dictateurs déchus, dans le respect de leur dignité d'homme; l'indépendance aussi, chère payée, par le refus de s'aligner sur les USA, et les efforts énormes qui nous ont valu d'entrer dans le petit cercle des puissances nucléaires.

Être français, c'est tout cela. Et ce n'est en aucun cas un quelconque respect au drapeau, ou de la loi. Tout cela vient après, en conséquence. Le respect des symboles et des règles du vivre ensemble n'est véritable que si les valeurs du pays sont acceptées, tant par le citoyen, qui doit y trouver sa place, ses chances, que par l'Etat, qui doit les chérir. Et montrer l'exemple.

Liberté: montrer l'exemple. Egalité: montrer l'exemple. Fraternité: montrer l'exemple.

Vous comprendrez peut-être ainsi, M. Besson, pourquoi beaucoup d'internautes sur ce forum ont déclaré leur hésitation quant à la leur appartenance à la communauté nationale, tant ces valeurs sont malmenées aujourd'hui par un ministère des l'immigration semblant ressurgir des tréfonds de l'histoire. Tant la politique, art noble et si cher à la culture Française, est dévoyée par une oligarchie repoussant chaque jour encore plus loin les limites de l'indécence.

C'est pour cela que je vous demanderai, si véritablement vous lisez le forum qui porte votre effigie, d'agir pour redonner à la France les valeurs sans lesquelles nous ne la reconnaissons plus.

Un peu d'honneur messieurs, s'il vous plaît. Nous avons besoin d'être fiers de vous pour aimer notre pays !
Commentaire n°3 posté par Vincent le 02/11/2009 à 23h48
Hum, nous sommes sur la même longueur d'onde... mais je trouve la photo très classe ;)

http://www.cedric-augustin.eu/index.php?post/2009/10/27/Identit%C3%A9-nationnale
Commentaire n°4 posté par CedricA le 03/11/2009 à 01h12
l'identité nationale...
une question électorale
une question que je ne me pose pas,
que personne ne me pose
mais je veux bien discuter "valeurs"
valeurs et civilisation
européennes, françaises, universelles,
avec tous ceux qui pensent que le débat est là...
avec tous
Commentaire n°5 posté par francis le 03/11/2009 à 08h04
Pendant que l'on se focalise sur ce "débat" une confiscation du pouvoir se prépare...
Le gouvernement prévoit d'appliquer aux prochaines législatives le scrutin à un tour...
Ca me semble très grave et complètement passé sous silence !!
Commentaire n°6 posté par Plancke le 03/11/2009 à 09h39
Une autre contribution :


http://www.intox2007.info/index.php?post/2009/10/27/Indentite-Nationale
Commentaire n°7 posté par Idefix le 03/11/2009 à 11h12
S'approprier ce débat d'une manière ou d'une autre.
Ne pas le laisser à la droite, surtout pas.
Plutôt bon signe, je trouve, le chiffon rouge n'a pas l'air de trop marcher ce coup-ci.
Commentaire n°8 posté par Mag le 03/11/2009 à 13h30
Alors que le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, s'efforce d'écarter toute perspective de privatisation de La Poste, Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, a affirmé mardi 3 novembre sur i-Télé qu'il "n'y a jamais rien d'éternel".

Lundi, Christian Estrosi assurait qu'il voulait rendre l'entreprise publique "imprivatisable". Interrogé sur cette promesse, Henri Guaino a répondu : "il n'y a jamais de garantie éternelle et c'est vrai pour toutes les entreprises publiques".

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/social/20091103.OBS6669/henri_guaino_sur_la_poste__rien_nest_eternel.html
Commentaire n°9 posté par BA le 03/11/2009 à 14h04
Finalement la meilleure analyse sur l'identité sarkozyste de la France c'est Besson lui-même qui la fait:
http://la-loire-soutient-segolene-royal.over-blog.com/article-c-est-besson-qui-parle-le-mieux-de-l-identite-sarkozyste--38689336.html

Du coup cela devrait inciter la gauche a rentré franchement dans le débat pour faire la vérité sur ce qu'est la sarkozie.
Commentaire n°10 posté par Asse42 le 03/11/2009 à 14h42
Quand François Fillon menace Rama Yade.

Stupeur dans les rangs du groupe UMP mardi matin. La réunion hebdomadaire a démarré depuis quelques minutes et la discussion tourne autour de la suppression controversée des avantages fiscaux pour les sportifs de haut niveau. Le Premier ministre François Fillon a la parole et évoque l'attitude de Rama Yade qui, sur ce dossier, s'oppose à sa ministre de tutelle Roselyne Bachelot. Jugement sans appel de Fillon : "La secrétaire d'État chargée des Sports a manqué à la solidarité gouvernementale. Je le lui ai dit. Il faut en tirer les conséquences."

"Il y a eu un indescriptible brouhaha dans la salle", raconte au point.fr le député de la Mayenne, Yannick Favennec. "C'était très clair." Clair que le Premier ministre souhaite le départ de la personnalité politique préférée des Français du gouvernement ?

"On ne lâche pas cela devant 200 députés sans penser qu'il y aura une suite. Les jours de Rama Yade au gouvernement sont comptés", nous dit sans détour le député de l'Hérault Jean-Pierre Grand. "Ça va être très compliqué pour elle désormais", ajoute ce villepiniste qui confie "ne pas comprendre la stratégie du gouvernement" : "Ils font de Rama Yade une icône, c'est d'une maladresse politique incroyable. Maintenant, elle est incontournable."


http://www.lepoint.fr/actualites-politique/2009-11-03/gouvernement-quand-francois-fillon-menace-rama-yade/917/0/391390
Commentaire n°11 posté par BA le 03/11/2009 à 15h55
Bonjour,
si je me réfère à mes propres tentatives de contribution et aux commentaires qui fleurissent de partout, être Français aux yeux d'Eric Besson, c'est d'abord être d'accord avec lui : sur la nécessité de ce débat, sur le danger que représentent la burka et plus généralement les étrangers, ...
Cette dérive totalitaire de droite, elle porte un nom que les militants du front national adorent.
Commentaire n°12 posté par Dominique Bourgeois le 04/11/2009 à 11h08
Bien sur que le « grand débat sur l’Identité Nationale » est une grosse ficelle, que dis-je un câble ! Bien sur que c’est aussi un piège tendu à la gauche pour l’amener à la fois à la cacophonie et à l’outrance. Pour autant la gauche n’est pas obligée d’y tomber avec complaisance. Ni de donner le sentiment que les femmes et les hommes de gauche vont, ou faire la politique de la chaise vide dans ce débat, ou y entonner le discours convenu des élites bien pesantes. Pourquoi en effet la gauche devrait-elle s’interdire de dire son mot, ses mots, non pas sur « l’identité » nationale, mais tout simplement sur la Nation ? Parce que Ségolène Royal en a parlé pendant sa campagne, et qu’une bonne partie de la gauche a cru bon alors de la caricaturer avant de l’éreinter ?
Commentaire n°13 posté par Vano le 04/11/2009 à 16h40
Intéressante information trouvée sur le Net :

L'identité nationale selon Besson : la preuve par M. Yahya El Mir !

M. Besson a ouvert un site Internet de « Débat sur l’identité nationale » : il l’a confié à une entreprise mondialisée, dirigée par un patriote marocain, parlant « globish » et délocalisant les emplois par recours aux ressources « offshore ».

Explications ? Non, réinformation par les faits :

Le site de « Débat sur l’identité nationale » du ministère Besson a été confié très rapidement (après appel d’offres ?) à la société SQLI, une société aimée des grandes entreprises (PSA, Airbus) et de l’Etat. Selon le président de son directoire : « Les plus gros contrats signés récemment l’ont été dans le secteur public (ministère de la Défense et hôpitaux). Il n’y a pas, dans ces domaines, d’impact de la conjoncture. » Source CFO News, 2 décembre 2008 :
http://www.sqli.com/index.php/fre/actualites/revue-de-presse/CFO-news.com

La société SQLI a pour président M. Yahya El Mir, un brillant ingénieur à la tête d’une société qui s’est fortement développée par acquisitions externes et… délocalisations.

Ce choix conduit à poser plusieurs questions :

Est-il légitime de confier un débat sur l’identité nationale à une entreprise dirigée par un patriote étranger ?

M. Yahya El Mir est en effet présenté comme un « Marocain brillant » dans tous les articles de presse qui lui sont consacrés. Peut-être a-t-il aussi la nationalité française mais, dans ce cas, pourquoi n’en fait-il pas davantage état ?

M.Yahya El Mir a gardé – c’est bien naturel – des liens étroits avec sa ville natale Oujda. Il y a animé le 26 avril 2009 une conférence sur : « Le marché des services informatiques en France et les opportunités qu'il représente en matière d'emplois hautement qualifiés pour le Maroc. » Il y a relevé que : « Le Maroc dispose de tous les atouts pour le développement de l'offshore en matière des services informatiques. » M. Yahya El Mir a enfin noté que « L'offshore est une évolution incontournable dans l'industrie de l'informatique ». « A Oujda: le Maroc dispose de tous les atouts pour développer l'offshore ».

Est-il normal que le prestataire choisi pour réaliser le site Internet d’un ministère français se prononce aussi ouvertement pour la délocalisation des emplois ?

M. Yahya El Mir a d’ailleurs mis en œuvre ses principes. Il a déclaré à Boursorama le 11 octobre 2006 : « Nous disposons également d'un centre offshore au Maroc, que nous utilisons pour nos projets au forfait. Les forfaits représentent 50% de notre activité. » La recherche–développement de SQLI est aussi en partie délocalisée. Et ce alors même que M. Yahya El Mir reconnaît que là où son entreprise se développe (les « solutions métiers », le conseil, la « Web agency ») « les tarifs de ces prestations sont élevés et peu concurrencés ». Il est vrai qu’en bon patriote marocain (qui songerait à le lui reprocher ?), M. Yahya El Mir précise : « L’aspect affectif a également compté ». C’est ce que Yahya El Mir appelle le « nearshore ».
Sources : CFO News, op.cit., décembre 2008 et Maroc entrepreneurs, juillet 2004
http://www.marocentrepreneurs.com/newsletters/article.php?id_article=10

Quatre questions se posent donc :

– Où a été élaboré le site de débat sur l’identité nationale : en France ou au Maroc ?
– Où sont installés les « modérateurs » qui censurent les contributions des Français avant publication sur le site : en France ou au Maroc ?
– Quelles sont les marges dégagées sur le compte du contribuable ?
– Et pourquoi avoir choisi comme fournisseur un patriote marocain plutôt qu’un patriote français ?

Enfin, ceux qui considèrent que la langue française est un élément de l’identité française ne manqueront pas, eux non plus, d’être surpris.

D’abord, en découvrant le jargon anglo-saxon utilisé par M. Yahya El Mir dans ses entretiens avec la presse : son « storytelling » est une preuve meilleure de son intégration au monde des affaires que de son intérêt pour la culture française.

Ensuite, en allant visiter le site de la société : http://www.sqli.fr son offre et son « blogs experts » sont directement en « globish ». Certes, le monde Internet est par nature ouvert à l’anglais. Mais M. Besson, qui porte son républicanisme en bandoulière, peut-il oublier que selon la Constitution « Le français est la langue de la République » ?

La conclusion est claire : pour réaliser son site de « Débat sur l’identité nationale », M. Besson a choisi une entreprise mondialisée, dirigée par un patron étranger, usant du globish davantage que du français et délocalisant une partie des emplois par un recours aux ressources « offshore » !

Guillaume Bénec’h
Polémia
05/10/2009
Commentaire n°14 posté par furgole le 05/11/2009 à 17h53
je me permets de mettre en parallèle le texte d'un article paru dans le monde à la suite du décès de Claude Levi-Strauss,grand ethnologue et grand penseur de notre époque et qui fut sans aucun doute celui qui élabora une conception de l'homme la plus convaincante et la plus proche de la réalité.


Philippe Descola, professeur au Collège de France
Quand Lévi-Strauss dénonçait l'utilisation politique de l'identité nationale
LEMONDE.FR | 04.11.09 | 18h44 • Mis à jour le 06.11.09 | 07h40


"En 2005, Claude Lévi-Strauss prononçait un discours mettant en garde contre les dérives de politiques étatiques se fondant sur des principes d'identité nationale. "J'ai connu une époque où l'identité nationale était le seul principe concevable des relations entre les Etats. On sait quels désastres en résultèrent", disait-il. Pour Philippe Descola, professeur au Collège de France et qui a succédé à Claude Lévi-Strauss à la tête du laboratoire d'anthropologie sociale, "c'est sa double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui a conduit Lévi-Strauss à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale".
Retrouvez les archives du journal : tous les articles parus dans Le Monde depuis 1987
Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts
Sur le même sujet
Le 28 mai 1958, un défilé de défense des valeurs démocratiques est organisé à Paris. 200 000 personnes convergent vers la place de la République.
Histoire Aux racines de l'identité nationale
Sur le Champ de mars, à Paris.
Entretien Jean-François Bayart : "Il n'y a pas d'identité française"
Décryptage Identité nationale : les Français voient la manoeuvre, mais approuvent le débat
Editorial Débattons, par Eric Fottorino
Point de vue Les pièges et arrogances du creuset républicain, par Alain Renaut
Point de vue Nation ou nationalisme : la marge étroite, par Yann Moulier Boutang
Point de vue Abordons sans crainte une discussion démocratique et salutaire, par Yazid Sabeg

En quoi la pensée de Lévi-Strauss éclaire-t-elle l'actuel débat sur l'identité nationale ?

Philippe Descola : Lévi-Strauss a été très marqué dans sa vie personnelle par l'échec des démocraties européennes à contenir le fascisme. Alors qu'il avait été tenté par une carrière politique – il était un des espoirs de la SFIO (Section française de l'internationale ouvrière) lorsqu'il était étudiant et avait tenté de mener une campagne électorale dans les années 1930, interrompue par un accident de voiture –, il a expliqué par la suite qu'il s'était senti disqualifié pour toute entreprise politique pour n'avoir pas su comprendre le danger des idéologies totalitaires pour les démocraties européennes. Il a également été contraint à l'exil par les lois raciales de Vichy, donc il a pu mesurer, dans sa vie et dans sa personne, ce que signifiait l'adoption par des Etats de politiques d'identité nationale.

Par ailleurs, toute son expérience d'ethnologue montre que l'identité se forge par des interactions sur les frontières, sur les marges d'une collectivité. L'identité ne se constitue en aucune façon d'un catalogue de traits muséifié, comme c'est souvent le cas lorsque des Etats s'emparent de la question de l'identité nationale. Les sociétés se construisent une identité, non pas en puisant dans un fonds comme si on ouvrait des boîtes, des malles et des vieux trésors accumulés et vénérés, mais à travers un rapport constant d'interlocution et de différenciation avec ses voisins. Et c'est cette double expérience, personnelle et politique d'un côté et d'ethnologue de l'autre, qui l'a conduit à récuser et vivement critiquer l'accaparement, par des Etats, de l'identité nationale.

Le thème de la diversité culturelle lui était cher. Or ses écrits n'ont pas toujours été très bien compris, notamment Race et Culture, dans lequel il affirme le droit de chaque culture de se préserver des valeurs de l'autre…

Claude Lévi-Strauss a été un des artisans, après la guerre, de la construction d'une idéologie à l'Unesco qui rendrait impossible les horreurs de la seconde guerre mondiale et ce qui l'avait provoquée : le racisme et le mépris de l'autre. C'est dans ce cadre qu'il a rédigé deux ouvrages. Le premier, Race et Histoire, met en forme le credo de l'Unesco : il n'y a pas de race. S'il existe des différences phénotypiques, celles-ci n'ont aucune incidence sur les compétences cognitives et culturelles des différentes populations. Ce qui compte, c'est la capacité à s'ouvrir à autrui et à échanger de façon à s'enrichir de la diversité culturelle.

Le deuxième texte, Race et Culture, visait à préciser certains aspects du premier, mettant l'accent sur le fait que pour qu'il puisse y avoir échange et contraste entre sociétés voisines, il faut qu'elles conservent une certaine forme de permanence dans les valeurs et les institutions auxquelles elles sont attachées. Lévi-Strauss voulait souligner que l'échange n'implique pas l'uniformisation. Quand il est entré à l'Académie française, on lui a reproché d'intégrer une institution vieillotte. Or il répondait que les rites et les institutions sont fragiles et que par conséquent, il faut les faire vivre. Il portait, sur les institutions de son propre pays, un regard ethnographique, le "regard éloigné", celui que l'on porte sur des sociétés distantes.

L'incompréhension du texte Race et Culture ne vient-elle pas aussi d'une confusion entre identité et culture ?

C'est en Allemagne, au XIXe siècle, que le terme de culture se développe comme concept et comme outil politique. A l'époque, l'Allemagne est travaillée de toutes parts par la question de l'unité nationale. Les intellectuels germanophones s'emparent de la notion de culture pour définir ce que serait le creuset d'une nation allemande à venir. En France ou au Royaume-Uni, en revanche, le terme était très peu usité. On parlait plutôt de civilisation.

La notion de culture a migré de l'autre côté de l'Atlantique avec la première génération d'anthropologues américains – tous d'origine allemande. C'est avec sa fortune dans l'anthropologie américaine qu'elle est revenue en Europe après la guerre. Lévi-Strauss a lui-même fait usage de cette notion de culture, à la fois dans une tradition classique philosophique et dans un sens technique, celui de la tradition allemande.
En Europe, le principe de culture – qui est une façon propre à l'Occident de penser l'identité – a rencontré un succès imminent, avec l'inconvénient de faire croire que les identités sont constituées de systèmes clos. La tradition muséologique a joué un rôle dans ce sens. Croire que l'on peut mettre une culture dans un musée en réunissant des objets à l'intérieur de quelques vitrines est extrêmement réducteur.

Y a-t-il dès lors des alternatives à ce concept de culture ?

Je m'efforce de dépasser ce dualisme entre nature et culture au sein duquel nous sommes plongés. Pour y échapper, il faut imaginer une façon pour les collectifs à la fois humains et non humains de construire ensemble des destinées, des projets. Lévi-Strauss insistait beaucoup sur le fait que c'est dans le rapport aux animaux et aux plantes que se construit l'humanité. C'est dans ces systèmes d'interaction qu'on peut concevoir une façon nouvelle d'appréhender la vie sociale. Ce chantier a été rendu possible grâce à la pensée et l'œuvre de Claude Lévi-Strauss et on peut espérer qu'il aura des conséquences politiques."
Propos recueillis par Mathilde Gérard
source:http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/04/quand-levi-strauss-denoncait-l-utilisation-politique-de-l-identite-nationale_1262849_3224.html#ens_id=1258775

salut et fraternité,Norbert Van der Meulen,officier marine marchande retraité
Commentaire n°15 posté par Norbert Van der Meulen le 06/11/2009 à 21h35
Par là au moins, l'actu se tait sans baisser le son :

http://www.youtube.com/watch?v=ejKEDXFdlFA
Commentaire n°16 posté par SlamActu le 11/11/2009 à 17h28
High quality NFL Jerseys will be hot in 2011. You can't image what about Cheap NFL Jerseys until come here. The good NFL Jerseys are fashionable. You can show yourself by wearing MLB Jerseys which is sold with free shipping. If you wear NHL Jerseys, you will hardly tear yourself away from it! NBA Jerseys are popular with many of young people. The beautiful Cheap Jerseys are in. The Wholesale NFL Jerseys will do his best to contest you. Don't miss it.
Commentaire n°17 posté par NFL Jerseys le 22/06/2011 à 04h20
Do you want to own a Cheap Nike? Will you want to know the feeling about wearing Nike Air Max without paying much money? What about Jordan Air? All you want are supplied here. Which one is your favorite, Nike Shoes or Jordan Shoes? Whichever you want, it will come true in our website. Comfortable Nike Shox is a pretty choice. Here, Nike is for you.
Commentaire n°18 posté par Cheap Nike le 22/06/2011 à 04h28
 
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés