Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Ce week-end, j’ai connu l’enfer…

11 Décembre 2006 , Rédigé par Marco Publié dans #Conseils Techniques pour soirées bobos

Le lecteur lambda doit certainement penser qu’un week-end de bobo, c’est obligatoirement des chouettes fêtes où tu manges bien, tu bois bien et tu discutes beaucoup… surtout que par définition il a un réseau à spectre large… en théorie oui… en pratique ça dépend.

Ca peut commencer très bien, mais du fait de ce foutu réseau… ça peut également déraper… c’est ce que j’ai, c’est ce que nous avons, connu ce samedi.

Tout commençait formidablement (comme dirait Jack Lang) bien, l’anniversaire surprise d’un ami qui fêtait ses 2*35 printemps… tu lui en donnes 20 de moins… « tin j’espère que j’aurai la même jeunesse »… enfin on fera tout pour.

Bon déjà y avait un bug dans le programme concocté par Marianne… oui il faut un bouc émissaire.On est arrivé avec 30 mn de retard et donc la surprise pour Claude était un peu éventé… mais bon comme d’habitude la « Maîtresse » de maison… je mets des guillemets parce qu’elle revenait d’Afghanistan… avait préparé des petites choses fort sympathiques… le temps d’avoir le petit goût qui vous dit que vous allez passer une bonne soirée et hop on doit décoller… direction la soirée du CE de Marianne….

C’est là que notre Destin a basculé… Déjà surprise (déjà deux vous me direz)… c’est une soirée cabaret… ah génial… je veux pas faire mon associable mais par nature ça me gonfle… je regarde le « flyer »… Brassens, Brel (oh putain y sont courageux…), Piaf, l’exilé fiscal suisse (Aznavour pour qui je vous un mépris sincère)… mouais… Après 30 minutes à trouver ce truc… j’avoue j’y ai mis une mauvaise volonté évidente… on arrive à « La petite Cave ». Par précaution, si vous aimez le lieu… ne lisez pas les lignes qui suivent…

Donc on descend au sous sol, logique me direz vous, et là quelques articles dithyrambiques de la Voix du Nord sur ce lieu… ça commence mal… un gars chante… on dira ça… waouhhh la qualité du son… déjà le mec est mauvais mais en plus il n’est pas aidé par une sono à vous faire saigner l’oreille… détail con mais plutôt branché audiophile, certains disent idiophiles, je suis sensible à la qualité du son… là j’était servi.

Le lieu proprement dit, ben c’est une grande cantine dans une cave voûtée qui peut contenir 300/400 personnes… bref idéal pour l’intimité. Bon, tranquillement on arrive au plus… allez, disons savoureux. Donc au niveau chant, on avait droit à 5 chanteurs pour « revivre 100 ans de chansons françaises »… beau concept mais comme pour le marxisme, un beau concept ça peut être rapidement dévoyé. Donc là… déjà le répertoire j’aime pas (vartan, pagny…)… enfin ils n’ont pas osé Brel… Merci du fond du coeur… disons qu’on a eu le privilège d’assister à un massacre collectif… bien sur je ne saurais vous épargner le commentaire de «la jeune chanteuse qui n’a rien à envier à la « Star Académie »… c’est sûr je peux en témoigner… c’est insipide, autant de présence qu’une sardine à l’huile. Enfin, ça m’aura permis de me rendre compte que moi aussi je peux m’improviser chanteur…

Bon, il est clair que je ne m’attendais pas à grand chose, restait la bouffe !… bouffe maison qui disait l’article de la Voix… franchement, il devait avoir bu une bassine d’acide avant de passer à table. Je passe sur la salade de saumon aussi goûteuse que des bâtonnets de surimi… et encore… nan le top c’était le plat principal… du canard (on pense) accompagné d’une sauce indéfinissable et sa farandole de légumes… humm extraordinaire le ballotin de trois haricots… le lard avait du rencontré le porc dans une vie antérieure… mémorable également le gratin dauphinois en boite rehaussé par un kilo de fromage gratiné. Pour accompagner ses mets délicats et subtils… rien ne vaut le vin blanc du patron… ben oui dans ce genre d’endroit j’évite le rouge… par conscience professionnelle, je l’ai malgré tout goûté… comme m’a dit ma voisine… «il pique un peu »… foutiou… du comme ça, ça faisait un bail que je n’en avais pas bu si j’en ai déjà bu…un avantage il tient longtemps en bouche.

Malheureusement, baby-sitteuse oblige on a dû écourter cette inoubliable soirée… en sortant, j’ai repensé à une soirée au « Roi Dégueu »… le truc spécialisé dans les enterrements de vie de garcon… c’est un peu le même esprit… c’est cher, tu bouffes mal, ça gueule de toute part mais surtout t’es content de sortir de là…

Une chose est sûr, c’est pas toujours facile la vie de Bobo !!!

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article