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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Dirigeants socialistes : restez dans vos baronnies !

3 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

« Ce qui m'intéresse le plus, c'est mon mandat à Rouen», confiait Laurent Fabius il y a quelques semaines. Cette phrase est tirée d’un article du Figaro qui relate assez bien l’état de désarroi dans lequel se trouve le PS à quelques encablures de 2012.


Qu’on se rassure, il ne s’agit pas de tirer à vue sur tout ce qui ressemble de près ou de loin à un fabiusien, mon admonestation vaut pour tous ces dirigeants qui manifestement ne sont plus en capacité d’apporter une idée force. Ce vide n’est pas propre à tel ou tel courant, cette inertie, ce renoncement est valable pour un bon nombre de nos responsables.


Il suffirait peut être de peu de choses pour redonner un espoir aux militants qui désertent les sections mais cela ne peut être le fait de la seule dénonciation du sarkozysme.


Cela vous demande aussi du courage dans les mots mais peut être surtout dans les actes et peut être une folie… celle d’écouter enfin ce que les militants ont à vous dire.


Certains, comme dans le Finistère semble l’avoir compris, en se prononçant enfin contre le cumul des mandats. C’est un premier pas ,et même si cela ne résout pas tout, à l'occasion des Régionales de 2010, le PS pourrait être en mesure d’annoncer que d'une part, il n’y aurait aucun candidat en situation de cumul (de toute nature) et que d’autre part, il y aurait parité sur les têtes de listes (ce que n'impose pas la loi).

 

Alors peut être que dans un premier temps, à défaut de convaincre les citoyens, les militants commencerait à penser qu’une évolution de nos pratiques est encore possible.


Hélas à ce jour aucun signe tangible n’émane de la direction au contraire, pour l’heure on ne sait toujours pas si les militants auront le loisir de s’exprimer sur le seul grand rendez prévu à ce jour (en janvier 2010), la convention économie.


Je ne doute pas que certains m’expliqueront qu’au contraire les militants vont pouvoir s’exprimer… je suis au regret de que le jeu démocratique se fonde sur deux « obligations » : le temps du débat et le temps du vote… l’absence de l’un condamne à la fumisterie.


Alors, messieurs, mesdames, les dirigeant(e)s si vous sentez mieux dans vos baronnies, restez y mais dites le. Ayez au moins cette honnêteté vis à vis des militants.

"Savoureux" : «Au PS, c’est même plus de l’eau trouble, c’est de la vase. Toute la merde remonte à surface. On ne voit pas du tout ce qui peut se passer fin août à La Rochelle.» Un secrétaire national du Parti socialiste, proche d’Aubry

 

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nico93 11/08/2009 14:56

La parité des têtes de liste aux régionales rejoint le problème du cumul des mandats dans le temps avec seulement 2 femmes présidentes et 5 hommes ayant déjà fait 12 années à la tête d'une région. En parlerons-nous dans les sections lors de la désignation des têtes de liste?
http://influenceurs.net/news/parite-aux-regionales

BA 04/08/2009 18:58

La Tribune, mercredi 15 avril 2009, page 3 :

En France, l’Etat a versé 10,5 milliards d’euros aux banques françaises pour les recapitaliser :

- 3 milliards d’euros au Crédit Agricole
- 2,55 milliards d’euros à BNP Paribas
- 1,7 milliard d’euros à la Société Générale
- 1,2 milliard d’euros au Crédit Mutuel
- 1,1 milliard d’euros à la Caisse d’Epargne
- 0,95 milliard d’euros à la Banque Populaire.

Vous avez bien lu ? Nos impôts ont servi à recapitaliser la BNP de 2,55 milliards d’euros.

Et ce soir, nous apprenons que la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

Les contribuables français donnent 2,55 milliards d’euros à la BNP pour la sauver de la faillite, et ensuite la BNP va distribuer 1 milliard d’euros à ses traders.

Conclusion : si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de pendre les traders de la BNP à la lanterne.

Si nous étions encore un grand peuple, nous serions déjà en train de guillotiner les dirigeants de la BNP.

Mais, malheureusement, nous sommes devenus un peuple d’esclaves.

http://cordonsbourse.blogs.liberation.fr/cori/2009/08/un-milliard-deuros-provisionn%C3%A9-pour-les-traders-de-bnp-paribas.html

BA 04/08/2009 11:16

1789 - 2009.

La nuit du 4 au 5 août 1789 constitue la scène inaugurale majeure de l'histoire de la France moderne et du récit national. Trois semaines après la révolte parisienne et la prise de la Bastille, l'Assemblée constituante met à bas l'édifice multiséculaire de l'Ancien Régime. En quelques heures de transe collective, ce sont tous les privilèges de l'aristocratie, de l'Eglise et des provinces qui sont abolis. Et remplacés par le principe - révolutionnaire, au sens strict du terme - de l'égalité de tous devant la loi.

Certes, il faudra de longues décennies et quelques autres révolutions, violentes ou pacifiques, pour que ce principe s'inscrive, peu ou prou, dans la réalité sociale du pays. La nuit du 4 août, pourtant, continue à imprégner en profondeur l'imaginaire du pays. Pour une raison bien simple : plus de deux siècles après ce "grand soir" égalitaire, la France paraît tout aussi corsetée, fractionnée et sclérosée par l'existence de privilèges. Autrement dit, pour s'en tenir à une définition qui évitera les anachronismes, d'avantages échappant à la loi commune accordés à des catégories de citoyens.

Des exemples ? Ils sont nombreux et touchent à l'essentiel.

Le principe fondamental de l'égalité devant l'impôt a volé en éclats depuis belle lurette, sous l'effet conjugué des exemptions, "niches" et "optimisations" fiscales. Sans parler du "bouclier fiscal", voté à l'été 2007, et qui a permis aux mille plus gros contribuables français de recevoir de l'administration, cette année, un chèque moyen égal à trente années de smic (350 000 euros).

Tout aussi essentiel, le principe d'égalité devant l'école, établi par la République un siècle après le 4 août 1789, n'a pas davantage résisté aux logiques implacables de l'élitisme scolaire et social, au détriment de la méritocratie affichée. Chacun le sait, et chaque famille s'y emploie : les diplômes les plus prestigieux et valorisés sont trustés par les enfants des milieux les plus favorisés, ajoutant le privilège du patrimoine culturel à celui du patrimoine financier.

Quant à l'entreprise, les polémiques sur les bonus, primes et "parachutes" divers, dont bénéficient certains dirigeants, ont démontré, de façon choquante, que la notion même de privilège n'y est pas un vain mot. Là, comme ailleurs, les avantages exorbitants réservés à tel ou tel ne peuvent être vécus par les autres que comme de profondes injustices.

Comme dans le reste de la société, comme le 4 août 1789, c'est l'un des principes mêmes de la démocratie qui est en jeu. Et qui est à réinventer.

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2009/08/03/1789-2009_1225220_3232.html

Marc 03/08/2009 18:04

nico
http://marc.vasseur.over-blog.com/article-34136177.html :) c'est effectivement une éventualité.

nico 03/08/2009 17:38

Eh, tu le quittes quand le PS Marc???