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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Réinventons le Parti Socialiste.

24 Juin 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Oui, c'est une énième pétition que notre direction d'autistes n'entendra pas. Cependant, il y a des choses intéressantes dans le propos, j'y reviendrai demain... comme sur d'autres points...

Sérieusement, que le PS se prononce à l'été 2010 sur le bien fondé des primaires... les bras m'en tombent... grosso modo, on arrive à la fin du processus 6 / 9 mois avant l'élection... si tout va bien.

En clair... on se refait le calendrier de 2007... avec le résultat qu'on connaît et notamment sur la cicatrisation des blessures...  Pendant, ce temps Sarkozy a lancé sa campagne à Versailles et a mis en place son gouvernement de guerre...

Non que les primaires vont résoudre les questions de fond mais au moins on évite de rentrer dans une bataille forcément dure (ah oui les codes de bonne conduite...) à quelques mois des présidentielles.



Si on pense qu'il faille faire l'impasse sur 2012, faut le dire... je m'égare mais vous avez un appercu du prochain billet...

Donc Réinventons le PS :

Militants du PS de toutes générations, de toutes motions, adhérents récents ou plus anciens, nous avons pris l’initiative de relever le défi : oser proposer un contenu à la fameuse rénovation dont tout le monde parle.

Le PS vient d’être sanctionné lourdement par les électeurs et ce pour 2 raisons principales :

  • la première : son incapacité à produire un discours clair, identifié, cohérent et qui fasse sens. Elle remonte à loin et ce constat fait l’unanimité. Le PS ne parvient pas à intégrer les données complexes du monde contemporain. Il n’est pas au rendez-vous de ses propres principes.
  • La seconde est le spectacle donné par un appareil recroquevillé sur lui-même à l’occasion d’un congrès de Reims abîmé dans la logique destructive du « tout, sauf … », incapable de faire émerger une majorité cohérente et un véritable leadership. Une fois de plus, le travail sur les idées et sur l’orientation stratégique auront été sacrifiées

Mais le rendez-vous manqué est aussi celui de notre transformation en un parti moderne, tourné vers de nouvelles couches sociales, acceptant de nouvelles façons de communiquer, intégrant des modes de gouvernement et des pratiques démocratiques efficaces, ouvertes et responsables.


Il était l’occasion de voir la gauche, la France et l’Europe avec les lunettes d’un socialisme contemporain. Les électeurs viennent de nous signifier qu’un parti replié sur lui-même, en manque d’idées, ne peut pas faire envie. Le scrutin du 7 juin marque une reprise du divorce qui avait conduit à la déroute de 2002 Nous pouvons être entraînés rapidement sur la voie d’un déclin irréversible.


L’organisation des primaires n’est pas une solution miracle, néanmoins nous sommes fermement attachés à son principe. Les Français s’étaient d’ailleurs passionnés pour celles que nous avions organisées en 2006. Mais les primaires ne sont pas la seule question que doit trancher notre parti. Il doit se réinventer dans ses structures comme dans ses principes. A partir de l’analyse que nous appelons de nos vœux, nous devons proposer des solutions concrètes pour que la rénovation cesse d’être un slogan sans contenu.


Par cette pétition, nous affirmons que la première place doit revenir enfin à la parole militante, à travers notamment des états généraux dont nous souhaitons l’ouverture dès septembre 2009. Il est temps d’inventer un autre mode de fonctionnement que celui qui repose sur la proportionnelle des courants. Ce système a montré ses limites : il dilue les responsabilités, il dresse les militants les uns contre les autres de manière artificielle, il substitue la cooptation clanique à une véritable sélection de cadres responsables et compétents.


Nous voulons redonner sens au mot responsabilité, par exemple en réduisant considérablement la taille de nos instances.


Nous proposons d’inverser nos calendriers pour faire de l’élection de notre leader, puis de celle de notre candidat à l’élection présidentielle, l’acte 1 de nos cycles politiques. Au lieu de comparer des motions souvent très semblables, nous proposons de débattre et de trancher nos divergences sous forme d’amendements à partir d’un texte unique proposé par le premier secrétaire démocratiquement élu.


Il s’agit non seulement de réussir le rendez-vous présidentiel en associant les français à notre démarche, mais aussi de se saisir de l’élection législative de 2012 pour construire une assemblée aux couleurs plurielles de la France d’aujourd’hui.


Enfin, il est indispensable d’unifier le discours tenu nationalement avec nos politiques locales. Le réseau d’élus locaux le plus important de notre histoire doit être une chance pour faire émerger l’innovation née de ces pratiques politiques, culturelles, écologiques, économiques, sociales et administratives.


Nous vous invitons à signer cette pétition, mais également à alimenter le blog que nous mettons en place avec vos idées, vos critiques, vos suggestions. Alimentez, faites circuler ! Ouvrons le débat pour construire enfin le parti d’un socialisme contemporain pour que la gauche retrouve unité, puissance et attractivité.



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BA 26/06/2009 10:20

Le Watergate français sera-t-il étouffé ?

Les deux juges d'instruction pourront-ils aller jusqu'au bout ?

En tout cas, les familles des victimes veulent que les deux juges d'instruction interrogent

- EDOUARD BALLADUR (qui a financé sa campagne présidentielle de 1995 grâce à des rétro-commissions)

- JACQUES CHIRAC (qui a ordonné l'arrêt des commissions en 1996).

http://hebdo.nouvelobs.com/hebdo/parution/p2329/articles/a404390-.html

Plancke 26/06/2009 08:56

Pour moi choisir un programme avant de choisir un candidat est une énorme erreur qui risque de nous reconduire à la situation de 2007 et à un échec...
De toute façon on connait globalement les positions de chacun, et on sait bien que ce que ferait dsk serait différent de Benoit Hamon ou encore de Martine Aubry.
En choisissant un candidat on choisirait une tendance plus ou moins à gauche, plus ou moins libérale.
Après il faut savoir ce que l'on veut. Il faut quand même être prêt à quelques compromis si on veut éviter un deuxième mandat de Sarko.J'ose espérer que les plus à gauche sauront les faire si par exemple c'est dsk le candidat, ou inversement bien sur...
Je crains cependant que l'intérêt des pontes du parti soit de faire trainer la désignation au maximum, en espérant préserver ainsi ses chances et espérer pourquoi pas que ça passe sur un malentendu ou un évènement innatendu.
Le souci du PS c'est que beaucoup qui n'ont aucune chance d'être un candidat crédible ne l'ont pas compris, ou bien ne veulent pas l'accepter.
Mis à part ségolène royal, dsk et françois hollande je ne vois personne d'autre aujourd'hui au PS susceptible de rassembler les français.

BA 25/06/2009 21:32

Le Watergate français : en 1995, la campagne présidentielle d’Edouard Balladur a été financée par les rétro-commissions provenant de la vente de 3 sous-marins au Pakistan.

En 2007, un courrier du procureur de Paris envisage un lien reliant une société, HEINE, et le financement de la campagne d’Edouard Balladur.

Lisez cet article :

« La campagne d'Edouard Balladur au coeur de l'enquête sur Karachi.

Le financement en 1995 de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur, que soutenait alors Nicolas Sarkozy, est au coeur de l'enquête sur l'attentat anti-français de Karachi de 2002, confirme un document.
Ce courrier de 2007 du parquet de Paris, que Reuters s'est procuré, mentionne la société Heine, créée au Luxembourg en 1994 par la Direction des constructions navales (DCN). Elle était destinée au versement de commissions officiellement légales à l'époque pour faciliter la conclusion des marchés d'armement.
Citant des éléments de l'enquête, le courrier du procureur envisage un lien avec le financement de la campagne électorale du Premier ministre de l'époque, Edouard Balladur, campagne que dirigeait Nicolas Sarkozy, ministre du Budget de 1993 à 1995.
Les juges d'instruction Yves Jannier et Marc Trévidic pensent que c'est l'arrêt en 1996 puis en 2000 de paiements de commissions au Pakistan, en partie par cette structure luxembourgeoise de la DCN, qui aurait amené des militaires pakistanais à commanditer l'attentat du 8 mai 2002.
Précipitant un véhicule bourré d'explosifs sur un bus, un kamikaze avait tué à Karachi 14 personnes, dont 11 ingénieurs et techniciens français de la DCN, qui travaillaient sur place à la construction de sous-marins Agosta.
Le versement de "commissions" - souvent un alibi pour des opérations de corruption, officiellement déclaré illégal par la France en 2000 - avait bien été convenu dans ce contrat de sous-marins signé en septembre 1994, versé au dossier judiciaire et dont une reproduction est publiée jeudi par Libération.
Le courrier du procureur Jean-Claude Marin consulté par Reuters détaille les faits découverts sur la société Heine.
"Plusieurs documents viennent interroger sur la nature exacte de cette activité en lien avec les pouvoirs publics", écrit le procureur, qui fait référence à un document chronologique (1994-2004) d'une page, non daté ni signé, racontant les circonstances de la création de la société Heine.
Ce document saisi à la DCN mentionne "l'aval du directeur de cabinet du Premier ministre (Edouard Balladur - NDLR) et celui du ministre du Budget (Nicolas Sarkozy-NDLR) et laisse supposer des relations ambiguës avec les autorités politiques en faisant référence au financement de la campagne électorale de M. Balladur pour la présidentielle de 1995", explique-t-il.
Le magistrat ajoute qu'à l'appui des soupçons pesant sur la société Heine, il peut aussi citer les menaces proférées par ses dirigeants, dans le cadre de querelles internes, de "révéler la nature des missions qui leur avaient été confiées".
Edouard Balladur ne bénéficiait pas en 1995 des financements de son parti, le RPR, réservés à Jacques Chirac.
L'ancien Premier ministre Edouard Balladur a nié toute irrégularité dans une déclaration à France 3 le 18 juin. Nicolas Sarkozy a qualifié le 19 juin de "fable" l'ensemble du scénario faisant état de commissions donnant lieu à des "rétrocommissions" en France.
Cependant, l'arrêt du paiement de commissions au Pakistan et à d'autres pays, après la victoire de Jacques Chirac sur Edouard Balladur en 1995, a été confirmé à Paris Match mercredi 24 juin 2009 par Charles Millon, ministre de la Défense entre 1995 et 1997.
Il s'agissait de "stopper le versement des commissions pouvant donner lieu à des rétrocommissions", a-t-il dit.
Des auditions déjà menées au sein de la DCN laissent penser que les commissions promises au Pakistan prenaient aussi d'autres circuits que la société Heine et s'élevaient à plusieurs dizaines de millions d'euros au total.
Le collectif des familles de victimes entend demander les auditions d'Edouard Balladur et Jacques Chirac.
"On espère aujourd'hui que l'affaire ne sera pas étouffée. D'autres dossiers de ce genre l'ont été mais là, il y a des familles avec des morts derrière, les politiques sont pas tout seul", a dit Magali Drouet, porte-parole du collectif.
Le Parti socialiste a demandé la formation d'une mission d'information parlementaire.
"Toute la lumière doit être faite sur ce qui s'est passé", a dit la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie au Sénat jeudi. Elle a assuré que les juges avaient tous les moyens d'agir.

http://fr.reuters.com/article/topNews/idFRPAE55O0EV20090625

VANO 25/06/2009 16:16

Je crains en effet qu'en réalité les génies qui nous dirigent (nous le PS) aient déjà fait l'impasse sur 2012. "On passe son tour". C'est bien pourquoi personne parmi ces "sachant" ne montre trop le bout de son nez, prêts à laisser "Martine" y aller en considérant que tant que c'est pour perdre on peut laisser une femme ...

F.Piettre 25/06/2009 13:27

Signons... signons... L'important c'est d'abord et surtout de bousculer le calendrier... Lançons rapidement le processus d'organisation de primaires élargies à l'ensemble de la gauche... Il faut arrêter de vouloir définir d'abord la "ligne", le "programme"... pour repousser... toujours repousser la question du laedership... C'est continuer a nous enliser dans de faux débats... C'est s'enfermer dans nos discussions d'appareil... loin des citoyens et des militants... C'est continuer les mêmes erreurs... sans fin... Et puis c'est refuser l'évidence : c'est refuser de reconnaître que nous sommes en régime présidentiel même si on le regrette... (merci Jospin pour l'inversion du calendrier !)... Signons... Signons aussi la pétition lancée par Pierre Moscovici... Soutenons les propositions du rapport Montebourg, etc... etc... Faisons avancer le débat sur les primaires...