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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Claude Allègre, un pseudo scientifique ministre ; Christophe Girard, socialiste d’ouverture…

18 Mai 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

 

 

nullSi le nom d’Allègre semble désormais comme une hypothèse de travail hautement avancée, aussi sûrement d’ailleurs que la thèse du réchauffement climatique… soit dit en passant... on risque de le voir dans un ministère à l’image de son talent…

 

En gros on peut résumer ce puit de science à un : « j’ai raison sur tout, les autres sont des cons », au fond ça colle assez bien avec l’Autre… Tiens, une fois j’avais parcouru un de ses livres, ce qui m’a le plus étonné c’est que son intelligence ne prend même pas la peine de référencer à minima ses assertions… ben oui on part du postulat scientifique énoncé ci-dessus…

 

Donc, cette nouvelle prise sarkozienne… Jack Lang, c’est un peu voyant surtout pour l’UMP et là Martine serait obliger de faire quelque chose… veut malgré tout un truc à sa démesure égotique…notre Claude veut un gros truc à la japonaise genre un grand ministère de l'Industrie et de la Recherche, bref un jouet qui est capable de plomber définitivement l’innovation et la recherche en France. Je sais vous vous dites que Valérie Pécresse a déjà bien œuvré mais là, avec lui,  ça ira encore plus vite.

 

Ce soir, nouvelle bonne nouvelle, soyons positif…

 

On annonce un socialiste (il gagne un lien avec cet edit notre homme blogue), , comme possible futur ministre de la Culture après le franc succès de Christine Albanel… oui le public avait demandé un rappel, bande de médisants… Le nom du gugus : Christophe Girard… heureux homme.

 

Adjoint au Maire de Bertrand Delanoë, il doit cette reconnaissance au fait qu’il est un proche de Carla Bruni… vraiment génial notre pays… enfin, y a encore quelques tordus du bulbe qui trouveront ça normal.  

 

Faut pas croire qu’en homme de Gauche, notre gars a démenti… non, non… il s’est senti flatté dans son petit égo..

 

T’as raison mon coco, entre la casse sociale, les rafles de toutes sortes, les emprisonnement discrétionnaires, le marasme économique et une politique fiscale qui privilégie les nantis… Tu peux vraiment te sentir flatté…

 

 

Pauvres types…


Edit : "Christophe Girard a bien été Vert dans une mandature précédente, mais ne l'est plus depuis 2007; non reconduit par les militants Verts il est actuellement apparenté socialiste". Source Julien Lacaille, militant vert que je connais bien.

 

Edit 2 : et merde il est au PS...

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PeutMieuxFaire 19/05/2009 13:27

Je ne suis pas toujours d'accord avec Deladus, mais là, son premier commentaire j'aurai pu l'écrire.

On peut se contenter d'ignorer ceux qui laissent (à tord ou raison) l'impression qu'il pourraient se laisser séduire ou qui ne font pas de l'anti-sarkosysme leur unique posture.

Par contre, s'ils passent à l'acte je comprends la colère ou le dégout des militants.

robert 19/05/2009 11:22

j'ai une question simple dedalus :

Que penses tu d'un type qui se pâme d'avoir été appelé par son nom par le président de l'identité nationale et qui "ne sait pas" ce qu'il répondrait à ce même président des enfants en garde à vue, de la destruction de l'université publique, de la santé etc.

dis nous simplement comment ça peut seulement ne pas te donner envie de vomir ...

showshoes 19/05/2009 10:38

Merci merci pour cette note.
Moi j'ai le moral dans les chaussettes quand je lis toutes ces infos. Et vous me faites enfin sourire. Et merci de citer Jacques Sapir... qui est un grand bonhomme.

dedalus 19/05/2009 09:33

superpado, ce vieux loup édenté que tu es ne saurait me faire grand mal.

sinon, rien ?
comme d'hab' quoi.

Marc 19/05/2009 09:38


désolé pour toi c'est un peu long mais ici tu lis régulièrement des critiques féroces sur le mode bunker du PS... voilà l'expérience de Sapir


Où l’histoire navrante, mais pourtant révélatrice, d’une interview manquée pour le bulletin du PS.





Jacques Sapir





Directeur d’Études à l’EHESS





Lundi 18 mai 2009








Ceci se passe en France, et non en un quelconque pays où l’on


pratique, nous dit-on, la censure et la désinformation. C’est bien


en effet d’un petit cas de censure qu’il s’agit. Un cas parmi


d’autres bien sur, car ils sont finalement plus nombreux qu’on ne


le croit.





L’histoire est navrante, mais elle vaut d’être contée…








Acte I.








Sollicité par courriel, puis par téléphone, de donner une interview


au bulletin du PS, j’ai la faiblesse d’accepter. Il est vrai


qu’agir autrement me ferait à raison une réputation de sectaire, et


que l’on ne risque rien à entamer un débat. Après tout, c’est bien


une règle de la démocratie que de parler à tous sans rien renier de


ses propres convictions. Du moins c’était ce que je croyais…





Rendez-vous téléphonique est donc pris pour le vendredi 15 mai à


11H. À l’heure dite ma correspondante appelle, me remercie d’avoir


accepté de lui répondre, et commence par me poser une question sur


le problème des délocalisations induites par les écarts salariaux


qui existent entre les nouveaux entrants de l’Europe et les pays du


noyau originel.





Je m’exécute de bonne grâce et, comme mes lecteurs le savent déjà,


explique la différence qui existe entre les délocalisations pures,


la conception et la production de produits destinés à être «


localisés » dans ces pays à bas coûts, l’entrée d’entreprises de


services localisées dans ces dits pays sur nos marchés, et enfin


les conséquences directes et indirectes sur les travailleurs dans


nos économies. L’interview se déroule de manière très courtoise, et


j’ai même l’occasion de rappeler à ma correspondante les cas bien


connus d’entreprises qui ont remis en cause la législation


française du travail sous la menace de délocalisations. J’ai donc


l’impression de trouver une oreille attentive, et pour tout dire


fort intéressée par mon propos.











Les choses se gâtent quand il est question des solutions. À la


question qui me fut posée sur la possibilité de faire passer une


directive européenne harmonisant les conditions sociales et rendant


ainsi impossible le « dumping » social et salarial, j’eu le tort de


répondre avec ma franchise habituelle – et je reconnais ne pas être


de ceux qui font la roue pour plaire ou qui manient la litote – que


je tenais une telle proposition pour une illusion, au mieux, et au


pire une hypocrisie.





On ne voit pas comment ni pourquoi ces pays accepteraient de


sacrifier cet avantage qu’ils ont sur nous et qui est le produit du


« grand marché », tel qu’il fut obtenu par l’acte unique. La règle


de l’unanimité rend impossible un tel projet. D’ailleurs, les


dévaluations auxquelles ces pays se livrent, et qui ont été tout à


fait significatives ces dernières semaines, entraînent une nouvelle


baisse du coût du travail qui ne correspond à aucune baisse de la


productivité, bien au contraire.











C’est alors que mon interlocutrice me coupe la parole pour me dire


qu’il était impossible de passer dans son journal une telle


réponse. Elle était certes prête à conserver la première partie de


mon interview, mais en aucun cas elle ne publierait la seconde, car


elle était contradictoire avec la position du PS. Quand je lui fis


remarquer que, n’étant pas militant ni sympathisant de ce parti, je


pouvais avoir les positions qu’il me plaisait d’avoir ce qu’elle


n’était pas sans ignorer au début de l’interview, elle me répondit


qu’elle n’était point là pour faire de l’information mais de la


communication.





On admirera le cynisme de la formule.





On y trouve cependant plus de profondeur qu’on ne pourrait le


croire à première vue.











Je passe les détails de la – grosse – colère qui me saisit et qui


ne m’a point quitté et je mis fin à l’entretien en disant que soit,


elle passait la totalité de mes propos soit elle n’en passerait


aucun. Ce qu’elle fit, en me disant que jamais ses « supérieurs »


ne sauraient les accepter.











Acte II.











La morale de cette triste et navrante histoire est double et mérite


notre attention. Car, si l’on n’y prend garde, elle se répètera.











Sur la forme, en premier lieu, il y a donc bine des choses à dire.


Nous sommes ainsi passés de la société de l’information à celle de


la communication. Car, il faut prendre au sérieux la réponse qui me


fut faite. Il s’agit bien de communiquer et non d’informer.





Si tel avait été le cas, on peut penser que le PS pouvait tolérer,


et même, pourquoi pas, (mais si, mais si…) solliciter des avis


différents, voire divergents. Mes positions sont connues et je n’en


ai point changées. Mais, après tout, rien n’empêchait à un


journaliste de ce parti de conclure en rappelant les positions qui


sont défendues par le PS à l’occasion des élections européennes.











J’ai déjà donné des interviews sur le même sujet dans de nombreux


journaux, dont certains défendent des positions qui ne sont pas les


miennes. S’il est bien un principe qui avait toujours – jusque-là –


été respecté c’était bien celui de ne pas altérer les idées e la


personne que l’on a interviewée.





Ici, et pour la première fois, on demande à un interlocuteur que


l’on sait pertinemment ne pas être membre, de prés ou de loin, du


PS, de bien vouloir reprendre les positions de ce parti ou de se


taire. C’est inouï, et à plusieurs titres.





Cela signifie d’abord un profond mépris pour les opinions de son


interlocuteur, qu’elles soient justes ou fausses. Cela signifie


ensuite qu’on tient son interlocuteur pour un être vil, prêt à tout


pour se voir publié. Cela signifie, enfin, un égal et non moins


profond mépris pour ses propres lecteurs, que l’on considère


incapable de se faire une opinion par eux-mêmes.











Je n’en veux pas tant à la malheureuse personne qui m’a interviewé,


et qui manifestait une certaine sympathie pour mes propos, qu’à


ceux qu’elle a désignés pas le joli mot de ses « supérieurs ». Si


c’est ainsi qu’ils conçoivent leur métier de journalistes en


confondant celui-ci et la « communication », nous sommes donc


rendus bien bas. Mais, si cela veut dire qu’ils considèrent que la


presse partisane, dans le sens originel du terme soit la presse


d’un parti, comme se devant de n’avoir qu’un visage et qu’un verbe


à la gloire de ce dit parti, nous sommes en fait encore rendu plus


bas.





Dans ce cas, cela traduit une profonde dérive anti-démocratique de


ce parti.





Nous savions la Droite inféodée au pouvoir de l’argent. Nous


connaissions les figures imposées de la presse stalinienne, même si


aujourd’hui il s’agit d’un passé heureusement révolu. Que de telles


pratiques soit le fait d’un parti qui a toujours prétendu conjuguer


socialisme et démocratie est un triste spectacle. Même si ce parti


n’a sans doute plus rien à voir avec le socialisme, on pouvait


croire à son attachement à la démocratie. On s’est trompé. Le


stalinisme n’est pas mort, mais il a migré vers d’autres cieux


politiques. C’est bien à un cas exemplaire de ce que j’ai appelé le


« liberal-stalinisme » que l’on est confronté.











Mais cet incident est tout aussi révélateur sur le fond.





De quoi s’agissait-il donc ?





On n’a pas supporté que je qualifie d’illusion ou d’hypocrisie le


mythe de l’Europe « sociale » que l’on nous présente comme le saint


Graal que l’on atteindra – encore un effort camarade – quand nous


aurons une majorité de gauche au Parlement Européen. Que cette


majorité se soit souvent montrée plus libérale que la droite, avec


qui elle communie dans le culte de la concurrence « libre et non


faussée », et que le groupe socialiste au Parlement Européen ne


soit même pas d’accord en son sein pour savoir s’il faut garder


Barroso ou le virer, est évidemment passé sous silence.





Il s’agit donc d’une illusion, je le dis et je me répète. Il faut


se réveiller.





Quelle unanimité espère-t-on réaliser entre les 27 pays de


l’Union ? Les cultures, mais aussi les rythmes politiques, sont par


trop différents. Et d’abord, les structures économiques et sociales


sont bien trop divergentes pour que l’on puisse trouver une base


d’accord commune. Le principe du « grand marché », il faut quand


même le dire, propose la mise en concurrence de tout, des produits


comme du travail. C’est lui qui a organisé la mise en concurrence


des travailleurs. À terme, il ne laisse qu’une solution : c’est


l’harmonisation par le bas, avec la garantie que les rythmes


politiques seront bien trop différents pour que l’on puisse espérer


un sursaut commun et simultané. Cette Europe sociale, qui est


certes désirable, se révèle comme la ligne d’horizon. Elle s’enfuit


dés lors que l’on s’en s’approche. Elle est inatteignable. Elle


n’aura pas lieu, comme le dit si bien un livre récent1.











Où alors, il s’agit bien d’une hypocrisie. Le ralliement à l’Europe


sert à masquer le vide conceptuel et programmatique dans lequel le


PS se complait et se débat. On sait très bien que réclamer plus


d’Europe sociale, une harmonisation fiscale, et bien d’autres


choses, n’a aucun sens dans la situation actuelle et par la voie


parlementaire européenne. Mais, cela permet de jeter le voile de


Noé sur l’absence de toutes proposition concrète en France même.


L’Europe est devenu un alibi à l’immobilisme, et c’est cette


hypocrisie là qu’il ne faut en rien toucher, et surtout pas dénoncer.





François Mitterrand disait avoir deux ambitions, la construction de


l’Europe et la justice sociale. Il a choisi la première et


abandonné la seconde. Jacques Delors s’est chargé, alors, de mettre


tout cela en musique. On sait ce qu’il en advint : la grande


régression sociale des années 1980, et la montée inexorable vers


les 3 millions de chômeurs, le tout couronné par la sanctification


du « Franc fort ».





Les chiffres sont cruels.





Ils indiquent de manière indubitable que cette politique là a bien


été en France l’équivalent de celle d’un Reagan au Etats-Unis ou


d’une Thatcher au Royaume Uni. Ce fut donc bien un « socialiste »,


assurément fort mâtinée de chrétien, qui se chargea d’initier cette


politique. Son coup fait, il partit pour Bruxelles, et laissa


Beregovoy achever le travail.





Et l’on voudrait nous faire croire aujourd’hui que l’Europe


pourrait être sociale ?











Graphique 1





Sources : Tableaux de l’INSEE.











Ceci expliquerait alors la violence de la réaction. Et il est vrai


que la fille de ce Jacques Delors est aujourd’hui à la tête de ce


parti.





Tant que je ne faisais que décrire un processus qui est aujourd’hui


trop évident pour être nié, c’était acceptable. Mais, que je


remette en cause le fondement de la politique du PS, sans l’Europe


sociale point de salut, et, tout d’un coup, la foudre se déchaîne.





Ma proposition, taxer les produits en provenance des pays à bas


coûts de l’Union Européenne (et par produits j’entends aussi ceux


que l’on assemble dans des pays où les coûts sont plus élevés), et


le faire unilatéralement s’il le faut pour enclencher un débat, a


pour elle de nous sortir de cet immobilisme, de ces lendemains qui


ne chanteront pas.











Acte III.











Je vous laisse donc libre de choisir entre l’illusion et


l’hypocrisie. Quant à moi, cela fait longtemps que j’ai perdu mes


illusions en ce qui concerne le PS et j’avoue ne pas avoir de


réserves suffisantes de patience pour endurer son hypocrisie. Comme


le disait Maurice Clavel en son temps, Messieurs les Censeurs,


bonsoir !











Mais il faut cependant revenir aux choses sérieuses. La question


des protections à adopter est aujourd’hui urgente.





Le rapport entre les coûts du travail (eux-mêmes considérablement


renforcés par la réévaluation de l’Euro) et les gains de


productivité n’a fait que se détériorer à notre détriment avec


cette crise. Les pressions à la baisse des salaires, baisse non


plus relative mais absolue, se font jour désormais en France, comme


l’atteste la note de la direction de Hertz à ses salariés. Ne


croyons pas qu’il s’agisse ici d’un acte isolé. Hertz a eu la


bêtise de mettre par écrit ce qui est déjà pratiqué aujourd’hui


dans des dizaines d’entreprises, et ce qui le sera demain dans des


centaines, voire des milliers.





Et pourtant, on remarque que c’est bien grâce à ses «


stabilisateurs automatiques » soit l’ensemble du système social,


que l’économie française a plutôt mieux résisté à la crise que ses


voisins. Pourtant, ce sont ces mêmes stabilisateurs automatiques


que ce gouvernement veut remettre en cause, par petits bouts,


points par points, toujours au prétexte de doper notre compétitivité.











Sur le fond, l’Europe a été le meilleur élève du libre-échange


prôné par l’OMC. Ce faisant nous avons découplé la formation des


profits par les entreprises des conditions du travail telles que


l’on peut les avoir sur un territoire donné. Désormais, le profit


se réalise de manière globale et la mise en concurrence des


salariés dans un vaste marché se fait sous la forme du « moins


disant, moins coûtant ». Les règles du fameux « compromis salarial


» cher aux auteurs de la Théorie de la Régulation ont été mises cul


par dessus tête dans cet évolution. Il n’est pas étonnant, alors,


d’apprendre que se creusent les écarts de salaires et que les 1%


supérieurs des revenus salariaux accumulent une part croissante du


revenu national. C’est une tendance constante dans les pays qui se


sont ainsi ouverts, sans entraves ni protections, au commerce


international2.











Seul, un retour au protectionnisme peut permettre d’inverser ce


mouvement. Il faut tendre à le faire en commun avec des pays qui


ont le même niveau de productivité. De ce point de vue, il y a une


logique à chercher des protections communes avec les pays du noyau


originel de l’Europe. Mais, s’il le faut, nous ne devrions pas


hésiter à décider de mesures unilatérales. Elles seraient, il n’en


faut pas douter, ce que nous appelons entre nous économistes, dans


le langage si particulier de notre corporation, un « optimum de


second rang », ce que l’on peut traduire par un pis-aller.


Cependant, elles seraient préférables à ne rien faire du tout, au


prétexte toujours plus illusoire, de réaliser un jour cette fameuse


« Europe sociale ».





Il est plus que probable que le choc psychologique que provoquerait


de telles mesures permettrait d’ouvrir le débat et de penser, à


l’échelle de 5 à 6 pays, à des protections communes et coordonnées.











Pour cela, il faut faire tomber le tabou qui pèse aujourd’hui sur


de telles mesures unilatérales. Il faut pouvoir en discuter


calmement et de manière raisonné, en dehors et au-delà de toute


invective et de toute censure. Il faut aussi cesser de les


concevoir comme une fin en soi, pour comprendre que leur statut


réel serait d’être d’une part des mesures conservatoires et


d’autres part des bases de départ pour des négociations devant


conduire à une nouvelle Europe.











Acte IV.











Il me faut maintenant revenir sur ce que cet incident révèle quant


aux pratiques du débat dans notre pays. Ce cas est navrant, mais il


n’est pas isolé.











On s’en souvient, le referendum sur le Traité Constitutionnel


Européen avait déjà donné lieu à pareille pratique. Frédéric Lordon


et quelques autres en ont rendu compte à l’époque3. Pour ma part


j’y suis revenu à froid dans un ouvrage4.





On l’avait constaté à l’époque et ce constat est toujours valable :


dès qu’il est question de l’Europe les principes les plus


élémentaires du débat démocratique sont foulés aux pieds par ceux


qu’Hubert Védrines qualifia « d’européistes ». Ils se révèlent pour


ce qu’ils sont : une poignée de technocrates englués dans leurs


certitudes, aveugles devant les conséquences, sourds à la colère


qui monte.











Mais, aujourd’hui, cette Europe là dévoile son véritable visage.


Les politiques sont de fait prises par les États. Ou donc se trouve


le plan de relance Européen ? Peut-on, là encore, croire un instant


dans ces 1000 milliards d’Euro que l’on voudrait affecter à une


hypothétique relance, et ce alors que des gouvernements, et non des


moindres, ont exprimé leur opposition ?





S’il est vrai que la droite nous « enfume » dans cette campagne, on


voit bien qu’elle n’est pas la seule.





C’est bien parce que l’on se rapproche de l’heure de vérité qu’une


certaine parole doit être supprimée. Mais c’est bien aussi à ce


moment qu’elle se trouve être d’autant plus nécessaire.


 



superpado 19/05/2009 09:06

wouhouhouh! cette longue plainte qui monte de la pampa c'est celle de la meute ségoléniste qui se regroupe pour chasser le dedalus.
Cette pauvre bête traquée cherche désespérement un terrier ou se cacher, trop tard, la meute est déjà à l'oeuvre!
National géographic