La semaine dernière, je vous avais
parlé du nouveau machin de Bob Hue… la Nouvelle Espèce
Progressiste…
Déjà, je me demandais comment un citoyen de gauche normalement constitué pouvait se retrouver dans ce maquis entre la vraie gauche, de l’ultime gauche vraiment à gauche et tout la gauche rassemblée derrière bibi…
Et voilà que ce matin, j’apprends qu’on a un nouveau bidule… la Fédération de Gauche Alternative… avec Clémentine Autain.
Non sérieusement, à moins de vouloir délibérément se situer pour de nombreuses décennies dans le confort douillet de l’opposition… la gauche n’a pas besoin d’être caricaturée par d’autres…
Bonjour
tristesse…
D'ici la nouvelle année, j'espère à la création d'autres trucs vraiment de gauche mais pouvant constiuter une jointure entre NPA, FGA et PdG... pour rassembler bien entendu.
(pour la peine, je vais réfléchir à la révolution verte…)
"NPA, LO, POI, PT, PCF, PG, NEP, MDC, certains Verts, certains PS, certains PRG…j’en oublie, c’est sûr et je ne parle pas des courants de chaque partis !"
Caricatural on peut le discuter, disséminé on ne peut que l'admettre, et néanmoins rassemblable on peut en douter.
Mais, si je me considère (encore) au PS je n'ai pas de raison de critiquer tant les chapelles y seraient aussi nombreuses sans la nécessité d'être à l'intérieur pour préserver son futur mandat.
Mais sur l'initiative dont parle Clémentine Autain, tu tapes à côté : il s'agit d'une fédération d'organisations EXISTANTES (CNCU, Alternatifs, Communistes unitaires, etc.)... ça va donc plutôt dans le sens d'une diminution du nombre d'orgas et une clarification du paysage.
Reste qu'avec cette Fédé, le NPA, le PG, LO... ça fait encore beaucoup trop !
Combien de chapelles au PS qui ne se parlent plus, ce qui n'est pas forcément le cas de toutes les autres formations...
Personnellement, l'aventure du Parti de Gauche me tente... ça doit être agréable de dire je suis militant dans telle formation sans avoir à se justifier , style: "oui mais moi je suis un opposant à telle ligne, je ne cautionne pas ceci ou cela..."
Pas perdus @,si Mélenchon dépasse les 5 % aux européennes,beaucoup de socialistes seraient tentés de le rejoindre.
L'éditorial de Paul-Henri du Limbert du 16 décembre.
On dirait que c'est lui qui a gagné le congrès de Reims. On le voit partout, il a des idées sur tout, et on en viendrait presque à oublier que sa motion est arrivée en quatrième position lors du vote des militants socialistes. Derrière celles de Ségolène Royal, de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry. Minoritaire dans les urnes, donc, mais très majoritaire en matière de temps de parole. Après tout, c'est normal, puisque Benoît Hamon est porte-parole du Parti socialiste. Mais ce qui est un peu moins normal, c'est que le PS laisse parler en son nom un homme dont les idées sont souvent à rebours des siennes.
Le fondement de la pensée «hamonienne», c'est le non à l'Europe et au traité de Lisbonne, auquel Martine Aubry, Bertrand Delanoë et Ségolène Royal ont dit oui. Ce n'est pas une divergence anecdotique, c'est une divergence fondamentale. Jean-Luc Mélenchon, qui partage les mêmes idées, a jugé plus cohérent de quitter le PS et de fonder le «Parti de gauche», plutôt que de cultiver l'ambiguïté à l'intérieur de la maison socialiste. Benoît Hamon, lui, se trouve bien là où il est. En fait, c'est comme si l'UMP confiait le poste de porte-parole à Charles Pasqua ou à Nicolas Dupont-Aignan. Il suffit d'imaginer la scène : le jour où Nicolas Sarkozy signe le traité de Lisbonne, le porte-parole de l'UMP explique qu'il est farouchement contre…
On comprend les petits calculs qui ont conduit Martine Aubry à confier ce poste à Benoît Hamon. Il fallait faire un geste en direction de la gauche du PS, celle qui depuis un quart de siècle condamne l'orientation européenne, et donc sociale-libérale, du parti d'Épinay. Mais claquer la porte au nez des royalistes et l'ouvrir en grand à l'aile gauche du parti, c'est audacieux. C'est obliger la coalition majoritaire rue de Solferino (aubrystes, strauss-kahniens, jospinistes, fabiusiens, hamonistes) à des compromis, qui se négocieront laborieusement sous le regard amusé de l'opposition royaliste, plus sûre d'elle-même et de ses idées.
À cet égard, on attend avec impatience la campagne des élections européennes, à laquelle, logiquement, le porte-parole Benoît Hamon devrait prendre une large part. La feuille de route du Parti socialiste, ce sera le Manifesto, adopté par tous les partis sociaux-démocrates européens. Or, ce document plaide sans ambiguïté en faveur du traité de Lisbonne. Que dira Hamon ? Que dira Aubry ? Et que diront les autres ? Si le PS devait essuyer une défaite, on entend déjà Ségolène Royal en imputer la responsabilité à Martine Aubry, coupable de n'avoir su imposer une ligne claire à la tête du Parti.
Bref, en nommant Benoît Hamon à ce poste sensible, Martine Aubry a choisi de ne pas choisir. Elle laisse s'approfondir encore cette vieille blessure européenne qui n'en finit plus de faire souffrir le Parti, depuis qu'il s'est spectaculairement divisé sur le sujet en mai 2005. Rien n'est réglé. La refondation du PS, ce sera pour demain, ou après-demain. En attendant, Martine Aubry devra s'habituer à laisser parler en son nom quelqu'un qui ne pense pas comme elle.
le journaliste du Figaro poste une question qui m'intéresse : "où va se situer Martine AUBRY (et donc le PS) entre ce qu'incarne sont porte-parole et ce que le PSE représente et qu'il a "acté" à travers un "manifesto" que je n'ai pas encore lu.
Il y a un grand boulot à faire. Sera t-il fait et par qui ?
Bon, c'est pas l'objet du billet de Marc ; on aura je crois l'occasion d'y revenir.