Vendredi 5 septembre 2008


Après hier soir, je vous propose quelques extraits de ma présentation de la contribution Urgence Sociale devant un parterre nombreux. L’intégralité du texte  est disponible sur le blog Nouvelle Gauche Nord.

 

Je vais vous faire un compte rendu plus personnel de ce moment dans la matinée.

 

Chers amis, Chers Camarades,

 

…Au niveau local, si nous parvenons à sauvegarder nos positions ou à les améliorer,au niveau national, nous accumulons les défaites, cela n’est en aucun cas la responsabilité de tel ou de telle… Ce sont des défaites collectives, de notre incapacité à débattre, de notre renoncement à réfléchir. C’est parce que depuis quelques années, nous n’apportons plus aucune réponse concrète, sur aucun sujet. Et ce n’est certainement pas les prémices de ce congrès qui vont changer cette réalité et encore moins l’image détestable laissée par l’université de la Rochelle !...

 

…Le point de départ de notre contribution Urgence Sociale initiée par Pierre Larrouturou, c’est la gravité de la crise sociale et en particulier le déséquilibre qui se creuse entre ce qui va aux salaires et ce qui va aux bénéfices dans la richesse du pays…

 

Ce n’est pas à cause des 35 heures que le pouvoir d’achat stagne. C’est à cause du chômage et de la précarité… Voilà pourquoi, à nos yeux, la priorité absolue est de lutter radicalement contre le chômage et la précarité…

 

Certaines contributions comptent encore et toujours sur le retour de la croissance pour vaincre le chômage. Il y a 30 ans déjà, Raymond Barre expliquait qu’il fallait améliorer la recherche et la formation pour relancer la croissance. Au bout de 30 ans de crise, est-ce qu’on peut encore continuer avec les mêmes analyses et les mêmes discours ?

 

Le parti doit-il par conséquent attendre la croissance comme on attend Godot ?...

 

…Trop d’Europe… non l’enjeu est là dès aujourd’hui encore davantage demain et nous devons, par ce que nous sommes profondément européens, enfin accorder une vrai place à la problématique européenne dans nos débats avec la volonté de le faire avec nos partenaires au-delà du seul manifeste que nous exhumons à chaque élection européenne faute de mieux…

 

Pour nous, la gauche doit encore parler du temps de travail. Si la durée réelle est à 41 heures et que la plupart des nouveaux emplois que l’on crée sont à 15 heures par semaine, on ne peut pas dire que la question du temps de travail ne se pose plus… ..

 

A cette urgence sociale pour l’immense majorité, s’ajoute une autre urgence pour nous socialistes : changer le fonctionnement de notre parti. Ouvrir ses portes, ouvrir ses fenêtres aux citoyens, aux acteurs du mouvement social. Nous sommes tous d’accord sur cette nécessité. Cependant loin des incantations que nous entendons depuis des années, il nous faut passer à l’acte pour qu’enfin nous puissions devenir un parti de masse et faire des propositions concrètes… Je n’ai pas le temps d’approfondir la question des territoires et cette dichotomie grandissante entre les centres urbains et ses périphéries, la montée continue et inquiétante de l’abstention, le vieillissement du parti mais cela ne peut être balayé d’un revers de main, nos victoires ou nos défaites dépendront des réponses que nous serons capables d’apporter.

 

La gauche, le Parti Socialiste ne pourront revenir au pouvoir que par le haut, par le débat, par une réflexion approfondie sur la société dans sa globalité, dans sa complexité. C’est à nous, socialistes,  qu’il revient de donner du sens au concept « politique de civilisation » vidé par Nicolas Sarkozy…
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Publié dans : Archives Congrès PS - Communauté : Rénovation Socialiste
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