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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Nos loulous dans le privé… Oh my god !

23 Juin 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses


Comme le billet sur la première danse de notre bonhomme a ouvert la boite de pandore. Je vous remonte le commentaire qu’a écrit ma
louloute… Histoire de contextualiser le débat.blog

Avant de lui laisser la plume… n’oubliez pas que je suis un pragmatique et que pour moi, il n’y aucun début de commencement de culpabilité. J’ai fait, nous avons fait ce que nous estimons le mieux pour notre petit gars.

Ca commence en dessous :

Moi je suis la maman du "moinillon" en photo, et je mets les pieds dans le plat ! D'abord parce qu'avant de mettre Gabriel à "Ste Bernadette", par rapport à nos choix nous avons pris rendez vous avec 3 écoles publiques (en mars-avril 2007), dont l'école du quartier : Ecole Marlot pour ne pas la citer ! Le directeur qui ne comprenait pas notre démarche de le rencontrer (...avec l'idée de lui demander quel était le projet pédagogique de l'école (normal non ? on me le demandait comme directrice de camp ou de centres de vacances !)), les yeux rivés sur son ordi portable, dans son bureau, nous a dit gérer des problèmes de comportement en permanence, et ne pas avoir le temps de vérifier les acquis des enfants. S'il devait remettre ses enfants (grands à ce jour) à l'école, ce ne serait certainement pas dans son école, mais ou à l'école A. France, ou à Jeanne d'Arc (la big Privé "montessori" de Roubaix).

Bref...Démissionnaire !

Quand on sait que la motivation des équipes vient aussi de l'enthousiasme des "chefs" oufff...

Deuxième école : A France, directrice super motivée, enthousiaste, à l'écoute, bref super impression. Elle nous prévient néanmoins qu'il y a énormément de demandes de dérogations, et que sont pris en compte un certain nombre de facteurs tels que fratrie, lieu de travail,...ou autres...qui font qu'on vit tout de même "entre nous" aussi  A France...

La musique et le lieu de résidence de la nourrice qui viendra le chercher sont deux critères qui légitiment cependant complètement notre demande.

Troisième école –rdv demandé en juin-  Camus et Vaillant : impossible car de toute façon il ne prenait pas d'enfant à 2 ans (pas de place !)...

Résultat : nous avons fait la demande de dérogation (une seule autorisée) pour A France, pas loin de la maison, choix des classes musicales à partir de l'élémentaire, bref, de Vraies raisons !...Réponse en juin : pas de place pour les enfants de 2005 !!!

L'école à 2 ans ???

J'ai alors pris sur moi pour appeler la directrice de l'école Ste Bernadette, l'école privée du quartier entre Hauts Champs, Nouveau Roubaix et Hem. Je lui ai fait part de mes démarches, de ce "non-choix" et ai attendu ses réactions. Elle a compris, m'a dit que si je voulais inscrire Gabriel, elle le prendrait. Pas de jugement, merci à elle.
Nous payons le barème le plus haut, soit 63 euros par mois...(elle n'en savait rien au rv je précise !!). La plupart des familles ne paient quasiment rien.

C'est la question de principe qui nous pose problème en tant que parents laïcs...

Donc cette année, nous avons refait la demande pour Anatole France, après avoir revu la directrice, et vu aussi la directrice de l'Ecole Camus sur le même principe. Toujours une seule dérogation...Pour des questions de géographie, nous avons opté de nouveau pour Anatole France. Réponse semaine dernière : nous sommes sur liste d'attente. Il semble que d'autres demandes moins légitimes nous soient passées devant le nez...Dégoûtés car même en tant qu'élus tous les deux nous n'avons JAMAIS profité d'avantage, piston, statut, ou autre...
Oui à Anatole  France, c'est "le must du public", que nous n'avons pas retrouvé à Ste Bernadette à la fête de l'école...

Nous aurons une réponse pour la toussaint me dit-on ??? Alors que fait-on du petit bonhomme qu'on met dans un lieu à 3 ans pour l'en retirer un mois plus tard pour autre lieu, autre maîtresse ? Dans cet autre lieu, ils sont 33 en classe...
A Ste Bernadette, 24 cette année...
Alors ou est le public ? Ou est le privé ?

Question de principe parce que je suis pour l'autofinancement aussi des écoles privées à condition d'avoir un vrai "service public" de qualité, nous réitérerons notre demande pour le public sans doute d'année en année...
En tous les cas, les enseignants sont aussi otages de ce système, de cette fuite vers le privé de ceux qui n'osent plus, qui ne veulent pas "risquer" peut-être pour leurs enfants ?

Les responsables sont bien les politiques dans les choix faits... (A Roubaix il y a a une vraie tradition du privé...aux dépens du public), même si un gros travail est en cours. La réputation de la ville, des quartiers joue aussi dans le choix des enseignants de venir s'y installer... 

Oui aux parents éducateurs, c'est notre rôle premier ! Mais la socialisation ne s'apprend-elle pas à l'école également, notamment dans les petites sections de Maternelle ? Nier ce rôle de l'école consiste à nier les difficultés que les enseignants du public comme du privé d'ailleurs peuvent rencontrer dans sa mise en oeuvre.

Pour notre part, je déculpabilise sur les démarches que nous avons entreprises mais après tout, suis-je "la" coupable ? Vous qui parfois avez fait le même chemin...

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balmeyer / quicoulol 27/06/2008 22:31

Kéké rentre à l'école en septembre, à presque trois ans. Devant la rumeur "plus de place en maternelle", on a prospecté partout, privé compris. Vu les tarifs d'une nounou, même l'école privée était plus économique ! On a trouvé une très belle place en public, point, après le reste n'est que littérature ! :-) Je le répète : très belle bobine, ce Gabriel ! Bravo Marcounet.

DID 24/06/2008 21:55

je dirais oui, c'est ce que l'on a fait après qui est génat, un peu beaucoup, peut-être.

ailemaime 24/06/2008 19:29

Il y a 22 ans j'ai inscrit mon gamin à l'école maternelle publique de mon quartier malgré la diversité des communautés, un an après mon fils voulait faire de la danse ( dans cette école ) activité proposée pour le mercredi, il a assité à un cours, deux jour plus tard j'ai été le charcher en urgence il avait été agressé par un groupe de gamins d'une autre culture qui considéraient que la danse c'est pour les filles. Quand il est passé en primaire j'ai demandé une dérogation pour un quartier plus calme, quand il est entré en 6ème bien que profondément laïque je l'ai inscrit à l'école privée, s'il voulait apprendre les langues orientales et les coutumes qui vont avec, je préférais qu'il attende d'avoir passé le bac. Et je ne vous raconte pas les bastonades à la sortie de ce collège ............Ce problème n'est pas récent et rien ne le reglera, si ce n'est une vraie politique d'intégration, et qu'on ne me traite pas de raciste parce qu'en matière d'angélisme je me suis bien dépensée..........

Marianne 24/06/2008 11:48

@ Adonf2toi : les choses ne sont pas tranchées car entre 2 et 3 ans l'enfant évolue beaucoup et de manière différente de l'un à l'autre. Pour notre premier, c'était évident entre 2 et 2,5 ans, pour notre deuxième, ce n'est pas notre choix par rapport à ce qu'il est. Nous ne regrettons pas l'école à 2 ans pour le premier, qui est tout à fait à son aise, et refera la même année à la rentrée.

Muriel 24/06/2008 10:53

Je ne savais pas que mettre un enfant dans le privé c'était le cocooner, j'ai été agréssée et racketée 2 années durant dans un collège privé, les problèmes sont partout les mêmes...