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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Social-libéral… si vous voulez

22 Mai 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Archives Congrès PS

 

 

Donc nous y sommes… à en croire certains, il faut entrer dans la modernité… ne pas avoir peur de se revendiquer libéral… enfin attention… philosophiquement parlant… Naïvement, je pensais que cette question avait été réglée… il y a quelques décennies voir un bon siècle.

 

Autant vous le dire cette modernité me fait assez sourire… c’est un peu comme si en tant que Sapiens Sapiens… je devais me poser la question de savoir si j’étais sapiens…

 

Alors moi je veux bien qu’à présent on se définisse comme Libéral avant d’être socialiste ou social démocrate… le problème qui se pose à moi, c’est de savoir où on s’arrête ?

 

On fait comme les partis de gauche européens… on se rend avec armes et bagages au libéralisme économique qui fait la joie des familles avec les résultats électoraux qu’on connaît ? Et surtout l’abandon en rase campagne de notions comme solidarité, redistribution…

 

Aussi, je ne suis pas dupe, la démarche politique est relativement claire, il s’agit de changer ce parti pour se conformer au social libéralisme triomphant… nouvelle panacée parait-il mais dont j’ai encore du mal à trouver la trace de ces grandes victoires… si ce n’est un décrochage généralisé de l’électorat traditionnellement à gauche…

 

Que Delanoë et d’autres veulent aller dans cette voie… très bien… mais qu’on ne me demande pas d’accepter ça sans réaction et surtout cette réponse me semble bien en deçà des enjeux auxquels les générations futures vont être confrontés…

 

Je maintiens ce que j’ai dit hier le social libéralisme est un renoncement et une paresse intellectuelle mais au moins cette évolution, si elle s’impose, ne manquera pas de satisfaire les tenants de la pensée unique.

 

Mais ça sera sans moi....sinon y a aussi Gauche Moderne qui s'en réclame.

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fer 25/05/2008 18:16

Eh bien voilà: Royal vient de dire exactement ce que je pense de la sortie "libérale" de Delanoë, c'était chez Ferrari ce dimanche.Conclusion: je ne sais si je deviens ségoliniste, mais je sais que je ne suis définitivement pas delanoïste.

Gilda 23/05/2008 19:19

A gauche, le combat est ouvertement lancé pour la conquête du
leadership dans la perspective du prochain congrès. Tour à tour, les
candidats au poste de premier secrétaire et/ou à l'investiture pour
2012 produisent leur offensive médiatique. Après Valls, Moscovici,
Dray, Royal, et en attendant Aubry (j'en oublie?), c'est actuellement
au tour de Bertrand Delanoë.Naturellement, la guerre des chefs» au
PS ne se déroulera pas sur le plan idéologique. Il est inutile
d'attendre du débat autre chose qu'une surenchère de lieux communs et
des polémiques sans portée sur des mots symboles. Les leaders
socialistes ont été jusqu'ici incapables de s'exprimer sur le fond
autrement que pour énumérer des sujets de réflexions ou pour professer
des banalités dans l'air du temps que n'importe quel député UMP
n'aurait pas pu désavouer. Il n'y aucune raison que ça change.Après
Manuel Valls qui nous a expliqué pendant un an que la modernité pour le
PS consistait à s'aligner sur le discours qui a fait élire Sarkozy,
Delanoë tente désormais d'exister dans le champ du débat d'idées en
exhumant le libéralisme politique des penseurs du siècle des lumières.
Quelle audace !La récente déclaration de principe du PS était
d'ailleurs là pour évacuer les questions de fonds et laisser place au
combat d'égos. Puisque c'est l'enjeu du moment et que le PS a besoin
réellement besoin d'un leader, parlons donc de cela …A entendre les
médias et les instituts de sondages, l'affaire est entendue. Il s'agira
d'un duel entre Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, le remake à la
française du duel Clinton Obama.L'affaire apparaît toutefois un peu
plus compliquée, car il n'y a pas un poste à prendre mais deux : celui
de patron du PS et de candidat à la prochaine présidentielle, deux
postes dont le profil reste sujet à débat.Le PS n'a toujours pas
décidé si son premier secrétaire devait avoir vocation à être le
prochain président, le prochain premier ministre ou s'il devait rester
chef de parti. Sa position sur le profil du prochain président est tout
aussi ambiguë. D'un coté, il conteste l'omniprésidence de Sarkozy mais
veut l'institutionnaliser en demandant à ce que son temps de parole
dans les médias soit compté avec celui du gouvernement.Doit-il
désigner quelqu'un que les Français jugeront apte à présider aux
destinées du pays, sur le mode d'un Mitterrand ou d'un Chirac ? Un
futur chef de gouvernement et majorité parlementaire comme le fût
Jospin ? Un bon candidat pour la campagne ? Un homme à forte densité
intellectuelle pour conduire la refondation doctrinale ? Un
gestionnaire d'organisation pour maintenir l'unité du parti et gérer
les troupes pendant les batailles ? Les socialistes n'ont pas de vision
claire des profils qu'ils doivent rechercher, ce qui rend le débat
actuel si confus.Chaque prétendant joue sur le registre qui lui est
propre. Royal a pour elle sa capacité à capter la lumière des médias et
ses fameuses 17 millions de voix. Strauss Kahn, sa stature
intellectuelle et désormais internationale. Julien Dray son expérience
de gestion d'organisations militantes. Aubry son expérience
ministérielle et son image de dame de fer. Moscovici, la clarté de son
expression et de sa pensée qui en fait un redoutable débatteur. Valls,
son «courage politique» qui le conduit jusqu'aux confins du camp
adverse… mais aucune de ses qualités ne suffit à produire du
leadership. Aucun n'apparaît comme le premier secrétaire idéal ou le
futur candidat incontesté.C'est alors que de ce vide en forme de
trop plein, émerge la figure de Bertrand Delanoë, comme Ségolène Royal
en son temps, propulsée par les médias et les sondages, avec pour seul
argument son image de modernité et sa popularité.Delanoë n'a
strictement aucune expérience ministérielle. Il ne représente aucun
courant d'idées. Il incarne une gauche morale et sociétale,
hyper-parisienne, fait de bons sentiments écolo-libertaires, de
happening culturels ou festifs et de soumission à l'ordre économique
mondialisé, c'est à dire un discours qui n'a strictement aucune chance
de passer dans les classes populaires et les régions industrielles. Il
n'a jamais conduit de campagne nationale, son seul fait d'armes ayant
été de se faire réélire à Paris sur une vague rose, comme beaucoup de
ses collègues. Son mauvais caractère est notoire, ce qui fait douter de
sa capacité de rassembleur. Et pour finir, il partage avec sa
concurrente, le handicap d'avoir son statut assis sur des
responsabilités locales. Or, comme la campagne malheureuse de Royal l'a
montré (même si cela n'a pas été suffisamment analysé), l'expérience de
la gestion locale n'est ni transposable, ni valorisable dans une
élection politique comme la présidentielle.Objectivement, Delanoë
cumule beaucoup d'handicaps. Pourtant, il est assez curieusement
considéré comme un « présidentiable » incontournable. Il a certes pour
lui l'estime des journalistes politiques (parisiens) et des sondages
flatteurs, mais cela est précaire. Ne jamais oublier la formule de Jean
François Kahn : « Lèche, lache, lynche… » Toute bulle médiatique est
condamné à exploser.Le PS va-t-il nous faire un remake de
l'élection de 2007 avec des déchirements internes, un parti démobilisé,
une candidature hyperpersonnalisée, un programme d'une vacuité
abyssale, une campagne conduite avec amateurisme, des bourdes à
répétition trahissant l'inexpérience et conduisant aux procès en
incompétence, un candidat finalement discrédité et repoussoir ?Plus
qu'un premier secrétaire ou un candidat pour la présidentielle, le PS a
besoin de se trouver un leader. Or la popularité, s'il elle peut faire
un vote, ne peut pas fonder un leadership. Le leadership se conquiert
et se constate. Sarkozy a conquis la droite bien avant de se faire
élire président de l'UMP.C'est triste à dire, mais pour en arriver
là, le PS devra aller au bout de sa guerre des chefs et accepter
qu'elle soit violente : Qu'ils arrêtent de se réfugier derrière des
questions ou des discours tiédasses et de jurer qu'ils n'ont pas
d'autre ambition que le souci du collectif. Que les prétendants
affirment leur caractère, leur ambition, leurs convictions, qu'ils
expriment leur haine et leurs désaccords. Qu'ils se comportent en mâles
dominant en lutte pour le pouvoir !Au final, il ne restera qu'un et celui là sera vraiment un «présidentiable».C'est
ce que la droite sait très bien faire. La bataille pour le leadership y
est ré-ouverte depuis que la disgrâce du président apparaît profonde et
durable. Sarkozy risquant de perdre son leadership sur son camp, un
rival est en train de s'affirmer en la personne de Jean François Copé.
Il n'aura besoin ni de courant, ni d'élection, ni d'investiture pour
s'imposer comme le futur leader de la droite post-sarkozyste.Il est
vrai qu'il est plus facile de s'affirmer lorsqu'il y a un chef à tuer.
C'est peut-être cela le problème du PS. Ce parti est depuis trop
longtemps un collectif hétérogène et fragmenté, dépourvu de chef, de
ligne et d'autorité, que nul ne peut s'y affirmer par un combat d'idées
ou d'égo.

Nicolas J 22/05/2008 15:11

Marc, Ca sera sans moi aussi. Il s'agit bien d'affirmer les notions de solidarité et de redistribution et je reste fervent supporter du PS, je n'ai pas envie d'aller voir ailleurs !Je ne suis ni un adepte du "social-libéral-je ne sais plus quoi", voir mon billet de ce matin ni un fanatique de Bertrand Delanoë. Je conchie le libéralisme économique comme projet de société. Il ne s'agit pas de ça.Il faudrait qu'on en discute autour d'une bière (on en a déjà assez parlé par ailleurs).Je n'ai pas le temps de lire tous les commentaires, juste le premier.LOmiG,Tu racontes des conneries. La solidarité n'est pas forcée, elle est nationale, c'est un choix de société.Sinon, c'est trop facile d'être solidaire sans avoir de pognon et pas solidaire quand on en a. Le monde que tu défends n'est que pure utopie et branlage de cerveau...En outre, les Blair, Schroeder et Zapatero ne sont pas nécessairement des gens très modernes... Tu crois que c'est moderne de partir à la retraite à 67 ans ! N'importe quoi...

Bob 22/05/2008 14:57

> Et surtout l’abandon en rase campagne de notions comme solidarité, redistribution…Je ne pense vraiment pas que ce soit l'ambition de DelanoëContrairement à ce que dit LoMig, le libéralisme dont se pare Delanoë n'est pas celui d'Alternative Libérale, pour lui l'état est toujours nécessaire pour réglementer l'économie de marché et permettre une société solidaire (oui donc au final Lomig, tu auras compris que ce n'est pas vraiment du libéralisme économique "pur").Et oui Blair n'est pas un modèle : il a profité des progrès économiques de Thatcher, mais a agravé les problèmes sociaux , il a certes diminué le chomage mais au prix de davantage de temps partiels, davantage d'inégalités, et davantage de personnes sous le seuil de pauvreté. C'est un prix trop lourd. On pourait dire la même chose du gouvernement allemand.@Jide : Smith est une référence historique pour les libéraux, mais ses idées économiques ne sont clairement plus adaptés ni utilisés aujourd'hui. Même Hayek est dépassé depuis trente ans. À part quelques farfelus personne n'utilise Marx, Smith, ou Hayek pour analyser et réformer la société actuelle.

jon 22/05/2008 14:07

Bip!Le libéralisme n'est rien sans la justice !Et seul le socialisme est capable d'allier harmonieusement les deux pour une société humaniste et solidaire, où l'individu peut se développer en tout liberté sans rogner celle des autres. Point.Question suivante : comment ?Merci marc pour ton billet et pardon d'avoir été si direct, limite péremptoire.