Mercredi 21 mai 2008

 


Ce matin en me rasant… j’écoute d’une oreille distraite, les commentaires sur le bouquin de Bertrand Delanoë

Bon… il se voulait audacieux… j’ai davantage l’impression qu’il s'est situé dans le renoncement.

 

Il est d’ailleurs intéressant qu’il ait eu besoin de faire une exégèse du mot libéral pour convaincre qu’au fond ce n’était pas une grossièreté… pour moi et je le revendique je ne suis pas libéral…. Je suis et je demeure un social démocrate.

 

Etiquette désuète, antinomique avec cette modernité qu’on nous vend à tous les étages… cette modernité qui voit ressurgir les émeutes de la faim, de nouvelles formes d’esclavage, des conflits de misère sous de sombres apparences religieuses un peu partout dans le monde, de prochaines guerres pour quelques gouttes d’eau potable…

 

Donc définitivement, je reste social démocrate car pour moi elle représente un point d’équilibre entre l’individu dans sa dimension égoïste et la société dans sa part totalisante.

 

Alors oui… aujourd’hui, la social-démocratie est en crise (demain promis, je m'y consacre), elle demande à être réinventée pour redevenir un pôle d’inventions des possibles… mais ce n’est certainement pas en glissant dans ce no man’s land de la pensée politique… dans ce social libéralisme, sorte de nouvelle misère philosophique pour politique en mal de questionnement du présent, en incapacité à se projeter dans un futur incertain et non  fini.

 

Alors… non, je ne pourrais voter pour un dirigeant qui accepte la fatalité d’un monde toujours plus injuste…

Non le renoncement n’est pas une audace.


Petite citation du Delanoë : "Si les socialistes du XXIe siècle acceptent enfin pleinement la libéralisme, s'ils ne tiennent plus les termes de 'concurrence' et de 'compétition' pour des gros mots, c'est tout l'humanisme libéral qui entrera de plein droit dans leur corpus idéologique".



PS : Pas le temps de faire mieux ce matin... désolé.

PS2 : Pour signaler l'article de Malakine sur Delanoë et le PS... le pire c'est que je partage son propos à 90%...  extrait : "Après Manuel Valls qui nous a expliqué pendant un an que la modernité pour le PS consistait à s’aligner sur le discours qui a fait élire Sarkozy, Delanoë tente désormais d’exister dans le champ du débat d’idées en exhumant le libéralisme politique des penseurs du siècle des lumières. Quelle audace !"

Voir les 30 commentaires - Ecrire un commentaire - Recommander
Publié dans : Archives Congrès PS - Communauté : Rénovation Socialiste
Retour à l'accueil

Commentaires

Oui, je t'ai vu faire mieux que de répondre à un truc qui ressemble à une provocation grossière de la part de Delanoë.
Commentaire n° 1 posté par Nicolas J le 21/05/2008 à 10h35
Mouais, même si sa formulation est clairement maladroite, je pense qu'il ne faut pas se jeter dans la brèche, on est à deux doigts du BD-bashing ;)
Surtout qu'il précise bien qu'il ne faut pas faire du libéralisme "un fondement économique et même sociétal". Je crois que c'est clair.
Commentaire n° 2 posté par Maxime le 21/05/2008 à 10h55

Heu... c'est dans un bouquin... donc pesé et sous-pesé... désolé mais ce n'est pas ma conception

Commentaire n° 3 posté par marc le 21/05/2008 à 10h58
Ce qui montre qu'il s'agit donc bien d'une provocation, voire qu'il savait très bien qu'on ne parlerait que de cette phrase lors de la sortie du bouquin.
Commentaire n° 4 posté par Nicolas J le 21/05/2008 à 11h22
Mhummmm ce moment va être savoureux, on va voir de la gymnastique de haute-voltige. J'en salive d'avance, et j'ai la liste des gymnastes donc aucune surprise...

Que ne serait-il pas passé si Ségolène Royal avait déclaré ça, ou si DSK le faisait ?
Commentaire n° 5 posté par dagrouik le 21/05/2008 à 11h52
Entre nous Dagrouik, elle a fait bien pire Ségolène..
Commentaire n° 6 posté par p. le 21/05/2008 à 12h31

@p
belle argumentation...

Commentaire n° 7 posté par marc le 21/05/2008 à 13h06
Ségolène Royal à côté de Delanoê c'est du ptit lait, on l'a lapidé pour bien moins que ca,  logiquement ca devrait faire bondir de rage la gauche du PS ... J'attends la suite à moins que le TSS prenne le dessus parmi la Baronie.
Commentaire n° 8 posté par David 75015 le 21/05/2008 à 13h06
Plutôt que de faire un long commentaire, un petit billet sur ce sujet : http://antoine.besnehard.over-blog.org/
Commentaire n° 9 posté par Antoine le 21/05/2008 à 13h13
Je ne comprends pas trop, Delanoe se veut libéral, ce qui est plutôt positif pour moi, mais préfère draguer l'extrême gauche plutôt que le modem aux municipales. Son raisonnement m'échappe.
Commentaire n° 10 posté par Bob le 21/05/2008 à 13h34
J'avais entendu un reportage fort instructif sur les relations du Maire de Paris avec de grands entrepreneurs, notamment dans le cadre de sa gestion de  sa charge, et surtout au sujet de la fierté qu'il tire de tout ça... Un exemple concret: il n'est pas question de remunicipaliser l'eau à Paris alors même qu'il est avéré que les compagnies se sucrent sur le dos des usagers. Plusieurs villes françaises ont déjà sauté le pas mais Delanoë l'exclut d'emblée. Sa n°2 (Anne Hidalgo) est d'ailleurs un ex-employée de Vivendi.
Alors, évidemment, ce mot "libéral", comme vous l'écrivez bien et malgré toutes les précautions d'usage,  prend désormais toute sa signification avec ce bouquin !
Imaginons un instant qu'un dirigeant PS nous fasse le même coup avec le mot "communiste": caricaturé, souillé, mal compris, à réhabiliter dans son vrai sens... !! Que ne dirait-on (et à juste titre, d'ailleurs) ?!!
Commentaire n° 11 posté par ferik le 21/05/2008 à 14h31
Un conseil : arrête de te raser !
En plus, il y en a même qui pense à des trucs obscènes à ce moment (du genre, devenir président de la république)...
C'est pas Ségolène à qui ça arriverait, ça !
Commentaire n° 12 posté par Dominik le 21/05/2008 à 14h42

Qu'est-ce qu'on peut lire comme bétises quand on parcours les blogs et leurs commentaires. En dessous les extraits du bouquin de Delanoë sur le libéralisme (cf. Nouvel Obs). Par ailleurs, 1/ la municipalisation de l'eau a été décidée à Paris et 2/ Anne Hidalgo ne travaillait pas pour Vivendi, elle était inspecteur du travail. Bravo pour le bobard, c'est sûr que ça fait avancer la Démocratie.

L'extrait du bouquin :

Socialiste et social-démocrate, c’est donc pareil, maintenant ?

Pour moi, ça l’a toujours été. Le mot n’était pas employé de la même manière parce qu’il y avait une réalité que les socialistes français n’ont jamais pu atteindre. Premièrement, le parti de masse qui caractérise le système social-démocrate et, deuxièmement, le rapport aux syndicats. Dans toutes les social-démocraties, il y a d’abord adhésion massive au parti ou au syndicat, puis il y a une relation contractuelle entre le parti progressiste et l’organisation des salariés. Cela manquera toujours en France. Si on regarde l’expérience espagnole, aussi bien celle de Felipe Gonzalez que celle de José Luis Zapatero, même quand il y a eu conflit avec les syndicats, il y a toujours eu partenariat.

Tenez vous un discours social-libéral ?

Non, je ne suis pas social-libéral : je n’adhère pas à ce que représente ce courant de pensée. Mais je vous le dis tout net : je ne réfute pas mécaniquement ce vocable, "libéral". Et quand il s’applique à une doctrine politique,  au sens global, je crois même qu’un militant socialiste devrait le revendiquer. En revanche, ce qui est inacceptable pour un progressiste, c’est de hisser le "libéralisme" au rang de fondement économique et même sociétal, avec ses corollaires : désengagement de l’État et laisser-faire économique et commercial.

Commentaire n° 13 posté par Benjamin le 21/05/2008 à 16h13
Cette petite provocation n'est à mon avis rien d'autre qu'une tentative de masquer un grand classicisme (dans la droite ligne de Jospin). A cela s'ajoute la volonté de draguer les proches de DSK.
Mais au final, un peu à l'image de son texte "Clarté....", le propos est assez creux. Qui se refuse à dire qu'il est politiquement libéral. Après tout, le PS est démocrate et défend les libertés individuelles et collectives depuis toujours.
Commentaire n° 14 posté par Kévin le 21/05/2008 à 16h21
@Benjamin
des conneries on en trouve autant dans la presse... mais bon c'est un autre débat.
Sinon.... ben non en socdem je ne vois pas pourquoi je devrais me revendiquer libéral qui plus est au niveau global. Et je ne suis pas là pour me porter au secours du soldat libéral... A chacun ses soucis si je puis dire.

@Kévin
ben oui... faut bien "buzzer " sinon j'aime la dédicace "A Claude, Daniel, Lionel"... ça vaut comme programme je trouve
Commentaire n° 15 posté par marc le 21/05/2008 à 16h36
Ce que j'en pense c'est quand même bien que Royal et autre Peillon sont les lièvres derrière lesquels il faut courir en ce moment...

Mais l'anarcho-socialiste que je suis penche plus du côté participatif pourtant. Désolé Bertrand... Essaie encore !
Commentaire n° 16 posté par jon le 21/05/2008 à 17h31
Hé, même Lénine a fait du "libéralisme" avec la NEP... Et puis le père Josef et le "communisme de guerre" sont arrivés...
Je trouve que vous vous bouffez trop pour un mot. Sommes nous libéral à la base, vous comme moi, comme Ségolène ou Bertrand ? Ben oui. Parce que terme même de "libéral" trouve aussi sa racine dans la contestation d'un "ordre ancien", monarchique. Beaucoup d'homems de gauche du 19ième sicèle se rangèrent d'abord dans les rangs libéraux, qui en grossissant devinrent une auberge espagnole avec tout et son contraire, d'où la constitution d'autres forces avec par ailleurs l'apport marxiste.
Etre social-démocrate, si l'on ramène ce mot à ce qu'il signifie en Europe, c'est agir dans le cadre d'une solution dont les fondement sont "libéraux": liberté politique et une économie de marchés ou offre et demandes se rencontrent. C'ets à la fois très fort, mais c'est aussi très neutre: dire économie de marché ne signifie pas mécaniquement que le salarié doit se faire b....r par le patron.
Etre social-démocrate, c'est se battre non pas pour tempérer à la marge les excès de l'économie de marché, mais pour s'assurer que le bénéfices de celle-ci profitent à tous, à savoir que l'économie d emarché soit au service de la société et de l'intérêt général. Le drâme du PS, au lo,ng des années 710 et 80, c'est qu'il a avancé une vulgate marxiste pour ne finalement qu'au mieux tempérer l'économie de marché. La vraie soicale démocrayie reste donc à construire, et sans adhérer à Bertrand (ni à personne d'autre d'ailleurs), ce n'ets pas autre chose que le maire de Paris dit.
Bise à tous
Nick
Commentaire n° 17 posté par Nick le 21/05/2008 à 17h38
PS: et désolé pour les fautes de frappes, mais j'ai un panari !!! Yerk !!!
Commentaire n° 18 posté par Nick le 21/05/2008 à 17h40
@ Maxime Pisano & Nicolas J.

Vous avez beau jeu. On vous voit très gênés en realité et cherchez à atténuer la portée des propos aberrants de Delanoë.

Si je suis bien prêt en tant que militant socialiste à faire une différence entre "libéralisme politique" (qui est en fait l'autre nom de la démocratie) et "libéralisme économique" (doctrine droitière), on peut pas dire que Bertrand Delanoë soit dans ce cas ni dans cette nuance ! Avec des affirmations du genre:

""Le libéralisme est d'abord une philosophie politique de la liberté (...) A gauche, nous sommes les défenseurs de liberté, y compris dans le domaine économique".

"Y compris dans le domaine économique" ? Je rigole ! En tout cas ça sera sans moi... Il y a au moins Manuel Valls qui sera content de se retrouver dans ses propos.

Et pour un mec qui réfuse la possibilité d'une alliance allant d'une partie du centre jusqu'à l'extrême-gauche pour trouver une majorité, là il vire directement à droite notre Delanoë !

Ses sorties feront sans doute plaisir à l'etablishment médiatique majoritairement acquis à ses affirmations libérales - y compris le journal Libération de Laurent Joffrin qui a pondu cette bouillie avec lui. Mais ça sera sans moi...

Là, on marche sur la tête ! S'il a cru bon pouvoir montrer qu'il pouvait ajouter un plus à son "Classisime Jospiniste" c'est raté. On est dans du pire là !
Commentaire n° 19 posté par Olivier le 21/05/2008 à 18h26
Le problème de se dire libéral, c'est que le libéralisme est un système ou prime les libertés individuelles.

En tant que socdem, je pense personnellement que l'intérêt collectif prime sur l'intérêt individuel, et que le libéralisme est un moyen et non une fin.

Le libéralisme permet une certaine fluidité, quand le dirigisme d'Etat est trop rigide (par exemple quand il faut être rapide, réactif, sur une vision à plutôt court terme, le libéralisme est la bonne solution, le dirigisme a un intérêt sur le long terme).

Après, on peut penser qu'il y a des moyens de dirigés le libéralisme par la fiscalité etc.

Mais la santé par exemple, je ne pense pas que l'on devrait pouvoir choisir si l'on veut faire un examen ou non. On le rend obligatoire parce que ça diminue les risque de maladie et de frais pour la sécu => pas de libre arbitre possible, tu vas faire cet examen, et tu te tais en plus ^^

Il y a d'autres cas où lles libertés ne sont pas raisonnable.

Donc non, pas social libéral. Pour la liberté, pas les petites libertés personnelles et (trop souvent) égoïstes.
Commentaire n° 20 posté par EtienneB le 21/05/2008 à 19h42
En tous cas ce n'est pas avec de tels propos que Delanoe va faire avancer la rénovation du parti.
Si demain je devais acheter un livre, ce serait clairement le nouveau livre de Pierre Larrouturou : "Pour en finir avec Sarkozy". Parce que la seule audace qui vaille, c'est celle des propositions.
Commentaire n° 21 posté par Kévin le 21/05/2008 à 20h26
@Nick
un mot... non... parce que je suis socdem, je ne peux séparer la question du libéralisme politique des politiques "sociales"... et son emploi, outre son caractère communiquant, masque selon moi un réel problème sur l'approche économique dans une économie de marché de la part de demanoë.... 
Alors oui ça va faire plaisir à une certaine élite... pour le reste je ne suis pas certain d'un quelconque bénéfice... ah si... toutes personnes du PS aura à se justifier et dire en quoi il se dfférencie désormais de Sarkozy... bien on a tout gagné... seulement après on pourra penser à nos propositions.

alors oui je partage les propos d'EtienneB, d'Olivier et de Kevin...
Commentaire n° 22 posté par marc le 21/05/2008 à 20h59
@ Marc Vasseur

Je viens d'aller sur le site de dame Royal et suis tombé sur ça:

http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_actualites&actu=2302

Le Courant "Rénover-Maintenant" d'Arnaud Montebourg explose-t-il ?
Commentaire n° 23 posté par Olivier le 21/05/2008 à 23h45
Je ne partage pas votre avis. Ma première réaction a été pareille à la vôtre quand j'ai entendu cette phrase; puis j'ai lu les feuilles publiées sur l'Obs et j'ai été agréablement surpris. S'il avait dit cela en 2011, en effet, ç'aurait été une grave erreur stratégique de sa part, car le PS n'aurait pas eu assez de temps pour faire l'effort pédagogique nécessaire pour expliciter l'histoire et les différentes conceptions du libéralisme.

Là, le cas est différent. En choisissant ce mot - Delanoë est un excellent communiquant, ce qui peut être perçu comme un défaut, mais qui fait qu'en tous cas j'exclus l'idée d'un gros pavé lancé dans la mare sans qu'il en prévoie les conséquences - il entreprend ce que la gauche aurait dû faire depuis longtemps : mettre en valeur le fait que les valeurs "libérales" qui sont partagées par la grande majorité de nos concitoyens ont été, historiquement, des valeurs conquises dans des rudes combats mené par la gauche contre le conservatisme de la droite, que c'est la gauche qui historiquement a été à l'avant-garde des combats pour les libertés.

Vous dites 'ben oui, le libéralisme politique, la démocratie, les libertés, qui est contre?' le fait qu'il y ait un consensus là-dessus est une raison de plus pour que la gauche insiste sur la paternité de ces valeurs que la droite s'accapare actuellement en dressant un antagonisme factice entre liberté et égalité et se posant en défenseur de la liberté contre l'"égalitarisme". N'oubliez pas que si Sarko a gagné, c'est qu'il s'est approprié les valeurs historiques de la gauche - c'était un discours factice et non pas une synthèse véritable, sans doute, mais ça a eu un effet incontestable. Là il ne s'agit pas même de nous affubler faussement des valeurs de droite mais de revendiquer ce qui nous revient.

En effet, l n'est que trop pénible de constater à quel point cette évidence même est occultée dans l'esprit de nos concitoyens et à quel point ceux-ci identifient maintenant la gauche avec l'immobilisme et le conservatisme. Rendre à la gauche ce qui lui est dû, son statut d'acteur progressiste de l'histoire est une étape fondamentale pour la reconquête de l'opinion. Ce n'est donc pas une évidence niaise qu'il râbache mais une véritable entreprise pour réenraciner la gauche dans son histoire dont elle n'a pas à rougir.

Reste à savoir si la gauche présente peut élaborer un programme qui soit à la hauteur de son histoire progressiste; qu'elle puisse montrer que non seulement elle a été à la pointe des progrès politiques et sociaux mais qu'elle l'est toujours. Là-dessus j'avoue que les propos de Delanoë ne provoquent pas chez moi un enthousiasme fou. Mais je salue sa démarche comme étant le premier pas pour une reconquête du statut progressiste de la gauche. C'est déjà ça.
Commentaire n° 24 posté par maldoror le 22/05/2008 à 04h11

@Marc

Maldoror a dit bien mieux que moi ce que j'ai tenté d'exposer dans un précédent commentaire - normal vu ma main défaillante !!! La conquête des libertés, la société "libérale", ce fut d'abord un combat des forces de progrès contre le(s) conservatisme(s). Alors je crois qu'il ne faut ni jouer avec les mots ni s'abriter derrière eux, et encore moins se payer avec.

 

Oui, toi comme moi, et comme 99.9% des gens de gauche (je laisse les Mao de côté), sommes des libéraux - voire même libertaires - sur le plan social, culturel, sur le plan des moeurs (notre hédonisme), et sans doute bien plus d'ailleurs que les "libéraux" de droite, qui restent originellement des conservateurs sociaux et culturels (un certain "ordre" des choses).


Sommes-nous des libéraux sur un plan économique ? Si l'on entend par libéralisme le droit d'entreprendre et l'économie de marché, ben oui alors, je suis et vous êtes tous des libéraux sans le savoir, comme M. Jourdain faisait de la prose.

 

Cela veut-il dire "gauche-droite" même combat ? Non. Parce que ce libéralisme là, cantonné à ça, il est finalement assez neutre. C'est ce qu'on en fait qui fait la différence. Entre le laisser-aller et la régulation, entre l'égoïsme et la solidarité, en France et dans le monde (la BOP – bataille pour l'organisation de la planète – chère à Michou Rocard), afin que le progrès et la croissance soient au service de tous, il y a de quoi identifier des lignes de partage assez fortes et travailler. Ce n'est pas être libéral, par exemple, que d'exonérer les successions de toute forme d'imposition: c'est être conservateur car ça permet de maintenir un patrimoine.

 

Moins bandant que la "révolution" tout ça ? Oui, sauf que les révolutions n'ont au final pour seule utilité que de permettre de remplacer une élite par une autre dans une société sans "fluidité", bloquée. Elles ne garantissent pas par leur survenance "le grand soir social" - je conseille à chacun le "Il était une fois la révolution" de Sergio Leone et la magnifique tirade de Juan Miranda/Rod Steiger sur ledit sujet. C'est l'après-révolution qui compte, ou dans une démocratie ce que l'on fait du pouvoir que l'on obtient des urnes, à un stade où il ne peut y avoir de superficialité des mots, avec des problèmes nécessitant des analyses et des solutions complexes, ancrées dans la réalité du monde et de ses habitants – en ce compris leurs désirs… d'être "riches comme ceux d'en haut".

 

Nous sommes tous libéraux, cher Marc. Conservateurs, centristes, socio-démocrates ou libertaires, nous sommes tous des libéraux car nos fondements politiques sont la liberté d'être et d'agir. C'est le rapport de cette liberté individuelle aux autres et à la société qui fait les différences, lesquelles sont suffisamment grandes selon moi pour éviter de jouer avec les mots: je n'ai pas besoin de me déclarer non-libéral pour être un opposant à la politique de Sarko ou trouver grotesques les analyses économiques des tenants de "la loi du marché".

 

Bise mon Grand ('tain, t'as encore été cité dans Libé c'te semaine !!!!! j'suis vert de jalousie !!!!! Mais bon, libé, c'ets l'canard des libéraux soixante-huitards, non ? :-p ))

Commentaire n° 25 posté par Nick le 22/05/2008 à 10h58
Nous sommes tous des libéraux concernant l'individu certes, cependant concerrant l'économie libérale il ya matière à reflexion elle est devenue folle et incontrolable.  Il faut lui fixer des règles et la maitriser et c'est ce qu'à dit Ségolène Royal, c'est une sacrée nuance.
Commentaire n° 26 posté par David 75015 le 22/05/2008 à 11h13
.
Mais où est l'UMP pendant ce temps là ?
Que dit-elle de Delanoë ?
Elle est là où on ne l'attends pas : dans la poésie :
http://delanoe-illusionniste.hautetfort.com/
.
Commentaire n° 27 posté par yoman le 23/05/2008 à 08h47
salut mon marco, une star du blog si j'ai bien compris ce que me raconte christine.
je te trouve bien severe avec ce cher bertrand...
Social democrate, je le suis aussi et je le reste, mais franchement si ce n'est qu'une question de vocable avouons que celui là ne parvient pas à faire sens dans notre belle france
je n'ai pas lu le livre, je le ferai, mais l'exégèse du Nouvel Obs, au dela du caractere un peu trop généraliste a mon gout me fait plutôt plaisir et je n'ai pas le sentiment du renoncement, plus celui de l'ambition de faire, mais de faire pas à pas, sans prendre les gens pour des imébciles
je goute aussi le retour du libéralisme politique valeur qui à mon sens appartient plus a la gauche qu'a la droite...
Je regarde ce congres de l'extérieur, mais avec beaucoup d'intérêt et de crainte, comme chaque congres, pour la premiere fois depuis 1990 je ne serai que spectateur, ce n'est peut être pas plus mal
en tout état de cause, vous etes les bienvenus en alsace pour qu'on en discute
je t'embrasse
Commentaire n° 28 posté par FHB le 24/05/2008 à 18h19
@FHB
Content de te lire Franck... oui sévère mais pour moi cette "révolution" a déjà eu lieu... ensuite si il faut passer des nuits  avec le citoyen pour expliquer ce qu'est ce libéralisme... bon courage.
Star... :-)) au moins pour mes bonhommes pour encore quelques années pour le reste...
Ca serait un réel plaisir de vous revoir
Et surtout prenez soin de vous.... c'est le plus important
Commentaire n° 29 posté par marc le 24/05/2008 à 18h44
La social démocratie s'inscrit dans le cadre d'un monde libéral.
On ne peut pas être social démocrate sans être libéral !
Je ne parle bien sûr pas des néo-libéraux, qui n'ont rien à voir avec le libéralisme. Le Néo-libéralisme est un communisme privatisé.

Ce que je dis vous semble absurde ? réfléchissez bien à ces deux affirmations.
Commentaire n° 30 posté par Chris le 26/06/2008 à 19h41

Rémunération de l'auteur

.

Calendrier

Juillet 2009
L M M J V S D
    1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31    
<< < > >>

Rechercher

Texte Libre

Site Meter

Concours

Rémunération de l'auteur

 
logiciel pour creer un site sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus