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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Paquet fiscal… vrai mensonge, faux bilan.

21 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

Il y a deux ans, Nicolas Sarkozy pour faire taire toute critique sur son paquet fiscal n’avait que quelques mots pour le justifier… le bilan… et justement ce dernier est tout simplement mauvais.


Bien sûr, les ânes et contemplateurs de l’UMP ne tarissent pas d’éloge sur le succès inédit de cette fameuse loi TEPA... On se croirait revenu aux heures de l’URSS ou de la communication bushienne sur les fameuses armes chimiques irakiennes…

Pourtant loin d’un succès, Le Monde ou La Tribune sont à deux mots de parler d’un échec patent.


Hormis effectivement la question des droits de successions (est ce d’ailleurs une bonne chose ?), la baisse sur les prélèvements liés à l’ISF et la déduction des intérêts d’emprunt pour le reste c’est un fiasco… à un coût exorbitant, il faut le souligner.


Déjà à l’époque, les exonérations de charges sociales constituaient une aberration économique mais c’est encore pire dans un contexte de crise profonde… ah oui, la reprise est là sauf pour l’emploi où le bout du tunnel est encore loin…


Il est d’ailleurs nécessaire de rappeler que ce dispositif phare était censé donner corps au slogan à 1 euro du « travailler plus, pour gagner plus » et accessoirement faire passer en douceur les iniquités de cette TEPA essentiellement favorable aux plus riches.


C’est bien le seul « succès » notable de ce paquet fiscal, succès qu’on doit néanmoins relativiser puisque si le « bouclier anti-pauvreté » fonctionne à plein avec des remboursements proprement ahurissants (Le montant moyen des 100 plus gros remboursements est de 1,154 million d'euros (+ 89 % par rapport à 2007) et celui des 10 plus grosses restitutions est de 5,97 millions d'euros (+ 270 % par rapport à l'année précédente)). On attend en vain le retour de nos exilés fiscaux comme un certain Hallyday (malgré des émoluments forts généreux pour ce fameux concert gratuit du 14 juillet)…


Au final, cette loi était bien une mesure de visant à privilégier les plus riches en pénalisant encore un peu plus les classes moyennes et les classes populaires.


Gageons néanmoins que ce gouvernement de classes nous vendra dans les prochaines semaines du sang et des larmes pour combler un déficit qu’il a sciemment creusé pour le bénéfice de quelques uns mais financé par le plus grand nombre.


PS : je suis hyper à la bourre…

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Maitre Eolas défend Orelsan mais pas Olivier Bonnet...

19 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses

Toujours en vacances mais pas complètement déconnecté, je vous donne quelques liens pour meubler vos journées ensoleillées.

 

La chose qui m’a le plus « amusé », c’est de lire le papier du célèbre avocat Maitre Eolas assassinant sereinement Olivier Bonnet… d’autant plus amusant que celui-ci avait pris sa plus belle plume pour défendre un certain Orelsan (nouveau poète incompris du XXIéme sc) pour cause d’après lui de censure… question de castes ? Alors oui je ne suis pas juriste et alors ?

 

Il est vrai mon cher Olivier que ta prose est assez has been… « inénarrable, comas professionnel dépassé »… pfouff.. je pense qu’une formule plus enlevée comme « je vais te faire pêter le rectum avec le code civil » eut été de meilleur aloi, dans la meilleure veine Orelsanienne. Autre faute de goût… afficher le soutien de Jean-Louis Bianco… royaliste patenté… non mais vraiment.

 

Autre bonne nouvelle, on vous l’a dit sur tous les tons… « NOUS SOMMES SORTIS DE LA CRISE… AMEN » et en filigrane on voit bien poindre un truc du genre « il n’est plus nécessaire de changer quoique ce soit à l’ordre naturel des choses »… Néanmoins, je ne peux que vous inciter à lire quotidiennement les analyses de Paul Jorion, c’est beaucoup moins évident que l’aveuglement béat de certains médias.


Dans la suite du débat au titre volontairement polémique « "Ne pas céder à l’intimidation des sectaires renforcée par Mélenchon", il y a le billet de Pas Perdus…  Je suis assez preneur pour qu’on me définisse précisément une politique de gauche… concrètement, loin des effets de tribune… J’ai beau errer sur une série de blogs authentifiés Vraie Gauche (oui faut le savoir, ici vous êtes dans de la fausse gauche limite bessonienne…),  je reste malgré tout sur ma faim.

Sinon, j’ai lu à profit la lettre du député Cambadélis… Il est pour la fin du cumul des mandats… Chiche !!... Les mêmes qui ont trouvé mes propositions nulles, trouveront probablement cette proposition géniale… Il y a Arno Montebourg qui commence vraiment à faire mauvais militant aussi... avec lui, les lettres tombent... il ne doit pas jouer collectif et doit avoir un profond problème d'égo... hein Pisano ?

Bon ce n'est pas tout ça mais après la venue de Brigitte (la marraine de Colin) qui a eu l’excellente idée d’acheter des pistolets à eau pour les deux grands (tout fout le camp même le féminisme) ; nous attendons avec Ivan Breton (je mène déjà une victoire à 0 au tennis) et Sabine, Boris et Annabelle pour Dimanche.

 

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"Ne pas céder à l’intimidation des sectaires renforcée par Mélenchon"

17 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

J'avoue, je suis un brin fainéant ces jours-ci, aussi je cède à la facilité en repiquant un texte trouvé chez Jean Marie Padovani... Je n'ai pas trop mauvaise conscience, il l'a fait lui même.

Sinon c'est un texte sur les alliances... Et vous vous en pensez quoi ?

A propos des alliances politiques


Régression dogmatique à gauche. Ne pas céder à l’intimidation des sectaires renforcée par Mélenchon


Le signataire de cette note Mendésiste et réformiste depuis... 1954 a une longue expérience de la bonne conscience d’une certaine gauche de la gauche qui s’auto proclame détentrice exclusive du pouvoir de dire où commence et où s’arrête la «vraie gauche» pour reprendre une expression souvent utilisée.

N’ayons pas la mémoire courte: regardons la photocopie jointe de la Une du Monde du 21 Novembre 1962. Nous sommes au lendemain du premier tour des législatives et le grand quotidien annonce que: « Les communistes étendent leur désistement à des indépendants ».


Les indépendants à l’époque c’était la droite pro Algérie française et très réactionnaire. Et la générosité fut étendue à certains centristes: le cas le plus éloquent fut celui de Jacques Duhamel, candidat à Dole. Le 23 Novembre, Le Monde annonçait « Monsieur Barthélemy, candidat communiste invite ses électeurs à voter pour Monsieur Duhamel ». Commentaire au lendemain du 2eme tour: « Monsieur Duhamel, bénéficiant des voix communistes qui se sont reportées avec discipline sur son nom l’emporte de 2500 suffrages sur le Député sortant UNR ». Il était précisé que Monsieur Duhamel était l’ancien Directeur de Cabinet d’Edgar Faure. Il n’était pas dit que lors de la proclamation des résultats les militants PC avaient entonné l’internationale (le fait ayant été rapporté par des témoins).


On sait que Monsieur Duhamel, devenu leader national des centristes allait rejoindre Pompidou après son élection en 1969.  Le Monde annonçait aussi en sous titre « Pour le Chanoine Kir » faisant référence au désistement PC en faveur du célèbre Député Maire de Dijon, leader local des indépendants. Un autre notable indépendant de Côte d’Or Monsieur Japiot avait droit à un appel en sa faveur tout comme un candidat MRP à Millau.


Pourquoi une telle ouverture ?


Nous sommes au lendemain du référendum voulu par De Gaulle pour que le Président de la République soit désormais élu au suffrage universel. Le pays a répondu OUI a 62%. Dans la foulée, De Gaulle a dissout l’Assemblée nationale.


Après le premier tour, le PC diffuse le communiqué où la priorité est claire: « Battre les candidats du pouvoir personnel ». A cette fin il faut «l’union des communistes, socialistes et des autres républicains ». Ah! Ces fameux « autres républicains », la formule était très vague. On a vu que les bénéficiaires pouvaient êtres très divers. Pas question d’exclusive sur la base de différences politiques alors très marquées: par exemple la question des lois anti-laïques contre lesquelles la gauche était alors vent debout ou celles de l’OTAN et de la Défense (Duhamel était très atlantiste).


Le critère unique c’est l’hostilité au « pouvoir personnel ». Or ce « pouvoir personnel » était beaucoup moins puissant qu’il ne l’est aujourd’hui. Ainsi il n’y avait pas à l’Elysée une énorme machine consacrée à la communication et aux relations avec les médias. Une bonne partie de la presse parisienne et provinciale était hostile à De Gaulle.


Il fut un temps où le PC s’arrogeait el pouvoir de tracer la ligne jaune séparant les bons des méchants. Mais la frontière pouvait changer au gré des aventures de la dialectique ou des intérêts du parti. Ainsi en 1980, par un refus de désistement pour le PS, le PC permit l’élection d’Edgar Faure au Sénat dans le Doubs parce que ce personnage était dans les meilleurs termes avec l’URSS.


Une affaire de programme et non d’étiquette.


L’histoire de la défense de la pureté de la gauche est liée à toute une culture de diabolisation de l’hérétique. Cela commence avec la dénonciation des traîtres Briand, Viviani, Millerand qui ont accepté d’entrer dans des gouvernements bourgeois. Et Jaurès lui-même fut accusé de cautionner des réformes qui aux yeux des purs anesthésiaient la capacité de révolte de la classe ouvrière. Ainsi la première grande Loi sur les retraites ouvrières ne fut soutenue en 1910 que par 25 députés SF10 derrière Jaurès, tandis que 27 suivant Guesde ont voté contre et que les amis de Vaillant s’abstenaient. Le tout jeune PC fulmina l’exclusive contre les « socials chauvins» coupables de s’être ralliés à l’Union Sacrée et refusa d’appliquer la discipline républicaine jusqu’au Front Populaire. Au tout début de la 5eme le PC renoua avec son ancien comportement à l’égard des candidats de gauche qui avaient voté OUI au référendum de 1958. Aujourd’hui l’excommunication pèse sur ceux qui acceptent des alliances avec le Modem et le PC subit la pression de la gauche de la gauche renforcée par Mélenchon tonnant contre les déviationnistes (voir l’élection d’Aix-en Provence où Mélenchon s’y félicite de ne pas avoir appelé à voter contre l’UMP au 2eme tour).


Nous sommes retombés en pleine intimidation à base purement idéologique, Il ne s’agit plus de se positionner à partir d’un programme, il s’agit d’exclusive sur la base d’une étiquette. Et c’est le Modem qui est dans le collimateur.


Le PS n’a pas à être tétanisé à cause des foudres lancées par ceux qui s’autoproclament propriétaires de la vraie gauche. Il ne s’agit pas d’une question d’étiquette mais de contenu.


Il appartient à la gauche à chaque niveau d’élaborer un programme. Qui s’y rallie est le bienvenu et c’est faire le jeu de l’UMP que de pratiquer à priori l’exclusive systématique contre un Modem qui, à la base, peut avoir en tant que parti des prises de positions très diverses (allant jusqu’à l’alliance avec le PC aux Municipales à Aubagne) et dont l’électorat n’est pas homogène ( aux Municipales quand le Modem a appelé à voter à gauche à Poissy et à Meaux, il a été suivi par les deux tiers de ses électeurs, même proportion quand il a appelé à voter à droite comme à Savigny).


Joseph Pinard
Agrégé d’histoire, Ancien Député du Doubs.

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L’inénarrable Magistrat Marc Bourragué…

16 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

A la suite d’un de ses articles, le blogueur/journaliste Olivier Bonnet se voit assigné devant les tribunaux par le magistrat Marc Bourragué…


Je suis conscient que ce titre peut me valoir une poursuite en justice car c’est l’un des motifs avancé par ce « petit juge » pour poursuivre Olivier.


A défaut d'une injure caractérisée... on est cependant en droit de se demander si Marc Bourragué ne fait pas injure à la démocratie et à la liberté d’ expression comme le souligne d’ailleurs Jean-Louis Bianco voire à la l’intelligence dans ce cas précis.


Pour soutenir Olivier, je vous invite à lui apporter votre soutien à cette adresse à la suite de son article expliquant les poursuites engagées à son encontre : Plume de Presse

 

En Sarkoland, l'expression de la démocratie devient de plus en plus aléatoire.

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On the road...

15 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses

Nous sommes sur la route qui nous mène vers les Sables d'Olonne enfin pas très loin.

Au programme : piscine, plage, lecture, Tennis (Ivan a déjà trouvé des excuses pour ses défaites...) , amis (la marraine de Colin viendra nous dire bonjour, Boris aussi normalement)... (un peu de wifi...)... 15 jours.

Gabriel et Ivan sont énervés depuis quelques jours, Colin suit...

Marianne a pris ses devoirs de vacances

Moi, quelques polars et aussi des devoirs (notamment pour le syndicat).



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Jean Marie Bockel… dernier instant de conscience avant enterrement.

14 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses

Avec les arrivées de Philippe de Villiers et de Frédéric Nihous, le secrétaire d’Etat à la Justice, Jean Marie Bockel, a fait part de ses doutes.


Le pauvre enfant aurait peur d’un certain glissement à droite de la politique gouvernementale et de l’UMP. N’étant pas Jean Daniel ou Michel Rocard, j’avais assez peu vu le glissement à gauche de Nicolas Sarkozy...  entre rafles d’enfants et bouclier fiscal sans même évoquer d’autres mesures iniques.


Bon en même temps, on ne saurait trop rapidement lui jeter la pierre. Son collègue Eric Besson a fait depuis longtemps le grand saut et ce dernier ne peut que se féliciter de ce rapprochement avec la droite extrême.

D’ailleurs, Jean Marie Bockel se garde bien de brandir une quelconque menace qui serait du plus mauvais effet… la soupe est bonne alors quelques grimaces de plus, l’essentiel est ailleurs n’est-il pas… un bon maroquin vaut mieux qu’une éthique mal placée.


Au contraire, il est prêt à se muer en confesser des âmes égarées « puisqu’il n’a  jamais assimilé Philippe de Villiers au Front National, ni diabolisé sa personne. A tout pécheur miséricorde! Tout le monde peut évoluer».

Restons cependant réaliste, JMB ne pèse strictement rien (il le dit lui même, il n’a pas été consulté), c’est simplement la stratégie de Nicolas Sarkozy qui se met en place dans la perspective de 2012.


Manifestement, malgré le triomphe de Juin, le candidat-président préfère assurer ses arrières… Il est vrai qu’avec 30%, la droite est dans un étiage plutôt précaire et si d’aventure l’opposition pouvait gagner en cohérence et en pugnacité… on peut rêver… la partie serait probablement plus difficile.


Dernière chose, on peut également prendre acte de l’avis de décès de cette pseudo politique d’ouvertur. Son échec patent de celle-ci qui ne s’est traduite que par la prise de quelques noms anonymes (Besson, Bockel) ou en bout de course (Rocard), électoralement, c’est beaucoup plus discutable.


Les européennes rappellent d’une certaine façon les municipales de 2001 pour le PS où quelques victoires symboliques avaient masqué un nombre conséquent de défaites (plus de 100 villes perdues) avec au final une bérézina.

Merci à Rimbus pour ce joli croquis...

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Parité et non cumul au Parti Socialiste pour les Régionales ?

13 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Le PS a arrêté son processus de désignation des têtes de liste pour les Régionales de mars 2010. Le dépôt des candidatures interviendra début septembre, avec un vote des militants le 1er Octobre.


Scoop, je ne serais pas candidat pour le Nord-Pas de Calais, ni pour une tête de liste, ni pour rien d’ailleurs.


Plus sérieusement et allant dans le prolongement de ma contribution aussi modeste soit-elle, je pense qu’il serait intéressant se dote de deux règles importantes :


  • La parité au niveau des têtes de liste tant au niveau des présidences des futurs exécutifs que pour la conduite des listes départementales (pour rappel, aux régionales, on présente des listes au niveau des départements).
  • Le non cumul des mandats et des fonctions pour nos futurs conseillers régionaux.    

Une telle décision serait un signe important donné par le Parti Socialiste en direction des citoyens et des militants sur sa volonté de se rénover.


Ça nous changera un peu des lettres et calendriers (j’en compte trois, lequel est le bon ?).

 

PS : Est-ce que post est une énième entreprise de démolition du PS puisqu'il parait que c'est le seul objet de ce blog (ce qui statistiquement est faux).

 

 

 

 

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Sextape et les égouts du Nouvel Observateur...

12 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses

Il y quelques semaines, le sémillant et sarkozyste Denis Olivennes qualifiait le web en des termes assez choisis... du genre "Internet est le tout à l'égout de la démocratie"... (source).

Bon, au passage il nous faut rappeler qu'il est accessoirement le patron du Nouvel Observateur...

Et ce matin, son site Internet nous en donne  la preuve avec une enquête journalistique fouillée... sur les sextapes et les peoples... C'est beau le journalisme d'investigation.

Merci encore pour cette leçon de déontologie assumée monsieur l'intervieweur.
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La crise est joyeuse mais pas pour tout le monde…

12 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

Depuis quelques jours, d’après nos oracles cette fois c’est sûr la reprise est là ; même si bien entendu sur les questions accessoires comme le chômage le tunnel est encore long.


Franchement, ce serait vraiment mesquin de s’arrêter à des considérations aussi puériles.


Des pousses vertes, aux signaux, au fond le seul débat qui compte est affaire de sémantique. Anticipant la liesse populaire, on peut déjà tirer un bilan de ces derniers mois des heureux bénéficiaires de cette crise si désormais on peut l’appeler comme tel,  d’un certain point de vue parler « d’épisode salvateur » paraît plus approprié.


On savait nos sympathiques traders largement épargnés et grassement payés par les contribuables via les plans de soutien aux banques mais certaines entreprises aussi...


Rassurez-vous, cette réalité ne sera que peu commentée avec notre presse en délire car elle pourrait conforter les oiseaux de mauvais augure gauchisants. En effet, des statistiques très intéressantes sont tombées hier aux Etats Unis… la productivité a bondi de 6,4% en rythme annuel, mieux les coûts unitaires du travail ont reculé de 5,8%.


En clair, et ce n’est pas moi qui le dit mais un éminent spécialiste d’une respectable institution « on peut produire plus avec moins de gens » ; cela signifie donc que l’économie dans son mode de fonctionnement actuel (et sa philosphie) va continuer à détruire de l’emplois (à noter qu’en France on atteint des records).


Au fait,  ces saignées n’avaient pas pour finalité de préserver l’outil économique seulement de maintenir le profit de quelques uns.


Si il y a encore des cons pour croire à la moralisation du capitalisme, les mêmes gogos croiront probablement aussi à la prise en compte des questions environnementales par les puissants.


La conférence climat de Copenhague ça rapportera combien ?

 

 

 

 

 

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1983…1993…2002…2009… Un renoncement, quatre déroutes

10 Août 2009 , Rédigé par Marc Publié dans #Rénovation Progressiste

Voilà... ceci est une réponse à toux ceux qui considèrent que je suis un mauvais militant parce que j'ose écrire que nous avons une direction autiste et pour certains d'entre eux à la limite de l'incompétence (hormis tacticienne, j'en conviens...) et qu'en prime je n'apporte jamais de proposition...


En même temps, il est facile de ne pas fouiller un peu dans ce blog, fort de près de 1500 articles... Alors maintenant à vous... c'est quand vous voulez... mais là je crois que je vais pouvoir attendre un peu à moins que les communiqués de Solférino suffisent...


Donc, je vous livre ma contribution à Médiapart pour son "Socialisme hors-les-murs" (accessible sans abonnement)... Si vous avez de commentaires, n'hésitez pas... (version PDF).

 



1983…1993…2002…2009…
Un renoncement, quatre déroutes


Une même complainte maintes fois entendue « nous avons compris, nous allons changer »…

« Il faut savoir  être un citoyen, c'est-à-dire  «faire de la politique». Certes, en faire c'est courir le risque de se tromper ; mais ne pas en faire c'est être sûr de se tromper ». Albert Jacquard.


Initialement, j’avais prévu d’articuler ma contribution sur un triptyque autour de la crise démocratique, de la crise économique et sociale et de la crise écologique.


Dans le temps et le cadre imparti, cela m’apparut très vite comme une gageure. Aussi j’ai préféré limiter mon propos autour de trois axes : la question de notre système démocratique, le travail et enfin la fiscalité. J’ai tenté privilégier « l’analyse » du réel et les propositions concrètes qui peuvent en découler dans une optique que je qualifierais de social-démocratie révolutionnaire.

 

Oser la Démocratie.


Au delà des penchants maladifs d’un président avide d’imposer un régime présidentiel à l’instar de son modèle américain, tout en prenant soin d’éliminer tout contre pouvoir, notre système démocratique va mal.


Une démocratie représentative en crise :


Ce constat de date pas d’un certain soir de mai et n’est pas le fait d’un seul homme, il est la résultante d’une fracture de plus en plus profonde entre le citoyen et ses représentants. S'il est délicat d’en donner des raisons qualitatives sans enquête préalable, un indicateur quantitatif permet d’appréhender cette crise de représentation. Depuis plus de deux décennies, on assiste à une montée inexorable de l’abstention, à la notable exception des Présidentielles de 2007, qui n’est plus réservée à un type de scrutin comme les Européennes.


En effet, comme le montre ce graphique même les municipales, considérées comme l’élection préférée des français, sont touchées par ce désaveu des urnes. Phénomène d’autant plus inquiétant qu’on semble entrevoir une deuxième fracture, celle d’une distinction entre l’électorat des villes et l’électorat des champs. Au soir des dernières municipales, combien de villes de plus de 50.000 habitants pouvaient se flatter d’avoir une participation supérieure à 55%, sans même évoquer celles qui, au contraire, ne passaient pas la barre des 50% (quant aux quartiers populaires de ces villes… un vote censitaire qui ne dit pas son nom ?). Cette défiance vis-à-vis des politiques est significative et il leur revient de faire des signes forts envers les citoyens.


Le PS à intervalles réguliers, très souvent au lendemain d’une défaite, promet la fin du cumul des mandat et des fonctions, de mémoire on en parle depuis le début des années 90. Force est de constater que dans de ce domaine, on en est resté au stade du vœu pieux dans l’attente d’une loi… salvatrice ? Pourtant à l’heure où on a le sentiment que la notion de bien commun disparaît au profit du bien personnel, le fait qu’enfin le PS se mette en conformité avec ses déclarations pourrait constituer un signal fort en direction des citoyens. Cependant, on aurait tort de croire que cette seule mesure suffirait à faire revenir les électeurs (aparté, en juin 81% d’abstention chez les 18-24 ans…), il est par ailleurs impératif de redonner à la fonction d’élu sa fonction première : celle de représenter le citoyen.


Pour ce faire, il est aussi impératif de faire marche arrière sur cette professionnalisation du monde politique. Un mandat n’est pas une carrière et la question du cumul dans le temps doit également se poser et à défaut de loi, ce principe doit s’appliquer à soi-même avec l’impossibilité d’aller au-delà de trois mandats consécutifs (quelque soit la nature de ceux-ci).


Une autre nécessité réside dans une certaine remise en cause de la représentation politique. Le scrutin uninominal semble l’outil privilégié par Nicolas Sarkozy (cf la réforme territoriale en cours), ce mode de désignation favorise de fait une bipolarisation de la vie politique. Volonté qui ne semble d’ailleurs pas gêner fondamentalement le PS, pourtant elle va à l’encontre de l’évolution de nos sociétés où  complexité, diversité, complémentarité en sont les maitres mots. Le PS doit donc, au lieu de se lamenter sur le seul charcutage, affirmer sa préférence pour un système plus conforme à la réalité du corps électoral. Il est nécessaire d’opérer un retour à davantage de proportionnelle (le mode de désignation en vigueur pour les régionales apparaît comme une solution satisfaisante, assurant tout à la fois une stabilité de l’exécutif et la représentation des différentes sensibilités).


Si la mécanique purement politique et électorale a son importance, elle ne peut à elle seule résorber ce déficit démocratique ; parallèlement une réelle réflexion doit être menée sur la participation des citoyens dans le débat qui, de facto, doit rejaillir sur le fonctionnement interne d’un appareil politique.


De la démocratie participative à la démocratie numérique :


Depuis quelques années, on a vu se multiplier des expériences plus ou moins réussies en matière de démocratie locale à l’échelle des municipalités. Ségolène Royal avait fait de la démocratie participative une thématique forte de sa campagne. Néanmoins, il est difficile d’en tirer un réel bilan, tant sur l’influence de ces débats d’un nouveau type sur les élus ou candidats, qu'au niveau des décisions ou des programmes.


Les partis politique, dont le PS, semblent par ailleurs eux-mêmes assez en retrait sur cette question de la démocratie participative (au delà de la seule autosatisfaction affichée dans les bilans de mandat. Peu ou pas du tout de réflexion sur la démarche, pas d’échange avec des praticiens ou des « théoriciens » de ces nouveaux espaces publics. Au contraire, on peut se demander si les élus n’éprouvent pas une certaine réticence vis à vis d’une parole citoyenne moins prompte à se couler dans un jeu politique plus conventionnel pour ne pas dire contrôlé. Y a-t-il d’ailleurs un rapport avec le cumul des mandats, c’est fort probable.


Dans ces conditions, l’expérimentation, la modélisation d’outils participatifs deviennent plus difficiles. et compromettent la viabilité d’une réalité citoyenne. Réalité qui semble s’ancrer de fait, d’une part dans le circuit associatif traditionnel et d’autre part, depuis peu de temps, dans ce nouveau champ des possibles qu’est Internet


Lors du référendum de 2005, Etienne Chouard avait réussi à enclencher une réelle dynamique militante à travers son site Internet (au delà de son choix, là n’est pas la question). L’utilisation des tics par les candidats aux Présidentielles de 2007 a commencé à se généraliser, pour exploser avec l’élection de Barack Obama. Nul doute que dans les prochaines années ce « nouveau média » prendra une part encore plus importante dans le monde politique mais peut être davantage encore sur le plan de citoyenneté.


Pour l’heure, le PS fait preuve d’une grande frilosité car il s’agit aussi pour lui d’appréhender un autre dimension de la toile, l’importance de l’individu (difficulté qu’on retrouve par ailleurs dans le rapport individu-collectif-société indispensable dans la perspective plus globale d’un projet de société). A cela, il convient d’ajouter le perte du rapport au territoire, effritant du même coup le lien qui unit le militant/citoyen à son élu et une absence de centre clairement défini incompatible avec le fonctionnement d’un appareil politique issu d’un certain centralisme étatique.


La concomitance de ces « phénomènes » impose à la gauche et au PS  de se saisir de cet enjeu, non en plaquant une hypothétique et improbable solution clé en main mais davantage en confrontant les expériences, les réflexions avec les chercheurs, les praticiens, les militants, les citoyens.


Au fond, le PS doit oser sortir de ses murs avec un chemin d’autant plus long qu’il a tardé à l’entreprendre mais la refondation de la social-démocratie est à ce prix.


Un système économique et social à repenser.


Plusieurs signaux convergents montrent que le système néo-libéral arrive déjà en fin de cycle. Si le tournant a été pris avec l’arrivée presque concomitante de Ronald Reagan et Margaret Theatcher, sa réalité pour l’ensemble des pays occidentaux, notamment européens, coïncide davantage avec la fin l’empire soviétique, avec une social-démocratie qui n’ayant plus à se présenter comme une alternative, s’est mue en aide de camp zélé d’une déréglementation sans contre-modèle (si le communisme pouvait être présenté comme tel).


On a oublié le travail :


Un des exemples les plus signifiants peut être donné avec l’évolution du marché du travail où la France et les différents gouvernements ont emboité le pas de la sacro- sainte flexibilité au nom de la lutte contre le chômage et de la compétitivité pour faire face à un marché mondialisé.


Comme le montre ce graphique, on constate que le nombre d’emplois précaires a pratiquement triplé en un peu plus de deux décennies. Et cela sans compter les CDI à temps partiel subis (1,2 millions en 2005 selon l’Insee) ou les salariés devant recourir à la multi-activité pour s’en sortir (1 million en 2006 selon l’Insee).

Cette nouvelle donne n’est pas sans effet puisque la flexibilité pour l’immense majorité de ces salariés rime avec précarité.


Au fond, loin de la flexisécurité, la France connaît désormais la flexiprécarité.


Contraint par ses militants, Le PS avec Lionel Jospin s’était plié bon gré, mal gré à la réduction du temps de travail. Après une réussite assez mitigée, tant au niveau de son application (la 2ème loi était moins incitative en création d’emplois que le dispositif de Robien) que de son ressenti (chez les ouvriers et les employés hors fonction publique), cette idée a tout simplement disparu du référentiel socialiste.


Pourtant, à la faveur de la crise qui secoue le monde, le Parti Socialiste aurait pu à nouveau se ressaisir de la question au cours de la campagne des Européennes.  En effet,  en avril, la Confédération Européenne des Syndicats avait interpelé les gouvernants de l’Europe des 25 pour recourir à la réduction de travail afin de faire face à la montée du chômage. D’ailleurs, Nicolas Sarkozy ne fait rien d’autre qu'appliquer une de ces formes archaïques quand il enjoint les entreprises à recourir au chômage partiel. Et que dire des temps partiels subis évoqués plus haut.


Cependant, au delà de l’aspect conjoncturel (la lutte périodique contre le chômage) ; les faits et le siècle industriel que nous avons traversé indiquent qu’il y a bien une donnée structurelle qui valide la thèse d’une inéluctable réduction de temps de travail. D’une part, toutes les études (cf  la courbe sur le temps de travail aux Etats-Unis) montrent que la productivité a augmenté, voire explosé depuis l’émergence de l’ère industrielle et d’autre part, le temps de travail a, quant à lui, globalement diminué. Et ce alors que nous étions encore dans le dogme de la croissance infinie et de l’abondance, et qu’aujourd’hui nous entrons dans l’ère d’un monde fini et de la raréfaction (en terme de ressources naturelles).


Remettre la problématique du temps de travail dans cette perspective est non seulement nécessaire mais, de surcroît, elle apparaît comme fondamentale dans la perspective d’une politique de civilisation où, pour cause de survie de notre écosystème, la logique productiviste s’avère criminelle pour les générations futures.


Dans cette perspective, le sens même du mot travail ne peut être laissé à la Droite où il tend à se confondre avec une forme d’archaïsme de la pensée, celle-ci restant dans une sorte de représentation fantasmée du XIXème siècle. S'il est faux de dire que l’emploi industriel est en voie de disparition en France (cf La Crise, la solution interdite – Pierre Larrouturou-), on ne peut cependant nier que la notion de travail a évolué considérablement depuis la fin des années 60. Tant dans l’émergence de nouveaux « secteurs »- avec par exemple le tiers secteur popularisé par Jérémy Rifkin (qui génère davantage de plus-value sociale), pour l’heure en partie délaissé par le PS – que pour son impact sur le salarié (sous toutes ses formes) où on assiste à une plus grande  individualisation au détriment du collectif (à cet égard, les syndicats semblent tout aussi « dépassés »).


Toutes ces questions restent à ce jour anecdotiques au niveau du projet socialiste; pourtant elles sont au cœur du quotidien et essentielles dans la perspective d’offrir un nouveau modèle de société.


Réaffirmer une politique fiscale progressive :


Dans une tribune récente, Thomas Piketty en appelait à une nouvelle nuit du 4 août 1789 avec une révolution fiscale fondée sur le principe de l'universalité de l'impôt. Si le PS a raison de demander depuis plus de deux ans la suppression de la TEPA et du bouclier fiscal, il doit aussi exiger une remise à plat de notre système fiscal et par la même tordre le coup à certaines idées reçues que nous avons, nous, parfois relayées.


Tout d’abord si la part des prélèvements dans le PIB est proche des 47%, en aucun cas cela n'est imputable à ce fameux impôt « confiscatoire ». Le tableau ci-contre montre qu’au contraire, il est l’un des plus faibles des pays référents de l’OCDE en matière d’imposition sur le revenu (la courbe verte représente la France - données OCDE-). On est donc bien loin des taux d’imposition marginaux brandis par quelques uns, sans compter le nombre de niches fiscales qui profitent essentiellement aux foyers les plus aisés. Pourtant, le PS, même jusqu’à une période récente, est resté très en retrait sur cette réalité.


50 euros
de TVA

Couple vivant
avec 1500 euros

Couple vivantavec 4000 euros

« Pression fiscale subie »

3,33%

0,8%


Une autre « déformation » est également apparue dans l’imaginaire socialiste, celle d’une certaine forme d’égalitarisme avec notamment l’instauration de la CSG. Ce principe d’un même taux de prélèvement unique aussi infime soit-il, sape la notion même de justice sociale. Par conséquent, la TVA est le principe le plus inégalitaire qui soit. Ne serait-il pas temps de s’interroger sur son niveau, de la basculer à terme dans un Impôt sur le Revenu, et parallèlement de revenir sur un nombre plus élevé de tranches.


Dans le cadre imparti, il est difficile de traiter plus en détail tous les champs d’application. Il apparaît cependant urgent de repenser l’intégralité de nos systèmes de prélèvements tant au niveau des ménages que des entreprises.

Pour ces dernières, serait-il inconcevable d’appliquer un principe d’impôts sur les sociétés plus progressif en fonction de paramètres comme le nombre d’employés, du nombre d’emplois précaires, du chiffre d’affaire? (Actuellement l’impôt sur les sociétés est de 33,3% sauf pour les entreprises ayant un CA inférieur à 630.00 euros).


Pour conclure cette partie, il paraît intéressant de resituer cette « pression » fiscale par ce tableau qui prend en compte les prélèvements sur les revenus, le patrimoine et les bénéfices… Il est révélateur du décalage existant entre la réalité et le discours dominant maintes fois ressassé. Si il est un peu ancien, on peut penser que les taux pratiqués en France n’ont guère changé au moins dans le sens d’une augmentation.

 


 

 La fiscalité écologique :


Sans conteste, la problématique environnementale est un enjeu majeur pour les prochaines décennies et pour les générations futures. Cependant, pour l’heure rien ne semble véritablement évoluer dans ce sens où règne sans partage une impression d’incohérence et de solutions faciles à moitié réfléchies. L’idée de la taxe carbone proposée par Michel Rocard en fait hélas partie avec en prime une idée de la justice sociale pour le moins inexistante.


En effet, comment faire en sorte que l’écologie soit acceptée comme une priorité si la première mesure phare devait être supportée par les plus modestes même avec un chèque vert. Ces derniers n’ayant pas souvent le choix, ne serait-ce qu’en terme de transport, pour se rendre de leur foyer à leur lieu de travail. Sans compter les inégalités naturelles en terme de climat… Cela peut sembler un détail mais c’est aussi avec des détails que se perdent ou se gagnent des élections mais aussi et peut être durablement l’adhésion ou non à un projet de société.


Alors si effectivement, il nous faudra rapidement mettre en place une fiscalité verte, celle-ci ne peut se faire avec des d’outils simplistes, aggravant de surcroit les inégalités sociales.

Plus généralement et en allant au-delà de ce seul aspect, la crise écologique et ses conséquences avérées sur notre avenir nous impose de redéfinir notre rapport à la notion de production, à la création de richesses et aussi à cette fameuse accumulation de capital.


Le « produire un peu moins, un peu mieux pour préserver plus » doit être placé au cœur de la réflexion des socialistes, non contraint mais bel et bien intégré dans un  cadre général menant à la constitution d’un projet alternatif et réaliste.

 

Conclusion :


Voilà quelques uns des aspects qui me paraissent essentiels à la reconstruction d’un corpus idéologique et d’une pratique socialiste ou peut être simplement progressiste. La société et ses ressorts ont considérablement évolué depuis les débuts de l’ère industrielle pour répondre à ces nouvelles problématiques. Le « toujours plus », sorte d’héritage paresseux issu des réponses apportées au cours des XIXème et XXème siècles, n’est en aucun cas la solution.  Ce slogan n’a plus d’avenir puisque s’appuyant, comme pour les tenants du capitalisme, sur un concept dépassé, celui de l’infini.


A cela s’ajoute une autre problématique que le PS peine à appréhender, celle de l’irruption de l’individu-individualiste au dépend de « l’individu-collectiviste ». L’oublier dans notre réflexion, c’est, d’une part, nier la complexité des interactions qui régissent nos sociétés et c'est, d’autre part, continuer à les percevoir avec des schémas hérités des polarisations idéologiques du XXème siècle. C'est donc, de facto, entretenir la perception d’un parti englué dans le passé et incapable de se projeter dans un futur commun.

En janvier 2008, Nicolas Sarkozy parlait d’une politique de civilisation, oui force est de le reconnaître, l’enjeu est là où, pour reprendre Edgard Morin, « la somme des parties et différente de la somme du tout ». En clair, les réponses ne peuvent être parcellaires, elles doivent s’inscrire dans cette boucle Ecologie/Economie-social/Démocratie.

 

NB : Je suis conscient de la limite de cette contribution, elle ne répond pas aux questions d’éducation, de santé, de bioéthique mais il eût été fort présomptueux de ma part de vouloir embrasser tous ces sujets en quelques lignes. Le temps n’est plus aux déclarations enflammées, aux effets de tribune ; il est à celui de l’échange, de la collaboration et cela dépasse le seul cadre du Parti Socialiste. Cela aussi, il faut que nous le comprenions, sans à priori.

 

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