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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Motions, Congrès et candidature.

24 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Archives Congrès PS

 

Hier c’est la soirée de présentation des motions en Fédération du Nord (pour l’arrondissement de Lille). Dans ma peau de candidat au poste de 1er fédéral, je me devais d’y aller, histoire de prendre la température, serrer des mains… bref me dire que 50,01% n’est pas impossible.

 

Alors, déjà j’ai été surpris de constater un engouement militant assez relatif, comme le soulignait Benoit Hamon, s'il devait citer tous les élus il n’aurait pratiquement épuisé son temps de parole. En étant un brun mauvaise langue si on y rajoute les obligés ou aspirants élus, il restait peu de places pour le militant lambda. Enfin, surpris oui et non… je m’y attendais un peu à entendre les remontées venant des sections ou d’autres fédérations.

 

Rentrons maintenant dans le vif du sujet… je n’ai pas écouté les présentations… ce n’est pas bien mais à la vérité, je les connais assez bien. De plus, j’étais occupé avec le journaliste de Libé qui s’occupe du PS.

 

J’espère n’avoir pas été trop mauvais… on verra dans les prochains jours… Et encore merci à sa collègue photographe pour sa patience vis-à-vis d’un «modèle » allergique à ce type de séance.

 

Sinon autre moment important, je pense pouvoir dire que j’ai bien avancé sur le soutien de ma candidature par une motion (indispensable pour déposer celle-ci…)… j’espère pouvoir en dire plus dans les prochains jours tout en gardant à l’esprit qu’ « un tiens vaut mieux que deux tu l’auras ».

 

Forcément, j’ai croisé Gilles Pargneaux (le 1er fédéral sortant)… toujours égal à lui-même en soulignant que j’avais été exclu du PS il y a quelques années… On m’a dit de différentes sources que ce sont les premiers mots qu’il lui viennent à l’esprit quand on évoque mon nom.

 

Alors petite mise au point : normalement pour prononcer une exclusion c’est du seul ressort de la commission fédérale des conflits et d’autre part l’article 11.9 dit qu’ aucune sanction ne pourra être prise sans que les parties aient été convoquées pour être entendues contradictoirement. Rien n’a été respecté par le 1er fédéral de l’époque. Ca c’est pour la forme. Sur le fond… je m’en suis déjà « expliqué » ici : est ce que le fait que mon patron de l’époque se présente contre un député sortant (les deux étant socialistes) constitue pour le salarié que j’étais un motif d’exclusion. Sachant que d’une part mon activité n’était pas en lien avec cette campagne et d’autre part que j’ai toujours veillé à ne pas être impliqué dans la campagne. Donc dans un éventuel débat, je te serais gré de ne pas utiliser cet effet de manche un peu facile… d’autant que c’est toi qui m’a finalement réintégré (non sans mal) et t’en remercie encore. Et deux mois plus tard, j’étais chômeur.

 

Sinon mon programme de continue à s’étoffer : nouvelle proposition pour « Redonner du sens par le débat ».

 

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Osons le débat PS/MoDem

23 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Ce texte a été écrit et publié le 21 décembre 2006. Et bizarrement, il est, à mon sens, toujours d'actualité.

Aujourd’hui,  le web permet de renouer le fil, d’échanger, de comprendre davantage « l’autre » en dehors des lieux traditionnelles, davantage portés sur la forme que sur le fond.

Nous sommes quelques uns à penser que les clivages historiques ne résistent plus à un monde toujours plus complexe, toujours plus incertain
. Nous regardons également la gestion des collectivités, où bien loin des militants et des grandes envolées lyriques, se mettent en place des partenariats pour le moins intéressants entre le PS et l’UDF (notamment au Conseil Régional).


Bien plus qu’un simple principe de réalité, nous sommes persuadés qu’il s’agit également d’une certaine convergence de points de vue.

Sans nier les différences mais que deviennent elles quand il s’agit d’améliorer le sort de milliers de concitoyens, il est temps que des ponts se forment pour que ces « arrangements » dépassent les seuls bureaux de nos gouvernants. Ces réflexions, ces débats ne peuvent et ne doivent être réservés à ces derniers, l’urgence des situations (écologie, social, économie…), l’exigence de vérité impose que les citoyens que nous sommes s’emparent de cette question du « travailler, penser ensemble au delà de nos différences ».


Si l’élection présidentielle se cristallise sur les individus en compétition,  elle ne peut empêcher l’émergence d’une aspiration au changement tant sur le fond que sur la forme d’affrontements politiques devenus pour le moins artificielles pour ne pas dire archaïques.


Pour ma part, je suis incurablement de gauche (pas de la vraie, l’unique… celle qui n’a jamais eu à opérer des choix…) cependant j’estime qu’il est faux de penser que l’ultime horizon de la sociale démocratie réside toujours dans ce triptyque PS/ « Gauche véritable »/Extrême Gauche
. D’autant que le spectacle offert par la gauche anti-libérale ne peut conduire à un quelconque optimisme… surtout dans le cadre d’une politique gouvernementale.


Il ne s’agit pas d’entériner une prétendue droitisation du parti socialiste ; plus sûrement de dire que nous n’avons pas le monopole d’une société humaniste et plus juste et de sa mise en mouvement et d’en assumer les choix à un moment donné.


Mendès France disait « gouverner, c’est choisir » ; en cela le PS devra dans les prochaines années choisir… tant sur le possible et avec qui mais aussi entre se condamner à l’alternance ou enfin devenir un parti de gouvernement durable car ce n’est pas en cinq ans qu’on change la vie…


A mon sens, le moment est propice à la naissance d’un espace non pour  « candidater » mais pour débattre, proposer, oser d’une rive à l’autre, au moins au niveau de notre département.

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Un congrès pour rien ?

23 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Archives Congrès PS

 

 

Nous sommes à trois semaines du dénouement d’un congrès que je qualifie volontiers de farces et attrapes. Au fond tout semble désormais en place pour un résultat sans résultat alors que chacun appelait de ses vœux à une profonde rénovation.

 

A lire, à écouter, un constat… le militant est désespérément absent de ce théâtre tragi-comique et heureusement que la crise est arrivée sinon je ne vous dit pas l’ambiance maison de retraite dans lequel nous serions.

 

Alors chacun essaye bien de se persuader de la fameuse dynamique qui sied à toutes les motions, la vérité me parait hélas beaucoup moins rose (désolé pour le jeu de mots à deux balles). Ce soir, à Lille on a la présentation des motions… on devrait atteindre les 300/400 militants… waouhhh…sauf que l’arrondissement de lille c’est combien de division 2500/3000 adhérents ? Ca ne fait pas lourd sachant qu’en plus il y aura eu pas mal de retape pour le faire venir le camarade (toutes motions confondues). En prime, on ne peut pas dire que le débat fasse un carton dans les sections.

 

Ce scénario revient désormais régulièrement : il y a la scène où nos dirigeants/acteurs s’essayent à différents registres devant des tribunes de plus en en plus clairsemés… nos spectateurs sont las, absents d’un parti où ils se demandent si ils comptent encore.

 

Pour une partie d’entre-deux, machinalement renouvelle sa carte jusqu’au jour où on oublie car ce lieu de convivialité, de fraternité, de chamaillerie a disparu au profit des quelques uns, toujours prompts à être candidat à tout à rien.

 

Ce nouveau congrès sera-t-il alors l’occasion d’une nouvelle hémorragie d’adhérents/militants où simplement de départs sur la pointe des pieds avec juste ce qu’il faut de résignation et de déception.

 

En même temps, nos cadres savent gérer cela puisque enfermés dans leur tour de Solférino, ils continuent tranquillement comme avant, avec cette force d’inertie qui leur est propre. Loin de nos doutes, de nos interrogations, encore plus loin du citoyen qui lui ira grossir le flot grandissant de l’abstentionnisme, ils gèrent car comme chacun le sait celui qui s’absente à toujours tort.

 

J’en viens à me demander si cette crise n’a pas eu un coté salvateur, permettant de masquer la vacuité dans lequel s’enlise le PS… Grâce à elle, « on » a trouvé un motif pour s’empailler mais on sent bien que le cœur n’y est pas, car parallèlement elle montre toute l’étendue du marasme interne dans lequel nous sommes. Suis-je un mauvais socialiste en disant que loin de l’avoir réellement anticipé, cette profonde crise du libéralisme, nos dirigeants l’ont subie.

 

En 1981, nos parents espéraient changer la vie, aujourd’hui nous espérons juste changer un peu le PS… splendeurs et misères du militant.

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Un grenelle, des grenouilles…

22 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 

Vous me pardonnez cette audace en matière de recherche linguistique mais je pense avoir définitivement trouvé le pluriel du mot grenelle… et en l’occurrence il s’agit bien des grenouilles. Et pour être plus précis celle  de la fable de La Fontaine qui veut se faire aussi gros que le bœuf.

 

Le tout agrémenté du dicton que plus c’est gros, plus ça passe. Et c’est tout de même dommage que ces sous-culturés d’étrangers ne connaissent pas ce « grenelle », on aurait pu faire un grenelle de la finance, un grenelle des paradis fiscaux, un grenelle de l’eurogroup, un grenelle du grand foutage de gueule…

 

Parce que là depuis quelques semaines, on a définitivement franchi le rubicond de l’esbroufe et des grands moulinets de bras, il est vrai avec l’aide bienveillante de la plus grande partie de nos grands journalistes français pétris d’une déontologie chevillée au corps... Ben oui y a un grenelle de la presse...

Et je dois le reconnaître depuis quelques semaines, Sarkozy est tout à son affaire avec des discours pavés de bonnes intentions comme l’enfer et on est instamment prié de ne jamais regarder dans le détail. Ce détail qui permet de mesurer la réalité et le sens des effets d’annonce.

 

Prenons par exemple, ce fameux grenelle de l’environnement, l’assemblée nationale a solennellement approuvé le grenelle de l’environnement… qui a-t-il dans cette loi… des intentions, pour le reste rien ou alors des trucs insensés comme en finir avec les lampes incandescentes avant 2010 (c’est bien la seule fois où on ne sera pas rappelé à l’ordre pour appliquer une directive européenne environnementale)… si avec ça on ne sauve pas la planète. Dans cette fameuse loi, rien n’est budgété où alors ce sera du ressort des collectivités locales (coucou monsieur impôtslocaux…). Et surtout ne me faites pas dire qu’il n’aurait pas fallu voter la loi… non, je n’ai pas envie d’avoir les gros yeux de Nicolas Hulot TF1 et comme je suis pas comme Allègre à dire qu’on s’en fout de balancer son huile de vidange dans le canal (l’a pas dit ça ?).

 

Autre exemple, promis, juré, craché, avec Sarkozy on va s’attaquer aux paradis fiscaux et pour se faire… il s’en prend frontalement au Luxembourg et à Junker, vous m’excuserez mais on ne s’y prendrait pas autrement pour tuer toutes propositions allant dans ce sens. D’autant que comme le rappelle fort justement ce dernier, en la matière la France devrait se passer de donner des leçons avec ses banques qui ont des hedges funds dans des paradis fiscaux ce qui n’a pas empêché de lâcher 10 milliards du billet de Loto gagnant pour nos banques. C’est en pleine contradiction avec un discours où il disait « qu'aucune banque qui travaille avec l'argent des États ne puisse travailler avec des paradis fiscaux ».

 

Sarkozy a également vendu son gouvernement économique pour la zone euro… très bien, en tant que socialiste, je suis heureux qu’il reprenne une telle idée mais… malheureusement, il n’en pas préalablement parlé à la chancelière allemande. Ce nouvel affront risque d’être relativement mal pris du coté de Berlin. Vous me direz que ce n’est pas grave sauf que le couple franco-allemand a toujours été le moteur de l’intégration européenne. Et froisser en deux jours, le Luxembourg (pays fondateur respecté) et l’Allemagne, cela risque de gripper l’échafaudage branlant déplié par Sarkozy (sinon ce n’est pas une bourde hein….).

 

Au final, il reste cette impression d’un faux volontarisme mais d’un réel élan de mégalomanie aggravé par la crise où rien ne compte plus que son image. Et surtout, une agitation qui doit permettre de masquer des actes quotidiens en complète contradiction avec la déclaration initiale… du sarkozysme par la preuve en somme.

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Figures de gauche, congrès de figures…

21 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Archives Congrès PS

 

 


Les congrès socialistes opèrent très souvent d’un même rituel, des mêmes artifices avec le jeu très prisé du « plus à gauche que moi, tu meurs » selon le vieil adage mitterrandien qu’un congrès se gagne à gauche.

 

Celui de Reims nous offre une variante somme toute très sympathique sur le mode « c’est kikavu la crise en prem’s »…

A ce jeu, je dois reconnaître que Martine n’y va pas de main morte avec ses petits camarades fabiusiens. Bon, le problème avec ce genre de trucs c’est l’épreuve des faits façon Jospin « je fais ce que je dis, je dis ce que je fais »… et là force est de constater que la réalité est un peu moins rose… Puisque
Eco89 nous a appris ce week-end que Lille Métropole Communauté Urbaine  avait sur ses 1,7 milliards d'euros de dette, 57% de ceux-ci adossés à des produits spéculatifs… et ça ne date pas de samedi matin.


Plus à gauche alors... mouais, on apprend que le département de Seine-Saint-Denis a une dette composée à 97% d'empruntlinks qui seraient "toxiques"...
 

Un autre qui m’a exaspéré toujours en rapport avec ça, c’est d’apprendre que François Rebsamen touchait des jetons de présence chez Dexia (pour 20.000 € en 2007)… qui est par ailleurs le banquier du Grand Lille… Alors c’est sûrement le fait de sa compétence mais ce mélange des genres, comment dire… ça me laisse une certaine amertume du coté ma militance.

 

Alors moi, je veux bien toutes ces belles envolées lyriques, ces grandes marches automnales mais bon, j’avoue, toutes ses postures commencent à me lasser énormément. Et à écouter les uns et les autres sur ce fameux terrain militant, je ne suis pas loin de penser que je ne suis pas le seul socialiste dans ce cas.

 

Une chose bien serait d’avancer sur la question du cumul des mandats et des fonctions, cela permettrait peut-être aux politiques de retrouver une certaine crédibilité... parce que là, je crois qu’elle a disparu.

 

Hors sujet : Comme d’hab notre redoutable briseur d'intox Cedric Mathiot de libéSarko se livre à une analyse sans concession sur les déclarations de Ségolène Royal sur le prix de l’essence (ok baisser de moitié le prix à la pompe du fait de l’effondrement du prix du baril c’est un peu beaucoup mais il y a un problème non ?)… Cette morgue j’aurai aimé la retrouver dans son article sur les crédits hypothécaires de Sarkozy, parce que convoquer des notaires pour lire « non ce n’est pas pareil » quand ces derniers touchent une commission sur une vente… comment dire… Sinon vous savez monsieur Mathiot, le gaz ne cesse d’augmenter… car indexé sur le pétrole, à quand une baisse ?

Enfin tout ce qui peut nuire est bon à prendre.

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Les socialistes européens aux abonnés absents.

20 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

Depuis la chute du mur en 1989, c’est un euphémisme de dire que la social démocratie va mal, très mal. Cette crise qui n’en finit pas de s’étirer va bien au-delà des revers électoraux qu’elle enregistre au niveau européen depuis quelques années et ce n’est pas la victoire des socialistes tchèques qui change la donne.

 

On aurait pu espérer qu’avec la crise qui secoue l’économie dérégulée depuis près de deux ans,  la social-démocratie offre, à défaut d’une alternative cohérente, un discours permettant de sortir la tête de l’eau en donnant quelques lignes directrices fortes.

 

Alors on trouve bien quelques communiqués de presse mais pour le reste on a surtout l’impression de voir des dirigeants socialistes surpris par l’ampleur que prend cette tempête néolibérale. Car pour le reste, et l’encéphalogramme reste désespérément plat. On se demande même si ils sont conscients des réalités que vivent des millions d’êtres humains.  Je suis désolé de le dire mais appeler « à la reconstruction des marchés financiers » ne me parait pas être en rapport avec ce que je suis en droit d’attendre des socialistes européens.

 

Alors certes, je me suis habitué à considérer le PSE comme un supplétif zélé de l’ordre économique légué par l’école de Chicago mais aujourd’hui nous traversons trois crises majeures interdépendantes (écologique, social, économique).

 

Et si c’est la seule réponse apportée est uniquement au niveau financier, je ne suis pas certain, ou trop, du résultat aux prochaines élections européennes.

 

Il serait peut-être temps que le PSE se mettent sérieusement au travail et  que quelques dirigeants frappent du poing sur la table pour tenter de mettre en œuvre une réelle dynamique européenne avec comme perspective l’élaboration d’une alternative crédible.

 

Où alors c’est considéré que les socialistes européens n’ont plus rien à dire, plus rien à proposer sauf des adaptations à la marge (et encore…) d’un système libéral qui tend de plus en plus vers un néo-esclavagisme dans un monde consumériste.

 

Ce silence est d’autant plus assourdissant et dramatique que les outils et « théories économiques » alternatifs sont bien présents pour organiser la contre-offensive idéologique.

 

C’est à se demander, si à nos camarades ont encore une capacité à se révolter contre toutes formes d’injustice à force de côtoyer les « grands argentiers » de ce monde.

 

Je me pose une autre question, si un « Bretton Woods » a finalement lieu… ce qui aurait dû être une demande faite par l’internationale socialiste il y a quelques temps… Nos dirigeants auront-ils quelques chose à dire… rien n’est moins sûr…

 

Au fait pourquoi vouloir à ce point  le faire avec George Bush… j’ai un peu de mal à saisir…Ah oui après le 1er janvier, notre président ne peut plus être le sauveur du monde. Mais, je suis bien obliger de reconnaître que Sarkozy a fait un joli coup… la nature ayant horreur du vide.

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DSK, un complot antifrançais ?

19 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses

 


En France, journaux,
blogueurs commencent à se poser la question du complot ourdi pour déstabiliser le patron du FMI…

 

J’avoue, je ne partage pas cette vision que je qualiferais de franchouillarde.

 

Si Dominique Strass-Khan tombe pour une histoire de braguette mal remontée, le moins qu’on puisse dire c’est qu’il était prévenu. En son temps, Jean Quatremer avait déjà soulevé cette question par rapport à des institutions anglo-saxonnes puritaines.

Qu’il y ait une grande hypocrisie, certes mais c’est ainsi. On se souvient que Wolfowitz était tombé pour des raisons de quéquette (appelons un chat un chat). Peut-être DSK aurait-il du faire une cure de bromure.

 

Certains seraient tentés de voir dans ces révélations arrivant en pleine crise, comme une tentative de déstabilisation politique visant, dans un  billard à trois bandes, DSK, Sarkozy et donc la France du fait de son rôle pour tenter de sortir le capitalisme de sa crise actuelle.

 

Faire du triumvirat Sarkozy, DSK et Barroso, une triplette gauchiste visant à ourdir un complot socialiste pour déstabiliser l’économie capitaliste…

 

Sincèrement j’ai du mal à réprimer un sourire. A moins que chacun est été kidnappé par des extraterrestres bolcheviques il y a 15 jours pour une reprogrammation du cerveau ; jusqu’à nouvel ordre, ils étaient les représentants zélés d’une oligarchie coupée des réalités d’un monde en proie à des désordres de plus en plus prégnants.

 

Et entre nous, dans les maigres propositions de DSK de ces dernières semaines, je n’ai rien lu qui puissent déstabiliser l’ordre libéral qui nous régit. Je ne parle même pas de la politique « sociale » poursuivie depuis 18 mois par Sarkozy.

 

Alors pour moi, il n’y a pas de complot mondial visant à décrédibiliser la France… juste une histoire de fesses qui dégénère.

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Sarkozy, Hirsch … usurpateurs patentés ?

18 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique

 

 

A lire, à écouter nos médias dominants, on serait tenté de conclure que Notre Nicolas Sarkozy que le monde entier nous envie est le nouveau héros de l’économie mondiale.

 

La fable serait belle si on évitait de regarder l’état réel de la société française après 18 mois de présidence sarkozienne mais à ce tableau est fort peu réjouissant et d'autre part des voix étrangères omettent de parler de celui-ci.

 

Tenez, je pense à Paul Krugman, un amerloque récemment nobélisé en économie, et bien ce cuistre, dans un éditorial récent, ose donner ce bénéfice à Gordon Brown, un rosbif, car ce dernier a procédé à des nationalisations partiels dans le secteur bancaire.

 

Vraiment… de qui se moque-t-on ?

 

C’est d’autant plus rageant que notre gouvernement se donne aussi du mal pour lutter contre la pauvreté, la précarité… en un mot, mettre en œuvre une vraie politique de civilisation.

Dernier exemple en date, il veut changer le thermomètre de qui permet de quantifier les personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté…

 

Il y a quelques temps, sur un blog j’avais laissé un truc du genre « ben quoi pour qu’il y ait moins de pauvres, il suffit d’abaisser le seuil »… je pense qu’un scribouillard d’un ministère m’a carrément repris l’idée…

 

On apprend par la voix de Véronique Davienne, déléguée nationale adjointe d’ATD-Quart Monde, qu’avec ce nouveau système, on aurait 22% de salauds de pauvres de moins sur la période 2000-2005…

 

C’est tout bénéfice non ? Vivement la prochaine vague d’enquêtes.

 

Petite précision… c’est Martin Hirsch qui a proposé ce merveilleux outil… les mots me manquent… c’est juste une pitoyable mais bon une fois qu’il a accepté d’être dans ce gouvernement de chasseurs de pauvres, on savait qu’il avait abandonné toute valeur…  et après ce triste sire voudrait qu’on s’ébaubisse sur son RSA.

 

On vit une époque formidable.

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Bretton woods… hipps…

18 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Résistance Politique


 

Je dois reconnaître que je ne suis pas peu fier de connaître un des promoteurs inlassables d’un nouveau Bretton Woods en la personne de Pierre Larrouturou et malgré nos différents stratégiques, j’espère pouvoir le tenir comme un ami.

 

Moins sérieusement ou « plus malheureusement », j’ai un peu de mal à considérer les duettistes Barroso et Sarkozy comme les mieux placés pour refonder ou adapter un système pour qu’enfin on puisse remettre l’être humain au cœur de l’économie et non broyé par celle-ci.

 

Avec ces deux là, j’ai cette image de deux alcooliques en pleine tournée des grands ducs qui beuglent qu’à partir de demain ils arrêtent de boire en tentant d’enrôler le gérant d’une brasserie sur le départ, lui-même responsable d’une cirrhose généralisée.

 

A cela, j’ajoute que je ne suis pas certain qu’avec tout le vacarme fait et cette volonté manifeste de s’accaparer le « truc » plaise à beaucoup de monde. Enfin, on sait que c’est la marque de fabrique de notre gars ; beaucoup de bulles pour des résultats toujours en déca « désespoirs » nés chez les crédules.

 

Il ne manque que Friedrich Hayek pour compléter ce quatuor de choc (ndlr : ce dernier trouvait qu’il y avait bien trop de régulations…). Je sais que ce gars est mort mais ce n’est pas innocent de ma part, c’est juste pour mettre en exergue le coté morbide de la situation actuelle, qui pour les « vrais gens » risquent de se transformer en tragédie bien réelle pour un certain nombre d’entre eux.

 

Car hélas, c’est une lapalissade de dire que la récession dont nous ne pouvons prédire la sortie, si il y a, creusera encore davantage les inégalités. Au passage, on sait également que notre fameuse période de croissance les a également augmentées…

 

Pour les riches, on peut être rassuré, ça devrait aller ; est-ce d’ailleurs un signe envoyé à leur adresse  par l’Elysée que d’augmenter son budget de la présidence de près de 11% dans le budget 2009….

 

 

Sinon un truc plus sympa, je vais probablement vous faire une révélation, Vendredi c’est désormais tous les jours et c’est un nouvel hebdomadaire qui tente d’extraire le meilleur du web. C’est disponible dans toutes les librairies au prix d’1,50€. Je suis content quelques copains et copines de notre groupe informel Left Blogs sont dedans.

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Changer d'ère ?

17 Octobre 2008 , Rédigé par Marc Publié dans #Petites et Grandes choses


Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Jean-Paul Besset, Cécile Duflot, Antoine Waechter, Yannick Jadot, François Alfonsi et Pascal Durand ont signé un manifeste commun pour les prochaines élections européenns : c'est là .

Le site de chnaher d'ère.

Je vais lire ça à tête reposée et on en reparle.

Enfin, une chose etst certaine, le PS a intérêt à sortir un peu la tête de Solférino... et de ce concentrer sur autres choses que des sifflets dans un stade..


Bon, je mets le texte :

« L'histoire est en suspens, car la déraison s'est emparée du monde.
Comme en témoignent brutalement les dérèglements des mécanismes financiers, la croissance de la famine, l'aggravation des inégalités ou l'emballement du bouleversement climatique, l'humanité s'est mise en situation de perdre la maîtrise de son destin. Nous sommes parvenus à ce moment clé où tout peut basculer, jusqu'à l'irréversible, ou, au contraire, favoriser un sursaut pour construire une nouvelle donne dont l'Europe deviendrait le creuset.

Soit la trajectoire d'effondrement dans laquelle s'inscrit la mondialisation du tout-marché et de la prédation aveugle se prolonge, et l'on verra la conjonction des crises – écologique, énergétique, alimentaire, financière, économique, sociale, identitaire – précipiter la planète dans une régression sans précédent ; soit les sociétés humaines se ressaisissent, refusant la spirale de l'excès, des fractures sociales et du découplage avec la nature, et alors surgiront les forces porteuses des réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer l'horizon d'une nouvelle espérance.
Il est urgent de se rassembler pour y concourir. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument !

Ne rien faire ouvrirait la porte à des politiques autoritaires pour gérer les pénuries ou les conséquences des migrations d'origine climatique. Agir, c'est éviter la barbarie pour choisir la civilisation.
Nous n'avons plus le temps. Tous les indicateurs sont au rouge. Notre modèle de développement est pulvérisé par les faits ! Aveuglé par l'idéologie de la croissance sans limites, dopé par le laisser-faire du libéralisme, le système productiviste fonce tout droit vers la catastrophe, tel un bateau ivre. Partout l'insécurité sociale grandit. Le progrès perd son sens au profit d'une montée de l'insignifiance et d'une destruction du vivant. L'humanité avance vers son désert.

[…] Une autre politique est possible : celle de la responsabilité. Le devoir d'équité universelle, l'attachement au vivant sous toutes ses formes, la nécessité de réduire l'empreinte écologique sur les ressources et les équilibres naturels commandent de changer d'ère. Il faut entrer sans plus tarder dans un nouveau monde, celui d'une profonde mutation écologique et sociale de civilisation. Celle-ci s'appuiera sur les valeurs de sobriété, de mesure et de modération, de partage, de solidarité et de démocratie, a contrario des aliénations marchandes et des violences économiques qui contaminent les écosystèmes, déstructurent les sociétés, écrasent les diversités culturelles et broient les individus dans la compétition du toujours plus et les frustrations permanentes.

D'abord, il faut rompre ! Rompre, c'est s'en prendre enfin aux racines […]. Agir sur les structures de nos sociétés et travailler en même temps à une insurrection des consciences, voilà les deux défis à relever pour éviter une désagrégation tous azimuts et, au final, la défaite de l'homme.

L'urgence commande donc de réunir les conditions collectives pour que la trajectoire humaine s'engage sur une autre voie. Autre projet de société, autre modèle de civilisation… le chemin passe par la refondation progressive et pacifique de nos manières d'être et de vivre, ensemble et individuellement.

b[[…] Nous n'affichons ni lendemains qui chantent ni programmes miracles.]b Nous affirmons seulement un autre choix : celui d'une nouvelle régulation, fondée sur l'impératif écologique et social, dont la déclinaison devra être établie démocratiquement dans chaque domaine impliquant la communauté humaine. Notre démarche consiste à opposer pied à pied des alternatives aux logiques destructrices et spéculatives, à trier entre ce qui est possible et ce qui ne l'est plus, à rassembler les énergies pour que la société s'engage dans une transition vers un monde qui, à défaut d'être parfait, restera viable pour tous et se montrera plus juste au plus grand nombre.

L'enjeu est tel et son urgence si prégnante que nous ne pouvons plus consentir à la tradition des jeux de rôle auxquels la représentation politique se complaît, avec ses rabâchages traditionnels qui pétrifient le futur et ses crispations claniques qui dévalorisent les consciences. Quels que soient leurs référentiels idéologiques, les partis politiques dominants bégaient devant les défis du nouveau siècle, refusant l'obstacle du grand tournant nécessaire. Ils restent liés à un type de développement insoutenable, fondé sur le mythe d'une progression exponentielle des richesses et, au final, sur le diktat absurde de la croissance pour la croissance. Chacun à leur façon, ils persévèrent dans la reproduction de mécanismes de plus en plus aliénants qui consacrent la domination de l'avoir sur l'être et de l'économique sur le politique.

Vivre avec son siècle consiste aujourd'hui à prendre conscience que l'âge du gaspillage et de l'inconséquence est terminé, que l'autorégulation du marché est un mirage, que la réalité est désormais surdéterminée par la crise écologique et l'approfondissement des inégalités sociales.
[…]

C'est pourquoi il s'agit de développer un nouvel espace politique au sein duquel ceux et celles qui se rassemblent dans leur diversité traceront la perspective d'un nouveau projet de société. Celui-ci n'est pas hors d'atteinte. Il repose sur l'aspiration grandissante des populations à vivre autrement que dans l'accumulation, le factice ou les dettes et sur la montée de l'exigence citoyenne pour une répartition équitable des richesses et un juste échange entre les peuples.

Ce modèle alternatif n'est inscrit dans aucun dogme ni bréviaire, même s'il est attaché aux meilleures traditions humanistes, en particulier l'opposition radicale au racisme, à l'antisémitisme, au sexisme et à toute forme d'ostracisme et de domination. Il se construira pas à pas, à partir des besoins de bientôt 7 milliards d'individus, de l'intérêt collectif des peuples de la Terre, de la protection des biens communs et de l'extension des services publics, du partage des ressources et du respect des équilibres du vivant. Il se fondera sur les valeurs de justice sociale et de solidarité planétaire, de sobriété et de conscience des limites, de droits humains et de dialogue démocratique. Il orientera progressivement les activités vers une réduction de l'empreinte écologique, impliquant de nouvelles façons de consommer, de produire, de se déplacer, de travailler, d'échanger, d'innover, d'habiter les villes et les territoires et de faire ensemble société. Il encadrera rigoureusement les mécanismes du marché et leurs prolongements financiers. Il stimulera la recherche scientifique et la créativité industrielle selon une perspective compatible avec les besoins réels et les limites de la biosphère.

A nouveau projet de société, nouvelle régulation économique et sociale. Il s'agit de penser l'organisation de la société selon le principe de durabilité, intégrant à la fois l'impératif écologique et celui de la justice sociale : durabilité des ressources et des équilibres naturels, durabilité, dans leur diversité culturelle, des systèmes économiques de demain, des contrats sociaux et des modes de vie. Autrement dit, il s'agit d'engager des réformes incompatibles avec l'hégémonie productiviste et consumériste qui précipite les dégâts écologiques et sociaux à coups de dérégulation, de financiarisation, de marchandisation et
d'uniformisation.

Un nouvel espace politique porteur d'une nouvelle politique de régulation ne peut se concevoir d'emblée qu'à l'échelon européen puisque l'Europe est notre famille, et sans frontières puisque le monde est notre village.
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L'Union européenne, malgré les aléas de sa construction et des pratiques trop souvent technocratiques, a bâti un espace de paix et de coopération entre les 27 Etats et les 83 peuples qui la composent. Elle a su s'interposer comme une force de conciliation dans les conflits. C'est un formidable acquis, une histoire positive, à rebours des visions archaïques ou souverainistes qui imprègnent encore ce continent qui était celui des guerres. Des cultures différentes démontrent qu'elles peuvent vivre ensemble et s'enrichir mutuellement dans un monde déchiré par la violence multipolaire et les replis nationalistes et communautaristes.

Plus que jamais, nous avons besoin d'Europe. Mais l'Union européenne n'apparaît plus comme une entité capable de réguler les équilibres mondiaux selon des critères de justice sociale et d'environnement. Ses dérives libérales tendent à l'assimiler à un simple épiphénomène d'une globalisation chaotique, voire même à un accélérateur de celle-ci. D'autant plus que les peuples boudent l'Europe parce qu'ils ne se reconnaissent pas dans ses institutions sans visage. Comment s'en étonner, dès lors qu'on leur parle surtout de compétitivité et de concurrence, comme si le marché pouvait à lui seul tenir lieu d'horizon ? L'Europe est plus présente dans leur vie pratique que dans leurs cœurs. Ils attendent légitimement un projet qui les fédère et leur ouvre l'horizon.

Le moment est venu pour que les Européens s'emparent et s'identifient à la perspective politique d'une Europe solidaire et durable. En installant la mutation écologique et sociale comme colonne vertébrale de la communauté de destin des peuples européens, nous avons l'occasion de vivre mieux. A nous tous de la saisir ! »

Daniel Cohn-Bendit, Eva Joly, José Bové, Jean-Paul Besset, Cécile Duflot, Antoine Waechter, Yannick Jadot, François Alfonsi, Pascal Durand

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