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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Ma lettre au Père Noël ou à Bill Gates.

7 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Informatique....pfoufff

 
Je sais… je m’y prends tôt…mais dans le domaine de l’informatique… il faut parfois s’y prendre de bonne heure.
 
Pour preuve ma connexion Internet qui merde toujours autant… bon j’ai récupéré le minimum vital avec le net et le téléphone mais toujours pas de télé…
 
neuf.jpgOui c’est gênant pour Gabriel et Ivan… j’ai un mal de chien à accéder au médiacenter du décodeur TV de ma neuf box (c’est compliqué… je sais… mais quand ça fonctionne c’est vraiment bien) pour mettre « Didou, dessine moi un Sarkozy » ou encore « Oui Oui en Sarkoland ».
 
Ce problème perdure depuis un mois et demi maintenant… j’avais 6 méga de débit avant… là je plafonne à 1,8 méga par beau temps… comble de bonheur, je suis en dégroupage total avec bien entendu le « c’est pas nous, c’est FT »… bref pour Noël… je veux juste revenir à mon débit initial.
 
Il y a un truc auquel je dois penser… une gestion archivée et intelligent de mes «posts » oubliés ici-même… Nicolas J, m’a bien dit que OverBlog c’est de la daube (tu m’excuses, je ne te mets pas en lien on pourrait ensuite penser à un copinage pour gagner quelques points dans je ne sais quel classement) mais bon… donc, je crois que je vais me lancer dans la réplication extrême de mes plus de 400 papiers, comme en plus, je ne compte pas m’arrêter demain…
 
Le top serait de me faire une macro sous Word qui injecte avec mots clefs et tout le toutim dans une base de données.
 
A toute à l’heure pour la revue de web.
 
 
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Saint Nicolas fait du vélo….

7 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Petites et Grandes choses


Pour couper l’herbe sous le pied de certains de mes amis… pour lesquels mon affection indéfectible est non monétisable…. 

Oui les mêmes qui ont ourdi un complot un certain dimanche soir pour nous envoyer une lettre non anonyme où ils se gaussaient de l’école de Gabriel… pfoufff… tout ça parce que c’est Sainte Bernadette… cela aurait pu être pire… genre l’Immaculée Conception…
 
Donc… forcément… Gabriel a fêté dignement Saint Nicolas…. Il est même venu hier dans son école… et ce matin… nous avons eu droit à un magnifique Saint Nicolas faisant du vélo à 6h30… 

Saint-Gabriel.jpg


PS : je précise... nous ne faisons pas vivre nos enfants par 10° dans la maison... même si les moufles peuvent laisser sous entendre le contraire...

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Coming Out d’un haut fonctionnaire Européen sur le traité de Lisbonne.

6 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Résistance Politique

 

Comme lors du premier traité, ma réflexion sur la teneur de mon vote a profondément évolué puisque je suis passé du non au oui… 


Aujourd’hui..  j’ai comme l’impression de faire le chemin inverse… du oui bof… j’en suis à ce stade à un oui peut être… il ne faudra pas qu’on me pousse beaucoup pour tomber du coté obscur de la Force.

A cela trois raisons :  


- Une discussion avec mon ami Cyrille ce week-end où sans verser dans la ligne du « Y a qu’à »… nous arrivions à une conclusion certes un peu différente mais à la réflexion commune…  quand un parti politique crédible déclarera que l’un de des objectifs affichés est d’éradiquer la pauvreté économique, sociale et culturelle… et de s’en donner les moyens… pas seulement à coup de pognon…. Et pour le coup, Cyrille renonce à exercer son devoir de citoyen… quand on le connaît… on sait que sa décision est prise… et particulièrement réfléchie.

- Dans ce cadre, l’Union Européenne ne peut se construire sans ses citoyens et encore moins en excluant de facto plusieurs millions d’individus au prétexte qu’ils sont en dehors du système…

- Enfin… mon ami Nicolas, Haut Fonctionnaire Européen, à travers
l’un de ses posts a distillé chez moi… une nouvelle dose de doute… sur le thème du « Le peuple n’est pas bon et bien y a qu’à en changer »…

 
Aujourd’hui, ce Haut Fonctionnaire Europén récidive en allant encore plus loin : …. Je vous invite à lire d’urgence son article : 
Pour une Europe citoyenne… si elle doit être de gauche (autrement on s’en fout)


extrait : "à faire l’Europe sans les peuples, au gré des seules envies et besoins de nos élites mondialisées, on en vient à la fin à la faire contre eux. Et refuser l’onction du peuple sur un tel choix, qui engage tellement l’avenir (oubliez toute remise en cause du modèle d’Europe avant plusieurs années, si pas dizaines d’années, si le mini-traité est adopté), c’est finalement avoir la même attitude que ceux qui s’autoproclamaient avant-garde du prolétariat conscient et organisé, sachant mieux que lui comment faire son bonheur, et donc lui déniant le droit de s’exprimer sur celui-ci. Oui, entre notre “aréopage éclairé” qui construit l’Europe et le Politburo d’un Parti communiste construisant la future société sans classe, il n’y a pas de grande différence: le peuple n’est qu’un prétexte."

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Les Municipales 2008 sur la métropole lilloise (1). Villeneuve d’Ascq.

6 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 
 
logo-va.gif Désolé pour le lecteur qui ne s’intéresse que d’un œil distrait à la situation politique de ma  métropole mais il peut malgré tout aller au bout… ça permet de se rendre compte du pas de deux du PS vis-à-vis du MoDem.
 
Je l’ai déjà dit à nombreuses reprises ici, je suis un chaud partisan d’un tel rapprochement mais une fois encore… cela va se faire dans le dos des militants… après avoir chanté tout l’été qu’il n’est pas question de rentrer dans ce jeu… Ouais toujours ce problème de schizophrénie et de cohérence… 
 
Je vous rassure, je ne vais pas faire les quelques 90 communes, pour me concentrer sur Villeneuve d’Ascq, Roubaix, Lille et Tourcoing. Pour rappel, si cela vous intéresse, j’ai fait une petite carte de LMCU sur le différentiel Royal/Sarko pour chaque commune. Je ne mets pas de chiffres volontairement, soit dans les commentaire ou dans un autre article. Petite précision, le taux de participation aux Municipales est proche de66/68%... cependant pour les grandes villes, on est plus proche des 60% que des 70%.
 
Aujourd’hui, Villeneuve (sinon c’est trop long pour un format blog… je suis les conseils de PMA et de Crise dans les Médias).
 
Villeneuve d’Ascq (60.000 hbts) : Maire Sortant Jean Michel Stievenard – PS.
 
Ah… je sais que certains risquent de me lire avec attention… pour mes autres lecteurs, je suis encore conseiller municipal dans l’équipe de Jean Michel Stievenard (je termine mon deuxième et dernier mandat).
Donc… officiellement tout va bien, la ville traditionnellement à gauche depuis 76, député PS… bref le meilleur des mondes socialistes sauf que…
Son principal challenger est l’ancien maire PS
Gérard Caudron qui a été élu sans discontinuer de 76 à 95 (66% au 1er tour sans les verts). En 2001, il a abandonné son fauteuil pour cause de cumul des mandats (Député Européen). Il avait poussé pour que JMS lui succède… et même si 7 ans ont passé… l’Empreinte de GC reste forte pour beaucoup de villeneuvois…
Mais la situation se complique encore… le PS local pour amuser la chose a choisi de faire un ticket moite/moite qui donne : pour 3 ans vous aurez Jean Michel Stievenard et dans 3 ans on vous offre Didier Manier… pourquoi ? Parce que la section ne s’est jamais remise de la guerre de tranchée entre les deux pour la succession de Caudron. En 2001, Stievenard avait gagné de 6 voix sur Manier (soutenu par la Fédération PS). J’avais moi-même activement participé à celle-ci, j’en ai payé le prix fort par la suite… (Jean Michel, tu te souviens… j’ai dû être un des premiers à te rencontrer dans ton bureau de Vice Président au conseil général suite à l’annonce de Gérard… pour te soutenir).
Et la situation se complique encore… à gauche… le MRC est divisé et a même tranché entre partir avec Caudron et partir avec Stievenard… même si son poids électoral est très relatif… en terme de dynamique pour le PS… ce n’est pas ce qu’on fait de mieux.
Le PC comme d’habitude fait semblant de montrer ses muscles anémiés… mais au regard de la situation régionale avec le PS, il n’est pas exclu qu’il décide de partir seul au 1er tour… pour retrouver leurs billes dans tous les cas.
C’est tout ? … ben non…
les Verts veulent également se compter surtout que Villeneuve, Ville verte dans son ancien slogan, l’est aussi un peu dans les urnes… d’autant que certains de ses élus poussent pour rejoindre Caudron au 2nd… il paraît que cette tendance aurait gagné… Je dis bien PARAIT… après on est dans le règne du plus offrant… manque de bol… ça sera plus facile pour Caudron de lâcher des places que pour JMS/Manier…
Après ce tableau idyllique on pourrait penser que l’extrème-gauche n’existe pas… ben si… LO a des élus… et grosso-modo, elle tourne à 4-5%...
Pour le MoDem… ben ça roule tranquille… Christian Carnois a de bonnes chances de se poser en arbitre entre le choc des deux Maires (oui Caudron est Maire honoraire) ou tout au moins en faiseur de roi. Par ailleurs, il avait réalisé un score honorable lors des législatives sur Villeneuve. Et je reste persuadé que le MoDem a un intérêt stratégique à faire alliance avec Caudron plus qu’avec Manier. Ce dernier à le même age que Carnois… pour la suite… c’est plus simple d’apparaître en successeur naturel…
L’UMP avec Didier Plancke… intelligent, son candidat l’est assurément… aussi, il ne joue pas encore la gagne même si la situation peut sembler intéressante pour jouer la surprise… par contre pour les prochaines… avec une ville qui vieillit, perd des habitants et dont le renouvellement, au regard du prix de l’immobilier, concerne plutôt des couples aisés ; la sociologie électorale change… lentement… pour aller vers un électorat plus favorable au MoDem et à l’UMP… (non je ne reviens pas sur l’offre du PS… je n’en pense pas moins).
 
Le moins qu’on puisse dire, c’est que rien n’est joué… c’est probablement une des municipales les plus ouvertes avec Tourcoing.

 

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Petit Rappel sur ce Blog.

5 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Petites et Grandes choses

 
blog.jpgCe blog n’a jamais eu pour objet de faire le panégyrique de l’œuvre sarkozienne…. Pour lire ça, c’est par .
 
Ce blog n’a pas vocation à relayer la bonne parole rénovatrice du Parti Socialiste… Pour lire ça, c’est par .
 
Ce blog ne compte pas se poser en avant garde éclairée du blogariat mondial… Pour Lire ça… c’est par .
 
Ce blog ne compte pas faire l’éloge du nouveau messie démocrate… Pour lire ça… c’est par .
 
Ce blog est l’expression quotidienne d’un citoyen engagé, subjectif car il n’a jamais cru à une Histoire objectivée, celle-ci étant la résultante de choix opérés par l’homme.
 
Si le doute est la matrice de ses propres incertitudes et ses réflexions, l’auteur de ce blog articule néanmoins sa vie autour de valeurs non négociables comme la justice sociale, la liberté et l’éthique. Cela implique que les mots ont un sens et une réalité dans l’action publique.
 
Alors oui, je me définis comme un homme de gauche sans l’ombre d’une hésitation à travers mes propres aspirations, dans un espace social défini impliquant par là même une interdépendance forte avec mes semblables.
 
Bien que profondément individualiste ; ma construction, mon chemin personnel sont la somme des interactions avec le monde qui m’entoure dans ses multiples dimensions + moi. Partant du principe que la somme du tout est différente de la somme des parties.
 
Enfin, ce blog ne cherche aucunement à convaincre son lecteur, il expose simplement son point de vue et son auteur revendique de plein droit la possibilité offerte par l’Internet de l’exprimer.
 
Ce territoire est un « nouveau » champs des possibles… il est et devient un nouvel espace de l’expression citoyenne… libre à chacun de s’en saisir ou non, en gardant à l’esprit que dans ce cadre, il n’est familier que pour une minorité de citoyens et encore réservé à une part encore plus faible de l’humanité.
 
A ce stade et au regard de la vie de ce blog, il me paraissait important de repréciser le pourquoi et le qui de ce blog… et pour conclure, j’espère simplement et modestement participer à l’émergence, non pas d’une nouvelle démocratie, mais à la mise en œuvre, non en retranchant mais en ajoutant, d’un nouvel outil citoyen.

 

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Sarkozy se fiance à Poutine ??

4 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Résistance Politique

 
 
A peine le simulacre d’élections terminé en Russie… en amoureux transi, notre Nicolas Sarkozy n’a pas résisté un instant à se jeter dans les bras de Vladimir Poutine … Il est vrai que son fiancé peut se targuer d’un score digne de la défunte Union Soviétique, d’un contrôle sur les médias que notre Président peut encore lui envier…

Balivernes que sont les allégations de fraudes électorales, d’un Etat semblant complètement au-dessus des règles en matière d’équité en période électorale… on ne va pas s’embarrasser de tout cela… et même si c’est le seul chef de l’Etat « occidental » à  saluer cette providentielle victoire… on tremblait devant ce suspens insoutenable.

Le plus, caucase, cocasse s’est aussi de contempler G.W Bush se paraît de ses plus beaux habits de démocrate interplanétaire… ça ne manque pas de sel venant d’un Président une première fois élu à la faveur d’un comptage plus que douteux et une deuxième fois grâce à un système électoral où le citoyen n’a pas lesarkozyPoutine.jpg même poids en fonction de l’état dans lequel il vit… mais bon passons…
 
Au fond, c’est dommage que le Berlusconi n’est plus à la tête de l’Italie car sans nul foute, il aurait rivalisé en vitesse… et un peu de précipitation… avec Sarkozy pour féliciter chaleureusement  ce grand bon démocratique pour les citoyens russes.
 
Autre « dommage » collatéral avec cet épisode de démocratie triomphante… Hugo Chavez apparaît comme un démocrate de la plus belle espèce… le gars qui pourrait  donner des leçons en matière de mise en place d’une démocratie réelle… c’est dire…
 
Si Sarkozy nous promettait la rupture… on ne saurait considérer qu’elle a lieu en matière de diplomatie… qu’ils sont loin ses propos de campagne vis-à-vis de Poutine et de la Tchétchènie… plus que jamais on s’enfonce sur la voie de l’allégeance vis-à-vis des forts… mon post récent me paraît plus que jamais d'actualité...
 
Longtemps, nous avons été considérés comme la patrie des droits de l’Homme… aujourd’hui, au mieux on peut être perçu comme la patrie du droit de l’Homme fort…
 
  
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De l'AMI à l'AGCS... du pareil mais en pire !!!

3 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Résistance Politique


Une fois n'est pas coutume, j'ai fait un copié/collé d'un article posté sur le blog PS ile de Ré. Pour une simple raison, l'enjeu me semble suffisamment important pour relayer au maximum ce nouvel épisode de la mondialisation sans complexe.
 
Il y a quelques années, certains avaient voulu nous imposer l'Accord Multilatéral d'Investissements... comme on pouvait le craindre... les mêmes vont essayer de nous refourguer un texte bien pire mais par la fenêtre.
Le texte est un peu long mais de très grande qualité.

La Canonnière libérale

 C’est le surnom qu’ont donné les chercheurs Raoul Marc Jennar et Laurence Kalafatidès à une énorme machine de guerre économique, conçue hors de tout contrôle démocratique, dont ils détaillent le fonctionnement et la finalité dans un livre paru en juillet dernier aux Editions Raisons d’Agir, fondées par Pierre Bourdieu :

« L’AGCS. Quand les Etats abdiquent face aux multinationales. »

L’objectif final de cet Accord Général sur le Commerce des Services, mis en œuvre dans le cadre de l’OMC par phases de négociations successives, est l’annihilation des services publics par leur totale libéralisation ; il menace donc à terme la santé, l’enseignement, la culture, comme l’accès à l’eau potable.
Plus d’autorité publique pour abriter l’intérêt général ; tout sera marché, l’être humain y compris, pour le plus grand bénéfice des actionnaires des plus puissantes firmes mondiales. On dévore les 117 pages de ce petit livre avec une colère croissante, et une fois informé des rouages de la monstrueuse dérégulation que l’oligarchie mondiale est en train de nous concocter, on a l’impression d’avoir avalé un gros caillou d’indignation ; solidement enkysté désormais dans le tissu de notre conscience morale et politique, il n’est pas prêt de passer. Ceux qui tiennent pour avéré que modernité et progrès ne font qu’un et escomptent que demain ne sera pas pire qu’aujourd’hui, passeront leur chemin ; ceux qui préfèrent la connaissance à la candeur ou à la quiétude ne manqueront pas de méditer cet indispensable ouvrage dont voici les grandes lignes.

Retour sur la genèse de l’AGCS.

C’est au lendemain de la 2ème guerre mondiale que les Etats-Unis entreprennent de mettre en place un système favorable à leur expansion économique ; pour ce faire, des organisations internationales telle que le FMI, la Bird (future Banque mondiale) sont créées, et des négociations sont entamées pour faciliter les échanges de biens et de marchandises en réduisant voire supprimant toute réglementation à effet protectionniste ; l’ensemble est consigné dans un traité, connu sous son sigle anglais GATT.
Le but est d’augmenter le nombre de produits et de pays concernés, en procédant par cycles de discussions. A partir des années 1970, les plus grandes firmes américaines s’organisent en puissants lobbies pour inclure dans les négociations ce qu’on appelle désormais le « commerce » ou la « libéralisation des services ».
Les grands médias, auxquels ils ont facilement accès, se chargent de vulgariser les mots et les concepts.
Les pays en voie de développement se cabrent, arguant que la libéralisation des services profitera essentiellement aux multinationales qui dominent le marché mondial. L’Union européenne, d’abord réservée, bascule sous l’ascendant d’organisations patronales comme l’ERT. L’European Round Table rassemble les dirigeants des 45 firmes européennes les plus importantes, leur but étant de modeler la construction européenne dans leur intérêt en influençant les décideurs politiques ; en 1991, son rapport « Remodeler l’Europe » présentait par exemple de fortes similitudes avec le traité de Maastricht adopté peu après.
En 1985, le Conseil européen des ministres, sur proposition de Jacques Delors et de Willy De Clerq, annonce l’engagement de l’Europe en faveur d’un accord sur les services. « Sans les énormes pressions exercées par le secteur des services financiers américains, […] il n’y aurait eu aucun accord sur les services », dira David Hartridge, un des dirigeants de l’OMC.

L’ordre du jour du cycle 1986-1994 du GATT englobe ainsi des champs s’écartant du commerce des marchandises comme règlementations sanitaires, propriété intellectuelle (le « commerce des idées »), investissements, subventions, etc., et un certain nombre de services (services financiers, télécommunications notamment). Les pays capitalistes avancés mènent le jeu, semant la division entre les pays du Sud pour venir à bout de leur résistance. Il s’agit en outre de créer une nouvelle instance internationale dépassant le cadre du GATT et intégrant l’ensemble des services : en 1994, les représentants de 124 gouvernements et de la Communauté européenne créent l’Organisation Mondiale du Commerce. Le changement de paradigme est considérable. Alors que les Etats ayant accédé au GATT étaient des « parties contractantes » adhérant volontairement aux accords, les pays « membres » de l’OMC sont tenus d’en respecter toutes les règles ; une plainte devant l’organisation conduit à des sanctions, la partie gagnante recevant l’autorisation de pratiquer un « droit de rétorsion » contre la partie perdante. Les implications sont tellement importantes « qu’il est pertinent de parler de révolution néolibérale », soulignent les auteurs ; « après l’effondrement du totalitarisme étatique en URSS, un nouveau totalitarisme émergeait : celui des marchés. Contrairement à la comptine journalistique, il ne découle pas d’une évolution inéluctable, mais de choix politiques délibérés effectués par tous les gouvernements occidentaux. »

La phase finale

L’AGCS, dont le premier cycle officiel est entré en vigueur en 2000 et doit s’achever fin 2007, est donc un accord programmé de négociations périodiques et obligatoires jusqu’à ce que tous les services soient entièrement libéralisés. Il ne constitue pas un traité avec des clauses précises, mais un processus ininterrompu auquel à terme aucun secteur ne peut échapper, y compris ceux où l’égalité des droits entre citoyens ne devrait jamais être remise en question, comme l’éducation ou la santé. En effet, le texte fondateur indique que sont seulement exemptés les « services fournis dans l’exercice du pouvoir gouvernemental », à savoir la justice, la police, la défense, ultimes territoires régaliens de l’Etat ; tous les autres, considérés comme des « marchés » à partir du moment où coexistent déjà des fournisseurs publics et privés, sont impliqués (ce qui est le cas presque partout, écoles et cliniques privées coexistant par exemple avec écoles et hôpitaux publics).
Toute législation, réglementation, norme, jadis adoptée dans chaque pays au nom de l’égalité et de la protection du citoyen est assimilée à une « entrave au commerce » qu’il convient de lever.

Comment cela fonctionne-t-il ?
Pour réaliser à quelle sauce piquante nous nous apprêtons à être dévorés, il importe de comprendre comment fonctionne l’AGCS – et ce n’est pas le moindre des mérites de Jennar et Kalafatidès que de mettre ses mécanismes et sa technolangue absconse à la portée du lecteur. Tous les pays membres de l’OMC sont tenus de fournir l’ensemble de leurs réglementations liées à la fourniture de services. Vient ensuite « l’engagement » : un pays indique le niveau de libéralisation qu’il concède dans un secteur donné, le degré d’application faisant l’objet de négociations. Il ne peut à partir de ce moment-là imposer aucune nouvelle protection ou restriction dans ce secteur. C’est l’effet cliquet de l’AGCS. Un gouvernement, quelque soit l’orientation politique privilégiée par les électeurs qui l’ont porté au pouvoir, doit appliquer l’engagement pris par son prédécesseur. Ce qui est adopté dans le cadre de l’AGCS est en outre prééminent sur toute autre disposition locale, nationale et internationale.

Lorsqu’un Etat engage une activité de services dans le processus, celui-ci est dit « consolidé » si aucune limite n’a été fixée, et « non consolidé » si l’Etat en question a indiqué un degré de libéralisation souhaité (quatre modes progressifs sont distingués) ; ces « limitations » ne sont en aucun cas taillées dans le marbre, mais destinées à être remises en cause dans les cycles ultérieurs de négociations. Celles-ci se déroulent souvent sur le principe de l’offre et de la demande : je dérégule un des mes secteurs et tu dérégules un des tiens. Deux acrobaties supplémentaires cuirassent la force de frappe de l’AGCS. Le « traitement de la nation la plus favorisée » oblige chaque pays à étendre à tout fournisseur de services des Etats membres le traitement le plus favorable accordé à l’un d’entre eux. La « règle du traitement national » consiste à accorder à tout fournisseur, étranger ou national, privé ou public, d’un service impliqué dans le processus, le même traitement. Les effets sont ravageurs : un pays ne peut plus développer un service public ouvert à la libéralisation sans offrir exactement les mêmes moyens aux entreprises privées du même secteur économique.

Quelques exemples :
Il n’est pas donc besoin de se demander d’où viennent par exemple l’initiative du groupe UGC de porter plainte contre la mairie de Montreuil (93) parce qu’elle projette l’extension du cinéma art et essai municipal, ou le débat actuel sur le zonage et les jours d’ouverture des supermarchés (réglementations considérés par l’OMC comme « des obstacles non nécessaires au commerce des services ») ; ni de quelle farine était pétrie la fameuse « directive Bolkenstein » de cette Constitution européenne dont nous n’avons pas voulu goûter et qui nous est resservie de force en perfusion.
Elle correspond au mode 4 de libéralisation des services de l’AGCS, ou programme d’importation du « capital humain », selon la délicate terminologie de l’OMC, qui devrait permettre d’embaucher une personne en contrat temporaire selon les conditions sociales de son pays. Cette libéralisation-là n’est pourtant qu’un prélude ; la fugue est plus corsée : il s’agit en effet d’un préalable à la « libéralisation du mouvement de la main d’œuvre » à l’échelle mondiale. « Il serait en effet impensable », expliquent Jennar et Kalafatidès, « d’accorder à des entreprises étrangères venant s’installer sur le sol européen le ’’droit’’ d’importer des employés selon le mode 4 sans avoir accordé ce même ’’droit’’ aux entreprises locales » ; ce sera un spectacle impressionnant que de voir l’éléphant Dumping s’asseoir sur les genoux de chaque employé…

Et demain ?
Dans d’autres domaines régissant la vie quotidienne, la canonnière néolibérale, au fur et à mesure de l’avancement des négociations de l’AGCS, lancera de rudes bordées. Sa finalisation obligerait par exemple les collectivités locales à accorder à toute entreprise privée les moyens financiers et humains qu’elle consacre habituellement au service de ses administrés ; les auteurs en fournissent des échantillons édifiants ; retenons ceux-ci : « une multinationale pourra poursuivre pour concurrence déloyale une commune qui subventionne sa cantine scolaire ; […] les clauses éthiques incitant les établissements publics à acheter des produits labellisés « commerce équitable » seraient considérées comme discriminatoires. » Est déjà venu le tour de l’éducation publique de sentir le vent du boulet, secteur que l’OMC a décrété en 2000 « mûr pour la libéralisation ».
La liste des demandes de libéralisation émanant de plusieurs pays est à cet égard significative : certains visent l’enseignement pour adultes, l’enseignement supérieur et technique de troisième cycle, mais d’autres souhaitent libéraliser également les enseignements primaire et secondaire… Je laisse aux futurs lecteurs de l’ouvrage le plaisir de découvrir également ce que la marchandisation radicale fera de l’environnement, de la culture, de la santé, mutation accélérée par le creusement volontaire des déficits publics… ; notons seulement la classification de l’eau potable comme un service et comme une marchandise à privatiser, nappes phréatiques y compris, et la spécification que toute norme en matière d’eau ne peut en aucun cas primer sur les règles de la concurrence commerciale.
Et mettons cela en perspective avec la récente enquête d’UFC Que Choisir qui épingle les marges « astronomiques » réalisées sur la facturation de l’eau par les prestataires privés Veolia et Suez. « La clé d’une meilleure gouvernance de l’eau reste dans les mains des élus locaux qui […] lors de la renégociation de leur contrat […] doivent envisager sérieusement l’opportunité d’un retour en régie publique », affirme l’association. Sauf qu’au regard des règles de l’AGCS, le retour est impossible…

De larges pans de notre histoire économique et sociale contemporaine peuvent se comprendre au travers de la progression souterraine de l’AGCS - à laquelle gouvernements de droite comme de gauche ont prêté la main -, et dont le moins qu’on puisse dire est qu’elle ne fait pas l’ouverture des JT…
Derrière cette machine sévissent évidemment ses pilotes, dont Pascal Lamy, ancien commissaire européen au Commerce extérieur, directeur de l’OMC, membre du Parti socialiste pour autant que cette appartenance ait encore le moindre sens dans un tel contexte. Les méthodes néocoloniales de M. Lamy pour faire capituler les délégués de certains pays sont d’une courtoisie sans pareille : « tous les moyens sont mis en œuvre pour forcer les pays en développement, et en particulier les pays les plus pauvres, à accepter ce qu’ils refusent », expliquent les auteurs. « Ainsi, lors de la conférence ministérielle de Doha, chaque délégation des pays en voie de développement, au premier rang desquels les pays africains, a été priée de se présenter dans la suite de Pascal Lamy où furent proférées promesses et menaces. Au cours de réunions informelles convoquées soit par M. Lamy soit par son homologue américain, entourés chacun d’une armée d’experts, les ministres invités qui n’appartenaient pas au groupe des pays industrialisés n’ont pu recevoir le concours de leurs propres experts, voire de leurs ambassadeurs à l’OMC ; ils étaient interdits d’accès. »
Plus fort : comment faire passer un texte de mise en œuvre de l’AGCS quand il suscite de vives critiques de la part d’une majorité d’Etats ? La technique Lamy est imparable. Il suffit de le faire précéder d’une note précisant qu’il ne s’agit que d’un document exprimant la position de quelques-uns et aucunement une décision arrêtée. Puis à la conférence suivante à Hongkong (2005), retirer purement et simplement la note introductive : le projet est considéré comme ayant fait l’objet d’un accord préalable, et adopté dans la foulée…

L’aggravation de la fracture Nord Sud
Les pays du Sud ne manquent pas de protester contre les « pressions » et les « manipulations flagrantes » (déclaration de Cancun, 2004). L’Organe de Règlement des Différends, le tribunal de l’OMC, dans lequel siègent à huit clos des « experts » sans aucune légitimité élective, ne manquera pas de leur faire rentrer leurs doléances dans la gorge : le « droit de rétorsion » qu’il accorde est réservé de facto aux nations riches. Si certains pays renâclent devant l’AGCS, d’autres en sont le fer de lance : les Etats-Unis, le Canada, le Japon et l’ensemble de l’Union Européenne, ce quadriumvirat constituant le directoire de l’OMC. « Dans ces tractations commerciales, l’Europe compte au nombre des négociateurs les plus agressifs et les plus favorables au libre-échange sans entraves », soulignent les auteurs. Du point de vue communication, ce sont paroles lénifiantes et mensonges flagrants (« on n’adresse aucune demande aux pays les plus pauvres » disait par exemple la ministre belge du Commerce Extérieur » en 2003 au micro de la RTBF) ; les négociations et leurs enjeux s’abritent dans la discrétion et le secret, à l’abri de l’opinion publique comme du contrôle parlementaire. En 2005, quelques-uns de nos députés ont demandé à avoir accès aux données de l’AGCS. Le ministre délégué à l’Industrie leur permit de venir consulter, pendant une semaine, dans un bureau du Ministère des Finances, un document de plus de 400 pages rédigé en anglais commercial sans avoir le droit de prendre de notes ou de faire des photocopies… Outrés, les députés écrivirent au ministre pour dénoncer « cette parodie de consultation et d’apparente ouverture, inacceptable d’un point de vue démocratique ». La lettre ne reçut aucune réponse.

En conclusion
C’est bien là l’effet dinde de Noël de l’AGCS : comment vider le ventre de la démocratie pour le remplir d’une lourde farce de despotisme. « En acceptant de négocier les accords de l’OMC, les gouvernements se font les complices des seules bénéficiaires de la dérégulation globale : les firmes privées transnationales », concluent les auteurs. « Par faiblesse ou par intérêt, les Etats souverains n’ont rien tenté pour réguler les activités de ces entreprises dans un cadre juridique international. Au contraire, ils en sont devenus les instruments. […] Désireuses de placer les dérégulations obtenues à l’abri de toute remise en question, elles favorisent la création de centres de décision qui échappent au contrôle démocratique. […] Une oligarchie s’est ainsi mise en place. L’ordre mondial qu’elle entend instaurer se fonde sur la hiérarchie, la technocratie et la fortune. » Des résistances se sont organisées (voir par exemple
www.portail-hors-agcs.org), la première étape étant bien entendu l’information : on ne peut s’opposer à ce qu’on ne connaît pas. Quand on fait sortir de l’ombre la scandaleuse réalité de l’OMC, il est possible de la faire reculer. En 1998, une mobilisation associative et politique, notamment en France, a permis de faire retirer un projet baptisé Accord Multilatéral sur l’Investissement, destiné à démanteler les politiques publiques de tous les pays et permettre aux firmes transnationales d’opérer partout sans se soumettre aux lois en vigueur. Tel un vampire, il n’a pas résisté à la lumière… Si de nos jours certaines communes se déclarent « zone hors AGCS », l’effet est pour l’instant principalement symbolique ; cette initiative a en tout cas pour bienfait de sortir l’accord de l’obscurité médiatique totale et de l’accueillir dans le débat public ; sommer nos responsables politiques de prendre position ne pourrait-il pas d’ailleurs se révéler utile pour tamiser les faux des vrais démocrates ?

Quelques soient nos opinions politiques, il n’est pas concevable en effet que l’on puisse se résoudre à cette négation de la souveraineté des peuples à disposer d’eux-mêmes et à opter pour un projet de société, à la substitution souterraine de la démocratie par la ploutocratie la plus cynique et la plus inégalitaire.
Antihumaniste, hyper-individualiste, conservatrice, totalitaire, l’idéologie qui sous-tend l’AGCS est un fléau.
Combien serons-nous donc à nous dresser devant la gueule obscène du canon ?…

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Modem, Royal : un horizon politique en clair obscur…

3 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Reflexions...enfin on essaye

 
 
 
 royalbayrou.jpgIl y a une presque concomitance des évènements… Ce week end le congrès fondateur du MoDem, la réunion de Pacte Rénovateur, proto-courant ségoliste selon l’expression consacrée par Dagrouik (vous trouverez également un compte rendu) et demain la sortie du livre de Ségolène Royal.
 
Pour le militant politique et socialiste… tout cela devrait m’aider à retrouver un certain tonus militant… et pourtant… il n’est toujours pas là…
 
Sur le MoDem, les commentaires sont pour le moins contrastés… entre la déception affichée de Luc Mandret et le sentiment de participer à une grande aventure collective comme Denis… et même si le second est un bon copain ; la lecture quotidienne du premier m’incline à partager son ressenti (on ne se connaît pas mais manifestement, il y a une proximité « culturelle » dans nos engagement politiques respectifs).
 
Non que j’attendais beaucoup de ce congrès mais tout au moins des signes en termes de démocratie interne et de discours économique. Sur les deux points, la déception est grande.
 
Sans aller jusqu’à évoquer François Chavez Bayrou… j’avoue que je ne goûte pas aux joies de l’acclamation et du vote à main levée… ces pratiques datent d’un autre âge, d’un autre siècle… et vouloir incarner l’avenir, c’est aussi mettre en œuvres des pratiques démocratiques nouvelles… et je ne parle même pas de la question du cumul des mandats… Je crains que le Modem et François Bayrou ont manqué une occasion historique… celle de poser les bases d’un parti en capacité de s’adapter aux réalités sociales du citoyen militant, du citoyen adhérent (j’ai plusieurs articles sur cette question complètement absente des partis). j’en suis limite à penser que le PS est le pire des partis à l’exception de tous les autres… c’est vous dire…
 
L’autre chose qui commence à me les briser menus et une fois encore entonnée par Bayrou… cette chasse aux 35 heures… fille de mauvaise Loi… responsable du dérèglement climatique, de la stagnation du revenu depuis 1978 (cf rapport INSEE), de mon mal de tête de dimanche matin… Stop… assez !!… Ce n’est certainement pas la panacée universelle mais ce n’est pas non plus le fléau française… déjà qu’on commence par s’interroger sur les conséquences du glissement progressif du « ratio » revenus du capital/revenus du travail… de 40/60 au milieu des années 70… nous en sommes à 60/40… sur la montée du temps partiel subi, de la précarité (pensez donc… même pour les députés…)… qu’on sorte des seuls économistes à la petite semaine…
 
Tiens en passant, je vous conseille la lecture de l’interview de Pierre Larrouturoudans le Libé de ce week-end… ça élève un peu le débat et ça change du « y a trop de charges », « trop de 35h », « trop de fainéants »…
 
Voilà pour ma «déception modémiste » … sur Ségolène Royal et le Pacte Rénovateur maintenant… autant le dire de suite… la sortie de son bouquin… ne m’intéresse pas… déjà, je n’aime pas le titre « Ma plus belle histoire, C'EST VOUS»  (ouais définitivement, je préfère des truc comme « Éduquer pour l’ère planétaire, la pensée complexe comme méthode d’apprentissage dans l’erreur et l’incertitude humaine ») et bon la resucée sur les présidentielles… bof quoi.
 
Ici, et le lecteur régulier le sait,  pas de place à la Ségomania, à la Vallsolatrie… du concret, de la pensée, des actes… bon ok… je concède une certaine admiration du vieux Morin  et pour l’agilité encore juvénile de son cerveau…
 
Donc l’aiguillon Pacte Refondateur s’est réuni sous l’impulsion de David Assouline… pour l’heure et même si les débats avaient l’air intéressant.
 
Pusieurs interrogations restent en suspend… la première d’entre elles : simple fans club ou vrai courant structuré autour d’une réflexion sur un projet ; réponse affirmée en direction de la synthèse molle qui se profile ? Appareil à ossature essentiellement parisienne ? Volonté de mettre en avant les questions de segmentation sociale, économique, culturelle ou simplement de les accompagner ? Aller au-delà du seul positionnement pour les présidentielles de 2012…
 
J’avoue ces quelques interrogation sont balancées en vrac, sans liens apparents, sans aucune cohérence… mais je crois que cela résume assez bien l’état d’esprit du militant provincial abandonné dans sa section, dans sa fédération où le débat semble se résumer à « Putain… éligible ou pas sur la liste »…
 
Camarades du Pacte Rénovateur… il faut faire vite pour se structurer… pour mieux prendre son temps sur nos idées.
 
PS : sur la question d’un nouveau référendum sur le mini traité… le point de vue de mon ami Nicolas… eurocrate patenté…vous risquez d’être surpris…
 
PS2 : je ne doute pas que certains vont une fois de plus trouver le propos sévère... qu'ils se rassurent en lisant cet article paru dans Libé... ça me "rassure"...je ne suis pas loin de la "vérité"... dieu que c'est triste...

NB: comme d'hab... c'est brut de fonderie, sans relecture. de ma part.
 

Oupps
: j'ai failli oublier ma mission pétitionnaire avec cette sympathique pétition pour tenter de faire sortir le PS de sa léthargie.
 
 
 
 
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Coltrane, Don Cherry, Charlie Parker, Charles Mingus, Jaco Pastorius.

2 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #Bouquin-Musique

 

En énumérant mes morceaux de la semaine, j’ai eu une pensée pour un blogguer qui a décidé de s’arrêter pour se consacrer à des projets plus ambitieux… oui, je crois qu’on partager le même passion pour la musique et le jazz en particulier… Salut Dorham.
 
Et aujourd’hui… place aux géants.
 
Coltrane.jpgBien entendu… John Coltrane… avec deux joyaux… l’un, The Blessing, tiré du fabuleux The Avant-Garde avec Don Cherry… cette musique n’as décidemment pas pris une ride et le second, Greensleeves,  sorti du prodigieux Africa Brass… du pure bonheur.
 
Charlie Parker avec BlueBird…je n’avais pas encore eu l’occasion de le mettre ici… et pourtant… il a révolutionné l’approche musical du jazz et de facto a fait sortir les musiciens noirs du cliché de ces « bons nègres souriants »… sans lui, les Coltrane, Davis, Rollins auraient-ils pu allez si loin ?
 
CharlesMingus…le titre de son autobiographie résume à lui seul le bonhomme… « Moins qu’un chien »… et pensez donc un contrebassiste qui a su non seulement devenir un leader musical mais aussi moral… j’aime non seulement sa musique mais aussi le bonhomme… ici un extrait intitulé Drums.
 
Dans ce rapide survol des Géants… forcément Miles Davis… et donc cet improbable Concertio De Aranjuez… d’une beauté confondante… enfin…
 
Et pour terminer, le Jaco Pastorius… étoile filante qui en quelques trop courtes a réussi a réussi à laisser une trace dans l’univers du jazz-rock…bassiste incroyablement talentueux mais certains abus ont eu raison de lui avant qu’il ne puisse aller au bout de sa musique… et merde encore un..
 
PS : Ma revue de web paraissant le vendredi… je n’ai pas pu mettre à temps le billet de Partageons mon avis suite à la prestation de Nicolas Sarkozy… je répare cela… car je le trouve assez jubilatoire. Et pour la peine… je vais désormais la faire le samedi…
 
Les vins de Bourgogne sont bons mais donnent un peu mal à la tête le matin... pourtant j'ai fait preuve d'une grande sagesse.... comprends pas.
 
 
PS2 : à ceux qui pensent qu'en entrant dans le top 100 de la blogosphère puisse changer le gars simple que je suis... point du tout... pour preuve mon activité de ce matin... outre ce génial article... j'ai fait les compotes pour mes gars, un redoutable et savoureux hachi parmentier et pour terminer une non moins savoureuse salade de fruits...
 
 
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Un peu d’autosatisfaction…

1 Décembre 2007 , Rédigé par Marco Publié dans #En pure perte

 
Cwikio.jpgomme tout bloggeur qui se respecte, je me désintéresse du classement de mon blog… mais malgré tout… j’y attache une certaine importance… ouais, grosso modo, on s’en fout, on blogge pour soi mais faut pas déconner si je suis bien classé c’est tout de même plus sympa
 
Donc ce matin, livraison du classement Wikio… alors il y a des quantités de machins qui établissent la listes des influences avec plus ou moins de réussite… mais sans dire que c’est un des plus fiables, c’est un des plus respectés
 
Oui aussi bizarre que cela puisse paraître et alors qu’on est dans une logique binaire… les classements s’apparentent davantage à une loterie qu’à une comptabilisation scientifique…
 
Et c’est en parcourant le blog « notre » centriste préféré (ouais je soigne aussi mon rang…) que je découvre cette livraison mensuel et là…forcément…. Je veux regarder même si je m’en fous… ma place… ah ben…
 
Je rentre dans le top 100 des blogs politiques, une progression de 97 places… 72ème  (et 765 au général), devant Dupont-Aignan et même Serge Faubert, très bon blog en passant.
 
Ne tournons pas autour du pot… je suis content… et petit clin d’oeil amical à Peuples qui intègre le top 50… 49ème.
 
Voila mon petit moment d’autosatisfaction… bon cependant, ce n’est pas tout ça… j’ai tennis ce matin… et à mettre à jour ma playlist dans la journée.
 
A plus !
 
(YYYYYYYYYYYEEEEEEEEEESSSSSSSSSSSSS !!!!!!!... si je vous dit qu’on s’en fout)
 
 
 
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