Lundi 18 septembre 2006

Bon, allez je vais m'y tenir avec certainement moins de talent que Boris mais je vais faire part de mes sentiments après lecture…. Pas de tentation de critique littéraire, simplement partager et aussi me faire partager…

Donc ces dernières semaines :

Deux Batisti - Les habits d'ombre - Jamais plus sans fusil - : Bon, j'avoue je me suis lancé dans ses romans policiers  par rapport à son passé... Le premier mouais pas top, décousu dans le récit,  l'idée de départ avec des exilés politiques italiens excellente mais peu de ressort au final. Le deuxième, mieux construit, épilogue mieux amené, des types se font couper la... avec une "psychanalyse
" en toile de fond ; pas mal sans plus. 

Fred Vargas
- Un homme parmi les loups - : on en parle tellement, incontournable que j'avais néanmoins contourné jusque là. Très chouette, ça se situe dans le Mercantour, bien ficelé, style alerte. Du bon polard.

Bernard Werber -  Les thanatonautes - Les Fourmies -
: Le premier traître des explorateurs de la mort avec un tas de références sur l'appréhension de celle-ci par différentes civilisations. Globalement pas mal, ça donne envie de lire le Morin sur "l'Homme et la mort". Le Deuxième, bof, pas épais mais bon j'ai mis un mois pour le finir. Au final, et d'avance désolé pour le jugement lapidaire et carrément présomptueux : il me fait penser au sort que j’ai réservé à la série des Ramsès de C. Jack ; super pour la plage quand vous faites une étude des seins nus* (ça c'est pour Marianne). A voir sur le net son arbre des Possibles ...

Céline -Nord- : c'est Céline donc je ne suis pas partial, c'est génial, un style jubilatoire. Il narre son exode dans l’Allemagne nazie en pleine déroute…. Pour contrebalancer, un Primo Lévi ça recadre les choses.


Gérard Mordillat -
Les Vivants et les Morts - : Marianne et pas mal d'amis m'en avaient dit du bien. J'ai été déçu, une fresque à la Zola en Lorraine à notre époque. Je n'ai pas accroché en même temps ce n'est pas le genre qui me passionne ; et le style, comment dire, il ne m'a pas marqué. Au final, malgré son poids, je l’ai fini … par conscience de classe.

Lakhdar Belaïd - Sérail killers - : des meurtres avec en arrière plan la rivalité entre Harkis et ancien Militant FLN. Un polard sans prétention, sympa à lire surtout quand on vit à Roubaix et qu'on aime sa vie foisonnante et cosmopolite… J’ai trouvé ça meilleur que les deux Batisti. 

Au programme dans les prochaines semaines : Bleu de chauffe de Nan Aurousseau, La montage blanche de Jorge Semprun, avancer sur l’infini dans la paume de la main

* Corps de femmes, regards d’hommes par Jean Claude Kauffman

commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Bouquin/Musique
Dimanche 10 septembre 2006

Je ne sais pas si dans un moment de curiosité vous avez cliqué sur le lien du festival jazz de Tourcoing. Si tel n'est pas le cas, c'est une erreur.

Mon dieu quelle Affiche !!! Pour ma part, je vais me laisser tenter par Anouar Brahem et j'aimerai bien me faire Charles Lloyd.

Pour ce qui ne connaissent pas Anouar Brahem (joueur de Oud de son état), je peux citer "Le pas du chat noir", "Astrakan Café", "Le monde de Sahar" et qu'il a joué avec Garbarek sur l'extraordinaire "Madar" mais bon pas sûr que ça aide. Peut être une image :

Vous attendez le coucher du soleil sur une dune dans le Sahara (sans les hordes de flamands) en sirotant une bière fraiche... voilà c'est tout mais dieu que c'est bon.
Brahem, je l'ai vu lors de l'inauguration de la Piscine de Roubaix (pas le bassin Olympique.... le musée), 2 heures de poésie musicale.... en oubliant qu'on était sur des chaises pliantes...

Charles Lloyd a un univers différent et que je trouve plus écléctique dans son approche, il peut à la fois travail ler sur des atmosphères que sur des sonorités assez Free. Personnellement, j'aime beaucoup.

Dernière précision, tous deux sont chez ECM.... non je n'ai pas de stocks options... je trouve qu'il y a un catalogue particulèrement intéressant en Jazz ( Don Cherry trop méconnu, John Surman, Keith Jarret...)et en musique contemporaine.

commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Bouquin/Musique
Vendredi 8 septembre 2006

Bon à lecture de mes quelques « articles », vous avez pu constater qu’il semble que je suis plutôt un mec de gauche, certains de mes ami(e)s, mauvaises langues, allant jusqu’à dire bobo, comme dit le nouveau tube de Renaud (avec un peu de poncifs mais rigolo-sympa malgré tout).

 

La confession maintenant… je dois tout même préserver le suspens du coming-out. A tout dire, il y en a deux voire trois… et oui… un homme de gauche vit dans le pêcher, voire symboliser pour le sarko-qui-marche-sur-l’eau la lie de l’humanité (dire qu’il a osé parlé de Blum et Jaurès dans son discours qui aura marqué le millénaire… on aura vraiment tout vu).

« Petite digression »: la notion de temps est à relativiser, puisqu’elle est directement issue d’un point de vue et d’une référence subjective. Donc on peut parler de millénaire si on change de référent espace-temps. Ahh ouais !!! Sarko-qui-marche-sur-l’eau Maître de l’Univers… ça serait grandiose !!!

 

Donc, si je suis un fainéant qui ne s’extasie pas de bosser 70h semaine pour un bol de riz, vu que c’est le mètre étalon du bon sens économique (vous trouvez ça caricatural… franchement quand on écoute les J-M Sylvestre, N. Bettou et consorts… je me le demande), cette déviance là est une donnée génétique. On ne peut parler de déviance.

 

Non ma déviance à moi, mes déviances c’est que j’aime les écrivains de droite, que dis je : J’Adore, en plus de préférence bien mort (deuxième déviance).

 

Un exemple carrément scandaleux : Louis Ferdinand Céline. La première fois que j’ai lu « Voyage… », ce fut une révélation, une jubilation aussi intense que pour « Guerre et Paix » (et oui je cumule un collabo et un tsariste). A la deuxième, je ne pouvais en rester là, du coup en ce moment je suis sur « Nord » et son exode… goûtant sans retenue, son style aussi direct et grinçant que son humour décalé et sombre.

 

Voilà, pour mes joies littéraires du moment et n’en déplaise à certains de mes amis mauvaises langues… Non Houelbecque n’est pas un Céline même pas un sous-Céline. Lire Céline et après on reparle de lui… en plus on ouvre un débat passionnant : peut-on en littérature séparer l’homme de son œuvre.

 

« Petite digression » en passant, comme ça : j’ai abandonné la lecture des bouquins de nos politiques sauf quand il s’agit de Rocard ou encore récemment (pas encore terminé), le bouquin de Denis Vinckier « Ne Cède Jamais » qui a le mérite de la sincérité (en plus je ne pense pas qu’il ait les moyens de s’offrir un nègre) et dans lequel je peux me retrouver à travers son parcours (bien que se soit un gars de droite…) même si depuis, j’ai changé de voie.

commentaires (3)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Bouquin/Musique

.

Publicité

Derniers Commentaires

Calendrier

Juillet 2008
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Rechercher

Texte Libre

Site Meter
 
Blog : Politique sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus