Samedi 3 mai 2008

 

 

 

Voilà la commission Théodule au doux nom de « vivre ensemble » sous la présidence de François  Rebsamen vient de pondre sa copie sur la modification des statuts du parti socialiste.

 

Alors une chose semble déjà acquise… on ne risque pas de passer des nuits blanches à lire le document… grosso-modo… il y a une et une seule modification majeure… la création d’un conseil des territoires.  

 

En somme le PS fait un décalque des institutions de la Veme puisque qu’on a coutume de dire que le conseil national est le Parlement, demain on dira que ce conseil des territoires est le Sénat.

 

Il est vrai que nos élus étaient drastiquement sous représentés dans l’appareil voire inaudibles…

 

Sinon ben pas grand-chose, on va désormais calquer les congrès sur le rythme des présidentielles, pourquoi pas ; autre avancée majeure, un accord semble être intervenu sur les fameux adhérents à 20 €, sur le principe de la primo adhésion… et… c’est tout.

 

On est loin mais alors très loin du grand soir statutaire… de l’unique papier disponible relatant ces propositions… pas un mot sur le cumul des mandats, sur le fonctionnement des motions, sur la prise en compte de l’e-démocratie… non rien de tout cela.

 

Enfin, très honnêtement, il ne pouvait en être autrement… les militants ont été purement mis de coté pour réfléchir à la modification des statuts.

 

Je me revois encore, fébrile, à tapoter mes propositions… en pure perte…

 

Donc… je vous le dis entre nous… je voterai NON à ce texte insipide, en complet décalage avec l’idée que je me fais d’un parti politique moderne et démocratique.

 

Manifestement, nos dirigeants ont choisi de rester en vase clos… grand bien leur fasse mais cela augure mal des prochaines échéances… enfin, on est certain d’une chose, le grand parti de masse, ce n’est pas pour demain.

 

Le mal du Parti Socialise est profond, l’autisme une maladie partagée par une écrasante majorité de nos dignitaires… la dégénérescence le guette… une chance pour lui… pour l’heure, il n’y a pas d’offre alternative… mais quelle tristesse et quelle misère.

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Jeudi 1 mai 2008

 

 

Voilà, le congrès semble déjà s’être déjà déroulé, notre projet adopté et nos candidats putatifs alignés sur la ligne de départ pour les présidentielles de 2012.

 

Stop !! Assez !!!

 

Messieurs et mesdames les ténors, pouvez-vous une fois dans votre vie mettre vos egos en sourdine pour qu’enfin les militants en leur âme et conscience puissent exprimer leur vision du parti pour les prochaines années.

 

Est-ce trop vous demander également de nous faire part de vos propositions dans ce domaine qui dépassent les banalités d’usage que toute personne normalement pourvue d’un cerveau peut faire entre la poire et le café.

 

Car pour l’heure force est de constater un vide abyssal puisque que nos déjà déclarés candidats ont à peine dépassé le stade de la déclaration de principes théoriquement en débat dans les sections.

 

J’ose à peine évoquer la promptitude de certains à revenir sur leur propre déclaration en la matière évoquant la désignation du candidat pour 2010-2011… Un peu de décence c’est trop vous demander ?

 

Permettez moi également de vous dire ceci : je me contrefous que vous sentiez prêt ou que vous vous reposiez sur un socle électoral solide, cela ne constitue en rien un projet de société or c’est bien de cela dont nous avons besoin.

 

Et si la bête sarkozienne est gisante, il est illusoire de croire à une victoire par défaut. D’une part l’histoire nous enseigne que celle-ci prépare les déconvenues de demain et que d’autre part dans ce contexte la bataille est loin d’être jouée.

 

Le militant, le socialiste, déjà excédé par l’incapacité chronique du PS à se transformer depuis deux décennies, atteint les limites du supportable en regardant ce bal des prétendants. Nous sommes à un mois et demi d’une convention sur les statuts… et pourtant à cette heure, je n’ai encore eu le loisir de lire quelques lignes que se soient de votre part sur ce point essentiel pour la construction d’un parti démocratique en phase avec son époque. *

 

Alors de grâce, remballez votre queue de paon et bossez vos sujets !

 

Très honnêtement, vous croyez un instant que les militants vous attendent encore comme le messie, l’homme ou la femme providentiel… NON !! Je sais c’est chiant mais désormais on peut réfléchir, lire  et même voter sans attendre l’onction dirigeante.

 

Alors maintenant si vous voulez bien l’espace d’un ou deux ans mettre aux placards vos querelles de bac à sable… pour vous mettre au travail sérieusement… je vous en serais gré et je ne crois pas être le seul dans ce cas là… et après nous on vote, non sur des châteaux en Espagne mais sur un projet solide et cohérent.

 

Sinon, vous pouvez continuer de la sorte mais j’ai bien peur que vos rêves élyséens se transforment en mirages.

 

Vous avez mis la machine à perdre en route, à vous de l’arrêter.

 

PS : vous m’énervez tellement en ce moment que j’ai décidé de reprendre Congrès Socialiste. Après, rassurez vous… j’ai beau être un « z’influent », je n’ai pas pris le melon et suis parfaitement conscient de mon influence lilliputienne mais je pense comme beaucoup de mes camarades que nous avons besoin de nous exprimer.

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Lundi 28 avril 2008

 

 

Amis dirigeants pour les prochaines échéances de notre parti, je vous fais cette proposition : pourquoi ne pas proposer à des blogeurs de suivre la prochaine convention, l’université de la Rochelle et le congrès.

 

Pourquoi faire ? Tout simplement  pour donner l’image d’un parti ouvert, démocratique et qui n’a pas peur d’affronter le débat d'idées… en somme un parti que tout militant est en droit d’attendre au XXIème siècle.

 

Bon, en même temps parfois j’ai quelques inquiétudes de l’idée à sa mise en action… je me souviens, il n’y a pas si longtemps, de ce grand moment avec les blogs de la rénovation… A suivre un peu l’actualité de cette fameuse « blogosphère » mais aussi de la presse traditionnelle qui tend à reprendre toujours davantage des contenus de collègues blogueurs… on ne peut pas parler d’un franc succès de l’opération « mon blog estampillé rénovation »… et je ne parle même pas des classements, sujet à caution, où on est frappé par l’absence totale de cette blogosphère socialiste officielle dans ces derniers.

 

Maintenant camarades dirigeants si vous comptez mettre en application cette petite idée, je me permets quelques conseils :

 

-      tout d’abord avant de cogiter dans un cénacle de têtes bien pleines du « comment qu’on fait pour faire web 2.0 à mort »… prenez des conseils auprès de blogueurs qui ont une certaine visibilité dans le domaine du blog politique… et je ne parle même pas de moi… je reste un petit artisan.

-      Ensuite au moment de faire votre short-list des stakhanovistes du clavier… n’oubliez pas qu’on ne s’improvise pas bloggeurs… en somme pas la peine de demander à nos apparatchiks en herbe…

-      Oui ces derniers… sont assez peu rompus à l’écriture rapide voire automatique… et pour qu’un blog vive… il faut l’alimenter rapidement surtout sur un temps aussi court.

-      Autre petit détail qui a son importance… je pense pouvoir dire à la modeste expérience de ce lieu que le lecteur de blog sait repérer la langue de bois au premier paragraphe.

-      Enfin… et je sais que pour vous c’est un moment difficile… ne pensez surtout pas imposer une ligne éditoriale à vos blogueurs… ben oui… ils écrivent et par conséquent ont aussi un égo qui déteste se faire dicter leur papier… le résultat risque d’être inversement proportionnel à l’objectif recherché.

 

Voilà camarades dirigeants un petite contribution visant à améliorer la perception du parti à un moment charnière de son histoire. J’allais oublier… si vous mettez un tel truc en place… n’oubliez pas… il y a aussi des blogueurs sympathisants très intéressants à lire et qui peuvent nous apporter des choses.

Texte relayé par Trublyonne, Maxime Pisano, Ronald d’Intox 2007, Antoine, NicolasJ, Donatien, Gaël.

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Lundi 28 avril 2008

 

 

 

Post à l’arrache, j’ai une réunion de Bureau de mon syndicat décentralisé… donc je n’ai ni le temps de survoler l’actualité, ni d’approfondir un quelconque sujet.

 

Comme en plus j’ai fêté dignement les 40 ans… de Cyrille (le parrain de Gabriel) et de Bénédicte… j’ai encore quelques remontées d’eau claire… le vin jaune et le cote de castillons ayant été dispensés avec parcimonie…

 

Un petit bonjour à toutes les personnes rencontrées avec plaisir ce week-end… A ce propos, je peux vous annoncer un scoop, Didier Guillot ancien candidat face à Danièl Vaillant dans le XVIII ème et aujourd’hui adjoint au maire de Delanoë va rouvrir son blog, j’aurai l’occasion d’en reparler.

 

Sinon… quelle nouvelle que celle offerte par notre inaltérable Laurent Fabius… il nous annoncé sa probable candidature pour 2012… mais diantre pourquoi s’arrêter en si bon chemin… et pourquoi pas 2017, 2022 voire 2027… au moins, ça laissera du temps au PS pour se refondation idéologique et espérer sereinement pour 2032…

 

Sérieusement, je n’ai pas vu Lolo ce week-end mais j’ai l’impression qu’il a un peu forcé sur le vin jaune… lui… je vous jure… A son âge se prendre encore comme le messie (non pas celui du Barça)… enfin… ça m’a bien fait marrer comme poisson d’avril… merde c’est une information sérieuse… bon, il conditionne ça au fait que la politique redevienne sérieuse… et j’en conclue que son annonce y concoure… enfin il vaut mieux lire ça que d’être aveugle.

 

Bon, je vous laisse mon chauffeur passe me prendre et ce soir ou demain… je vous fais une petite cartographie subjective du PS avant le congrès… au programme les héritiers mitterrandiste, deuxième gauche, poperéniste (ouais ça fait bizarre)…

 

A ce soir.

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Jeudi 24 avril 2008


On ne change pas une méthode qui perd ! Comme la méthode utilisée pour "rénover" le PS entre le 21 avril 2002 et le 6 mai 2007 a donné d'assez bons résultats, François Hollande propose aux socialistes de continuer avec la même méthode, en espérant sans doute qu'elle les conduira à "d'autres victoires".

 

"La rénovation du PS ? Ça ne m'intéresse pas, diront certains. C'est l'affaire des socialistes." Oui, bien sûr. C'est d'abord l'affaire des socialistes. Mais pour battre Nicolas Sarkozy et mettre en oeuvre une autre politique, c'est probablement pour le candidat socialiste que beaucoup voteront au second tour de la prochaine présidentielle. Voilà pourquoi ce qui se passe à Solférino concerne plusieurs millions de citoyens et pas seulement les quatre ou cinq équipes qui aspirent à occuper les lieux.

 

Il y a quarante ans, Pierre Mendès France soulignait déjà ce paradoxe : dans les semaines qui précèdent une élection présidentielle, des millions de Français se passionnent pour la politique. Mais sitôt l'élection passée, tout est fait pour que le citoyen se détourne du politique. Tout est fait pour que le citoyen s'implique le moins possible dans l'élaboration des projets et dans leur mise en oeuvre, qui sont pourtant des questions aussi fondamentales que le vote lui-même.

 

L'élaboration des projets ? D'après les statuts du PS, une grande convention doit être organisée tous les six mois pour approfondir un point du projet. Entre 2002 et 2007, nous aurions dû travailler six mois sur l'éducation, six mois sur la santé, six mois sur les retraites, sur l'Europe, sur le climat et la biodiversité... Nous aurions dû tenir dix grandes conventions. Nous n'en avons tenu aucune ! Cette absence de débat explique la médiocrité de notre projet présidentiel et donc une grande part de notre défaite.

 

Si la gauche a gagné les municipales, ce n'est pas seulement par rejet de la droite. C'est parce que, au niveau local, les élus et les militants travaillent : ils sont à l'écoute des citoyens et font des propositions concrètes ! Pourquoi ce travail qui donne de bons résultats au niveau local ne pourrait pas être entrepris aussi au niveau national ? Hélas ! ce n'est pas du tout ce que prévoit le processus de "rénovation" que vient de lancer Solférino.

 

Le 25 mars, lors du dernier conseil national, il n'y a pas eu un seul applaudissement quand le bras droit de François Hollande a fini de présenter la "phase 2 de la rénovation". Pas un seul applaudissement ! Il faut dire que cette "phase 2 de la rénovation" ("C'était quoi déjà la phase 1 ?", s'interrogeaient certains) n'a rien d'excitant : Solférino propose d'occuper les prochains mois à rédiger une nouvelle déclaration de principe. Une nouvelle déclaration de principe ? Pourquoi pas ! "Bâtir un monde meilleur, obéissant à la dignité de l'homme", "aller à l'idéal et comprendre le réel", bien sûr ! Nous sommes tous d'accord avec cette nouvelle déclaration de principe. Mais concrètement, on fait comment pour aller à l'idéal ?

 

Avec un ancien premier ministre, dix-huit parlementaires, bon nombre d'élus locaux et plus de six mille militants issus de toutes les tendances du parti, nous demandons que l'ensemble des forces de gauche se mette au travail. Sans tarder. "Pour de vrai". A plein temps. 

Dès le mois de mai, nous demandons que le PS et l'ensemble des forces de gauche se mettent à l'écoute des citoyens, des élus et des militants, des syndicats et des mouvements patronaux, des associations et de tous les économistes qui pourront nous aider à définir concrètement un nouveau contrat social.

 

En 1982, à Wassenaar aux Pays-Bas, les partenaires sociaux ont pris trois mois pour négocier un nouveau contrat social : temps de travail, formation, code du travail, politique de recherche, indemnisation des chômeurs, pensions de retraite... Tout a été mis sur la table pour arriver à un ensemble de propositions qui a permis, en quelques années, de diviser par deux le chômage et la précarité. De même, en France, au bout de trente ans de crise, le PS doit prendre le taureau par les cornes et se donner les moyens de construire un nouveau contrat social. Il faut prendre le temps d'un débat approfondi (ce qu'un congrès ne permet jamais) et ensuite, il faudra faire des choix. Trancher.

 

Mais, vu la gravité des déséquilibres (économiques et écologiques) accumulés, une réponse nationale ne peut pas suffire : nous demandons aussi que le PS invite les forces de progrès des vingt-sept Etats membres de l'Union européenne à travailler ensemble pendant quelques semaines pour clarifier les régulations nécessaires au bon fonctionnement de l'Union. Vu la gravité de la situation, n'est-il pas urgent aussi que l'Union européenne convoque un nouveau Bretton Woods pour négocier avec la Chine et les Etats-Unis de nouvelles règles du jeu monétaires, sociales et écologiques ?

 

Depuis le 21 avril 2002, le PS a tenu deux congrès "classiques". Nous avons passé des heures à écouter des grandes déclarations générales qui n'ont permis aucune clarification, aucun progrès réel. Au lieu de reprendre les mêmes méthodes, avec les mêmes acteurs, dans le même huis clos, pourquoi ne pas innover ? Pourquoi ne pas nous mettre vraiment au travail, en nous ouvrant à tous ceux et celles qui veulent travailler avec nous ?

 

De deux choses l'une : soit ce travail aboutira à un consensus (ce sera alors notre nouveau projet social), soit il n'y aura pas de consensus et c'est le congrès qui tranchera entre plusieurs stratégies possibles. Mais, si nous commençons par ce travail de fond, le congrès sera moins violent et sera l'occasion de construire un projet très concret.

 

Une descente en ski dépend en grande partie de l'impulsion qui est donnée dans la première longueur. De même, la capacité qu'aura (ou non) la gauche à se renouveler dans les prochaines années dépend largement de ce que nous ferons (ou ne ferons pas) d'ici au congrès de novembre.

 

Il n'est pas trop tard pour sortir le PS de l'ornière et créer les conditions d'un sursaut intellectuel et politique de la gauche tout entière. Tel est le sens de la pétition que nous déposerons lors du prochain bureau national du PS. L'unité de la gauche ne pouvant se faire autour d'une personne, pourquoi ne pas la reconstruire autour des valeurs et des choix politiques qui, chaque jour, nous poussent au combat ?

 

Pierre Larrouturou, délégué national Europe du PS
Jean-Patrick Gille, député et premier secrétaire fédéral d'Indre-et-Loire
Pierre-Yves Collombat, sénateur
du Var

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