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Marc Vasseur (Journal d'un vieux con désabusé)

Une campagne pour rien…

19 Avril 2017 , Rédigé par Marc

Cela fait maintenant plus de neuf mois qu’on nous inflige cette présidentielle.

Une campagne qui a commencé avec la primaire des « Républicains », puis celle du Partie Socialiste. Deux séquences qui n’auront servi à rien d’autre qu’à démontrer que ces deux partis sont désormais exsangues.

Sans préjuger du résultat de dimanche, on peut néanmoins penser qu’ils auront les plus grandes difficultés à passer à deux la barre des 30% voire 25%... situation inédite pour ces deux partis qui se succèdent au pouvoir depuis plus de 30 ans.

A coté, une forme d’hystérisation de notre société se traduit par l’affirmation de deux blocs inconciliables avec Jean Luc Mélenchon et Marine Le Pen ; sans compter une partie des supporters de celui qui pensait accéder à l’Elysée comme on valide un titre de transport.

De cette campagne du rien que restera-t-il en définitive et ce au-delà du résultat ? Peu de choses en définitive tant l’instant médiatique et politique n’est plus en capacité à faire vivre le débat de fond.

Hier soir, je regardais enfin le film « Demain » constatant avec effarement le fossé entre les problématiques majeurs aux quelles nos enfants seront confrontés dans les prochaines décennies et notre classe politique – à l’échelle des Etats -.

Une chose m’a frappé au cours de ces 2 heures. Moins l’Etat est centralisé, plus l’initiative collective peut prendre sa place et innover et que plus jamais c’est la notion de réseau qui prédominera dans la société de demain.

Il y a quelques mois, j’avais lu J. Rifkin sur la Troisième Révolution Industrielle où en matière de production d’énergie, il mettait en exergue la production électrique via une myriade de petites unités forcément orientées vers les énergies renouvelables. Je trouvais cette approche particulièrement intéressante et « Demain », à renforcer chez moi, l’idée que les solutions d’avenir passent par le « small is beautiful and connected » où la place à l’expérimentation est déterminante. Mais où la finalité n’est pas de copier une solution mais de s’en inspirer pour l’adapter à un environnement forcément différent.

On est loin de cette vision paresseuse qui consiste à dire « ben ça marche dans tel pays, y a qu’à faire pareil en France ». Ce qui revient à nier l’identité, la culture des groupes, territoires ou nations et c’est particulièrement risible quand cette même pensée paresseuse se veut défenseur de l’identité française…

De cela, je crains que les partis politiques traditionnels soient incapables de se saisir d’une part, du fait de leur structuration pyramidale et centralisée et d’autre part, une incapacité à entendre et à formaliser les inquiétudes des « gens normaux ».

Alors dimanche, tranquillement, je voterai Macron non parce que je crois que cela soit l’Homme Providentiel et qui plus est, je suis parfaitement lucide sur des points de divergences notables de son programme.

Simplement, je vois dans son élection, un moyen de rebattre les cartes de l’engagement citoyen et de voir disparaître ces appareils politiques obsolètes. C’est peu de choses et c’est bien en-deçà de mes attentes d’un futur Président mais c’est ma seule demande… un saut dans l’inconnu avec son lot d’incertitudes, j’en conviens mais le connu je n’en veux plus.

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