Jeudi 22 mai 2008

 

 

Malheureux télescopage de l’actualité, au lendemain du coming-out en modernité de Delanoë… ben oui, d’après mes copains, socdem ça ne veut plus rien dire… faut passer à libéral de gauche… voilà que surgit du fond de l’hémicycle des députés socialistes modernes appelant à voter la réforme constitutionnelle voulue par Sarkozy. Faut-il préciser que toutes les propositions conservatrices du PS ont été rejetées (introduction d’une dose de proportionnelle, vague tentative contre la prolifération des mandats..).

 

Alors, c’est vrai… à défaut d’avoir un contre-projet crédible, le PS va encore passer pour l’opposant stérile… ben oui… si on avait eu notre congrès plus tôt, on n’en serait peut être pas là.

 

Donc 17 parlementaires, investis par les militants et élus par ces citoyens de gauche, vont tranquillement et manifestement sans remord approuvé une réforme qui n’apporte rien ou presque à nos institutions… Malgré les grandes tirades de Sarkozy en son temps, on est loin du grand soir institutionnel et du saut dans la modernité.

 

Et si pour vous, inscrire le principe de l’équilibre budgétaire constitue une avancée significative, elle pourrait s’avérer tragique pour l’avenir même des investissements en matière de recherche, d’éducation…ah merde… il y a encore une part de keynésianisme chez moi… 

 

Pourquoi je relie cette attitude à Delanoë, tout simplement parce que cela ne manquera pas d’ajouter encore un peu plus de confusion ambiante d’un parti à la dérive. Je crois que le débat politique nécessite une certaine clarté…

 

Il serait d’ailleurs intéressant de connaître les positions de nos différents prétendants sur cette question institutionnelle… pour l’heure, je n’ai rien trouvé…

 

De même, comme Ronald, je pense qu’il devient urgent de mettre en œuvre au sein du parti des consultations internes sur ce type de sujet qui touche à la structuration de notre espace démocratique.

 

Enfin… un avantage malgré tout… depuis quelques semaines… comme adhérent du PS, j’ai souvent la gueule de bois au réveil sans même avoir picolé.

La liste des 17 neurones :  Patricia Adam, députée du Finistère; Patrick Bloche, député de Paris; Jean-Christophe Cambadélis, député de Paris; Christophe Caresche, député de Paris; René Dosière, député de l'Aisne; Paul Giacobbi, député de Haute-Corse; Guillaume Garot, député de la Mayenne; Jean-Patrick Gille, député d'Indre-et-Loire; Gaëtan Gorce, député de la Nièvre; Danièle Hoffman-Rispal, députée de Paris; Jean-Marie Le Guen, député de Paris; Armand Jung, député du Bas-Rhin; Sandrine Mazetier, députée de Paris;Didier Migaud, député de l'Isère; Dominique Raimbourg, député de Loire-Atlantique; Jean-Jacques Urvoas, député du Finistère; Manuel Valls, député de l'Essonne.

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Mercredi 21 mai 2008


Cet éminent député de l'UMP manie la langue de bois complètement décomplexée, au mépris du temps, des réalités économiques… mais bon, on s’habitue… depuis mai 2007… la France EST le paradis sur terre.




Frédéric Lefebvre pratique la langue de bûche
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Lundi 19 mai 2008


La semaine dernière, je vous faisais un
petit crobar sur le temps de travail et sur cette croyance que les maux de la France résidaient dans les 35h…

Certains vous sortent des chiffres qui disent que c’est pas vrai… ben oui… ils s’arrêtent à la durée légale et non à la durée réel… Alors dès lors vous pouvez sortir vos trucs d’un institut gauchiste comme Eurostat ou l’OCDE… vous avez tout faux…

 

Manifestement, Patrick Devedjian préfère les premiers et donc toute en non idéologie… oui il est de droite, lui il fait dans le pragmatisme… il demande «  démantèlement définitif des 35h, et que la durée du travail soit contractuelle, entreprise par entreprise »… Bon, j’attends avec impatience la cohorte de nos casimirs libéraux sur le thème… « ah ben c’est bien, c’est la liberté  »… bien sur surtout pour le chef d’entreprise…

 

Oui dans leur pays merveilleux… chacun est l’égal de l’autre… ou encore comme j’ai pu lire de Jean Marc Sylvestre à propos du Libéralisme… de tête… « le problème c’est les hommes pas le système »… ben oui et comme chacun sait… le système est une émanation a-temporelle, immatérielle, une force divine… en aucun cas le fruit d’une interaction des individus et de la société et d’une quelconque boucle entropique… nan trop simple…

 

Pour la bonne bouche aussi… il se dit pour des syndicats plus forts… oui vous avez bien lu… vous savez ces machin à qui on dit pour toute négociation "C’est ça et c’est pas autrement".

 

Bon… le truc logique qui en découle, c’est la fin de la durée légale du travail (heureusement avec un maximum de 48 heures du fait de la législation européenne).

 

Autre victime collatérale… la fin du slogan de campagne d’un certain Nicolas Sarkozy… « Travaillez plus pour gagner plus » et même si ce dernier est déjà clopin-clopant… dans ce non cadre… il aurait encore moins de sens.

 

Mais tout ça doit être une mesure de gauche que ne manqueront pas de soutenir les Besson, Kouchner, Bockel, Amara et Hirsch…. Vous pouvez vous rendormir.

Signer l'appel http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/

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Dimanche 18 mai 2008




Ensemble, pour une santé solidaire 

Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l’autel du profit.

Le site internet est actuellement en cours de préparation. L'ouverture est prévue dimanche 15 mai 2008

Ensemble, pour une santé solidaire :
Appel des usagers, professionnels de la santé, organismes et travailleurs sociaux opposés au sacrifice de la sécurité sociale sur l’autel du profit.

 

Le Président de la République et le gouvernement nous martèlent que la sécurité sociale c’est dépassé. Que ça ne fonctionne plus. Que le principe en lui-même est obsolète.

Ils nous affirment que ça coûte trop cher « à la société », que ce n’est plus possible, non, vraiment…

Ils nous expliquent que la solidarité est un obstacle au progrès. Que le service public c’est moins bien que le privé. Quitte à manipuler les arguments financiers, qui pourtant prouvent le contraire…

Ils nous préviennent que les changements – pudiquement baptisés « évolutions »- sont inéluctables, qu’il n’y a pas moyen de faire autrement.

Il y a une vérité dans leur discours : en effet, le système de santé français va mal. Et il pourrait aller mieux.

Beaucoup de « responsables » sont désignés d’un doigt accusateur. Les malades, d’abord, « consommateurs » de soins, qui « surconsommeraient » des soins pour la seule raisons que, quand on ne paye pas, ou pas cher, on gâche, et qu’il faut « responsabiliser » par une sanction financière : les franchises dites « médicales », qui ne sont pas plus médicales que franches.

Ces franchises qui, en opposant au principe de protection solidaire celui du « chacun pour soi » évacuent la question fondamentale du financement de la sécurité sociale. Financement actuellement assis sur la part salariale des revenus, qui a baissé ces dernières années au profit d’autres formes de revenus, du capital, non assujetties à la contribution sociale.

Ce n’est donc pas, comme on voudrait nous le faire croire, un problème insoluble de financement d’un système

Il s'agit avant tout d'habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à désespérer du système d'assurance-maladie issu de la Résistance, dans lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir un égal accès aux soins, en cassant tout le système pour convaincre qu’il ne fonctionne plus. En le rendant exsangue pour prouver que l’Etat ne peut plus assurer cette mission de service public, en créant les conditions du chaos ou de la pénurie, il n’y aura plus d’autre choix que le privé.

Des médecins, des économistes de santé, des politiques, des syndicats, des associations de malades ont tiré le signal d’alarme.

Mais c’est une accélération des réformes qui est annoncée pour l’automne.

Les appellations positives de « réforme », « modernisation », pour « améliorer l’accès aux soins » sont l’habillage élégant de projets répondant à une seule logique : la diminution drastique de tous les moyens d’Etat pour la santé.

Après les déremboursements, remises en question du remboursement des affections de longue durée, « forfaits » sur les soins, « franchises », attribution de la CMU, etc… qui n’étaient que les amuse-gueule, le gouvernement nous concocte pour la rentrée le plat de résistance, dont la pièce maîtresse est le projet de « réforme » de l’hôpital.

Service public donc par nature dépensier et mal géré, l’hôpital a vu, en 2004, deux spécialistes, Philippe Douste-Blazy-et Xavier Bertrand, se pencher sur son cas, et lui administrer une potion miracle qui allait le remettre sur pieds pour 2008 : la T2A. Tarification à l’activité. LA solution.

On allait voir.

On a vu. Même les rapports des chambres régionales des comptes sont obligés de constater le lien direct de cause à effet entre T2A et déficit catastrophique des hôpitaux publics en 2008. Car on avait juste oublié une chose dans ce système qui voulait aligner les hôpitaux publics sur le privé : la prise en charge des malades les plus lourds, les plus fragiles, les plus dépendants… devenus, dans ce système, les moins « rentables ».

Au lieu de revoir les modalités de la T2A, le projet de réforme préconise la fermeture massive d’hôpitaux publics, pardon, leur « évolution » en services de gériatrie médicalisés. Et une forte réduction des personnels hospitaliers. Qui sont déjà en nombre insuffisant.

Ce qui est bien avec ce type d’arguments, c’est qu’on peut les décliner à l’infini. Certains ne s’en lassent pas.…

Au fil de ces mesures ridicules et obscènes, la notion même d'assurance-maladie solidaire est méthodiquement vidée de son sens, par ceux là même qui devraient la sauver, pendant que dans la coulisse les assureurs privés se frottent les mains.

En culpabilisant tout le monde, malades et médecins, hôpital et médecine de ville, en désignant un coupable après l’autre, pour que tout le monde se sente un peu « responsable » de la mort de la sécu, et puisse accuser l’autre pour se défausser, les fossoyeurs de la sécurité sociale se sentent à l’abri.

Plus pour longtemps.

Car les mensonges et les manipulations n’ont qu’un temps. Et les français, dans leur grande majorité, (plus de 70%) profondément attachés au système solidaire, commencent à se demander si on ne les prend pas un peu pour des imbéciles. Qu’ils ne sont pas.

Aujourd’hui, ce ne sont plus seulement les professionnels et les économistes de la santé qui dénoncent la politique gouvernementale de casse de la Sécu. Ce sont les usagers.

Des usagers qui, quels que soient leurs choix politiques, ne veulent pas d’une privatisation à l’américaine de notre système de santé, symbolisée par le discours du Directeur de l'Union Nationale des Caisses d'Assurance-Maladie, Frédéric Van Roekeghem, ancien cadre des assurances privées, nommé à la tête de la Sécurité sociale par Jacques Chirac en 2004, qui se félicite ouvertement de l'effet-franchise et de la décélération des remboursements de Sécurité Sociale.

Tandis que, pendant ce temps, dans le monde réel de nombreux malades sont amenés à repousser certains soins ou à y renoncer

Des représentants d'associations d'usagers, Les travailleurs sociaux, les personnels des CPAM, les professionnels de la santé et du monde social alertent sur les retards de soins et sur l'augmentation des demandes d'aide auprès des fonds d'aide sociale des CPAM ou des mairies.

Les médecins généralistes constatent la diminution du nombre des consultations, le retard à certains accès aux soins, la complexité grandissante de certaines consultations trop tardives.

Des infirmiers et généralistes sont menacés de sanctions (financières bien sûr) s’ils pratiquent « trop systématiquement » le tiers-payant, seul moyen pour de nombreux patients d'accéder aux soins de ville en utilisant l'avance de frais

La casse de la protection sociale et de l’assurance maladie, du service public de la santé, de l’hôpital, avec pour seul recours le privé  n’est pas « la » seule solution.

Un système de santé solidaire, organisé, moins coûteux, articulant médecine de ville, notamment les médecins généralistes, et hôpital, médical, paramédical et médico-social, pour la prévention, l’éducation à la santé et un meilleur accès aux soins, pour tous, est possible. Des propositions concrètes, chiffrées, étayées, existent.

Il faut permettre aux usagers de décider de l’avenir de leur système de santé.

Nous sommes tous usagers, ou usagers potentiels. Nous sommes 60 millions.

  

La Sécu nous appartient, nous ne la laisserons pas détruire!

Nous enjoignons tous ceux pour qui les mots « Sécurité sociale solidaire » ont un sens, celui de la justice et du progrès, à résister et se battre

Ensemble, Pour une Santé Solidaire !
Mouvement d'usagers, de professionnels de la santé, d'organismes et travailleurs sociaux

Parmi les 50 premiers signataires : Bruno-Pascal Chevalier, Dr Christian Lehmann, Cécile Moutte, Dr Catherine Durazzi Duréault, Dr Jean Doubovetzky (médecin, auteur), Dr. Frédéric Pain, Gaëlle Gaudron, Dr. Bernard Rechatin, Dr. Bernard Elghozi, Dr Didier Joseph ; Gisèle et David Nadaud, Dr Jacques Rouillier ; Dominique Péhau, Erik Taillandier (les malades solidaires) , Kristin Couillaul, Dr Pierre Névians, Dr Martine Devries, Murielle Gilard (Présidente de l'association Agir ensemble pour la  santé et l'aide sociale) ,Christian Cavalli (président de sidaventure) ; Jean-Michel Gognet, Julien Dray (député PS) ;  Loulou King-Veras (Pdt Délégué MNT Essonne)  Philippe chaperon, Ali Abdelhadi, Isabelle Sacchetti, Eric Gestin, Nathalie De Benedittis, Dr Mady Denantes, Dr Gilles Lazimi, Dr Guillemette Dufour, Thierry Bour ; Hélène Mouillac ; Yvan Lubraneski ; Dr Bernard Becel, Dr Pascal Bonnet, Jacky Blay ; Hubert Lasserre ; Cyril Hutin, Dr Yves Paubert, Dr Catherine Dormard, Marie Rallius ; Guy Abisou ; Michel Frémond ; Dr Jean Pierre Geeraert, François Pesty, Dr Renaud Cazalis,;  …
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Vendredi 16 mai 2008

 

 

Brandi comme un talisman, on entend cette logorrhée libéro-bien-pensante selon laquelle la cause de tous les maux de notre pays se résume à une chose : les 35 heures.

 

Il ne manque pas une émission politique pour rappeler cette évidence… les Français ne travaille pas assez… bon… maintenant, il doit bien y avoir des sources pour corroborer cette vérité… Grâce au papier de NicolasJ, je suis arrivé sur un petite site de rien… a vraiment de rien…. Pour tout dire c’est celui de l’OCDE

 

En farfouillant un peu… On arrive à prélever quelques modestes chiffres pour en tirer de jolis graphiques (au format excell si on veut)… donc, je me suis amuser à en faire un sur le temps de travail hebdomadaire et un autre sur le  temps de travail annuel…

 

Au final… Jean Marc Sylvestre, François Fillon et consorts si vous voulez bien arrêter de raconter n’importe quoi… Car si la France, 5ème puissance économique, est menacée pour 2,5 jours de travail en moins par rapport à une moyenne…sachant que nous avons une productivité plus qu’honnête… c’est vraiment nous prendre pour des imbéciles. Ah oui… je l’avoue, il n’y a pas la Chine mais ce n’est mon modèle ni le vôtre… (pour les USA, pas de chiffres… ben oui c’est un pays moderne).


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