Lundi 12 mai 2008


Ce billet est une réponse à l'appel de Luc Mandret et de Ronald dans leur volonté d'ouvir un nouvel espace de discussion transparti (Left & Center Citizens)... en fait, je reprends un texte sans en changer une virgule que j'ai écrit le 21 décembre 2006.




D'une rive à l'autre.

Avec la toile, on renoue des contacts qui se sont étiolés avec le temps, avec les parcours de chacun, seul reste la même passion pour la vie de la cité, chacun à notre façon.


Aujourd’hui, cet outil a permis de renouer le fil, d’échanger, de comprendre davantage « l’autre » en dehors des lieux traditionnelles, davantage portés sur la forme que sur le fond.


Nous sommes quelques uns à penser que les clivages historiques ne résistent plus à un monde toujours plus complexe, toujours plus incertain
. Nous regardons également la gestion des collectivités, où bien loin des militants et des grandes envolées lyriques, se mettent en place des partenariats pour le moins intéressants entre le PS et l’UDF (notamment au Conseil Régional).


Bien plus qu’un simple principe de réalité, nous sommes persuadés qu’il s’agit également d’une certaine convergence de points de vue.

Sans nier les différences mais que deviennent elles quand il s’agit d’améliorer le sort de milliers de concitoyens, il est temps que des ponts se forment pour que ces « arrangements » dépassent les seuls bureaux de nos gouvernants. Ces réflexions, ces débats ne peuvent et ne doivent être réservés à ces derniers, l’urgence des situations (écologie, social, économie…), l’exigence de vérité impose que les citoyens que nous sommes s’emparent de cette question du « travailler, penser ensemble au delà de nos différences ».


Si l’élection présidentielle se cristallise sur les individus en compétition,  elle ne peut empêcher l’émergence d’une aspiration au changement tant sur le fond que sur la forme d’affrontements politiques devenus pour le moins artificielles pour ne pas dire archaïques.


Pour ma part, je suis incurablement de gauche (pas de la vraie, l’unique… celle qui n’a jamais eu à opérer des choix…) cependant j’estime qu’il est faux de penser que l’ultime horizon de la sociale démocratie réside toujours dans ce triptyque PS/ « Gauche véritable »/Extrême Gauche
. D’autant que le spectacle offert par la gauche anti-libérale ne peut conduire à un quelconque optimisme… surtout dans le cadre d’une politique gouvernementale.


Il ne s’agit pas d’entériner une prétendue droitisation du parti socialiste ; plus sûrement de dire que nous n’avons pas le monopole d’une société humaniste et plus juste et de sa mise en mouvement et d’en assumer les choix à un moment donné.

Mendès France disait « gouverner, c’est choisir » ; en cela le PS devra dans les prochaines années choisir… tant sur le possible et avec qui mais aussi entre se condamner à l’alternance ou enfin devenir un parti de gouvernement durable car ce n’est pas en cinq ans qu’on change la vie…


A mon sens, le moment est propice à la naissance d’un espace non pour  « candidater » mais pour débattre, proposer, oser d’une rive à l’autre, au moins au niveau de notre département.

commentaires (9)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Reflexions...enfin on essaye communauté : Communauté de l'opposition
Dimanche 11 mai 2008

Bon... forcément... il n'y a rien de neuf au PS... c'est le contraire qui serait révolutionnaire.

On s'accomode avec l'UMP pour une révision déconstituionnelle... On attend toujours un débat que les nouveaux principes (j'ai beau m'y retrouver, je suis aussi un démocrate...)... et sur la question des statuts... rien... si ce n'est un texte vide de sens, d'ambtition... en un mot parfait pour en rester au socialisme municipal... Et là.... La fin de non recevoir à Larrouturou pour seulement débattre (pour rappel son appel)... belle fin de carrière pour l'autiste François Hollande... Je vous la livre :

En lançant cette initiative, nous voulions réunir le soutien de 5.000 militants PS et de 50.000 citoyens "non-PS". L’un des objectifs est largement atteint. Pour l’autre, sans doute n’avons nous pas su expliquer assez clairement que ce qui se passe au PS concerne l’ensemble des citoyens. Sans doute aussi, beaucoup de ceux qui ne sont pas au PS ont une image tellement dégradée du parti qu’ils pensent inutile de signer une pétition…

 

Hélas (c’est la mauvaise nouvelle), le blocage du côté de Solférino est toujours le même. François Hollande est son équipe refusent absolument le débat sur notre proposition. Il faudra un jour que François Hollande nous explique pourquoi il refuse même de nous recevoir… Il pense finir son mandat en beauté, en faisant voter à l’unanimité une nouvelle Déclaration de principe, mais un nombre croissant de militants et d’élus sont furieux de voir que le PS est inaudible (ou presque) alors que la droite annonce chaque semaine une nouvelle "réforme".

 

"Les mêmes causes produisent les mêmes effets. Si on recommence à fuir le débat de fond comme on l’a fait depuis 1997, qui nous dit que 2012 sera pour la gauche un meilleur cru que 2002 ou 2007 ?" s’interroge un élu de l’Ouest.

 

Et dans Le Nouvel Observateur, alors que François Hollande était souvent désigné par le surnom sympathique de Culbuto (il se relève après chaque défaite), il apparaît maintenant comme Le Grand Etouffeur. "Le grand étouffeur vous salue bien ! " écrit Le Nouvel Observateur du 3 avril en rendant compte de la stratégie de François Hollande après les municipales.

 

Que pouvons-nous faire ?

Face à ce blocage, que pouvons-nous faire ? Certains ont trouvé que notre tribune dans Le Monde était trop soft, trop gentille… Certains d’entre vous, depuis 2 semaines, proposent que nous organisions un sitting devant Solférino pour faire savoir le scandale et faire pression sur la direction.

 

Personnellement, j’ai parfois envie d’être plus dur. Je trouve absolument scandaleux ce refus du débat. Mais en parlant avec bon nombre de signataires, nous pensons qu’une action façon "sitting" serait contre-productive.

 

Mardi 13 mai à 18 heures, à l’initiative de trois parlementaires (Geneviève Gaillard, Claude Saunier et Pierre-Yves Collombat), une réunion est organisée au Sénat pour réfléchir au(x) meilleur(s) moyen(s) d’agir.

 

Cette réunion a été organisée très vite et la seule salle disponible est une petite salle. Nous ne pouvons donc pas inviter tous les signataires. Désolé !

 

1 > on organisera sans doute une rencontre ouverte à tous d’ici l’été.

2 > d’ici mardi soir, merci de nous faire remonter toutes vos idées. Que pouvons-nous faire d’ici la fin juin pour mettre de l’intelligence et du concret dans le débat ?

 

A partir du 1er juillet, avec le dépôt des contributions, le temps du Congrès sera pleinement ouvert. Mais d’ici là (il reste encore 7 semaines et le mois de mai va être chaud) que pouvons-nous faire ?

 

Que vous soyez au PS ou que vous n’y soyez pas,

toutes vos propositions sont les bienvenues.

 

Bien cordialement

Pierre LARROUTUROU

commentaires (1)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Congrès PS communauté : Rénovation Socialiste
Dimanche 11 mai 2008

  

 

méchante_presse
Quand ça ne va pas, un grand classique des politiques est de s’en prendre à la presse.

 

Nicolas Sarkozy n’échappe bien évidemment pas à la règle mais avec lui on toujours sûr qu’on gravit un pas supplémentaire dans l’invective « Et le Président de gronder les députés : «J’ai été obligé de décrocher mon téléphone et d’appeler certains d’entre vous» pour qu’ils rédigent des communiqués. Et de houspiller des élus passablement perplexes : «Dans un pays où il n’y a plus d’opposition, la presse s’attribue la fonction d’opposition.» Cette analyse, Nicolas Sarkozy la développe auprès de tous ses interlocuteurs depuis qu’il chute dans les sondages. Il estime que la presse s’acharne contre lui pour des «raisons davantage commerciales qu’idéologiques», persuadé que le «Sarko bashing» fait vendre. » (source Libération).

 

Il est déjà loin le temps de cette conférence de presse en janvier avec les caniches nains rigolards aux blagues du roi et de s’extasier sur sa performance du vide.

 

Cependant, on ne saurait trop rappeler à votre président que les résultats enregistrés en mars ne sont pas le fait de la presse mais du seul vote des citoyens.

 

D’ailleurs depuis la défunte époque du bling-bling…. Il a encore changé… tellement que Paris Match nous en a fait un magnifique publi-reportage pour bien nous montrer que le président aurait un costume à se mesure… et pour faire bonne mesure,cette semaine,  le journal « de gauche sarko compatible » (le nouvel obs) atteste de ce changement… ouf… on est rassuré.

 

En attendant, je vous invite à signer la pétition sur la liberté de la presse rédigée par l’intersyndicale des journalistes.

 

Comme, il fait beau, je ne vais pas m’attarder.

commentaires (6)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Résistance Politique communauté : Communauté de l'opposition
Samedi 10 mai 2008

on a toujours raison d_inventer

Je  vous livre le texte intégral d'On a toujours raison d'essayer. Pour tout vous dire... je m'y retrouve et cela faisait longtemps que je n'avais pas pris un tel "plaisir" en le lisant.



Manifeste pour une alternative européenne écologique

 

L’histoire est en suspens.

 

Soit la trajectoire d’effondrement dans laquelle s’inscrit notre civilisation de marché et de prédation se prolonge, et l’on verra la crise écologique globale précipiter la planète dans une régression sociale et humanitaire sans précédent ; soit la société affirmera son refus d’une telle spirale et surgiront alors les réformes nécessaires pour échapper au chaos et tracer l’horizon d’une nouvelle espérance. Nous n’avons plus le temps. Tous les indicateurs sont au rouge et déjà le grand cri des souffrances retentit. Les ressources s’épuisent, le climat s’emballe, le vivant se rétracte, les catastrophes s’enchaînent, les inégalités s’aggravent, les ventres crient famine, l’économie dérive, les liens sociaux se déchirent, le mal être individuel empire. L’humanité avance vers son désert. L’homme va vers son affaissement.

 

D’autres orientations économiques et sociales s’imposent. D’autres choix de société sont indispensables. Une autre politique de civilisation est possible. Ni demain, ni peut-être. Maintenant et résolument. L’enjeu est tel et son urgence si prégnante que nous ne pouvons plus consentir à la tradition des jeux de rôle auxquels la représentation politique se complaît, avec ses rabâchages traditionnels qui pétrifient le futur et ses crispations claniques qui dévalorisent les consciences. Quelques soient leurs référentiels idéologiques, les politiques bégaient devant les défis du nouveau siècle, refusant l’obstacle du grand tournant nécessaire. Ils restent assermentés à un modèle de développement insoutenable. Chacun à leur façon, ils persévèrent dans la reproduction d’un type de progrès de plus en plus aliénant.

La défense de la vie sous toutes ses formes et le devoir d’équité universelle commandent de passer à un autre niveau d’ambition et de changer de pratique politique.

 

D’abord, il faut rompre la perspective. Rompre avec les impostures de l’accompagnement social et écologique du mécanisme broyeur des hommes et de l’environnement ; rompre avec les illusions qui tentent de corriger les excès du productivisme marchand et s’épuisent à réguler l’irréversible ; rompre avec cette logique implacable qui conduit à nous accommoder honteusement de

perspectives douloureuses pour nos enfants et les trois quart des hommes et des femmes de cette planète. Rompre, c’est s’en prendre enfin aux racines, au sein du système économique et social comme au coeur de nous-mêmes, dans l’architecture de la mondialisation aussi bien que dans l’imaginaire de chacun, et c’est permettre ainsi, avant que le chaos ne vienne tout compromettre, l’éclosion progressive et pacifique d’une refondation de nos manières d’être et de vivre. Ni surenchère utopique, ni ivresse insurrectionnelle, l’objectif que nous poursuivons consiste à ouvrir les premières pistes d’un horizon émancipateur, redonnant sens au progrès et consistance à l’espoir.


Pour ce faire, le verrou que les forces idéologiques dominantes imposent à la société doit être débloqué. Produits d’une époque révolue où l’abondance et la croissance des richesses apparaissaient infinies, et où le plus avoir l’emportait sur le mieux être, les formes partidaires de la représentation politique, à droite comme à gauche, au centre comme aux extrêmes, ne sont plus en phase avec le temps de la rareté qui s’annonce, ni avec l’aspiration grandissante des populations à vivre autrement que dans l’accumulation, le factice ou les dettes, ni encore avec les interpellations de la crise écologique et sociale. Ce sont ces partis hors d’âge, avec leurs promesses irréelles et leurs réflexes obsolètes qu’il faut maintenant contester, électoralement et démocratiquement. Ce sont ces vestiges du passé qu’il s’agit de remplacer. Nous ne nous résoudrons jamais à un apartheid mondial et à la destruction de la nature que leur aveuglement véhicule.

 

C’est pourquoi il s’agit d’entreprendre la construction et la mise en mouvement d’un nouvel espace politique : la social-écologie. Au sein de celui-ci, les forces vives de la société se rassembleraient dans leur diversité pour tracer la perspective d’un autre modèle de développement et appliquer les transitions nécessaires.

Cet autre modèle n’est inscrit dans aucun dogme ni bréviaire, même s’il doit se rattacher aux meilleures traditions humanistes héritées de l’histoire des civilisations. Il se construira à partir des besoins humains de bientôt neuf milliards d’individus, de l’intérêt collectif, du partage des ressources et du respect des équilibres du vivant. Il se fondera sur les valeurs de justice sociale et de solidarité planétaire, de sobriété et de conscience des limites, de participation et de dialogue. Il orientera progressivement les activités vers de nouvelles façons de consommer, de produire, de se déplacer, de travailler, d’échanger, d’innover, d’habiter les territoires et de faire ensemble société.

 

Un nouvel espace politique ne peut se concevoir d’emblée qu’européen puisque l’Europe est notre village, et international puisque la planète est notre patrie.

L’Union européenne, malgré ses aléas, a bâti un espace de paix et de coopération entre les Etats qui la composent. Elle représente une puissance dont les choix constituent un formidable levier d’action planétaire. Les peuples qui la composent en attendent légitimement un projet qui les fédère. C’est donc là, au coeur de cette maison commune, à l’échelle de la masse critique que représente le continent européen, qu’il faut mettre la pression pour construire des politiques transnationales fondées sur les principes de la durabilité : durabilité des ressources et des équilibres naturels, durabilité des systèmes économiques, des contrats sociaux et des modes de vie. Ceux-là même qui sont inconciliables avec un système dont les deux dogmes, productivisme et consumérisme, précipitent les dégâts de la dérégulation, de la financiarisation et de la marchandisation. Une alternative européenne écologique repose sur l’impulsion de valeurs civilisationnelles basées sur l’épanouissement personnel et le mieux être collectif, a contrario des aliénations marchandes et techniciennes qui précipitent les individus dans la course au toujours plus, à l’excès, aux frustrations sans fin, à la compétition, à l’individualisme, à l’artificialisation et au désenchantement du monde. Il s’agit de rendre désirable un changement favorisant un nouvel imaginaire d’émancipation et d’encourager les élans de créativité, d’innovation et d’organisation collective tournés cette fois vers l’humain et la réconciliation avec la nature.

On a toujours raison d'inventer.

commentaires (6)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Reflexions...enfin on essaye communauté : Communauté de l'opposition
Samedi 10 mai 2008

 

Ami lecteur, je sais qu’en cette saison de viaduc ensoleillé, tu as peu de temps pour virevolter de liens en liens pour étancher ta soif d’opinions néanmoins je poursuis mon sacerdoce. Ah oui… je suis pour le 9 mai jour férié européen !!!

 

Alors si tu veux aller à l’essentiel, je ne peux que ton conseiller cet article d’Agnès intitulé sobrement « Et mon cul sur ton nez, ça te fera une paire de lunettes à rationalité économique? ».

 

J’avais noté il y a quelques jours la grande envolée lyrique de Nicolas Sarkozy sur les bienfaits du syndicalisme… avec lui, comme de bien entendu, il fallait comprendre l’inverse… c’est chose faite à travers la réforme des comités d’entreprise.

 

Cette semaine, on pouvait ripailler en célébrant l’an I de l’autre… Dorham… encore lui… nous a livré un texte dont lui seul a le secret (je ne parle pas d’article, ça serait faire injure à son grand talent).

 

Pour les vieux qui me lisent, je vous conseille de faire un tour chez Juan qui résume bien la situation des seniors sous Sarkozy… bon en même temps, je n’oublie pas qu’on a ce type grâce à vous.

 

Comme je soigne ma prochaine élection, je pense à tout le monde… donc ami chômeur si tu veux comprendre ce qu’est une offre valable… va chez Malakine (désormais blogueurs associés chez Marianne2… amplement mérité).

 

Voilà… pour la semaine… enfin, si tu as encore un peu de temps, Gaël nous a sorti deux beaux textes « portraits de la France qui se lève tôt » (1 et 2) et l’ami Balmeyer poursuit sa chevauchée « Bonnie et Clyde » (il peut pas en faire un petite nouvelle…).

 

Bon… moi aussi… je veux profiter du soleil… et pas en allant profiter de la concurrence entre les hypers qui doit nous redonner du pouvoir d’achat… bonne blague

commentaires (6)    ajouter un commentaire recommander
publié dans : Au gré des Liens communauté : Communauté de l'opposition

Vous commentez

Publicité

.

m'@crire.

Gagnez jusqu'à un an d'abonnement aux éditions Filaplomb !
Recommandé par des Influenceurs

Flux rss

  • Feed RSS 2.0
  • Feed ATOM 1.0
  • Feed RSS 2.0

A fond Web 2.0

Wikio - Top des blogs - Politique

meilleur site politique
paperblog member
 

 

 

>
 
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus