Samedi 19 avril 2008

 

 

Ce matin, je suis en mode humeur maussade… la raison… depuis quelques jours (semaine ?), je m’interroge sur le dérèglement génétique qui semble s’emparer de la gauche et plus particulièrement des socialistes… Sommes nous collectivement encore en capacité de débattre, d’échanger, de progresser vers un socle commun solide.

 

Je passe François Hollande et son arrivée dans le web 2.0 où le moindre commentaire mettant un tant soit peu sa manière de faire est impitoyablement supprimé… je n’en attendais pas moins de sa part… il est plus difficilement d’accepter le débat que de maintenir son pouvoir sur des synthèses sans fond.

 

Non ça vient de l’arrêt de Congrès Socialiste dont j’étais l’un des initiateurs (vous pouvez lire o160o et NicolasJ qui ont également jeté l'éponge)… il n’aura pas réussi à dépasser le cadre des querelles de chapelles, des querelles de leaders… il y a une semaine j’avais annoncé que je cessais de m’en occuper… las des tensions générées alors que le congrès est encore loin… ça promet pour la suite…

 

Vous me direz… oui mais c’est propre au microcosme de la « blogosphère »… hélas je ne le crois pas… le mal est plus profond… Le PS et ses militants ont perdu la culture du débat, de l’affrontement des idées… Dans le même temps, j’ai l’impression que c’est le mal de toute la gauche… la mouvance altermondialiste est dans le même état avec comme résultat une incapacité chronique à s’organiser et donc à peser.

 

En bon bon ségoliste, vous pensez certainement que je vais vous vanter le site congrès utile et serein… même pas… à quoi rime près de 600 contributions… j’ai comme la vague impression qu’il n’y a aucun process de régulation avec le risque d’une overdose de textes qui débouche sur une impasse… D’autant qu’au niveau local… il ne se passe rien… ah si une grosse réunion… pour la région grand nord avec un thème…  « Comment faire pour un congrès utile et serein »… Je reste sur ma faim

 

Que faire ? Comme dirait Vladimir Illitch Oulianov… je n’en sais rien… continuer à blogger comme avant… avec fatalement la mise en avant de son égo…

 

Ma seule certitude c’est qu’à ce rythme le travail de démolition sociale entrepris par Nicolas Sarkozy et François Fillon a de beaux jours devant lui… la semaine qui vient de s’écouler en est une éclatante démonstration.

 

Alors oui… je m’interroge… et pourtant j’ai fait mon chèque pour le PS…

 

Billet vite fait avant d’aller au tennis…

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Mardi 15 avril 2008

 

 

trou noir
Ce papier est le fruit de vos commentaires avec un déclic suite à celui de pas perdus et au lendemain du retour de cette droite transalpine incarnée par un de ces plus médiocres et vulgaires représentants.

 

C’est peu de dire que la gauche européenne est en ruine, à de très rares exceptions, elle n’incarne aucune alternative crédible et quand elle accède au pouvoir c’est au seul motif d’un « ça sera moins pire avec nous ».  Le monde actuel  semble à bout de souffle, d’une crise financière majeure, d’émeutes de la faim qui s’étendent chaque jour un peu plus, d’un dérèglement environnemental aux conséquences incalculables… et des gauches nous n’entendons qu’un hypothétique et lointain murmure.

 

Venu de l’extrême gauche trotskisante, il a bien longtemps que j’ai abandonné l’illusion messianique du grand soir et malgré le marasme actuel de la sociale démocratie, je continue à m’en revendiquer non à travers sa seule gestion de l’économie de marché mais bien davantage dans sa défunte capacité à imaginer un compromis social acceptable au bénéfice du plus grand nombre.

 

Aujourd’hui… en simple militant du Parti Socialiste… je ne vois rien émerger si ce n’est une la mue progressive d’un parti politique en un syndicat d’élus défendant chèrement leur bout de gras sans autre horizon que la reconduction de leur mandat.

 

Dans ces conditions, militer en son sein est ce encore d’une quelconque utilité quand on n’a aucune sorte d’ambition, à fortiori quand on espère que s’ouvre un débat débarrassé des scories « égotiques » de quelques uns.

 

Cette déliquescence, à travers de nombreux témoignages convergents, se caractérise par une incapacité chronique à faire vivre toute forme de démocratie interne… Le PS se recroqueville sur lui-même à un moment où le besoin d’expression militante n’a jamais été aussi fort. Il se claquemure dans un entre soi de hauts dignitaires alors que les possibilités en matière de communication ascendante s’accroissent de jour en jour.

 

Pour autant, la possibilité de voir émerger une nouvelle force de gauche est-elle envisageable… hélas je ne le crois pas… pour deux raisons majeures.

 

L’une tient à ce corps d’élus qui constitue une force de frappe sans commune mesure… et quelque part le MoDem en est exemple vivant de cette réalité alors que François Bayrou pouvait revendiquer un socle de près de 17 millions de citoyens. La deuxième réside dans le fait qu’un tel parti ne peut se concevoir dans le seul espace national, il doit dès sa naissance avoir une assise européenne.

 

En guise de conclusion et sans pour autant en terminer avec le sujet, aujourd’hui je fais mien ce propos de Pas Perdus : Le PS est dans l'opposition mais dispose de suffisamment d'élus et de ressources pour lui permettre de financer ses apparatchiks et finalement de bien vivre : la structure se suffit à elle-même et pense d'abord à elle.

 

PS : comme d’hab il n’y a pas de relecture…. C’est du premier tirage… je m’en excuse.

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Dimanche 13 avril 2008

 

 

 Oui c’est dimanche, journée de relâche politique… je ne pensais d’ailleurs pas poster aujourd’hui… et c’est la publication d’un article de Juan sur le site de Marianne qui m’a sorti de cette léthargie.

 

Pourquoi ? Depuis quelques années et avec une nette accélération ces derniers mois, la presse s’adapte à Internet… et même si ce n’est pas une chose aisée pour elle ; on se souvient des éditos de Joffrin mais il n’est pas le seul dans ce cas ; il n’empêche cette mue s’opère jour après jour.

 

Avec une réalité qui semble s’imposer, les blogs deviennent aussi  non  des sources d’informations… il y a les dépêches AFP pour cela… mais pour le moins des sources d’opinions…

 

Cela se traduit par des contenus qui peuvent repris via les sites de la presse traditionnelle, ou même dans les versions papiers de cette dernière (Merci à Karl Laske de Libération) ou par le biais de sites agrégatifs comme Betapolitique ou en encore Cozop.

 

Je n’ai pas la prétention d’en faire une quelconque analyse philosophiquo-médiatique, je n’en ai ni les compétences, ni la connaissance cependant je pense que c’est une tendance lourde dont nous ne percevons pas encore tous les effets.

 

L’information devient d’une certaine façon plus horizontale (j’affectionne ce mot en ce moment) mais aussi plus accessible tant pour les lecteurs que pour « ses rédacteurs ».

 

Le monde politique peut-il passer à coté de cette révolution informationnelle ? Peut-il continuer à nier l’émergence d’une citoyenneté plus mature ?

 

Je n’apporte aucune réponse mais consciemment et très modestement je participe de facto à cette révolution informationnelle comme des milliers de mes congénères bloggeurs…

 

allons nous… ?

 

Bon… je vais me recoucher… c’était la minute de réflexion dominicale de moi.

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Jeudi 3 avril 2008

 

 

 

Aujourd’hui, je ne reviens pas sur ce plan de rigueur  de Sarkozy et Fillon estampillé « pauvres vous pouvez aller vous faire foutre ». J’ai déjà dit ce que j’en pensais mardi et pour le coup ce n’était pas un poisson d’avril.

Désolé également à mes lecteurs qui ont cru à la démission de
Martin Hirsch suite à l’abandon en rase campagne du RSA… Entre nous, au nombre de boas déjà avalés, il eut été étonnant que sa morale dépasse le seuil de son « ministère »… la soupe est bonne, ne l’oublions pas.

 

Sans transition, je vous livre cette esquisse d’analyse sociogique trouvée sur le net concernant le PS au lendemain des municipales, ayant à faire… je n’ai pas le temps de la commenter mais vous verrez qu’il y a vraiment des observations très intéressantes. J’aimerai également trouver une étude sur le cumul des mandats après cette vague rose dans nos communes et nos département… nul doute qu’il se porte bien et tant pis pour la rénovation de nos pratiques… ça peut encore attendre quelques décennies.

 

Les hommes crabes par JacAntoine.

 

Les phénomènes des vagues électorales sont en général des évènements qui conduisent à un renouvellement des élites en politiques. Pour la gauche, ce fut le cas des élections municipales de 1978 (avec comme emblème Jean Marc Ayrault, élu alors jeune maire de Saint Herblain à 28 ans ou Edmond Hervé à 34 ans, à Rennes par exemple), les législatives de 78 et 81, et plus proche de nous, les législatives de 1997 par lesquelles sont arrivées sur la scène politique nationale Montebourg, Peillon, Bloche, Gorce,… C'est-à-dire toute une série de personnes qui sont aujourd’hui à la pointe de la rénovation du PS.

La question du renouvellement avec la vague rose aux dernières municipales est donc pertinente.

Voici donc une petite analyse en matière d’âge des élus socialistes suite au municipales, par une comparaison entre les élus et la population vivant en France.


Le point de référence sont les données INSEE de la population totale par sexe et âge au 1er janvier 2008, France métropolitaine, découpées en fonction des tranches d’âge suivantes :

  • 18-25 ans
  • 26-41 ans
  • 41-60 ans
  • 61 ans et plus

Ce découpage se cale sur une vision complètement subjective et arbitraire de la vie d’un cadre, considérant qu’un élu politique est un cadre de son parti. :

18- 25 ans pour les études, 26-41 pour le début de la vie active et les prises de responsabilité, 41-60 pour la responsabilité pleine et entière, et 61 ans, l’âge légal de la retraite.

En pourcentage cela donne pour la population Française :

  • 18-25 ans : 15,3% de la population de référence
  • 26-41 ans : 30,2%
  • 41-60 ans : 40%
  • 61 ans et plus 13,3 %

Les données des élus socialistes sont celles trouvées sur internet, lorsqu’elles sont disponibles sur le site des municipalités, c'est-à-dire assez rarement.

Premier groupe : les élus socialistes au Conseil de Paris :

  • 18-25 ans : 0% du groupe de référence (15,3 INSEE)
  • 26-41 ans : 29,3% (30,2% INSEE), 23,7% des hommes, 35,1% des femmes,
  • 41-60 ans : 57,3% (40% INSEE), 60,5% des hommes, 54% des femmes
  • 61 ans et plus 13,3% (13,3 % INSEE), 15,8% des hommes, 10,8% des femmes

Deuxième groupe : les élus de gauche au conseil municipal de Caen (pas de groupe socialiste, ville prise à la droite) :

  • 18-25 ans : 5%, (15,3 INSEE), 10% des hommes, 0% des femmes
  • 26-41 ans : 22,5% (30,2% INSEE), 25% des hommes, 20% des femmes,
  • 41-60 ans : 60% (40% INSEE), 50% des hommes, 70% des femmes
  • 61 ans et plus 12,5% (13,3 % INSEE), 15% des hommes, 10% des femmes

Troisième groupe : les maires socialistes des villes de plus de 100 000 habitants :

On passera ici sur la féminisation, les premières magistrates ne sont que 4 sur 26 maires. Par contre, on fera une différence entre les nouveaux maires et les maires reconduits.

  • 18-25 ans : 0%, (15,3 INSEE)
  • 26-41 ans : 0% (30,2% INSEE),
  • 41-60 ans : 58% (40% INSEE), 73% des nouveaux maires, 47% des maires reconduits
  • 61 ans et + : 42% (13,3 % INSEE), 27% des nouveaux maires, 53% des maires reconduits

La moyenne d’âge de ces maires est de 59 ans,

61 ans pour les maires sortants réélus,

56 ans pour les maires nouvellement élus (soit en conquête de la droite, soit en renouvellement d’un sortant socialiste)

Plusieurs réserves avant de commenter :

  • La population de référence concerne toutes les personnes vivant en France, y compris les étrangers, et tout niveau de responsabilité et pas seulement les cadres ; il est probable qu’en comparant ces chiffres avec les cadres d’entreprise français, les résultats seraient favorable aux élus.
  • La comparaison avec seulement 2 communes ne permet pas non plus d’être trop affirmatif.

Premier élément important à retenir : la structure d’âge entre une équipe reconduite (Paris) et une équipe en conquête (Caen) est sensiblement la même : les plus jeunes sont sous représentés, les 41-60 ans sont surreprésentés. C’est compréhensible pour une reconduite, inquiétant pour une ville en conquête.

Cette analyse se confirme largement par la moyenne d’âge des maires socialistes des villes de plus de
100 000
habitants : 56 ans pour les villes en renouvellement, bien loin des 34 ans d’Edmond Hervé lorsqu’il est devenu maire de Rennes en 1977. Le nouveau maire de Rennes a d’ailleurs 56 ans. 100% des maires en conquête ont plus de 41 ans, 27% plus de 60 ans.

Second élément : la féminisation par la parité n’a pas entraîné un rajeunissement automatique. Si à Paris, les femmes de moins de 40 ans sont plus nombreuses que les hommes du même âge, à Caen, le nombre de femmes de 41 à 60 ans explose le plafond INSEE. Les femmes maires de grande ville sont d’ailleurs bien dans la moyenne d’âge de l’ensemble des maires socialistes de ces villes (56 ans). Je n’insiste pas sur la surreprésentation des hommes à ce poste tant c’est flagrant.

Reste à poursuivre cette analyse avec plus de données. Mais cela est toutefois inquiétant en matière de renouvellement.

Une conclusion plus personnelle : après la parité, à poursuivre pour les postes à responsabilité, ce serait bien à l’âge qu’il faudrait s’attaquer, sans doute avant la diversité, qui devrait être une conséquence heureuse du renouvellement générationnel. Mais je ne sors pas de conditionnel.

 

Source : Eglantine

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Dimanche 30 mars 2008

« Ecologistes de toutes tendances et de tous partis unissez vous ! »

Lors des élections présidentielles Nicolas Hulot en faisant signer le Pacte Ecologique à tous les candidats a provoqué une mobilisation énorme une mobilisation sans précédent (plus de 750 000 signataires) sur les questions écologiques sans rapport avec le faible score des Verts, une mobilisation dont l’ampleur a obligé le Gouvernement à instaurer ce premier grand débat que fut le Grenelle de l’Environnement

L’enquête d’Eurobaromètre parue le 14 mars témoigne du divorce entre l’importance des questions écologiques dans l’opinion et sa faible traduction politique :

«Changement climatique, pollution de l’eau, de l’air, catastrophes d’origine humaine et emploi de composants chimiques dans les produits d’usage quotidien constituent les 5 premières préoccupations environnementales des Européens, selon une enquête Eurobaromètre intitulée «L’attitude des citoyens européens envers l’environnement», publiée jeudi 13 mars.Plus de 95% d’entre eux pensent qu’il est important de préserver l’environnement. 80% estiment que ce domaine a une influence sur leur qualité de vie et qu’ils ont un rôle à jouer dans sa protection. Environ 58% d’entre eux sont inquiets quant au recours aux OGM en agriculture, et 21% y sont favorables.
Côté économie, 63% répondent que l’environnement incite plutôt à innover, et 16% qu’il constitue un frein à la performance économique. 64% estiment que l’environnement est à mettre avant la compétitivité économique, contre 18% d’opinions défavorables. Dans le même ordre d’idée, plus des 2/3 jugent qu’il faut ajouter des indicateurs sociaux et environnementaux aux indicateurs économiques traditionnels, contre 15% qui veulent conserver l’utilisation d’indicateurs monétaires et économiques.


Concernant la mise en œuvre de la législation environnementale, plus des 2/3 des Européens pensent qu’il vaut mieux que les décisions en la matière soient prises au niveau européen. 78% souhaitent la création d’une force européenne de protection civile pouvant intervenir en cas de catastrophe naturelle au sein des Etats membres… »

Pour surmonter ce divorce tragique entre actes politiques et opinions populaires qui restent déterminantes pour l’avenir de la planète je lance cet appel : « Ecologistes de toute tendance unissez-vous !» pour constituer lors les élections européennes de 2009 une liste indépendante des formations politiques et sur laquelle se retrouveraient des écologistes Verts, du Modem, du Parti Socialiste du Parti Radical de Gauche ou Valoisien aussi bien que des militants associatifs non « encartés » dans un parti politique.

De nombreux électeurs de droite qui avaient voté Sarkozy avec enthousiasme, sont plus que désabusés, c’est le moins que l’on puisse dire. Et je ne suis pas sûr que son Ministre de l Ecologie soit celui à qui il fait le plus confiance.

Le PS grand vainqueur des municipales va se déchirer avant son congrès et selon toute vraisemblance pendant et après. Je ne pense pas que l’écologie sera au centre de ses futurs débats. Il est à craindre qu’on joue à qui est le plus à gauche, à qui crache le plus fort sur le Modem. Pour les européennes le PS confectionnera un savant dosage des futurs différents courants ou mieux des différentes écuries présidentielles. Nous retrouverons côte à côte, comme si de rien n’était et sur le même programme, ceux qui ont milité pour le oui au traité constitutionnel et ceux qui en militant pour le non, ont mis l’Europe dans le triste état institutionnel où elle se trouve aujourd’hui.

Les Verts, depuis des années se discréditent par leurs luttes internes, et dès le lendemain des municipales, dénoncent avec frénésie, pour crime de cumul de mandats, les deux seuls maires de leur parti élus dans une grande ville. .

Oui à une loi interdisant le cumul des mandats et de ce fait applicable à tous et non de priver de cet avantage pour être élu (car cela peut constituer un atout dans certain scrutins), les seuls camarades, de son parti.

Pour les listes européennes, par contre, le non cumul me parait par contre totalement justifié.

Quant au Modem qui a suscité un véritable élan citoyen face à la confiscation du pouvoir par les deux grandes formations que sont l’UMP à droite et le PS à gauche, il a déçu des milliers d’adhérents qui ne veulent pas être réduits à avoir comme unique perspective politique l’accession de leur chef à la Présidence de la République, avec comme seul discours « Ni droite, ni gauche » répété jusqu’à plus soif. Ils désespèrent aussi de voir le Mouvement Démocrate se transformer en un Mouvement Autocrate, où le chef décide de tout et les militants n’ont qu’à se soumettre ou se démettre.

Dans ce climat politique je suis persuadé qu’une liste qui pourrait s’intituler « Pour un Pacte Ecologique Européen et Solidaire » pourrait dépasser et de très loin le score, pratiquement 10%, des Verts conduit par Dany Cohn Bendit en 1999, et pourquoi pas arriver en tête de toutes les listes. Cette liste se déclinerait autour de trois thèmes fondamentaux : l’écologie, l’Europe et la solidarité au Nord comme entre le Nord et le Sud.

Les élus de cette liste s’engageraient à se réunir tous les mois et à faire avancer au parlement européen les priorités écologiques, de solidarité et de construction européenne que nous aurions mises en avant dans notre programme. Ils formeraient un intergroupe des écologistes et par ailleurs ils pourraient appartenir au groupe de leur choix, qui chez les Verts européens, qui chez les sociaux démocrates, qui chez les libéraux etc.…

Faire partie de cette liste et la soutenir c’est affirmer que nous privilégions pour ces élections nos engagements écologiques européens et de solidarité par rapport à nos autres engagements partisans ou partidaires, sans pour autant les renier puisque les élus pourront appartenir à des groupes politiques différents.

Il ne s’agit donc en aucun cas d’ajouter un parti de plus à la panoplie existante. Parti qui bien sûr serait le plus beau, le plus démocratique, et enfin lui, ferait bien sûr de la politique autrement. Non merci nous avons déjà donné et pour certains à plusieurs reprises…

Mes nombreux coups de fil et courriels envoyés à des amis écologistes, qu’ils soient verts, du modem du PS, des partis radicaux de gauche ou Valoisien, ou encore associatifs, me prouvent que ce projet correspond à une demande réelle, mais tous aimeraient savoir si des locomotives comme Daniel Cohn Bendit, Nicolas Hulot, des sages tels que Edgar Morin, Hubert Reeves seraient partants…

Si vous êtes des milliers à le vouloir je pense que oui, si vous êtes des dizaines de milliers je suis sûr que oui, ils s’engageront dans cette bataille qui est la leur depuis des années.

Fin mai nous pourrions faire le point. Ce n’est qu’un début, continuons le débat.

Gabriel Cohn Bendit

28 mars 2008
¨
Pour signer, c'est là : onatoujourraisondinventer

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